Archive for July, 2010

Destruction créative

Friday, July 30th, 2010

L’expression est de l’économiste classique Joseph Schumpeter et elle décrie en deux mots sa vision de l’économie, une économie où les entreprises naissent, innovent, grandissent, fleurissent et meurt pour être remplacée par d’autres entreprises plus innovantes quand elles ne réussissent pas à se renouveler.

Cet ordre des choses fait partie des grandes lois de l’économie pour à peu près tout le monde aujourd’hui.

La récente crise économique nous a cependant montré que l’ordre économique naturel n’est pas toujours respecté. En effet, les grands de l’auto ont été sauvés d’une faillite certaine par les gouvernements de part et d’autre de la rivière Détroit…

C’est de ce sauvetage et de la réaction face aux fermetures et aux mises à pied annoncés hier par GM et Ford dont il est question dans le très bon article du National Post à l’origine de ce billet.

Critique l’auteur souligne les grands efforts qui ont été fait pour sauver des emplois qui n’auraient peut-être pas du l’être – des emplois qui sont visiblement en train de disparaître de toutes façon. Et il va plus loin encore en parlant de la réaction des CAW (le syndicat canadien uni des travailleurs de l’automobile) – une réaction qui démontre bien la culture et l’idée de l’entreprise qui y règne. Pour le syndicat (et notez que le gouvernement comme les grandes entreprises ont toutes les chances d’embarquer dans le jeu) cette vielle usine, maintenant déserté, est tout indiqué pour le développement et la mise en place d’entreprises spécialisé en énergie solaire, un domaine qu’ils qualifie d’hautement subventionné.

Car voyez-vous pour ces gens des grands conglomérats et des grands syndicats, la grande entreprise ne peut vivre sans les généreuses subventions gouvernementales.

Sur ce point fort intéressant et à mon sens bien réel, l’auteur fait un petit détour par l’histoire et s’égare en soulignant que les fabricants de lampes à l’huile n’ont jamais été subventionnés quand l’ampoule électrique est apparue. S’il est vrai qu’ils n’ont pas goûté aux joies des transferts gouvernementaux, il n’est est faux d’affirmer (même de façon sous-entendu) que les deux situations sont comparables. Les travailleurs de l’époque pouvaient aisément se replacer dans une usine d’ampoule électrique ou autre, les emplois de l’époque étant largement moins spécialisé et autre grand avantage, tout était fait localement – car, il ne faut pas se leurrer, les emplois qui disparaissent à Windsor ces jours-ci seront remplacé par d’autre emplois, mais ils ne seront probablement pas à Windsor, ni même au Canada.

L’auteur souligne ensuite que les décisions prises pour sauver des emplois sont souvent plus politiques qu’autre chose. C’est en partie vrai. Même si les retombées d’une usine sont économiquement importante, il importe également aux gouvernements de ne pas abandonner de large pans de la population à leur sort et souvent il calcul qu’il vaut mieux sauver les emplois et réinvestir dans l’entreprise que de payer du chômage même si cela s’avère plus coûteux au départ.

Cela dit, comme le souligne également l’auteur et je suis tout à fait d’accord avec lui, l’argent réinvesti dans la sauvegarde serait bien mieux investi en formation des travailleurs. En d’autres mots, les fermetures d’usines ce n’est pas si grave si on est capable de re-former les travailleurs pour qu’ils puissent se réorienter.

J’irai même plus loin et affirmerai, comme je l’ai fait à plusieurs reprises, que le gouvernement pourrait être beaucoup plus efficient s’il mettait en place des systèmes de formation et de re-formation orientés selon des grandes lignes directrices (l’énergie solaire par exemple) et permettant de vider tranquillement un secteur industriel au profit d’un autre. Cela permettrait de faire des transitions en douceur et d’éviter de se retrouver avec des pans de l’économie qui s’effondre ou l’obligation de sauvegarder des entreprises dont l’avenir est loin d’être assuré.

.jpm

Pis les vacances ?

