Archive for February, 2010

Anecdote syndicale

Thursday, February 25th, 2010

Alors que certaines voix s’élèvent pour dénoncer l’idée d’une coalition de la fonction publique et des hausses salariales mur à mur, j’ajoute mon grain de sel en vous racontant une petite anecdote toute récente et bien parlante sur les disparités de salaire et de charge des employés de la fonction publique.

Au bureau de ma blonde, ils ont ouvert un poste en communication et ils ont reçu une bonne quantité de CV dont deux de femmes ayant des expériences (en années) et des postes similaires. L’une travail dans un ministère, l’autre dans une université – Madame M. et Madame U.

À la question qu’avez-vous fait comme travail dans la dernière année, Madame M. a expliqué qu’elle avait monté tout la compagne de pub « Êtes-vous fourmi ou cigale? ». Elle a développé le concept, montée la campagne, fait faire et suivi le développement du site internet et de dépliants, mis en place les services requis pour suivre l’évolution de la campagne et orchestré le tout en plus d’avoir au préalable présenté de façon détaillé deux autres campagnes du même type afin de donner un choix au décideurs. Et, bien sûr, elle n’a pas fait que ça, Madame M. est au communication pour l’ensemble du ministère, cette campagne n’était que son projet principal.

À cette même question, Madame U. a répondu qu’elle avait organisé un tournois de golf. C’est tout, de s’enquérir ma blonde lors de l’entrevue. Oui, oui, c’est beaucoup de travail un tournois de golf, il faut trouver des commanditaires de répondre Madame U.

Et vous voulez savoir la meilleure? Madame U. gagne plus de 10 milles dollars de plus par année que sa consœur ce qui la place au par avec ses collègues du privé mais, bien sûr, avec une tâche beaucoup moins et aucun employé à gérer. Alors que Madame M., a un salaire inférieur à ses collègues du privé et autant de travail et de gens à gérer.

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Liberté de conscience

Tuesday, February 23rd, 2010

Oui, j’ai écouté Tout le monde en parle et oui j’ai bien compris l’argument de Charles Taylor, un penseur par ailleurs terriblement intéressant. Mais pour faire suite à mon billet d’hier sur le conditionnement religieux et, malgré cet argument de liberté, je dois dire que je ne suis pas d’accord avec M. Taylor, du moins dans une certaine mesure.

L’argument de la liberté de conscience qui veut que l’on puisse choisir ce en quoi l’on veut croire et vivre selon ces préceptes me va, tant que lesdits préceptes et croyances ne viennent pas brimer la liberté des autres ou nécessiter la dé-laïcisation de l’État, même partiellement.

Maintenant, mon premier problème apparaît quand cette prétendue liberté de conscience finit par apparaître comme une prison mentale et que les préceptes qui la sous-tendent pousse les croyants à remettre en question et même contester des faits qui sont complètement à l’extérieur du monde spirituel comme, exemple phare, le combat pour l’enseignement du créationnisme!

Mon second problème, et celui-ci est encore plus sérieux, apparaît avec « l’enseignement » religieux que les parents croyants prodiguent à leur enfants. Certains diront qu’ils les élèves dans la foi, moi je dirais qu’ils les endoctrinent.

Je veux bien me rallier à l’argument de la liberté de conscience, mais je ne crois pas qu’un enfant de cinq an fasse un choix conscient de croire quand il est « élevé dans la foi ». Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il s’agit là d’un crime, mais une atteinte à la liberté certainement. Et, comme nous l’avons vu avec l’essai de M. Devirieux, la « programmation » religieuse peut-être très, très difficile à effacer lorsque faite systématiquement et sur une longue période.

Donc, va pour la liberté de conscience, mais à condition que celle-ci soit réellement une liberté.

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Une foi inébranlable

Monday, February 22nd, 2010

Pour faire suite à mon texte de la semaine dernière sur les écoles juives et la religion je vous soumet ce aujourd’hui les conclusions d’une étude faite par Éric Kandel sur la « programmation » neuronale.

Ça fait longtemps que les psychologues nous le disent, l’autosuggestion ça fonctionne. À force de se dire qu’on est pas bon, on fini par le croire et le devenir. Mais c’est à travers un ouvrage de Jean Devirieux, que j’ai trouvé une confirmation scientifique (lire mesuré directement dans le cerveau) de cette réalité bien connue.

« Il revient à Éric Kandel, de l’université de New-York, Prix Nobel de médecine 2000, d’avoir découvert, par ses travaux sur les neurones, comment les circuits synaptiques peuvent être soit affaiblis, soit renforcés selon la nature, l’intensité et la répétition du stimuli, donc des informations, et comment le stockage des informations répétitives peut reconfigurer ces circuits synaptiques et modifier l’anatomie du cerveau de façon durable*. » Notez que vous pouvez lire cet extrait et quelques autres sur Google, chapitre 1, section 1.8.

Ainsi il apparaît clairement que le fait de fréquenter pendant plusieurs années une école confessionnelle où jour après jour on nous inculque une foi spécifique, fini inévitablement par modifier de façon permanente notre cerveau. Cette foi et les « vérités » qui en sont constituantes deviennent alors absolument inébranlable. Elles sont profondément ancrées comme vérités absolues dans notre cerveau.

