Made in China : Et tout le reste

Je termine cette série sur la Chine – ou presque puisque j’ai encore deux textes issue de mon voyage, mais qui ne concerne pas la Chine directement… Donc je termine sur une série de petites observations et de faits cocasses.

Une des premières chose qui frappe en Chine, c’est le gigantisme du pays. Le pays est grand il y a énormément de gens. Les villes sont énormes et elles croissent à une vitesse démesurées. Les deux « petites villes » que j’ai visitées, Shenzhen et Wuhan comptent respectivement 8 et 9 millions d’habitant dans leur région métropolitainne… C’est petit en comparaison des mégalopoles que sont Beijing et Shangai avec 17 et 19 millions d’habitants respectivement. Mais qu’à cela ne tienne Shenzhen et Wuhan connaissent des congestions monstres, malgré leur grands boulevard à huit voies, les tours poussent partout et plusieurs à la fois. La construction est tellement intense qu’il y a constamment de la poussière dans l’air.

D’ailleurs la pollution est la seconde chose que l’on remarque en débarquant en Chine. Et, si le gigantisme de la place est difficile à exprimer la pollution l’est tout autant. J’ai eu les yeux sérieusement irrité durant les deux heures et demi de taxi que j,ai fait à Wuhan à l’heure de pointe, mais la meilleure preuve de la pollution extrême des grandes villes chinoises je l’ai eu en rentrant à Québec. Mon avion est arrivé en soirée alors je n’ai rien constater sinon que le ciel était étoilé, mais le lendemain en sortant dehors j’ai vraiment eu un choc en constatant le bleu du ciel et en réalisant que cela faisait une semaine que je n’avais pas vue un ciel bleu malgré le fait qu’il a fait très beau durant mon voyage.

Fait cocasse, on ne donne pas de pourboire en Chine, ça pourrait être vu comme un pot-de-vin et bon, dans un régime communiste il faut absolument éviter les apparences de pot-de-vin. D’ailleurs à Hong Kong, on ne donne pas de pourboire non plus, ils sont inclus dans le prix…

Autre point, on ne boit jamais d’eau en Chine. On vous sert du thé chaud même à 35 degrés C à l’ombre, sinon on vous offre du café, de la bière ou du cola. L’eau est fort probablement impure à la consommation partout ou presque alors ils ne prennent pas de chances, il font tout bouillir.

Les salaires sont bien différents en Chine. J’ai eu la chance d’avoir des chiffres (!) alors voici : 2000 RMB par mois pour un ingénieur soit un peu moins de 300$ canadien par mois. Si vous avez un doctorat c’est 3000 RMB ou 477$ canadien et ce au privé tant qu’au publique. Bref les payes sont très basse. Par contre il y a une façon simple de faire de l’argent en Chine si vous avez un bon diplôme – il faut s’expatrier puis, revenir on touche alors un million de yuan soit 16 000$ canadien…

Autre point fort intéressant : Les chinois ne semblent pas se comprendre entre eux. C’est à cette conclusion pour le moins surprenante que nous sommes arrivé lors de notre voyage là-bas. À force de voir des chinois s’expliquer pendant cinq minutes pour commander un simple plat ou pour donner une destination à un chauffeur de taxi nous avons fini par conclure qu’ils ne se comprenaient pas toujours. Il faut savoir que le mandarin est une langue commune, mais qu’elle n’est pas la langue maternelle de la majorité, la majorité parlant près d’une dizaine de dialecte différent et la Chine en compte beaucoup plus.

Parlant de language, un autre point intéressant et soutenant le premier m’est apparu lors d’une longue réunion technique que nous avons eu avec un client. Non seulement ils ne se comprennent pas toujours entre eux – donc ils traduisent longtemps, mais leur language n’est pas adapté à la discussion technique. Pensez-y, leur language est fait de concepts qui sont, par définition, vagues alors quand vient le temps de parler technique de parler de mesures précises, de géométrie, d’engrenage, de liens de cause à effet entre deux grandeurs spécifiques qui apparaissent dans des conditions d’utilisation bien spécifique, ils ne sont probablement pas très alaise… D’ailleurs les diplôme chinois en science, j’ai eu l’occasion de le constater à plusieurs reprises, ne valent pas leur équivalent occidentaux, loin de là.

Dernier point cocasse… Dans l’avion entre Wuhan et Shenzhen, j’ai levé la tête de mon livre – excellent livre d’ailleurs dont je vais aussi vous parler – mon oeil ayant été attiré par le petit écran devant moi. J’y avais comme reconnu un mouvement connu, quelque chose dans l’image, le décors ou je ne sais trop m’avait attiré le regard. Alors j’ai regardé et j’ai rapidement reconnu les petits sketchs humoristique ô combien international mais toujours très québécois de Réal Béland et de ses complices… Faut bien être à l’autre bout de la planète dans un vol intérieur sur les ailes de China Estern pour tomber sur la tête de réal Béland – hé oui, le monde est de plus en plus petit.

.jpm

This entry was posted on Friday, September 25th, 2009 at 1:24 pm and is filed under Société. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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