Thursday, July 29th, 2010

Hé oui, les vacances sont déjà finies. Le retour s’est bien passé. J’ai encore une dizaine de dossiers sur mon bureau. Les courriels sont faits et je n’ai eu que quelques petites erreurs à corriger. C’est quand même pas mal plus relaxe au retour quand il y a quelqu’un pour te remplacer durant les vacances.

Et alors, ces vacances ?

Ben voilà, ce fût plutôt relaxe. On est resté à la maison, on a profité de Québec et de ses environs. Festival d’été, randonnées en montagne, vélo, rénovations… Mais les températures très élevées – la canicule – ne m’a pas incité à faire beaucoup. C’était plutôt écrasant. Donc je me suis reposé. Je me suis levé tard (vers 8h00) et j’ai fait de la lecture.

Le hic, c’est que ça a finit par me donner l’impression que je n’arrivais pas à me reposer.

Je ne sais pas si c’est la chaleur, les levés du corps plus tardives ou alors la fatigue cumulée qui ressort, mais j’ai fini mes vacances avec l’impression d’être très fatigué. Personnellement, je penche pour la fatigue accumulée. J’ai travaillé, il y a quelques années dans une entreprise où les projets en retard étaient légion. Je n’avais pas d’enfants à l’époque alors je faisais des heures. J’ai également beaucoup voyagé durant ces trois années. Je travaillais alors à partir du Japon, donc journée au Japon puis on attend 21h00, 21h30 et du Japon on commence la journée au Québec pour régler les problème. Je travaillais régulièrement jusqu’aux petites heures du matin…

Je me souviens d’avoir passé quelques plusieurs mois quand j’ai changé d’emploi à me reposer de mon emploi précédent. La fatigue cumulée sortait.

Aujourd’hui, je n’ai pas ce genre d’emploi, mais, vous le savez, je me tiens occupé, très occuper. Bien sûr c’est moi le problème dans cette histoire. J’ai juste à lâcher l’école, le soccer, les rénos. J’ai juste à moins prendre ma job à cœur, à travailler un peu plus relax. J’ai juste à me coucher le soir à 9h00…

Mais ça ne m’intéresse pas! J’aime ça être occupé. J’aime ça avoir un travail demandant, pis ça ne me dis rien de ne rien faire de mes soirées!

Je suis peut-être pire que d’autres, j’en conviens, mais n’est-ce pas là tout le problème de cette hausse marquée des burnout et des dépressions? On veut tous avoir une vie bien remplie où on se réalise au bureau, en famille et dans notre vie. On veut tout faire (y’a tellement de choses trippante à faire) et on manque de temps.

C’est la même chose pour les vacances. Si on ne passe pas les vacances à faire dix milles trucs on a l’impression de n’avoir rien fait… Je vous avouerai que j’ai un peu eu cette impression à la fin de mes vacances. Je me disais, « coudonc qu’est-ce que j’ai fait pendant deux semaines, ça m’a paru long, mais me semble que je n’ai pas fait grand-chose »… Ben en fait, c’est peut être ça des vraies vacances. Pas faire grand chose, se reposer un peu, beaucoup et surtout avoir l’impression que les deux semaines ont été longues!

.jpm

Débat droite gauche

Monday, July 26th, 2010

Pour bien des gens dont je suis, la polarisation droite gauche des débats politiques est dépassée. Tout le monde gouverne à peu près au centre et plusieurs mesures économiques ou autres, tel que l’assainissement de l’État ne sont plus à gauche qu’à droite. Tout le monde est pour la création d’emplois, tout me monde est pour un État plus efficace, tout le monde est pour la mise en place d’un certain filet sociale.

Bien sûr l’intensité et l’approche des mesures mises de l’avant peuvent être teintées d’idéologies de gauche ou de droite, mais ça fait partie du débat. Le problème pour moi c’est qu’on saute souvent aux conclusions et que l’on accole vite des étiquettes à tout un chacun.

Je vais donc mettre les choses au claire une bonne fois pour toutes, qu’on se le tienne pour dit! Mais non, je blague. En fait c’est que j’ai fait un petit détour par la base récemment et ça m’a fait du bien. Ça met les idées en perspective…

Alors voilà, mis simplement, la droite c’est ceux qui sont pour le libre commerce. Ils ne sont pas contre l’État, ils en ont besoin pour faire respecter les droits de propriété et appliquer la loi. Cela dit, pour eux, le rôle de l’État s’arrête là. Pour les gens de gauche l’État doit non seulement légiférer et faire respecter les droits, mais il doit également servir de guide à l’économie et de rempart pour les citoyens.

