Archive for April, 2010

Le poids du présent

Friday, April 30th, 2010

Il y a un mois jour pour jour, je revenais d’une semaine de vacances à Paris. Je ne sais pas trop pourquoi mais ce voyage m’est revenu en tête hier soir… Il s’agissait d’un vague souvenir, plutôt ténu. Des images relativement claires, mais dont la clarté contrastait grandement avec cette impression persistante que j’ai fait ce voyage il y a bien plus longtemps.

Il m’est arrivé à peu près la même chose l’an passé après mes vacances. Deux ou trois semaines au boulot et à la maison et voilà que les semaines de vacances ne sont plus qu’un lointain souvenir.

Généralement quand je reviens de vacances, je me dis que je dois continuer à vivre à un rythme de vacancier. Ça fonctionne généralement deux ou trois jours. J’ai déjà réussi à tenir une semaine, mais le rythme effréné de ma vie moderne me rattrape généralement bien vite et alors j’oublie mes vacances.

Certains jours au bureau le poids du présent devient tellement lourd que pour s’encourager, ou peut-être pour faire diversion, nous partons pour dîner en nous disant que nous sommes en vacances pour une heure. Des fois on réussit même à y croire, le stress tombe, on lâche le boulot on parle de tout et de rien, des vacances à venir ou de la dernière game de hockey…

Mais bien vite, la chape de plomb retombe et le poids s’accumule jusqu’à enlever l’envie de faire un pas de plus. Les dossiers compliqués pour rien au bureau, les enfants qui ne veulent pas se brosser les dents, tout devient très lourd…

La solution? Je ne sais pas. L’autre jour, il y a un des ces collègue et ami avec je prends régulièrement des vacances sur l’heure du dîner qui m’a dit « Moi je veux sacrer mon camp d’ici sans partir… On se pars-tu une commune? »

Ce n’est pas une solution. La vraie solution passe par un changement de culture majeur… Mais pour l’heure je me soigne en bloguant lentement et en m’amusant de tout et n’importe quoi – Brandy c’est tu assez ridicule comme nom? Au moins elle ne s’appelle pas crème de menthe!

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Parizeau, à lire sans faute !

Tuesday, April 27th, 2010

Le dernier livre de Jacques Parizeau n’aura pas du s’appeler La souveraineté du Québec, Hier, aujourd’hui et demain, puisque au bout du compte il n’est que très peu question de la souveraineté dans ce livre. Et s’il en parle c’est généralement en termes techniques.

La première partie du livre est plutôt historique. Elle raconte les deux référendums, mais d’une façon très global. L’avant, l’après. Du côté du Canada, du côté du Québec. Et, tout se fait sur un ton tout à fait neutre où M. Parizeau souligne tant les bons coups que les mauvais coup des fédéralistes et des souverainistes. C’est une partie de notre histoire récente importante à bien connaître et ce livre en fait un excellent résumé.

La seconde parti, la plus importante et la plus intéressante à mon avis, porte sur ce qu’est un État, comment il est constitué comment il doit être gérer et quel sont les limites de cette gestion. Des chapitres comme La mondialisation et la protection du citoyen, Les secrets de la croissance (où Parizeau détail ce qui peut ou doit être fait pour qu’un pays soit productif et innovateur*) ou encore L’État et l’entreprise : Le grand débat, tracent avec précision le rôle de l’État et son rayon d’action. Cette seconde partie est appelé à faire école dans les débats sur la conduite des États. C’est écrit simplement et tout en nuance. Parizeau donne des exemples simples et pertinents qui permettent de saisir rapidement toute la complexité de ces grandes questions qu’il n’aborde pas de façon simpliste comme trop de gens le font.

