Archive for June, 2010

Privé de sens

Monday, June 28th, 2010

Il y a deux semaines, notre adjointe aux ventes quittait l’entreprise. On lui avait promis un peu de marketing et une partie des clients, mais ce n’est jamais arrivé. Le volume de vente ayant augmenté elle ne faisait plus qu’entrer les commandes dans le système répondre aux demandes quotidiennes des vendeurs et faire l’expédition de colis – une job de secrétariat, une job que je fais depuis son départ.

Soyons clair, je ne fais pas tout. Je fais l’entrée des commandes parce que c’est moi qui connais le mieux le système et je réponds à une partie de demandes des vendeurs. Mon travail, celui pour lequel je suis payé, je ne le fais à peu près plus. Je révise le côté technique des commandes, mais c’est tout.

Mon moral était bon dans les premiers jours, mais depuis une semaine il est en chute libre. Les dossiers non traités s’accumulent sur mon bureau et les trous laissés par mon « absence » deviennent béants. Tout le travail d’organisation réalisé ces derniers mois risque de s’effondrer – et ça risque de me prendre plusieurs mois avant de reprendre le dessus.

Mais ce qui sape réellement mon morale, ce n’est pas nécessairement, le travail à recommencer, ou encore les journées passées à entrer des chiffres dans le système, non, ce qui fait que ce travail ne me convient pas c’est le manque de sens. Pour moi cette entrée de données dans le système, ce suivi de ventes n’a pas de sens.

Pendant longtemps j’ai fait des mesures, développé des méthodes, formé des gens gérer un laboratoire. Puis récemment, je suis passé du côté administratif. Je m’occupe des commandes problématiques, discute avec ceux qui doivent les sortir et surtout je gère une bonne partie de l’inventaire de nos produits standard. Je travail à ce que l’approvisionnement soit constant et le développement continu. La différence peut semblé subtile, mais pour moi, l’organisation, la gestion du travail a un sens que l’entrée de vente dans le système n’a pas. Mon travail n’a donc plus de sens à mes yeux.

Mon travail est donc moins passionné, moins intéressé. Je trouve les journées longues et j’arrive exténué chez moi. Le travail ne manque pas, je cours pas mal, mais ce n’est pas ça qui me fatigue le plus. Ce qui me fatigue le plus c’est le sentiment de n’avoir rien accompli dans ma journée.

…

Il n’y a pas de conclusion à cette histoire, du moins pas pour le moment. Par contre je suis tombé – par un pur hasard – sur le numéro du mois de mai de Philosophie Magazine. Ce numéro est un spécial travail. Vous pouvez lire un des textes du dossier sur internet. Intitulé Donner forme à nos jours, cet article rejoint tout à fait mon propos de ce matin. À lire pour ceux que le sujet intéresse ou pour le plaisir de découvrir cet excellent magazine.

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De l’interbloc au frigo ou comment ce monde orienté sur les profits ne nous rend pas service

Wednesday, June 23rd, 2010

Ce printemps, j’ai fait faire un petit bout de trottoir en interbloc chez moi. J’aurais pu le faire moi-même, mais j’ai décidé de m’acheter du temps et d’engager un professionnel. Je ne sais pas quel profit il se prend, mais entre les matériaux, la machinerie et les employés, ce ne doit pas être très élevé… Ils ont donc fait vite et tout croche. J’ai dû les faire revenir à deux reprises pour corriger le travail et le résultat final est encore loin d’être parfait.

Remarquez, peut-être que je me trompe, peut-être qu’en plus de faire ça tout croche le gars s’est mit un bon surplus dans les poches. Et donc la question qui suit est : Combien de plus aurais-je dû payer pour avoir un travail bien fait? Impossible de la savoir.

Le problème dans tout ça c’est évidemment l’argent. Celui que je suis prêt à mettre pour ce petit bout de pavé, celui que l’entrepreneur est prêt à donner à ses employés, celui qu’il veut se mettre dans les poches. Et, que le profit soit grand ou petit, plus il fait de chantiers, plus il est riche à la fin de l’été alors tout doit être fait dans un temps record, pas le temps de corriger, pas le temps de s’aligner pour faire une job parfaite – on est tous à la course.