Donc la grande opposition idéologique est là : Intervenir ou pas.

Je penche à gauche, vous le savez, je l’ai toujours dit. Je penche à gauche pour deux raisons bien simples. Un, le marché a besoin d’être régulé et deux, les citoyens ont besoin d’être aidés. Le marché ne peu être laissé à lui-même, nous l’avons bien vu avec la dernière crise, tout comme le citoyen qui vient de perdre son emploi ou ses jambes ne peut être laissé à lui-même.

Évidemment toute la difficulté vient du niveau d’intervention que l’on croit nécessaire. À droite on a l’impression que le moins sera le mieux que les gens et le marché peuvent s’autoréguler – ça n’a aucun sens. D’un autre côté, on reproche souvent à la gauche de déresponsabiliser les gens ou de subventionner les entreprises pour rien. C’est vrai dans une certaine mesure. Une gauche efficace, intelligente, capable de reconnaître que l’idéologie de droite à quand même ses avantages serait en théorie capable de naviguer entre les deux eaux… Et, c’est d’ailleurs ce que la plus part des gouvernement occidentaux font.

Alors pourquoi tout ces débats? Pourquoi tout ce collage d’étiquette? Deux réponses.

Un, parce que c’est bien plus simple d’accoler des étiquettes à gauche comme à droite. Ça polarise le débat. Ça permet aux gens de s’identifier facilement à un camp ou à l’autre. Bref ça tire le débat vers le bas et ça rend les choses plus simples pour les politiciens et les groupes de pressions.

Deux, parce que l’équilibre entre la gauche et la droite reste à définir. Non pas qu’il n’y ait un équilibre définitif à atteindre quoi qu’il doive bien y avoir un optimal objectif que personne ne saura jamais définir. Mais bon, le problème de l’équilibre c’est surtout que le débat prend toujours forme autour de petites pièces et jamais autour du fond. Les confrontations gauche/droite se font, par exemple, sur l’implication de l’État la sauvegarde d’entreprises mais jamais sur le rôle réel de l’État et donc les débat sont toujours entaché de questions particulière alors qu’il faudrait y réfléchir au niveau théorique en premier lieu et voir comment ça s’applique ensuite.

En fait c’est comme si on arrivait à un coin de rue et que l’on se questionnait collectivement (sous forme de débats souvent houleux ce qui n’aide pas à la discussion éclairé) sur la direction à prendre alors que l’on sait même pas où l’on va…

Bref le débat est nécessaire, mais malheureusement le débat est souvent hargneux et orienté sur une question spécifique plutôt que sur le débat de fond.

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Lettre à Maxime Bernier

Friday, July 23rd, 2010

Bonjour M. Bernier,

Comme beaucoup d’autres, je n’ai pas eu l’occasion d’aller à l’une de vos conférences, mais comme les autres je les suis de loin dans les journaux. Il paraît que les salles où vous faites vos discours sont bondées, grand bien vous fasse.

Cela dit, j’aurais quand même bien aimé pouvoir y assister. J’aurais eu quelques questions à vous poser, mais je m’en tiendrai ici qu’à une seule.

J’ai bien compris votre explication selon laquelle l’inflation est une taxe déguisé et pourquoi le gouvernement canadien devrait maintenir l’inflation à 0%. Par contre je me demande pourquoi on s’arrêterait en si bon chemin? Pourquoi ne pas inverser la tendance et viser –2% d’inflation? Ce serait comme une baisse d’impôt déguisé!

Ah, mais on ne peut pas descendre en bas de zéro. Il paraît que si l’on se retrouve en déflation, les entreprises qui voient les prix baisser cesse de produire et d’importer, c’est logique. On dit même que dans une situation où l’économie n’est pas en croissance, les entreprises tendent à cesser d’investire, gèlent les salaires et font des mises à pied.