Bien sûr à travers tout ça on est appeler à voir les avantage d’un Québec souverain, mais jamais M. Parizeau tente de convaincre, il ne fait qu’énoncer des faits, des points loi. Les souverainistes comme les fédéralistes ne finiront pas cette lecture déboussolé, mais ils en sortiront avec des éléments de réflexion qui ne pourront que donner une plus grande profondeur à leur pensée sur la question nationale.

Ce petit livre de 250 pages se lit facilement et il est très accessible compte tenu de la nature des propos qui y sont aborder. Pour moi, c’est un livre majeur qu’il faut absolument lire.

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*Cette section est particulièrement intéressante et M. Charest nous aurait présenté un tout autre budget s’il l’avait lu et comprise. Elle explique d’ailleurs très bien l’importance et l’articulation de ces concepts souvent galvaudés.

Un dimanche en Jeans

Monday, April 26th, 2010

Notre premier ministre a organise cette fin de semaine une session parlementaire extraordinaire, histoire de donner l’impression que l’État aussi faisait sa part pour combattre le déficit. Cet exercice est bien futile, ils ont eu la chance de présenter un budget intéressant avec une vision d’avenir, ils ont eu l’occasion de prendre des décisions qui aurait affirmé haut et fort comment ce gouvernement entendait gérer le pays, mais ils ne l’ont pas fait.

De mon côté j’ai affirmé qu’ils auraient pu faire mieux, qu’il eut été possible de présenter un projet de société par le truchement de ce budget, mais je n’avais que très peu de propositions réelles et encore moins de chiffres pour étayer mes dires.

Hé bien, figurez-vous que Jean-François Lisée l’avait fait à ma place dans un récent numéro de l’Actualité. J’ai fait un peu de rattrapage cette fin de semaine et je suis tomber sur ce texte : Budget, l’heure de vérité pour Jean Charest. En deux pages, Jean-François Lisée réussit à donner une direction d’ensemble aux ajustements fiscaux et à mettre un place un plan de développement de l’économie québécoise et ce en se basant sur des programmes déjà en place dans plusieurs pays.

Bonne lecture.

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Le retour au bulletin chiffré

Friday, April 23rd, 2010

Mon cerveau a presque disjoncter lundi dernier alors que je lisais l’article de Lisa-Marie Gervais sur le retour des bulletins chiffrés et la levée de boucliers qu’il a engendré chez les professionnels de la pédagogie qui sont à l’origine de la réforme.

Ils sont tellement convaincu de leurs idées tordues qu’ils en font plier la réalité!

Louise Lafortune du département de science de l’éducation de l’UQTR s’exclame « C’est une notion absurde que d’en revenir à cette idée de bulletin national ».

Quoi!? Cette experte en éducation est en train de nous dire qu’il est absurde que tous les enfants du Québec soient évalués de la même façon et que le bulletin qui sert de rapport à cette évaluation soit le même partout au Québec! Faut pas être perdu juste un peu! Voulez-vous bien me dire pourquoi un enfant de Sherbrooke devrait recevoir un bulletin différent de celui Rimouski en plus d’avoir été évalué différemment alors qu’ils sont supposé apprendre la même chose!

Le système d’éducation est l’égalisateur social par excellence, on veut que tous les québécois aient le même bagage de connaissances pas créer des régions où les élèves sont sensiblement moins fort que d’autre, c’est quoi cette idée de fou?

D’ailleurs parlant de connaissances, Mme Lafortune s’inquiète également du fait que l’on va recommencer à évaluer les connaissances de élèves. Tabarnak, ça sert à quoi l’école si ce n’est pas pour acquérir des connaissances !?

On apprend dans l’article de Mme Gervais que « les critères d’évaluation seront revus de façon à pouvoir s’appliquer aux connaissances et à leur utilisation » et Mme Lafortune ose suggérer qu’il s’agit là d’un pas en arrière… Le mots me manquent. Comment peut-on à se point être aveugle? Je veut bien croire qu’il peut être utile d’évaluer d’autre type de connaissances mais de là à refuser l’évaluation de connaissances acquises de façon directe, ça me dépasse tout simplement.

