Les jeunes politiciens

Je regardais il y a deux semaines une entrevue au Francs Tireurs avec de jeunes politiciens. Vous savez, ceux qui font partis des jeunes libéraux ou des jeunes péquistes.

L’entrevue portait sur leurs idées et leurs partis respectifs certes mais aussi sur leur utilité réelle. C’est-à-dire l’utilité qu’ils ont non pas pour leur future carrière, mais bien pour leurs partis respectifs.

La réponse m’a surprise. Dans les deux principaux partis politique du Québec, le chef de l’aile jeunesse s’assoie au moins une fois par semaine avec le chef du grand parti. Mieux il assiste même régulièrement aux cocus et autres tables de travail.

Mais qu’en est-il de leurs propositions. Sont-elles utiles? Sont-elles trop idéologiques, trop déconnecté de la réalité citoyenne ou politique?

On en a une réponse fort intéressante aujourd’hui. Je ne dis pas que c’est toujours comme ça, mais cette fois-ci la proposition est excellente et fait la preuve que les jeunes sont parfois beaucoup plus perspicaces que le gouvernement en place…

Quoi que le gouvernement Charest fait peut-être simplement le dur d’oreille. Qu’importe, ça démontre au moins que les jeunes libéraux n’ont pas l’intention de suivre les traces de leurs prédécesseurs.

Quelle est donc cette proposition si intéressante? Obliger les députés à répondre aux questions posées lors de la période de question! Comment? En fournissant les questions 12 heures à l’avance et en les sanctionnant si il élude la question! Passez lire le fort intéressant commentaire (on y apprend des détails croustillants) de Jean-François Lisée sur son blogue.

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Chômage structurel

Je suis allé un peu vite hier en parlant du chômage structurel aux États-unis et en disant que certains économiste n’y croyait pas vraiment. J’y reviens donc aujourd’hui pour préciser certains points.

Comme son nom l’indique le chômage structurel évoqué par le journal Le Monde, est lié à la structure de l’économie. On parle généralement de chômage structurel lors de transition dans le type d’économie d’un pays. Le passage d’une économie basé sur l’agriculture à une économie basé sur la production manufacturière en est une. Celle évoqué aux États-unis est le passage d’une économie manufacturière à une économie de service.

Pour les journalistes du quotidien français, les américains commence suite à la crise à ressentir la vraie transition de leur économie – une transition qui par ailleurs s’est déroulé sur une quinzaine d’années.

Pour bien d’autres observateurs le taux de chômage élevé et persistant que connaissent les américains est plutôt dû à la récente crise économique et au fait que l’économie peine à redémarrer.

Là ou ça devient intéressant c’est que le chômage structurel sous-entend un autre concept (qui sous-tend également une reprise lente ou inexistante) : L’équilibre sous optimal. C’est sur ce dernier concept que les idées des économistes divergent. Certains, les plus libéral, pensent que ce type d’équilibre ne peut exister.

L’équilibre sous optimal est un équilibre économique ou l’économie tourne normalement, mais avec une part importante de chômeur pour qui il n’y a que très peu de nouveau emplois. Prenons l’exemple de Dubaï. Depuis quelques année l’économie tourne à plein régime on importe des milliers de travailleurs pour construire d’immenses complexes d’affaire. Mais quand la construction sera finie, l’économie de Dubaï se retrouvera avec des milliers de travailleurs en trop, des travailleurs qu’elle ne pourra absorber dans son économie régulière.

D’autres causes peuvent également être à l’origine d’un équilibre sous optimal. Les changements technologique, une période de déflation, une crise économique profonde qui sape les bases de l’économie ou une combinaison des trois – ce qui s’approche de la réalité américaine.

Alors où en sont les américains? Difficile de dire, mais vous avez une bonne idée de la complexité de l’analyse macro-économique.