Ainsi, on ne peut pas penser à maintenir l’inflation à –2%, ce serait suicidaire… Mais 0% ça passe non? Quoi que c’est très près du négatif 0%! Et, les méthodes de mesures de la croissance ne sont pas si précises que ça. Entre zéro et 0.3 ou 0.5, il n’y a pas grand chose. Dans ce cas certains prix pourraient avoir baissés et d’autres augmenter, on joue avec le feu il me semble.

Alors peut-être que 1% ça fait plus de sens. 1% c’est de la croissance et c’est une toute petite inflation. Les entreprises ne font pas de mise à pied, mais elles n’investissent peut-être pas beaucoup, le signal n’est pas très clair…

Finalement 2% c’est peut-être le meilleur compromis. Les entrepreneurs sont confiants, ils engagent, ils investissent et ce qui coût 100$ cette année va en coûter 102$ l’an prochain. Mais c’est pas grave, les employés vont avoir des augmentations.

D’ailleurs Statistique Canada l’a confirmé récemment, les augmentations salariales suivent scrupuleusement l’inflation annuelle. Ainsi en vingt an, le pouvoir d’achat des gens n’à pratiquement pas bougé, 20$ pas tout au plus. Vivement l’impôt zéro pour les entreprises qu’elle nous transfert toute cette argent économisé, hein M. Bernier.

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Rush : Une balade dans les souvenirs

Wednesday, July 21st, 2010

Je suis allé voir le spectacle de Rush jeudi dernier au festival d’été. Il y avait foule, nous étions des dizaines de milliers de fans à être là pour entendre ce groupe quasi-mythique.

Intitulé Time Machine, ce spectacle que le groupe trimbale aux quatre coins du monde depuis un bout de temps, est vraiment fait pour les fans, ceux qui suivent le groupe depuis des années. Avec des pièces tirés de plusieurs vieux disques, dont 2112, intro inclus, La Villa Strangiato et d’un trait tout l’album Moving Pictures qui contient les fameux Tom Sawyer, Red Barchetta, Limelight et l’incontournable YYZ – Rush a réussit son paris.

Je me suis surpris, avec plusieurs autres spectateurs, à me rappeler par cœur toutes les paroles, toutes les mesures de ces excellentes pièces que j’ai écouter en boucle pendant des années… Ça m’a rappelé les soupers avec les copains, les autres spectacles de Rush que j’étais allé voir plus jeunes, mes années de cégep et j’en passe. Ce n’était pas nostalgique, c’était juste un trip de mémoire, se souvenir de bons moments. Si j’ai perdu certains de ces amis de vue, j’en côtoies encore certains. Les rencontres sont rare, nous avons fait notre trip et sommes passé à autre chose, mais elles sont toujours mémorables.

Depuis le show, je n’ai que des pièces de Rush en tête, j’ai dépoussiérer mes vieux CD (hé ho, je ne suis pas si vieux que ça) et je les trimbales dans ma voiture. C’est fou tout ce que l’on a d’enregistrer dans le cerveau. Souvenir de mesures, de paroles, souvenir d’occasions, d’odeurs, souvenir d’une époque, de ses particularités, de l’atmosphère que la baignait…

Cela dit, le spectacle, résolument plus moderne, de The Slew (un groupe composé de Kid Koala et de l’ex section rythmique de Wolfmother) que j’ai vu avec mes enfants est en train de composer les souvenirs du futur, ceux dont me rappellerai dans dix ans – et quel souvenir, quel show! C’état beaucoup plus intime que Rush et ça ne me rappelais rien, mais c’était tout aussi jouissif.

Les deux types de souvenirs sont important – ceux que l’on se rappel comme ceux que l’on construit.

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Léger et Bernier

Monday, July 19th, 2010

Aujourd’hui, je voulais vous parler de choses légères. Des petites nouvelles intéressantes que j’avais croisé sur le net et dans les kiosques à journaux. Je voulais vous parler de ce blog Rue89 qui est maintenant devenu un vrai magazine papier que l’on peut acheter. Une nouvelle tendance paraît-il. D’ailleurs contrairement à ce que l’on pourrait croire les magazine sont loin d’être en voie d’extinction, il s’en publie toujours plus!