Heureusement que bien des profs ont fait preuve de résistance, que les parents s’en sont mêlé et que la ministre de l’éducation Mme. Courchesne a fini par faire ce qui devait être fait.

Tiens, pour terminer une dernière remarque de Mme. Lafortune – experte en éducation : « Je voudrais bien que la ministre me démontre en quoi remettre le redoublement crée le succès. »

Hé bien, moi, Mme Lafortune, je voudrais bien qu’on me démontre comment le fait de faire passer des élèves en troisième année du primaire sans qu’ils sachent lire garanti qu’ils vont apprendre à lire correctement rendu là sans prendre de retard sur les autres matières!

Et puis tiens, je tente une réponse toute bête : Le redoublement crée le succès parce qu’il démontre à l’enfant que pour réussir dans la vie il faut faire des efforts!

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La souveraineté économique (bis)

Monday, April 19th, 2010

Il y a, je le disais dans mon premier texte, un second aspect à la souveraineté économique qui aurait pu être pris en compte par le gouvernement lors du budget.

La souveraineté économique dont je parlais dans précédant texte c’est celle d’un État dans un contexte de mondialisation, celle qui devrait pouvoir être en partie protégée pour permettre un certain un certain retour sur les investissements faire dans les entreprises locales. Bien évidemment il ne s’agit pas ici de s’acharner pour garder une industrie sur le déclin ouverte sous prétexte que la compétition extérieure est trop grande. J’en suis bien conscient la ligne est mince.

Cela dit, l’expression souveraineté économique est plus souvent utilisée pour parler de la possession d’une économie d’un pays par les gens qui l’habitent. Mis plus simplement la souveraineté économique c’est posséder les entreprises qui font tourner l’économie.

L’exemple le plus clair est certainement celui de Quebecor. Je ne connais pas les détails de l’affaire, mais tout le monde sait bien que Pierre-Karl Péladeau a hérité de l’entreprise de son père. Bien sûr il ne la possède pas entièrement, mais il la possède suffisamment pour rester légitimement à sa tête. Bien des gens ont critiqué cette « nomination ». PKP étant le fils de son père dans ce cas là. Mais voilà, si l’entreprise avait plutôt été vendue par Pierre Péladeau il est fort à parier qu’elle ne serait plus au Québec.

Bien des entreprises bâties par les baby-boomers ont été vendues à des intérêts étranges ces dernières années – je m’en suis d’ailleurs déjà inquiété ici. L’idée étant, bien sûr, que posséder ses entreprises et donc son économie permet de mieux la contrôler de ne pas voir toutes boîtes fermer et tous les investissements disparaître dès que l’économie va mal ou que quelqu’un quelque part offre des conditions légèrement supérieures.

Comment faire cela? Il y a plusieurs outils. La Caisse de dépôts et placements en est un dont on peut être fière malgré ses déboires. Le reste passe par du soutien aux entreprises locales établies comme aux nouvelles. Ça passe aussi par une certaine aide aux investisseurs locaux.

Tout ça est, bien sûr loin d’être évidant. C’est pourquoi chaque vente d’une entreprise québécoise à l’étranger est une catastrophe. Bâtir une nation qui se possède c’est long surtout quand elle a longtemps été possédée comme ce fut le cas ici. Mais il faut bien voir que c’est un cercle vertueux et que chaque nouvelle entreprise québécoise qui réussit crée une certaine richesse qui peut, qui doit être investie ici.

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La souveraineté économique

Thursday, April 15th, 2010

Dans mon texte Le bon budget j’affirmais que « Nous sommes dans un marché mondial intégré, [et que]c’est donc l’ensemble des fournisseurs potentiels qui doit pouvoir soumissionner – la droite a gagné la bataille théorique depuis longtemps, mais ça ne pourra pas durer indéfiniment. » Je disais du même souffle que j’allais y revenir. Hé bien c’est aujourd’hui que ça se passe.