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Travail : Retraités, familles et chômeurs

Le monde du travail change, c’est évidant. Fait intéressant on en a eu trois manifestation dans les derniers jours…

Samedi dernier le journal Le Devoir faisait sa une sur les modifications du monde de l’emploi qui sont en cours pour accueillir les retraités. En effet, il semble que de plus en plus de retraité continuent à travailler. Les entreprises reconnaissent leur apport important et sont maintenant de plus en plus prêtes à leur faire de la place avec des journées et des horaires adaptés.

Dans l’édition du lundi le 9 août, un entrefilet rapportait une victoire importante d’une agente des douanes contre son employeur qui l’obligeait à maintenir un horaire atypique ce qui l’empêchait de concilier le travail et la famille… Il est bien difficile de planifier les horaires de garderies quand celui du travail change constamment.

Puis c’est le journal Le Monde qui y est allé d’un article fort intéressant sur la situation de l’emploi aux États-unis, soulignant que le chômage en terre américaine peut maintenant être considéré comme structurel – une subtilité économique à laquelle certains économistes ne croient tout simplement pas, mais qui semble être en train de s’avérer. Le chômage est si élevé aux États-unis que certaines personnes acceptent de travailler pour presque rien (100$ par semaine) en espérant se faire embauché par la suite…

Bonne lecture!

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Évasion fiscale et panneaux de circulation

2.35 milliards de dollars c’est la somme, la très importante somme, que Revenu Québec a réussit à récupérer cette année en impôts et en taxes impayées! 2.35 milliards de dollars c’est juste un peu moins que ce que Hydro-Québec verse annuellement en dividendes au gouvernement – et rappelons-nous que Hydro est le plus important contributeur.

Bref la somme est énorme. Et, pour apporter encore un peu d’eau au moulin de Amir Khadir et de tous ces gens qui pointent le riches du doigt, je soulignerai que l’argent retrouver l’a surtout été grâce à des croisements entre les revenus déclarer et les achats de biens de luxe. Bien sûr tous les riches ne fraudent pas le fisc, ce n’est qu’une fraction d’entre eux, tout comme les gens sur le bien être qui travail au noir, mais ils nous coûtent cher. 2.35 milliards c’est comme si 235 000 Québécois gagnant 50 000$ par an chacun n’avait pas payé un sous d’impôt.

(Attention paragraphe sarcastique)
L’évasion fiscale c’est bien, mais on peut se faire prendre et devoir rembourser… Le copinage – une autre activité des bien nantis – c’est beaucoup mieux.

Ainsi nous apprenions également cette semaine que le gouvernement du Québec comptait remplacer les panneaux routiers du Québec dans les années à venir. Une manne de 700 millions de dollars. D’accord c’est bien moins que 2.35 milliards, mais dans ce cas ci, c’est tout à fait légal!

Hé oui, je ne sais pas qui a fait le lobby auprès du gouvernement mais il semble que ce dernier ai changé la loi en 2008 afin que cette réfection soit faire par le privé, juste avant d’annoncer ladite réfection. Pour lever les éventuels soupçons le ministère a mentionné que cette mesure s’inscrivait dans une mouvance nord-américaine qui visait à s’adapter au vieillissement de la population. Bien quin, faut croire que les lobbyistes sont aussi bon aux États-unis qu’au Québec… Quand on cherche de l’argent et des nouveaux contrats toutes les raisons sont bonnes.

Hé, la bande de ploucs, s’ils ne sont plus capables de lire les panneaux, qu’ils passent chez l’optométriste! Pire, si t’es plus capable de lire Arrêt au coin de la rue, le gars de l’autre côté y doit commencer à être flou pas à peu près! Non, mais, bêtise quand tu nous tiens.

Voilà encore une fois je divague. Revenons aux faits : 2.35 milliards de dollars minimum sont détourné des coffres de l’État par les riches et on continue de dire que la classe moyenne devrait en faire plus elle qui n’a pas les moyens de faire de l’évasion. Pire encore le gouvernement s’apprête à verser 700 millions de dollars en toute légalité à une bande de comiques qui l’a convaincu de changer les panneaux de circulation.