Parlant de magazine, les Éditions de la Courte-Échelle on fait paraître un faux magazine ce mois-ci. Appeler Nunuche, le magazine se moque des revues de mode à la con, qui nous farcissent le crâne avec les nouvelles tendances, les religions des stars et autres, le tout sur un ton de dérision totale – Les oreilles c’est out!

Et puis il y avait cette annonce d’une première usine de nanocellulose cristalline. Un produit faite totalement recyclable faite à base de bois et dont la première usine de production sera construite au Québec!

Mais bon, je ne suis pas capable de me sortir le très lourd Maxime Bernier de la tête – quel con!

Monsieur donne des conférences cet été et, non seulement il continu d’affirmer qu’il faut abolire les impôts pour les entreprises (j’en avais parlé il y a quelques semaines), mais en plus il vient de rejoindre le club des plus cons en affirmant que «… l’inflation est une taxe déguisée. Avec le même montant dans nos poches, on ne peut pas acquérir les mêmes biens qu’avant : c’est une perte du pouvoir d’achat. Mon gouvernement devrait signer une entente en ayant comme cible 0 %. » (Source Cyberpresse)

Si jamais vous le croisez, demandez lui pourquoi il s’arrête en si bon chemin? Pourquoi ne demande-t-il pas à son gouvernement de viser une inflation de –2% comme ça les prix baisseraient et notre pouvoir d’achat augmenterait! Câlice d’ostie d’imbécile!

Mais faire de la désinformation économique n’est pas suffisant pour M. Bernier, il s’attaque maintenant au fameux recensement en affirmant que ceux qui son caractère intrusif ne savent pas de quoi ils parlent! Mais attendez, ce n’est pas la meilleure…

Voici ce qu’il a dit à propos de l’utilité du questionnaire : « Si certains groupes de pression veulent des données sur les Canadiens, ils peuvent le faire. Ils peuvent payer et le faire. Mais nous ne sommes pas au gouvernement pour faire plaisir aux groupes de pression. Nous sommes là pour la majorité silencieuse. » (Source LeDevoir)

Hé bien nous voilà renseigné! Pour M. Bernier, le questionnaire long est une arme dont se servent les groupes de pression – ce qui est la raison réelle derrière son abolition. Pire encore M. Bernier qui « est là pour la majorité silencieuse » ne se rend même pas compte que le questionnaire long sert justement à faire parler ladite majorité silencieuse…

Quoi que c’est parfait pour les Conservateur, être là pour la majorité silencieuse, ils vont pouvoir faire ce qu’ils veulent personne ne va rouspéter!

.jpm

p.s. Pour ceux que ça intéresse il y a une pétition demandant au gouvernement de conserver le questionnaire long.

Le développement de l’aîné

Thursday, July 15th, 2010

Attention, ceci n’est pas une chronique gérontologique, mais bien un petit texte sur le développement des enfants dans les familles.

Je suis en train d’étudier pour mon examen de demain – enfin j’étais, et ma plus jeune voulait aller faire du vélo au parc à côté. Je lui demande de voir avec son frère s’il veut y aller. Pas nécessairement parce qu’elle ne peut y aller sans lui, mais j’aime mieux qu’elle n’y aille pas seule. Il y a le boulevard à traversé, des fois y’a des gens louches dans ce parc et s’il arrive quelque chose, il vaut qu’ils soient deux – et puis bon, mon gars tourne en rond ces temps-ci.

Donc je ne suis pas bien différent des autres parents. Ma fille revient et me demande si elle peut y aller seule, sur les entrefaites mon gars arrivé et affirme qu’il va y aller avec elle. Il le dit sur un ton qui laisse comprendre qu’il va jouer son rôle de grand frère même si cela ne lui plaît pas tant que ça… Mais le ton est également celui d’un jeune homme compréhensif qui sait qu’il va quand même avoir du plaisir en vélo au parc.