…

Nous vivons depuis déjà plusieurs décennies dans un marché mondial intégré. Cela a des conséquences importantes sur l’économie locale. Des conséquences contre lesquelles les  altermondialistes s’élèvent régulièrement.

Une de ces conséquences est l’ouverture des frontières économiques qui, avec les règles des échanges internationaux – auxquelles nous avons librement adhéré, nous oblige à tenir compte des soumissionnaires internationaux quand nous renouvelons les voitures du métro de Montréal.

Derrière cette façon de faire se cache la théorie économique de l’avantage comparatif qui veut que si chacun se spécialise tous seront plus efficace et tous profiterons de l’efficacité des autres et ainsi pourrons consommer plus.

Le mauvais côté c’est bien sûr l’impossibilité légale de pouvoir confier à un fleuron national un juteux contrat de voiture de métro. Si l’idée de l’avantage comparatif est bonne, elle a cependant des limites qui, à mon sens, ne devraient pas être franchies et ces limites vont bientôt devenir très évidentes. La crise alimentaire de 2007-08 nous en a donné un bref aperçu.

Les échanges internationaux c’est bien beau mais ça rend les pays dépendants les uns des autres (ce qui est par ailleurs un des buts du libéralisme économique) et ça crée une place publique d’échange où ceux qui paient le plus cher pour le riz l’obtiennent même si leur population en gaspille…

Ainsi, à mon sens, il risque fort d’y avoir à court terme le développement d’une règle sur la souveraineté alimentaire. Une règle entérinée par l’OMC et ses membres qui permettrait aux États de se soustraire aux règles du commerce international pour produire un certain pourcentage de la nourriture qu’ils consomment. En un sens, ça se fait déjà à travers les diverses subventions que les agriculteurs reçoivent un peu partout dans le monde. L’équivalent est en train d’être mis en place pour les produits culturels – grâce au Québec, il faut le souligner.

Et puis, si on pouvait étirer la logique un peu il serait possible de permettre aux différents gouvernements de faire appel à leur fleurons locaux pour certains travaux si on permettait par exemple d’aller rechercher en impôts directs les subventions versé à une entreprise avant qu’elle ne soit obliger de soumissionner au côté de ses compétiteurs. Ce serait une façon de s’assurer que Bombardier ne fasse pas profiter nos voisins avant nous des généreuses subventions que nous lui concédons.

Alors, oui aux échanges internationaux, de toutes façon on peu difficilement reculer (quoi que la fin du pétrole pourrait totalement changer la donne), mais alors des échanges où il la souveraineté économique jouie d’une certaine protection.

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Tiens d’ailleurs il y a une autre partie à la souveraineté économique dont le budget aurait pu tenir compte… J’y reviens demain.

Le bon budget !?

Wednesday, April 14th, 2010

Je ne suis pas certain de pouvoir dire ce que serait un bon budget. Si l’image que j’en ai donné dans mon texte Le mauvais budget est globalement bonne, la pratique rend les choses un peu plus complexe.

D’entré de jeu, il y a la dette dont la hauteur semble bien difficile à définir. Pour certains elle correspond à 94% du PIB ce qui la placerait au cinquième rang des dettes de l’OCDE, pour d’autres une dette de 95% du PIB (celle des ÉU dans cinq ans) est sous la moyenne européenne… Mais dans un cas comme dans l’autre il faut y porter attention.

J’ai dit qu’il fallait avoir de la vision et investir dans un ou plusieurs domaines d’avenir afin de se donner une direction, une base sur laquelle asseoir nos politiques économiques. À ce propos fermer 31 classes de francisation c’est la preuve par l’absurde que le gouvernement fait n’importe quoi. La mission première au Québec étant l’intégration des immigrants. Et d’ailleurs, où en est le dossier de la reconnaissance des diplômes depuis 2 ans?