Non, ce ne sont pas tous les riches, non ce ne sont pas tous les entrepreneurs qui sont croches, mais les quelques croches nous coûtent très cher pis c’est le prix des services aux bons citoyens qui augmente…

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TéléQuébec : Les riches, les nouvelles émissions

Chez-nous on écoute régulièrement TéléQuébec. Les enfants écoutent les émissions jeunesse et les Appendices, nous on écoute les Appendices avec eux, Curieux Bégin, Les Francs Tireurs et quelques autres émissions ça et là quand le sujet nous accroche.

Hier, dans la pub pour la prochaine rediffusion des Francs Tireurs on annonçait une entrevue avec Amir Khadir. On peut penser ce que l’on veut du bonhomme et de Québec Solidaire, il n’en demeure pas moins qu’ils ont des idées intéressantes à communiquer. La reprise étant samedi et sachant que je n’allais pas être chez moi, j’ai branché l’ordinateur sur la télé et je suis allé voir dans les archives – hé oui toute les émissions des Francs Tireurs y sont et je ne peux que vous recommander chaudement d’allez y faire un tour.

Donc j’écoute l’entrevue. Je suis un peu déçu. Elle tourne beaucoup autour de ses mauvais coups personnel et très peu autour du programme et des idées de Québec Solidaire. Puis, finalement M. Khadir réussit à parler d’impôts et de taxes. Il résume tourne les coins ronds et manque de temps, mais bon il réussit à nous rappeler que Alcan à trouvé le moyen de reporter ses impôts de 1.2 milliards pendant 10 ans! Et le reportage fini, nous laissant un goût amer et une impression que un grand chialeux de première qui critique sans cesse les riches et les grandes entreprises.

Resté sur ma faim, je décide de regarder le segment suivant, un reportage sur les aides domestiques – un réseau d’immigrante, importer par le gouvernement canadien à travers un programme d’insertion complètement débile qui oblige l’immigrante à travailler 24 mois sur un simple visa pour le même employeur (propriétaire d’une grande maison), à habiter chez lui et à travailler pour un salaire laisser à la discrétion de l’employeur le tout sous la menace permanente d’une extradition.

En regardant ce reportage sur ces femmes exploitées, travaillant 16h par jour pour quelques centaines de dollars par semaine, réduite à un état de quasi esclavage parce que leur vie est totalement contrôlée par leur employeur, j’ai compris.

J’ai compris comment les riches profitent de leur situation. J’ai bien compris que ce programme « d’aide domestique » où il en coûte 12 000$ pour s’inscrire ne servait qu’aux riches. J’ai bien vu comment ils profitaient de la situation… Les lois sont faites pour eux. Qui dans la classe moyenne peut se permettre d’ouvrir des REER pour sa femme et ses enfants? Personne.

J’ai compris tout ça et surtout je l’ai transposé au monde des affaires, au monde des grands patrons et j’ai compris que tout ces abus que l’on dénonce ne sont que la pointe de l’iceberg… Le reste c’est somme ce programme fédéral d’aide domestique dont personne ne connaît l’existence sauf ceux qui peuvent en profiter et qui en plus en abusent.


Pour terminer sur une note un peu plus joyeuse, mais au risque de vous faire oublier le reste, je vous glisse quelques mots sur les nouvelles émissions de TéléQubec cet automne.

Huis Clos, nouvelle émission de débat publique ou le débat est réellement fait par le publique – sept personnes enfermées dans un bunker et aider d’un comité d’experts devront se prononcer sur des sujets controversés, ça promet.

Le Méchant Canal (LMC) marque l’arrivé des Justiciers Masqués à TéléQuébec dans une émission de « nouvelles » ou la dérision et les contradictions ambiantes sont à l’honneur. Le duo sera aidé dans cette tâche par nul autre que Richard Z. Sirois.

Réaliste l’anarchisme ?

La valorisation des libertés individuelles ces dernières années a donné un nouveau souffle aux philosophies anarchiques. Le mouvement économique libertarien en est un exemple patent. Du côté politique c’est moins évidant, mais la droite prône de plus en plus l’amincissement de l’État et la primauté des liberté individuelles ce qui laisse croire que l’on pourrait se diriger quelque part par là.