C’est la même chose pour les objets que nous achetons à tous les jours et ceux comme les frigo que nous achetons à quelques reprises dans notre vie…

Je ne sais pas combien coûtait un frigo il y a vingt ans, mais j’ai l’impression que le coût est encore aujourd’hui à peu près le même. Par contre, côté qualité, ce n’est absolument pas comparable. Les frigos d’aujourd’hui ne sont pas faits pour durer 20 ans. C’est tout juste s’ils font une dizaine d’années sans avoir de problèmes. Tout est devenu jetable, donc rien n’est fait pour durer. Même les maisons donnent plus dans le tape à l’œil que dans la qualité. De toutes façons ce n’est pas grave on va changer dans 10 ans!

Bref, cette course au profit, aujourd’hui tangible dans toutes les sphères des échanges commerciaux, ne nous rend absolument pas service. Les produits sont de moindre qualité, les services également – on l’a vu entre autres, avec l’incapacité que l’on a de parler à quelqu’un quand vient le temps d’appeler le service à la clientèle – et au bout du compte on en a moins pour notre argent.

Bien sûr, nous participons à tout cela, nous continuons à consommer de façon effréné et sautons plus souvent qu’autrement sur les produits en rabais.

Sommes-nous pris dans un inextricable cul-de-sac? Je ne crois pas. Il y a plusieurs solutions pour s’en sortir, mais sommes-nous prêts à les mettre en place? Consommer moins et mieux qui est à la base de toutes les solutions ne semble pas être une option acceptable pour l’instant.

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Élémentaire mon cher Watson

Monday, June 21st, 2010

Je suis tombé sur un article tout à fait fascinant la semaine dernière. Je ne sais pas si vous vous rappeler les fameuses parties d’échecs opposant Gary Kasparov et Deep Blue le superordinateur de IBM. La première a eu lieu en 1997, puis il y en a eu une autre série de partie contre Deep Fritz en 2006. Cette fois c’était Vladimir Kramnik qui jouait pour l’humanité, cette fois encore l’Homme a perdu.

Chez IBM, ces victoires étaient intéressantes, mais sans plus. Faire un superordinateur qui sait jouer aux échecs ce n’est pas très utile dans le vrai monde. C’est pourquoi, fort de ces succès, ils ont décidé de s’attaquer à quelque chose de plus sérieux – un ordinateur capable de répondre à des questions précises. Est alors né le projet Watson.

Le but ludique – mais tout de même très sérieux – de se projet était de développer un ordinateur capable de jouer à Jeopardy – et de gagner!

L’article, dont je vous propose la lecture retrace le développement du programme, développe sur une partie de son fonctionnement, de ses forces et de ses faiblesses et de sont passage de joueur médiocre à joueur étoile de Jeopardy. On y apprend plusieurs choses intéressantes sur l’intelligence artificielle d’aujourd’hui et sur les éventuelles applications commerciales d’un tel ordinateur – parce que cette fois-ci il y en a.

Seul oublie de l’auteur : Le test de Turing. La capacité de cet ordinateur de décoder les questions subtiles, souvent posées sous forme de jeu de mot, de Jeopardy laisse croire qu’il pourrait éventuellement passer le test de Turing. Bien sur aujourd’hui il est conçu pour répondre à des questions de culture générale, le passage à la discussion pure et simple n’est clairement pas évident, mais on n’en a jamais été si près… Le prochain défit de IBM sera peut-être de développer un ordinateur capable de se faire passer pour un invité à Oprah.

Et si vous n’avez pas le temps de lire l’article, passez au moins voir le petit vidéo de présentation… Ces trois petites minutes vous feront voir le futur et comprendre ma fascination pour cette machine.

…

Je suis passé à deux cheveux de changer de sujet ce matin. Ce jugement en faveur du Loyola High School lui permettant de donner des cours d’ECR orienté vers le christianisme et non pas neutre qui il devrait l’être. Je suis passé à deux cheveux donc, de ma lancer dans une longue tirade pour dénoncer encore une fois ces jugements ridicules et cette utilisation abusive de la liberté de religion…

Je me permettrai une seule question simplement pour marquer le coup avec une nouveauté. La foi étant, selon les croyants, inébranlable, voulez-vous bien me dire de quoi ils ont peur? Un cours ou toutes les religions sont présenté sur un pied d’égalité de devrait en rien ébranler un foi bien entretenue à la maison!