Une option parmi tant d’autre serait le développement de l’auto électrique. Le gouvernement québécois pourrait décider que d’ici 10 ans tout son parc automobile sera électrique et que les voitures devront être faite au Québec. Ce serait génial, mais il y a un problème majeur à ce type de programme : l’OMC (Organisation Mondial du Commerce – auquel nous avons adhéré).

Comme pour le renouvellement des voitures du métro de Montréal il est impossible, même si l’on a un Bombardier dans sa cour de privilégier les industries locales. Nous sommes dans un marché mondial intégré, c’est donc l’ensemble des fournisseurs potentiels qui doit pouvoir soumissionner – la droite a gagné la bataille théorique depuis longtemps, mais ça ne pourra pas durer indéfiniment. J’y reviendrai.

Ainsi on peu stimuler le développement de la voiture électrique, mais il faut que ce soit fait dans une perspective mondiale ce qui complexifie grandement tout programme de ce type. Et  d’ailleurs, l’investissement dans les infrastructures comme on en a tant vu récemment c’est bien beau, mais toutes ces routes doivent mener quelque part! Bien sûr ce sont de bonnes dépenses en temps de crise économique, mais s’il n’y a pas d’industrie à faire tourner, à quoi bon?

Reste qu’il y a moyen par des mesures simple de stimuler le développement de nouveaux pans de l’économie. À ce titre le meilleur exemple récent au Québec est celui du programme de subvention à l’industrie du jeu vidéo mis en place par Bernard Landry durant son mandat de 2001-2003. Ça aura permis d’attirer quelques entreprises qui en ont attiré d’autres jusqu’à ce que Montréal devienne un des principaux pôle de développement du jeu vidéo au monde – le troisième si ma mémoire est bonne.

Le jeu vidéo à Montréal c’est aujourd’hui 5000 emplois, 50 entreprises de développement, 14 de logiciels et 18 de services! Et ce sont des bons emplois, bien payé et qui pour certains comme Ubisoft sont en train de tenter une percé dans le cinéma…

Bref, il est possible de faire un bon budget, un budget d’avenir, mais ce n’est pas simple. Il faut avoir de la vision, une excellente connaissance de l’économie et une capacité à déceler les voies d’avenir même si elles peuvent sembler bien évidente ces jours-ci. Il ne s’agit donc pas simplement de manifester contre le gouvernement, mais bien d’avoir des projets clairs et réalistes à présenter.

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p.s. Hier j’ai oublier de souligner le texte de Josée Legault auquel je faisais référence sur les baisses d’impôts consenties par Charest au début de son mandat… À lire.

Le mauvais budget

Monday, April 12th, 2010

Il y a deux semaines, le gouvernement Charest déposait son budget 2010. Si certains se sont réjouis du fait que le gouvernement ait tiré sur tous les leviers disponibles pour combler le déficit et juguler la progression de la dette, il ne représente qu’une minorité.

Plusieurs plus lucide que les « lucides » se sont bien rendu compte que la plupart des mesures proposées était régressives, que le gouvernement avait taxé sans discernement, qu’il a pris le chemin facile de l’augmentation des tarifs plutôt que celui plus difficile de mesures plus subtiles mais éprouvées tel que le financement des hôpitaux à l’acte plutôt que par subvention.

D’autres encore se sont souvenu et ont rappelé que le déficit actuelle et la croissance de la dette était en bonne partie due à de mauvaises décisions gouvernementales comme celles de ce même gouvernement Charest de baisser les impôts il y a quelques années et de ne pas récupérer les points de TPS laissés vacants par le gouvernement fédéral.