Tout ça pour dire que la position d’un enfant dans une famille à un effet important sur son développement et son caractère. Mon fils est en train d’apprendre que dans la vie, il faut ce qu’il faut faire même si cela ne nous plait pas toujours. Il apprend à devenir responsable envers autrui et développe en sens des responsabilités. D’un autre côté ma fille, développe un relâchement de sa responsabilité et la repose sur mon fils. Elle sent probablement qu’elle n’est pas suffisamment grande ou responsable pour telle ou telle activité.

Et, bien sûr tout ça va durer tout au long de leur enfance respective même si mon gars n’est pas toujours en train de « garder » sa sœur et même si ma fille, très débrouillarde et capable par ailleurs, fait toutes sortes de choses par elle-mêmes, des choses (des sorties par exemple) que son frère ne faisait pas à son âge.

Ainsi donc, par la force des choses nous formons deux type de personnes. Intéressant. Est-ce que par exemple quand les familles étaient plus grandes nous ne formions qu’un seul « irresponsable » par famille? (J’y vais fort, je sais, mais bon c’est pour que ce soit clair.) Est-ce que depuis avec les petites familles de un ou deux enfants nous formons beaucoup plus « d’irresponsables »? Est-ce que le phénomène des enfants rois y trouve une certaine source?

Toutes des questions intéressantes auxquelles je ne répondrai pas -  je suis en vacances après tout!

Allez, profitez du beau temps et de l’été… Je vous reviens avec cette opposition gauche droite après mon examen.

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Les vacances

Tuesday, July 13th, 2010

Alors voilà, je suis en vacances, cette semaine et la semaine prochaine. Deux petites semaines où il faut savoir équilibrer le repos, les loisirs et les rénovations…

Ça a l’air simple comme ça les vacances, mais c’est plutôt compliqué. Le problème est d’équilibrer non-seulement nos désirs, mais également de les harmoniser à ceux des autres membres de la famille.

Bien sûr le monde veut se reposer, mais est-ce qu’il faut passer une semaine à végéter à la maison pour autant? Et puis tout le monde veut faire quelque chose (à chacun selon ses loisirs préférés), mais est-ce que ça vaut dire qu’il faut courir de tous bords tous côtés pour satisfaire tout le monde? Reste qu’il y a des activités qui plaisent à tous… Mais on les fait quand. Toute la famille est fatigué – c’est normal, la fatigue accumulé sort quand on commence à se reposer et puis avec la canicule cette année, c’est plutôt écrasant.

Bref voilà le dilemme : Quelle part de repos, quelle part de loisir et surtout dans quel ordre?

Je n’ai pas la réponse. Heureusement pour ma part quand ma blonde et les enfants se repose, j’ai des rénovations à avancer et un petit mur d’escalade dans mon garage pour bouger un peu… Mais pendant ce temps là, je ne me repose pas. Quoique des vacances à ne rien faire, ce n’est pas mon fort. Je veux profiter de ce temps libre pour faire des choses qui me plaisent alors pour m’ajuster aux autres, je les fais quand ils se reposent…

Mais là, ça a suffisamment duré, je vais les sortir de ce pas!

De retour demain pour une courte analyse du débat gauche droite – un peu de viande quoi. C’est bien la légèreté des vacances, mais il faut quand même être sérieux aussi!

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Harper, le recensement et Sun News

Thursday, July 8th, 2010

M. Harper vient de changer les règles du recensement canadien. Une décision qui, le croyait-il allait être passé sous silence, mais la grogne monte. En effet, cette décision de ne plus rendre le questionnaire long obligatoire, rend à peu près caduque le recensement. Beaucoup de données vont être perdu et la représentativité nécessaire à l’élaboration des données sociodémographique et socioéconomiques sera sérieusement amputée.

Donc en plus de coûter plus cher – Harper remplace l’obligation de répondre par l’envoi de 2 millions et demi de questionnaires supplémentaires – le recensement va nous privé des informations nécessaire à l’élaboration de bonnes mesures socioéconomiques.

…

J’ai continué de lire les commentaires autour de la prochaine mise en onde de Sun News, cette station de nouvelles continues qui loge officiellement à droite. Si certaines personnes applaudissent sa venue, beaucoup la critique soulignant avec raison que la gauche n’a pas les moyens de se payer une telle station et que la représentativité des points de vue très mesurée durant les élections est loin d’être respecté le reste du temps.

