Interférences - Test d’écriture semi-automatique
Il n’y a pas de place pour les emerdeurs
Non que des amuseurs publics
Il n’y a pas de place pour les décravaté
Non que pour les gêneurs pudiques
Il n’y a pas de place pour mon petit moi
Non que pour les autres, ceux qui sont làJe ne suis pas là, je suis dans ma tête
Je tourne en rond dans mon salon
Je suis l’inutile éveilleur de consciences
Je suis celui dont personne ne veut entendre le cri
Putain de bordel de merdre
D’osti de câlisse de tabarnak
Les mots se bousculent, les lettres m’aveuglent
Je suis perdu dans mon lexique
Je ne peu plus m’exprimer, me vendre
Vendre cette pacotille bon marché que sont mes idées
Changé le bébé, le monde et la litière du chat
Voilà notre lot à tous, les mains dans la marde
Plus souvent qu’à son tour parce que tous
Ne sont pas égaux devant l’inégalité de la vie
Je dérive, je ne suis plus, mes mots me manquent
Ils me décrivent et me délivrent, ils sont moi et je suis eux
Mais rien n’est exprimable, rien n’est compréhensible
Le langage est une vaste prison et la raison humaine
Qui suis-je pour vouloir régler le sort du monde?
Qui suis-je pour juger de tout et de rien?
Ne sommes nous pas de paires, tous égaux?
Déféquant à la même adresse?
Vivant sous le même soleil?
Pourquoi alors ne somme nous pas capable?
Pourquoi en somme-nous encore là?
Pourquoi est-ce si difficile?
Parlez! Souriez! Pleurez!
Le monde est là, l’Homme est là.
Qui a peur des ses idées?
À cheval sur la corde raide je suis malhabile,
J’aimerais en discuter avec vous mais vous n’y êtes pas
Alors je parle, seul sur la corde, et je tombe,
Je tombe de haut parfois, de bas, dans d’autre cas
Tropdmots, aspirines, blancméditatoir
Congestioncervicale, reposnécessaire
Airfrais, retouralanature, retouraléquilibre.
jpm
This entry was posted on Friday, November 26th, 2004 at 7:40 pm and is filed under Communiqué. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.