Pour ma part, ce qui m’embête le plus c’est le manque de vision. Je suis peut-être un indécrottable idéaliste, mais il me semble, surtout dans le contexte actuel, qu’un budget empreint d’une vision globale aurait été on ne peut plus souhaitable. Je sais que ce n’est pas simple à faire et à produire, mais le fameux groupe d’économistes réunit par M. Bachand aurait, j’en suis certain, été à la hauteur d’une telle tâche, mais on préférer leur commander de simple petits rapports digne d’un technicien en comptabilité pour mieux nous faire avaler le budget – visiblement ça n’aura pas suffit.

De quelle vision globale est-il question et comment est-ce que l’on oriente ça? Ce n’est pas si compliqué. L’idée c’est de se donner une direction socio-économique. Par exemple devenir les plus performants au niveau énergétique en Amérique du Nord. Et là, dans cet optique global, on taxe ce qui n’est pas éco-énergétique. On taxe les entreprises polluantes, on donne un congé de taxes à celles qui performent bien. On prévoit des subvention pour les entreprises et autres qui feraient, comme les cégep Ste-Foy*, des conversions. On encourage le développement, on forme des travailleurs, etc.

Ça c’est agir globalement, ça c’est se donner un vision d’avenir et vous savez quoi ça peut également avoir l’air d’un projet de société ce que d’aucun réclame depuis longtemps! Et tout ça à travers un simple budget. Des mesures relativement simple qui change en profondeur les comportements, il y en a. Le cas du financement des hôpitaux et patent. Il s’agit en gros de se donner des objectifs, de décourager les mauvais comportements et d’encourager les bons tout en stimulant le développement de l’économie.

Quant aux coupes dans l’appareil gouvernemental, je n’y crois pas plus que vous. Bien sûr on va couper des postes un peu partout, mais ce sont les structures qui sont problématique, l’approche de gestion, la façon dont les dossiers sont traité. M’enfin si les départs par attrition peuvent obliger une remise en question de la structure ce sera toujours ça de pris. Parce que sinon, il ne faut pas se faire d’illusion touts les employer de l’État on le droit d’être relocalisé, alors ce n’est pas parce que l’on abolit un poste qu’on récupère un salaire.

Reste la santé et l’éducation. De ce côté-là, il faudrait vraiment savoir ce que l’on veut. Que les objectifs soient clairs, que les limites le soient aussi. Et après, ben, c’est simple, il faut que l’on se donner les moyens de nos ambitions et ça, ça passe par une approche globale de l’économie de la province.

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*Le cégep Ste-Foy a converti son système de chauffage électrique à un système de chauffage géothermique. Investissement : 5 millions de dollars. Rentabilité prévue : environs six ans! Après le 5 millions d’investissement est remboursé et le cégep commence à faire des économies substantielles sur le chauffage, des économies de l’ordre de 1 million par année. Pourquoi tous les organes gouvernementaux n’en font-il pas autant? Ça serait économique et en plus ça libérerait de l’électricité pouvant être vendu ailleurs pour plus cher!

Vision psychologisante

Friday, April 9th, 2010

Il m’est arrivé à plusieurs reprises de côtoyer des gens qui fréquentaient assidûment un psychologue. Je ne l’ai pas remarqué tout de suite, mais à force de les côtoyer, je me suis rendu compte que leur vision des événements était largement dictée par la vision psychologique de leur pathologie particulière.

Je m’explique.

Là où tout le monde ne voir qu’un simple oublie ou une conséquence du hasard (par exemple vous organisez une sortie pour le dîner au bureau à midi moins cinq et vous en oublier un, une, la personne n’est juste pas dans le coin quand la décision est prise etc.), une personne qui se fait traiter pour des problèmes d’estime de soi croira inévitablement que c’est parce que vous ne l’aimer pas.

Autre exemple, là ou tout le monde ne verrait qu’une question anodine, une incompréhension ou une recherche d’amélioration (par exemple vous remettez en question une façon de faire ou questionner l’outil utiliser lors d’une opération que vous connaissez bien), la personne en traitement pour un manque de confiance croira que si vous la questionner c’est que vous ne lui faite pas confiance.