D’un autre côté beaucoup affirment que Radio-Canada, la CBC autant que la SRC, penchent globalement à gauche, comme parait-il beaucoup d’autres journaliste tant au Canada anglais qu’au Québec. Peut-être ne l’ai-je pas remarqué parce que je campe plus à gauche qu’à droite…

Cela dit, je me questionne quand même. On ne pourra plus mesurer correctement l’écart entre les riches et les pauvres alors il sera difficile d’élaborer les politiques sociales, mais est-ce que la couverture de cette grogne contre les changements apportés au recensement fait nécessairement pencher Radio-Canada à gauche? Les différents gouvernements canadiens sont plutôt à droite depuis nombre d’années et donc la majorité des critiques sont à gauche – ce n’est que simple logique, est-ce que cela fait de tous les journalistes des gens de gauche?

On m’opposera peut-être que l’on ne critique que très rarement les syndicats. C’est vrai. Dans une certaine mesure il mériterait d’être plus critiqué, mais les syndicats ne font pas les lois. Et puis, lors de la dernière crise syndicale, celle d’Olymel, tous les médias avaient vertement critiqué le syndicat et les conditions de travail hors norme des travailleurs d’usine, d’ailleurs, n’est-ce pas le cas à chaque fois? On ne se gène pas pour publier les conditions de travail de certains syndiqués quand les conflits apparaissent.

…

Bref, les médias penchent-ils à gauche, penchent-ils à droite? J’ai l’impression que ça  dépend beaucoup du point de vue et de l’allégeance. Reste que M. Harper avec toutes ces petites mesures et décisions prises en catimini est clairement en train de gruger le système démocratique canadien.

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Intentionnalité

Tuesday, July 6th, 2010

J’ai défendu à plusieurs reprise, ici comme ailleurs, l’idée qu’il ne faut pas chercher l’intentionnalité partout. C’est une réponse générale à ceux qui se font un malin plaisir à analyser tout ce que les autres font et à leur prêter des intentions.

Cela dit, il y a deux cas plutôt intéressant d’intentionnalité voilée ces jours-ci dans les médias… Des cas où on peine à croire qu’il n’y a rien derrière la façade.

Le premier cas est celui de Quebecor qui compte ouvrir, au Canada anglais, un poste de nouvelles continues dont la direction éditoriale est clairement à droite. Pourquoi ne pas avoir simplement présenté un poste de nouvelle avec un peu plus de mordant que Radio-Canada? Pourquoi ne pas simplement avoir présenté un concept où l’opinion et le commentaire est mis de l’avant? Ce mordant, ces opinions pouvant être tant à droite qu’à gauche… Pourquoi avoir spécifié d’avance qu’on allait pencher à droite?

Certains diront qu’il y a une entente derrière tout ça, que Quebecor veut aller jouer dans la cours de Power Corporation et s’imposer comme un faiseur d’opinion. Pourquoi? Qu’y a-t-il au bout?

D’autre plus cynique, diront que c’est pour exacerber les différences idéologiques entre le Québec et le ROC pour précipité une éventuelle accession à l’indépendance. C’est tiré par les cheveux, mais qui sait!

Le second cas est celui de Richard Fadden, directeur du SCRS. Un homme posé et professionnel qui, pour être devenu directeur du service de renseignement, a certainement une longue carrière derrière lui… Un homme qui un jour sans raison apparente s’échappe lors d’un banal discours avant de renchérir dans une entrevue à la CBC!

Étrange non? Le gars est un pro du renseignement, contrôler l’information c’est son métier. On est donc tout à fait en droit de se demander s’il n’y a pas quelque chose derrière. Peut-être voulait-il faire lever quelques lapins… Ou alors c’est pour faire réagir le gouvernement – un gouvernement qui fait le dur d’oreille.

Bref dans un cas comme dans l’autre il y a très certainement intentionnalité. Cela dit j’en reviens à mon habituel scepticisme devant ceux qui en voit partout et dans les moindres gestes. Tout le monde n’est pas à la tête du SCRS ou d’un empire médiatique!

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