De mon côté je croise régulièrement des penseurs anarchistes modernes. J’ai lu Noam Chomsky et Normand Baillargeon. Ils défendent tous les deux l’approche politique anarchique, pas nécessairement celle des jeunes punks avec la « A » tatoué dans le dos, mais un anarchisme éclairé, un anarchisme bâtis par une société connaissante et participante.

L’article sur wikipédia parle de société anarchique millénaire. Les Inuits en sont un exemple, les Pygmées également…

Bien que séduisante, cette idée de bâtir « une société sans domination, où les individus coopèrent librement dans une dynamique d’autogestion » ne tiens, à mon sens, pas la route.

Premièrement, les sociétés anarchiques qui ont fonctionnées par le passé étaient de très petites sociétés qui relèvent plus du clan, de la famille élargie, que d’une société moderne comptant plusieurs milliers d’individu.

Deuxièmement, et c’est là ou je ne diverge de M. Baillargeon dont j’apprécies par ailleurs grandement le travail d’éducation des masses et sa vision de cette éducation*, je ne crois pas que ça intéresse tout le monde de s’éduquer, de faire de la philosophie, de la politique. Je ne crois pas que tous les gens s’intéressent à ce type de connaissance. Je ne dis pas qu’ils en ont pas les capacités, tout le monde les a, je dis simplement qu’ils ne feront jamais l’effort parce que ça ne les intéresse pas. Les taux de participation aux élections le démontrent bien. Il y a une frange importante de la population (et je ne parle pas de ceux qui sont désabusé) qui n’est pas intéressé par la politique.

Alors comment croire qu’une société anarchique (sans pouvoir central et à la limite sans « pouvoir » tout court) puisse émerger quand on sait pertinemment que certaines personnes ne sont pas intéressées à s’occuper de la gestion de la vie en commun. Parce que c’est ce que l’anarchisme sous-entend. Il sous-entend que tous y participe! Ne voilà-t-il pas d’ailleurs une première contrainte au modèle?

Bref, l’anarchisme sans devenir une composante importante de la politique prends quand même plus de place ces jours-ci, mais il demeure, à mon sens et malgré les intentions tout à fait louables et utile de ses promoteurs, une organisation sociale irréalisable.

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*Je vous renvois au Petit cours d’autodéfense intellectuel et à son introduction pour plus de détail – et j’en profite pour vous recommande à nouveau sa lecture. Vous trouvez ici une critique du livre faite un libertarien, un anarchiste de droite qui en critique un de gauche, très intéressant pour bien saisir les différente approches politique proposer par les deux groupes.

Destruction créative

L’expression est de l’économiste classique Joseph Schumpeter et elle décrie en deux mots sa vision de l’économie, une économie où les entreprises naissent, innovent, grandissent, fleurissent et meurt pour être remplacée par d’autres entreprises plus innovantes quand elles ne réussissent pas à se renouveler.

Cet ordre des choses fait partie des grandes lois de l’économie pour à peu près tout le monde aujourd’hui.

La récente crise économique nous a cependant montré que l’ordre économique naturel n’est pas toujours respecté. En effet, les grands de l’auto ont été sauvés d’une faillite certaine par les gouvernements de part et d’autre de la rivière Détroit…

C’est de ce sauvetage et de la réaction face aux fermetures et aux mises à pied annoncés hier par GM et Ford dont il est question dans le très bon article du National Post à l’origine de ce billet.

Critique l’auteur souligne les grands efforts qui ont été fait pour sauver des emplois qui n’auraient peut-être pas du l’être – des emplois qui sont visiblement en train de disparaître de toutes façon. Et il va plus loin encore en parlant de la réaction des CAW (le syndicat canadien uni des travailleurs de l’automobile) – une réaction qui démontre bien la culture et l’idée de l’entreprise qui y règne. Pour le syndicat (et notez que le gouvernement comme les grandes entreprises ont toutes les chances d’embarquer dans le jeu) cette vielle usine, maintenant déserté, est tout indiqué pour le développement et la mise en place d’entreprises spécialisé en énergie solaire, un domaine qu’ils qualifie d’hautement subventionné.