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Briser la dépendance au pétrole ?

Friday, June 18th, 2010


Le président Obama semble décidé a briser la dépendance au pétrole des États-unis, un des plus gros consommateur par habitant au monde et le plus gros su volume total. Si on peut douter de la capacité des américains à réaliser se changement de culture on peut certainement croire en un changement de technologie.

 

Mais, à mon sens, ce n’est pas le problème technologique qu’il faut régler, mais bien le problème culturel…

 

Passer du pétrole à l’éthanol n’est pas une réelle solution. La production d’éthanol est peut-être plus moins dommageable pour l’environnement  que le pétrole, mais elle demandera l’utilisation de terres fertiles en masse, des terres qui commence déjà à se faire rares. Bien sur il y a quelques université qui on développer des plantes prometteuse qui absorbent plus de CO2 qu’elles en produise lors de leur conversion en éthanol et que l’on pourrait éventuellement utiliser pour faire reculer des déserts. Mais on est encore très loin de 80 et quelques millions de baril de pétrole que la planète utilise chaque jour.

 

Non, la vraie solution passe par un changement radical de nos habitudes de vie. Travailler moins, consommer moins, se déplacer autrement et cesser de manger des cornichons qui viennent de l’Inde! Même la façon dont on conçoit les villes devra changer. Les banlieues sont des gouffres énergétiques.

 

Je l’ai déjà dit et le répète, même si l’on trouvait une source d’énergie infinie et gratuite, nous serions tenu de changer nos habitudes parce qu’il n’y a pas que l’énergie consommer qui fasse partie du problème. Plus on consomme d’énergie plus on consomme de ressources naturelles non renouvelables. Il faut donc réduire de façon globale notre consommation d’énergie de quelque forme qu’elle soit et penser nos objets de façon à ce qu’ils durent le plus longtemps possible et qu’ils soient facilement réparable.

 

Tout ceci est absolument nécessaire si l’on veut pouvoir maintenir notre confort actuel et permettre du même coup à ceux qui vivent sans ce confort d’y avoir accès. Peut-être que j’y vais un peu fort, mais j’irais même jusqu’à dire que la paix mondial en dépend. La répartition des richesses – réelles et apparentes – est nécessaire à une paix mondiale durable et présentement, on en est loin.

 

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p.s. Ouf quel développement… Des fois, ma pensé m’emporte plus loin que prévu, d’où tout le plaisir de tenir ce genre de blog.

Géopolitique afghane

Tuesday, June 15th, 2010

Un rapport d’experts miniers du Pentagone vient d’être publier et rendu public. Selon ce rapport il y aurait pour plus de 1 000 milliards de dollars de minerai à extraire du sol afghan. Pour les américains, comme pour beaucoup de commentateurs il s’agit là d’une excellente nouvelle pour l’Afghanistan qui pourrait, en exploitant, ces ressources relancer son économie sur une autre base que la culture du pavot…

Mais est-ce vraiment une si bonne nouvelle? Déjà les américains sont en train d’essayer d’intéresser des grandes multinationales minières à s’implanter en Afghanistan. Mais à qui profitera cette manne géologique?

Déjà, il semble clair que l’Afghanistan n’a pas l’expertise, les moyens technique et encore moins l’argent pour mettre en place de grandes exploitations minière. Si les afghans veulent extraire leur lithium, ils vont devoir faire appel à des géants de l’industrie américaine, européenne ou asiatique. Et, bien sûr, faire appel aux autres veut dire voir partir une bonne part des bénéfices. Évidemment le gouvernement afghan peut imposer des redevances, mais quel levier aura-t-il pour les imposer? Ça semble difficile au Québec alors que nous fournissons les infrastructures et que le pays n’est pas la proie d’insurgés…

Et même une fois les grandes entreprises implantées, qui fera le boulot? Les postes de directions seront comblés par les gestionnaires des grandes multinationales impliqués. Les postes d’ingénieurs seront pris par des européens ou des américains formé aux nouvelles techniques. La machinerie sera importée. On construira des routes, mais on les déduira des redevances. On fera peut-être même une centrale électrique, mais elle n’appartiendra pas au gouvernement afghan ou même à une entreprise locale.

