De l’implication au travail

La plupart des patrons, de nos jours, cherche ces employés qui s’impliquent, qui se donnent à l’entreprise sans compter. Vous savez, le gars polyvalent qui arrive à l’heure, qui prend son boulot au sérieux, attentif, attentionné, consciencieux, celui qui a une idée claire de l’entreprise dans son ensemble et du rôle important qu’il y joue. Vous voyez? Oui, c’est lui, l’employer idéal.Malheureusement les patrons, dans leur grande sagesse, oublie souvent que ce genre d’employer, qui soit dit en passant est plus courrant qu’on ne le pense, a besoin de certains outils pour être en mesure d’être cet employé dévoué. Et je ne parle pas ici d’un ordinateur, d’un bureau ou d’un marteau! Non, ce dont il est question c’est de cette précieuse information dont nos patrons sont si avares.

C’est très difficile, du moins pour moi, de se sentir impliqué quand on ne nous parle jamais des chiffres de ventes, quand on ne nous dit que le strict minimum, quand on doit avertir deux jour avant de s’absenter du bureau alors que notre patron part à tout bout de champ sans préavis. Je fais mes rapports hebdomadaires et ces de projets auxquels il faut ajouter ceux du service client, je fais mon boulot et j’en ai jusque là à faire, il me semble que me demander en plus d’allez quêter de l’information aux patrons c’est un peu fort d’autant plus que c’est leur job de s’assurer qu’il y a une bonne circulation de l’info…

C’est difficile d’être motivé quand à neuf heures moins quart alors que vous êtes au travail depuis près d’une heure vous chercher les patrons et n’en trouver aucun. Ou encore quand on vous demande de faire avancer un dossier x sans considérer que ce sera fait au détriment des autres. Non mais c’est comme si on se tournait les pouces toute la journée et que dès qu’un projet devient prioritaire on devait lâcher tout le reste. Hé j’ai pris des engagements envers des tiers moi, je ne peu pas du jour au lendemain laisser tomber tous mes dossiers, je suis professionnel même si je n’en ai pas le titre!

C’est encore plus chiant de constater que ceux-là même que l’on paye, cher, pour faire la planification la font à la va vite sans vraiment compter. On encore lorsqu’ils - les patrons - vous mettent sous le nez un dossier à clore à la dernière minute alors qu’il est sur le coin de leur bureau depuis plus d’un mois.

Et que dire de toutes ces petites tâches qui nous sont imputés à nous les petits : Videz les bacs de récupération, sortir/rentrer les tapis d’hivers, s’occuper du maintien des équipements, de remettre les chaises sur leurs pattes après le ménage, d’allez ouvrir la porte aux livreurs, de faire l’inventaire, de déplacer des bureaux, de passer des fils, de changer les pilles du cellulaire du boss, etc, etc, etc et trois petits points. Oui, que dire de cette longue liste de petites tâches dites connexes pour lesquels on ne nous prévoit aucun temps, on ne nous remercie jamais comme elles leurs étaient dues.

Ce sont ces petites tâches quasi invisibles que nous sommes les seuls à voir [ ? ], à faire [ oui ] qui bouffent entre 10 et 50% de notre temps… Ouais, ouais, des petites tâches connexes ” y’a rien là, ça prend deux minutes [ ! ] “. Et bien venez les faire messieurs les patrons et on en reparlera. Faut dire qu’on en a du temps nous, on ne passe pas nos journées à faire des réunions interminables desquelles il ne sort souvent rien, du moins rien qui n’ait un impacte perceptible par la plèbe que nous sommes. Et encore moins quelque chose dont nous devrions être informés. Chez nous il y a une réunion de direction par semaine. Jamais, jamais je n’ai vu ne serais-ce qu’un résumé de ces rencontres où les boss, en principe, décident des priorités de l’entreprise pour les semaines à venir.

Voilà, tout ça pour dire que moi faire du temps sup. pour un projet mal planifier, me fendre en quatre pour trouver les meilleurs prix alors que les patrons mettent n’importe quoi sur leurs comptes de dépenses, arriver à l’heure et faire quarante heures par semaine pour des boss qui ne se forcent même pas pour ne serait-ce que donner l’impression qu’ils sont là à temps plein, tout ça pour en finir par avoir l’impression que je fais leur job parce qu’ils ne sont même pas foutus de prendre des décisions qui ont du bon sens - décisions qu’ils prennent d’ailleurs sans nous consulter, nous qui sommes les premiers concernés, autre preuve que la grande considération qu’ils ont pour le ” moteur ” de l’entreprise…

Ouais, tout ça ne me donne pas du tout envie d’être cet employé dévoué qu’il recherche tant, et pour tout vous dire, ça me fait chier.

.jpm

This entry was posted on Thursday, November 25th, 2004 at 7:42 pm and is filed under Société, Travail. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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