Car voyez-vous pour ces gens des grands conglomérats et des grands syndicats, la grande entreprise ne peut vivre sans les généreuses subventions gouvernementales.

Sur ce point fort intéressant et à mon sens bien réel, l’auteur fait un petit détour par l’histoire et s’égare en soulignant que les fabricants de lampes à l’huile n’ont jamais été subventionnés quand l’ampoule électrique est apparue. S’il est vrai qu’ils n’ont pas goûté aux joies des transferts gouvernementaux, il n’est est faux d’affirmer (même de façon sous-entendu) que les deux situations sont comparables. Les travailleurs de l’époque pouvaient aisément se replacer dans une usine d’ampoule électrique ou autre, les emplois de l’époque étant largement moins spécialisé et autre grand avantage, tout était fait localement – car, il ne faut pas se leurrer, les emplois qui disparaissent à Windsor ces jours-ci seront remplacé par d’autre emplois, mais ils ne seront probablement pas à Windsor, ni même au Canada.

L’auteur souligne ensuite que les décisions prises pour sauver des emplois sont souvent plus politiques qu’autre chose. C’est en partie vrai. Même si les retombées d’une usine sont économiquement importante, il importe également aux gouvernements de ne pas abandonner de large pans de la population à leur sort et souvent il calcul qu’il vaut mieux sauver les emplois et réinvestir dans l’entreprise que de payer du chômage même si cela s’avère plus coûteux au départ.

Cela dit, comme le souligne également l’auteur et je suis tout à fait d’accord avec lui, l’argent réinvesti dans la sauvegarde serait bien mieux investi en formation des travailleurs. En d’autres mots, les fermetures d’usines ce n’est pas si grave si on est capable de re-former les travailleurs pour qu’ils puissent se réorienter.

J’irai même plus loin et affirmerai, comme je l’ai fait à plusieurs reprises, que le gouvernement pourrait être beaucoup plus efficient s’il mettait en place des systèmes de formation et de re-formation orientés selon des grandes lignes directrices (l’énergie solaire par exemple) et permettant de vider tranquillement un secteur industriel au profit d’un autre. Cela permettrait de faire des transitions en douceur et d’éviter de se retrouver avec des pans de l’économie qui s’effondre ou l’obligation de sauvegarder des entreprises dont l’avenir est loin d’être assuré.

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Pis les vacances ?

Hé oui, les vacances sont déjà finies. Le retour s’est bien passé. J’ai encore une dizaine de dossiers sur mon bureau. Les courriels sont faits et je n’ai eu que quelques petites erreurs à corriger. C’est quand même pas mal plus relaxe au retour quand il y a quelqu’un pour te remplacer durant les vacances.

Et alors, ces vacances ?

Ben voilà, ce fût plutôt relaxe. On est resté à la maison, on a profité de Québec et de ses environs. Festival d’été, randonnées en montagne, vélo, rénovations… Mais les températures très élevées – la canicule – ne m’a pas incité à faire beaucoup. C’était plutôt écrasant. Donc je me suis reposé. Je me suis levé tard (vers 8h00) et j’ai fait de la lecture.

Le hic, c’est que ça a finit par me donner l’impression que je n’arrivais pas à me reposer.

Je ne sais pas si c’est la chaleur, les levés du corps plus tardives ou alors la fatigue cumulée qui ressort, mais j’ai fini mes vacances avec l’impression d’être très fatigué. Personnellement, je penche pour la fatigue accumulée. J’ai travaillé, il y a quelques années dans une entreprise où les projets en retard étaient légion. Je n’avais pas d’enfants à l’époque alors je faisais des heures. J’ai également beaucoup voyagé durant ces trois années. Je travaillais alors à partir du Japon, donc journée au Japon puis on attend 21h00, 21h30 et du Japon on commence la journée au Québec pour régler les problème. Je travaillais régulièrement jusqu’aux petites heures du matin…

Je me souviens d’avoir passé quelques plusieurs mois quand j’ai changé d’emploi à me reposer de mon emploi précédent. La fatigue cumulée sortait.