Tout ce qu’il va rester aux afghans, c’est les jobs pourries de mineur. Celles que les occidentaux ne veulent pas faire. Et si les afghans ne veulent pas de ces boulots? Pas grave on importera des pakistanais…

Cela dit, tout n’est pas noir, il se peut que l’on fasse un peu mieux les choses et que les entreprises qui s’installeront là-bas fassent une place aux ingénieurs locaux et aux petites entreprises locales. Il se peut aussi qu’avec la venu des minières, de nouvelles entreprises afghanes voient le jour et qu’une petite économie local se développe. Routes, logements, restaurants et autres seront tenues et bâtis par les gens du pays. Des gens qui dans une génération pourront passer un héritage qui servira à bâtir une certaine souveraineté économique…

D’un autre côté, les talibans et même les afghans modéré auront probablement tout à fait raison de dire que l’on est train des les déposséder de leur richesses et qu’on ne leur laisse rien… Si l’Afghanistan avait un gouvernement fort ou si le FMI, l’OMC et la Banque Mondiale avaient vraiment les intérêts des pays et de l’économie mondiale à cœur, elles développeraient une forme de prêt et de partenariat qui permettrait d’intégrer l’économie afghane à l’économie internationale, de développer une minière afghane et de former les afghans afin qu’ils participent réellement au développement de leur économie et de leur pays. C’est à ce seul coût que l’on pourra obtenir une paix réelle et durable dans les pays en développement.

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Paradis fiscaux et JFL

Monday, June 14th, 2010

J’ai continué d’arpenter le blog de Jean-François Lisée. Les sections que j’ai le plus parcouru sont « Temps dur pour les détracteur du modèle québécois » parce que ça fait du bien de voir l’autre côté de la médaille – c’est-à-dire pas juste le côté alarmiste du tout va mal et on ne réussit rien au Québec – et « Économie » parce que bon c’est une bonne place pour commencer…

Dans la section économie je suis tombé sur une excellente explication du fonctionnement des paradis fiscaux. En fait, il y a plusieurs façon de faire pour cacher des profits, mais celle qui est expliqué ici compte pour environs 50% des activités frauduleuses qui sont abrité par les paradis fiscaux.

L’article d’origine publié par Rue89 vaut également le détour, on y trouve plusieurs bout d’entrevue avec Xavier Harel auteur de La Grande évasion, le vrai scandale des paradis fiscaux et des explications sur certaines autres formes d’évasion fiscales.

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Le Québec est plus juste

Friday, June 11th, 2010

D’accord, tout n’est pas parfait au royaume du Québec. La fonction publique est devenu un monstre de 500 000 employés, les ponts tombent et la population vieillie…

Cela dit, à force de se faire dire que nous passons la moitié de l’année à financer le gouvernement, que notre gouvernement est une grosse machine inutile et que notre économie n’est pas suffisamment performante on fini par croire que tout est à refaire.

Hé bien Pierre Fortin, cet économiste généralement associé à la droite, a récemment publier un texte pour le numéro printemps/été de Inroads, un magazine d’opinion canadien, sur l’équité sociale au Québec. Son article, tenez-vous bien, vente les vertus égalitaristes du Québec.

M. Fortin y soutien notamment que même si le niveau de vie mesurable du Québec se à 92% de celui de l’Ontario, la qualité de vie est ici bien meilleure. En fait si nous sommes à 92% du niveau de vie des Ontariens, c’est principalement parce que nous avons décidé de travailler moins à chaque semaine et de prendre plus de vacances.

Certains, François Vaillancourt et Mathieu Laberge, viendront dire dans le texte suivant celui de M. Fortin que cet état de fait n’est pas viable. Ça reste à voir et à confirmer – vous lirez l’article de M. Fortin pour vous faire une idée.