Ainsi, de façon générale et c’est peut-être moi qui fait de la psychologisation, les personnes en traitement ou ayant été traitées font souvent de la projection de diagnostique et finissent par attribuer au autres des comportements ou des intentions qu’ils n’ont pas mais qui collent à leur diagnostique. Ou dit autrement, ce n’est pas parce que quelqu’un remet continuellement ce qu’il fait en question que les autres passe aussi leur temps à remettre en question ses agissements.

Le diagnostique et le traitement psychologique a donc ceci de mauvais à mon sens, qu’il enferme la personne traité dans un carcan d’interprétation de ses actions et de celles de autres qui ne correspond pas nécessairement à la réalité. Pire ce carcan d’interprétation qui entraîne le traité à prêter aux autres des intentions qu’ils n’ont pas le maintien dans son été altéré. (Je n’ai pas confiance en moi, les autres agissent de telle façon parce qu’ils n’ont pas confiance en moi… Et la roue tourne.)

Certains, j’en suis sûr, conclurons qu’il ne s’agit là que de ma vision altéré des choses et des comportement des gens et que j’ai en fait moi aussi besoin de traitement.

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La tactique sentimentale

Thursday, April 8th, 2010

Hier j’ai eu la visite d’un de mes bons amis. Il travail dans une grande firme et au détour d’une discussion sur le travail de négociation il m’a avoué avoir utilisé avec un collègue pour convaincre un groupe de travail une tactique vielle comme le monde mais qui laisse quelques questionnements à mon esprit.

La tactique est la suivante. C’est une négociation en trois temps. Dans un premier temps on envois le méchant, celui qui met cartes sur table qui est honnête, mais un brin agressif, celui qui donne l’impression que la négociation va être ardue et que l’on ne cèdera pas un pouce. Ça, c’est le rôle du collègue complice.

Puis pour la seconde rencontre c’est mon ami qui y va. Lui, il va jouer le rôle du concilient, celui que le groupe de travail va aimé parce qu’il est moins intransigeant que l’autre, plus attentif, plus amical. Le groupe finira par le voir comme un sauveteur. Il va sauvé la négociation et les sauvé de l’autre méchant intraitable… Mais c’est juste une rencontre pour dénouer l’impasse, les vraies décisions ne sont pas encore prises.

Viendra finalement la dernière ronde ou les décisions réelles seront prises et ou le groupe de travail amadoué et content de négocier avec le bon et non le méchant et tout pourra passer plus facilement. Le groupe sera moins résistant puisqu’il sera convaincu d’avoir le négociateur le plus concilient devant lui…

La technique est évidemment vieille comme le monde. Elle est même enseignée aux HEC (Haute Étude Commerciales)!

Évidemment, on pourrait être tenté d’y voir un certain problème d’éthique, mais ce n’est pas ce qui m’accroche. La question que je me pose c’est pourquoi sentons-nous le besoin d’user de telles tactiques?

Sommes-nous à ce point pressé (on parle ici de trois rencontre à dix personnes) que l’idée de négocier sans ces artifices facilitateurs nous donnes des mots de têtes? Ou alors est-ce que dans cet ère du rationnel nous ne croyons pas vraiment en faite en la rationalité objective des gens et donc croyons qu’il est nécessaire d’utiliser ce type de stratégie pour arriver à nos fins. Ou encore est-ce peut-être le syndrome du toujours plus, on utilise ces artifices pour ne pas trop en céder aujourd’hui sachant très bien qu’on va devoir en céder plus l’an prochain…

Bref beaucoup de questions, peu de réponses… L’Homme est une drôle de bibite. À la fin j’imagine que c’est une question de confiance et de la nature humaine qui tend toujours à tenter d’avoir un résultat maximal avec un effort minimal… Aujourd’hui, on appel ça maximiser les ressource, augmenter la productivité.

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