Aujourd’hui, je n’ai pas ce genre d’emploi, mais, vous le savez, je me tiens occupé, très occuper. Bien sûr c’est moi le problème dans cette histoire. J’ai juste à lâcher l’école, le soccer, les rénos. J’ai juste à moins prendre ma job à cœur, à travailler un peu plus relax. J’ai juste à me coucher le soir à 9h00…

Mais ça ne m’intéresse pas! J’aime ça être occupé. J’aime ça avoir un travail demandant, pis ça ne me dis rien de ne rien faire de mes soirées!

Je suis peut-être pire que d’autres, j’en conviens, mais n’est-ce pas là tout le problème de cette hausse marquée des burnout et des dépressions? On veut tous avoir une vie bien remplie où on se réalise au bureau, en famille et dans notre vie. On veut tout faire (y’a tellement de choses trippante à faire) et on manque de temps.

C’est la même chose pour les vacances. Si on ne passe pas les vacances à faire dix milles trucs on a l’impression de n’avoir rien fait… Je vous avouerai que j’ai un peu eu cette impression à la fin de mes vacances. Je me disais, « coudonc qu’est-ce que j’ai fait pendant deux semaines, ça m’a paru long, mais me semble que je n’ai pas fait grand-chose »… Ben en fait, c’est peut être ça des vraies vacances. Pas faire grand chose, se reposer un peu, beaucoup et surtout avoir l’impression que les deux semaines ont été longues!

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Débat droite gauche

Pour bien des gens dont je suis, la polarisation droite gauche des débats politiques est dépassée. Tout le monde gouverne à peu près au centre et plusieurs mesures économiques ou autres, tel que l’assainissement de l’État ne sont plus à gauche qu’à droite. Tout le monde est pour la création d’emplois, tout me monde est pour un État plus efficace, tout le monde est pour la mise en place d’un certain filet sociale.

Bien sûr l’intensité et l’approche des mesures mises de l’avant peuvent être teintées d’idéologies de gauche ou de droite, mais ça fait partie du débat. Le problème pour moi c’est qu’on saute souvent aux conclusions et que l’on accole vite des étiquettes à tout un chacun.

Je vais donc mettre les choses au claire une bonne fois pour toutes, qu’on se le tienne pour dit! Mais non, je blague. En fait c’est que j’ai fait un petit détour par la base récemment et ça m’a fait du bien. Ça met les idées en perspective…

Alors voilà, mis simplement, la droite c’est ceux qui sont pour le libre commerce. Ils ne sont pas contre l’État, ils en ont besoin pour faire respecter les droits de propriété et appliquer la loi. Cela dit, pour eux, le rôle de l’État s’arrête là. Pour les gens de gauche l’État doit non seulement légiférer et faire respecter les droits, mais il doit également servir de guide à l’économie et de rempart pour les citoyens.

Donc la grande opposition idéologique est là : Intervenir ou pas.

Je penche à gauche, vous le savez, je l’ai toujours dit. Je penche à gauche pour deux raisons bien simples. Un, le marché a besoin d’être régulé et deux, les citoyens ont besoin d’être aidés. Le marché ne peu être laissé à lui-même, nous l’avons bien vu avec la dernière crise, tout comme le citoyen qui vient de perdre son emploi ou ses jambes ne peut être laissé à lui-même.

Évidemment toute la difficulté vient du niveau d’intervention que l’on croit nécessaire. À droite on a l’impression que le moins sera le mieux que les gens et le marché peuvent s’autoréguler – ça n’a aucun sens. D’un autre côté, on reproche souvent à la gauche de déresponsabiliser les gens ou de subventionner les entreprises pour rien. C’est vrai dans une certaine mesure. Une gauche efficace, intelligente, capable de reconnaître que l’idéologie de droite à quand même ses avantages serait en théorie capable de naviguer entre les deux eaux… Et, c’est d’ailleurs ce que la plus part des gouvernement occidentaux font.