L’article souligne également, le bas niveau d’inégalité entre les riches et les pauvres et la faible profondeur de la pauvreté au Québec (nos pauvres sont moins pauvres que ceux de l’Ontario ou du reste du Canada). M. Fortin tente également d’expliquer cette différence et conclu que oui, le travail du gouvernement a eu un impact tout à fait appréciable sur la situation du Québec.

Enfin, M. Fortin termine sur une note qui rejoint le texte de Richard Wilkinson dont j’ai brièvement parlé en mars en affirmant, sans pouvoir le démontrer, que la plus grande équité qui règne au Québec loin d’être contre-productive, est en fait un gage de productivité accrue.

Bonne lecture!

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Brèves lectures

Wednesday, June 9th, 2010

Voici quelques lectures intéressantes que j’ai faites récemment.

La société de loisir n’est peut-être pas advenue comme nous l’aurions cru, mais il est bien possible qu’elle soit quand même là si on y regarde bien. C’est du moins ce que soutiennent Clay Shirky et Daniel Pink que Wired a réuni pour une courte conversation sur le développement du web 2.0. En effet selon les estimations de Shirky, le temps nécessaire pour publier les milliers d’articles que contient Wikipédia il aura fallut approximativement 100 millions d’heures de travail. C’est énorme certes, mais c’est très peu en regard des 200 milliards d’heures par an que les américains passent devant la télévision à ne rien faire de productif!

Dans un tout autre ordre d’idée, la revue Philosophie Magazine qui publie certains entretiens elle aussi, a mis en ligne une rencontre entre Eric-Emmanuel Schmitt et Abdennour Bidar sur la mort de Dieu – ou plutôt sur la place que ce dernier occupe dans leurs vies relativement rationnelles. La discussion est très intéressante puisque l’un, M. Schmitt, a fait entré Dieu dans sa vie parce qu’il ne se satisfaisait pas des réponses que la rationalité apporte aux grandes questions humaines alors que l’autre, M. Bidar, a fait entrer la rationalité dans sa vie parce que la religion prenait trop de place et alors les deux hommes au parcours inverse se retrouve sur un terrain d’entente ou presque.

Texte un peu plus court cette fois et sur un sujet un peu plus terre à terre si je puis dire, Richard Martineau pond un excellent texte sur la nécessité de la souveraineté du Québec. Remontant au débat sur les accommodements raisonnables, il traite de l’idée du multiculturalisme à la canadienne et de l’idée d’intégration toute québécoise. Deux positions diamétralement opposées et irréconciliables. Un texte d’une grande clarté à lire sans faute.

…

Pour terminer je vous propose deux découvertes. L’une est un blog, celui de Jean-François Lisée, l’autre une page d’archive, celle du Banc d’essais de l’excellente, mais malheureusement défunte émission Vous êtes ici à la radio de Radio-Canada.

M. Lisée a l’habitude d’écrire de très bons textes politico et socio-économiques dans la revue L’Actualité. J’en ai souvent numérisé pour vous permettre de les lire. Or, à ma grande surprise, j’ai découvert que ces textes se retrouvaient intégralement dans son blog sur le site du magazine. Blogueur inspiré, JFL publie beaucoup alors il faut chercher un peu, mais son blog vaut la peine d’être parcouru. La lecture que je vous propose, c’est celle du numéro d’il y a deux semaines ou il fait une analyse et une critique du rêve américain, notamment sur les chances réelles de progression sociale aux États-unis. Le rêve américain n’est-il qu’un rêve? – un texte à lire avec attention.

Dernière suggestion, passez sur le site des archives de l’émission Vous êtes ici et allez écouter quelques-uns des comptes rendu de lecture de Georges Leroux. Les ouvrages choisis sont généralement très intéressants et M. Leroux, fin analyste et habile communicateur, doublé d’un impressionnant degré d’érudition vous fera découvrir des auteurs et des idées qui méritent le détour. Le compte rendu proposé (et il y en a une vingtaine d’autre) est celui sur La nouvelle écologie politique de Jean-Paul Fitoussi et Éloi Laurent. L’écoute vous permettra de découvrir ce communicateur d’exception et le genre d’ouvrage qu’il nous a proposé pendant ses deux saisons à Vous êtes ici – Merci Mathieu.

Bonne lecture !

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Un arrêt à Chicago

Tuesday, June 8th, 2010

Il y a un passage de mon voyage à Disney dont je n’ai pas parlé dans mon compte rendu, mon arrêt inattendu à Chicago.

En effet, le trajet en avion qui devait nous mener à Orlando n’était pas direct. Nous devions passer à l’allé comme au retour par Chicago. Au premier passage, pas de problème, nous avons même eu le temps de manger tranquillement assis sur le rebord d’une fenêtre. Par contre au retour nous avons eu droit à la totale.

D’entrée de jeu, nous sommes arrivé à Chicago avec un peu de retard ce qui nous a stressé pour la connexion qui était un peu courte si on incluait un souper sur le pouce. Mais, coup de chance, à notre sortie de l’avion, vers 17h10 nous avons constaté que notre vol suivant était également en retard. Heure de départ d’origine : 18h47, nouvelle heure de départ 19h25, ce qui nous laissait une bonne heure et demi pour souper.

Nous n’avons pas pris de chance. Nous avons passé la sécurité et nous nous sommes rendu à notre porte d’embarquement avant toutes choses. 17h30, à notre porte d’embarquement on indique que le prochain vol part à 18h41 et c’est un vol pour Denver. Sur les moniteurs, on annonce notre vol pour 19h25 à une porte pour l’instant inconnue.

Nous partons donc souper et, après avoir fait la file pendant une demi-heure (il n’y a que deux resto assis dans ce terminal), nous avons une place et nous mangeons. 18h55, soit trente minute avant le départ annoncé du vol, nous retournons à notre porte d’embarquement pour constater – nos cœurs s’emballent et on a soudain très chaud – que notre avion est déjà parti. En fait, il est, selon les moniteurs partis à l’heure!

Pas d’annonce dans le terminal, rien. Ils ont juste remis le vol à l’heure.

…

Nous n’étions pas seul ce soir là à avoir des problèmes, plusieurs vols avaient été retardé, d’autre simplement annulé. Mais nous n’étions pas au bout de nos peines. Il fallait se trouver de nouveaux billets et passer par le – mauvais – service à la clientèle de United. Deux heures de file et dix minutes à expliquer à la dame que l’avion avait été annoncé en retard même si elle partie à l’heure plus tard nous avions une confirmation de réservation de billet pour le vol du lendemain (nous allions devoir faire la file encore une bonne heure le lendemain, sans parler des débats pour avoir les foutus billets).

21h35, nous sommes fatigués et les enfants ne tiennent plus debout. Direction hôtel Hilton de l’aéroport. Évidemment avec tous ces retards, l’hôtel est plein. « Traversez la rue, il y a un répertoire des hôtels à proximité – ils ont même un service de navettes. »

De l’autre côté de la rue il y a effectivement une foule de navette et une série de numéros de téléphone… La majorité des hôtels sont pleins. Il y a vraiment eu beaucoup de problèmes ce soir. Nous finissons par en trouver avec une chambre, mais la navette prendra une heure à venir nous chercher. Il sera alors 23h00. Heureusement l’hôtel n’est pas loin et nous pouvons finalement nous coucher exténués vers 23h30.

…

Le lendemain, tant qu’à être sur place, nous avons décider d’aller voir Chicago. Retour à l’aéroport en navette, puis train/métro jusqu’au centre-ville.

Chicago est une très belle ville. Troisième plus grande agglomération aux ÉU, elle a bien sûr une banlieue un peu déglinguée, mais le centre-ville est très accueillent. L’architecture est intéressante et la rivière Chicago qui traverse la ville crée de très beaux lieux ou il fait bon marcher. La « bille » en miroir, emblème artistique de la ville, est à voir sans faute, tout comme le parc qui l’entoure.

Mais notre visite la plus impressionnante fut celle du musée Field. C’est un musée d’histoire naturelle dont la collection d’animaux est très impressionnante. Je parle ici de vrais animaux empaillés. Et, à chaque fois, ce n’est pas qu’un seul buffle, un seul zèbre ou une seule girafe, on parle d’une petite bande à chaque fois! La mère et ses petits et souvent même leur proies habituelles. Une collection impossible à constituer de nos jours. Bâtie autour de 1930, cette collection compte des pandas, des léopards blancs et quelques autres animaux en voie d’extinction… Alors, oui, ça fait un peu mal au cœur, mais ça montre bien la désinvolture de l’époque et puis bon, c’est quand super impressionnant à voir.