Alors pourquoi tout ces débats? Pourquoi tout ce collage d’étiquette? Deux réponses.

Un, parce que c’est bien plus simple d’accoler des étiquettes à gauche comme à droite. Ça polarise le débat. Ça permet aux gens de s’identifier facilement à un camp ou à l’autre. Bref ça tire le débat vers le bas et ça rend les choses plus simples pour les politiciens et les groupes de pressions.

Deux, parce que l’équilibre entre la gauche et la droite reste à définir. Non pas qu’il n’y ait un équilibre définitif à atteindre quoi qu’il doive bien y avoir un optimal objectif que personne ne saura jamais définir. Mais bon, le problème de l’équilibre c’est surtout que le débat prend toujours forme autour de petites pièces et jamais autour du fond. Les confrontations gauche/droite se font, par exemple, sur l’implication de l’État la sauvegarde d’entreprises mais jamais sur le rôle réel de l’État et donc les débat sont toujours entaché de questions particulière alors qu’il faudrait y réfléchir au niveau théorique en premier lieu et voir comment ça s’applique ensuite.

En fait c’est comme si on arrivait à un coin de rue et que l’on se questionnait collectivement (sous forme de débats souvent houleux ce qui n’aide pas à la discussion éclairé) sur la direction à prendre alors que l’on sait même pas où l’on va…

Bref le débat est nécessaire, mais malheureusement le débat est souvent hargneux et orienté sur une question spécifique plutôt que sur le débat de fond.

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Lettre à Maxime Bernier

Bonjour M. Bernier,

Comme beaucoup d’autres, je n’ai pas eu l’occasion d’aller à l’une de vos conférences, mais comme les autres je les suis de loin dans les journaux. Il paraît que les salles où vous faites vos discours sont bondées, grand bien vous fasse.

Cela dit, j’aurais quand même bien aimé pouvoir y assister. J’aurais eu quelques questions à vous poser, mais je m’en tiendrai ici qu’à une seule.

J’ai bien compris votre explication selon laquelle l’inflation est une taxe déguisé et pourquoi le gouvernement canadien devrait maintenir l’inflation à 0%. Par contre je me demande pourquoi on s’arrêterait en si bon chemin? Pourquoi ne pas inverser la tendance et viser –2% d’inflation? Ce serait comme une baisse d’impôt déguisé!

Ah, mais on ne peut pas descendre en bas de zéro. Il paraît que si l’on se retrouve en déflation, les entreprises qui voient les prix baisser cesse de produire et d’importer, c’est logique. On dit même que dans une situation où l’économie n’est pas en croissance, les entreprises tendent à cesser d’investire, gèlent les salaires et font des mises à pied.

Ainsi, on ne peut pas penser à maintenir l’inflation à –2%, ce serait suicidaire… Mais 0% ça passe non? Quoi que c’est très près du négatif 0%! Et, les méthodes de mesures de la croissance ne sont pas si précises que ça. Entre zéro et 0.3 ou 0.5, il n’y a pas grand chose. Dans ce cas certains prix pourraient avoir baissés et d’autres augmenter, on joue avec le feu il me semble.

Alors peut-être que 1% ça fait plus de sens. 1% c’est de la croissance et c’est une toute petite inflation. Les entreprises ne font pas de mise à pied, mais elles n’investissent peut-être pas beaucoup, le signal n’est pas très clair…

Finalement 2% c’est peut-être le meilleur compromis. Les entrepreneurs sont confiants, ils engagent, ils investissent et ce qui coût 100$ cette année va en coûter 102$ l’an prochain. Mais c’est pas grave, les employés vont avoir des augmentations.

D’ailleurs Statistique Canada l’a confirmé récemment, les augmentations salariales suivent scrupuleusement l’inflation annuelle. Ainsi en vingt an, le pouvoir d’achat des gens n’à pratiquement pas bougé, 20$ pas tout au plus. Vivement l’impôt zéro pour les entreprises qu’elle nous transfert toute cette argent économisé, hein M. Bernier.

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