Superbe musée donc. Les enfants ont adoré les dinosaures, dont la collection est également très intéressante… Et pour l’anecdote, à l’entré de l’exposition sur l’évolution de la vie, on pouvait lire un bon petit texte sur ce qu’est une théorie scientifique. J’imagine que c’est malheureusement encore nécessaire aux ÉU vue le nombre de créationniste qu’on y retrouve. Dernier point sur le musée : la visite familiale nous a coûté 74$ - l’entré à celui d’Ottawa nous aurait coûté 32$ comme de quoi le coût de la vie ne se mesure pas juste avec le prix des appartements.

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Au final ce détour a été fort intéressant, Chicago est une très belle ville que j’aimerais bien avoir l’occasion de visiter plus longuement ce qui risque d’être le cas si jamais je repasse par cet aéroport… Il parait que c’est celui ou il y a le plus de retards et d’annulation de vols aux États-unis. À éviter si vous êtes pressé.

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La nouvelle flamme de Maxime Bernier

Thursday, June 3rd, 2010

Je ne sais pas si vous avez suivi Maxime Bernier ces derniers temps, mais on dirait, en tous cas qu’il s’est mis à fréquenter Nathalie Elgrably régulièrement.

Bernier Elgrably même combat.

Tiens, prenez la dernière sortie du politicien Bernier. Il veut complètement abolir l’impôt des entreprises. Son calcul? Les entreprises qui économiseront ainsi des millions de dollars pourront augmenter le salaire de leurs employés qui eux par le truchement de leur impôts viendront remplir les coffres de l’État.

Personnellement, je ne crois pas une minute que les entreprises vont transférer tout cet argent dans nos poches. Les entreprises n’ont cessé ces dernières années de recevoir des congé de taxes à commencer par l’élimination quasi totale de la taxe sur le capital. Est-ce qu’elles ont pour autant augmenté les salaire? Non, elles ont coupé partout où elles pouvaient. Et d’ailleurs, les baisses vont continuer. Le gouvernement Harper a en effet décider de baisser progressivement les impôts des entreprises de 22% à 15% entre 2007 et 2012. Votre salaire augmentera-t-il de 7% de plus que l’augmentation « normale » (lire qui aurait eu lieu sans ces baisses d’impôts)? J’en doute fort.

M. Bernier comme Mme. Elgrably font de la petite économie et se drapant dans un résonnement économique valide essaient de nous vendre des concepts qui ne tiennent tout simplement pas la route. Le problème c’est qu’ils ne présente toujours qu’un côté de la médaille.

Le dernier texte de Mme. Elgrably* est tout aussi révélateur. Dans sa dernière tirade contre l’État et les gouvernements elle soutien que le déversement en eaux profondes est du aux groupes environnementaux et au fait que l’État a écouté ces derniers et émis des moratoires sur l’exploitation pétrolière près des côtes.

Si cette partie de l’équation est vrai, elle est loin de brosser tout le tableau du monde pétrolier. Mme. Elgrably a sciemment omis plusieurs fait dont le plus évidant : Celui de la limitation de la production par l’OPEP – qui n’est rien d’autre qu’un cartel. Chantre du libre marché et de l’intervention minimal des États, Mme. Elgrably s’est bien garder de rappeler que cette importante défaillance du marché a poussé bien des entreprises pétrolières à se lancer dans des exploitations plus risquées afin de comblé le manque laissé par l’OPEP et je ne parle même pas de l’influence de tous ces joueurs sur le prix et de l’influence réciproque que les prix ont sur l’exploration et l’exploitation de site non conventionnels. Bref, l’action des groupes environnementaux n’est qu’une goûte dans baril du monde très complexe de la production pétrolière.

Ainsi donc, encore une fois, je ne peux que souligner les raccourcis intellectuels de ses faiseurs d’opinion et espérer que les gens auront le bon sens de ne pas se laisser berner pas eux.

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* Prenez le temps de noter l’hébergeur du texte de Mme. Elgrably