On comprend mieux alors pourquoi il semble souvent impossible de raisonner des croyants ou simplement de discuter avec eux. Leur cerveau s’est carrément modifié pour croire en Dieu et cela est aussi vrai pour eux que l’eau est mouillé…

J’imagine qu’à force de discussion il serait possible de renverser la vapeur. Tous ceux qui ont joué à Tetris le savent. Là aussi le cerveau s’adaptait pour jouer – le cerveau des meilleurs joueurs travaillait moins que celui des novices! Mais en cessant de jouer, ces liens ont cessés de se renforcer, mais peuvent-ils vraiment disparaître? Peut-être, mais ça ne sera assurément pas facile.

Ça permet également de mieux comprendre ce sentiment profond qu’est la foi. Ça vient de l’intérieur, on est comme convaincu du plus profond de notre être… Ce qui semble tout à fait évidant si l’on considère que cette « vérité » est inscrite dans notre cerveau, dans les circuits synaptiques et ce de façon plus ou moins diffuse.

…

Alors voilà, on comprend mieux pourquoi les gens qui ont la foi sont souvent intraitable sur ce sujet et aussi les dangers de l’éducation confessionnelle. Maintenant comme le suggère M. Devirieux il s’agit de passer à la législation.

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*Jean Devirieux, Manifeste pour le droit à l’information: De la manipulation à la législation, Presses de l’Université du Québec (PUQ), 2009, 202 pages, ISBN 978-2-7605-2365-4

Une brèche dans un État laïque

Thursday, February 18th, 2010

Ainsi le gouvernement Charest a décidé d’accommoder les écoles juives orthodoxes en modifiant la loi pour leur permettre d’ouvrir leurs écoles la fin de semaine.

L’accommodement est-il raisonnable? Si par là on entend est-il raisonnable de permettre aux juifs d’aller à l’école le samedi, pas de problème. Si par contre on considère cette modification de la loi pour accommoder une poignée de citoyens, il y a déjà l’aube d’un problème. On aurait très bien pu faire un amendement ou trouver un autre terrain d’entente. Mais on a choisi de modifier la loi.

Maintenant il faux bien comprendre ce qui est à la base de cette modification. Les jeunes juifs n’aurait-il pas pu lire la Thora le samedi plutôt que de faire de la géographie? Pourquoi doit-on absolument étendre la semaine scolaire quand, dans les faits, les écoles juives manque de temps parce qu’elles ont choisies de faire de l’enseignement religieux à tous les jours? Mais c’est parce que c’est comme ça, la loi  juive, la loi de la Thora, la loi de Dieu…

Et c’est là que le bât blesse. Avec ce changement à la loi on crée une brèche dans l’État laïque. On fait passer la loi de Dieu devant celle des hommes. Car c’est là la définition même de l’État laïque, les lois appliqués sont celles des hommes pas celles déduites d’un bouquin vieux de 2000 ans par des exégètes qui croient dure comme fer que ce livre est l’Å“uvre de Dieu.

En ce sens cette décision prise par le gouvernement Charest est extrêmement grave parce qu’elle ouvre la voie à l’application au Québec, dans certaines circonstances et pour certains groupes, de la « loi de Dieu » et ceci dans le cadre de la loi, contrairement à tous les accommodements raisonnables ou pas qui sont généralement fait de gré à gré.

Donc, voilà, je suis tout à fait contre cet « accommodement » pour les raisons cité ci-haut et si les juifs orthodoxe veulent passer 4 heures par jours à lire la Bible pas de problème, mais qu’ils le fassent le soir ou au service de garde, que je sache l’école finit entre 15h00 et 16h00 au Québec, ça laisse un peu de temps avant le souper et, comme pour la géographie ou l’histoire, s’ils prennent du retard sur leur « programme » ils n’auront qu’à en lire un plus l’été.

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Surdose de planification

Tuesday, February 16th, 2010

De ces temps-ci au bureau on travail sur la planification. L’idée étant, bien sûr d’être plus efficace, plus performant, plus productif. On voudrait faire plus avec moins, rentabiliser les équipements, rendre la fabrication et le développement des produits plus fluide. Bref vous voyez l’idée.

Le problème, c’est que tout ça n’est pas simple. Il y a plusieurs intrants, beaucoup d’intervenants et plusieurs décideurs qui tirent chacun les choses de leur bord. À mon sens l’organisation manque plus de cohésion qu’autre chose et quand on aura cette cohésion, la planification sera plus facile et l’augmentation de productivité devrait suivre.

Et en plus comme si ce n’était pas suffisamment compliqué comme ça – et c’est partout pareil, on est dans le jus, on arrive pas tout le monde court et il manque de ressources.

Donc je baigne plus ou moins quotidiennement dans cette mer plutôt trouble porté tantôt par les courants qui nous font tout faire à la course parce que l’on a pas le temps, tantôt par les courants d’organisation et de remise en question de nos façons de faire… Ce qui fini inévitablement par générer des tempêtes.

Bref, quand ce n’est pas de la planification à court terme, lire pour éteindre des feux, c’est de la planification à long terme et des discussions sur la planification. Heureusement, je me repose un peu le soir chez moi…

Mais non! Pas moyen de m’en sauver !!

À la maison c’est aussi pire sinon plus. On est en février et il faut déjà planifier les vacances, le camp d’été des enfants, la première semaine après l’école où il n’y a ni camp d’été ni service de garde – allo la conciliation travail famille! Et enfin, celle qui me tue complètement la dernière semaine avant le retour à l’école où il n’y a encore une fois ni service de garde, ni camp d’été… Tabarnak! On est en février! J’ai même pas vu le premier jour du printemps et faut déjà que je planifie l’automne, la rentré scolaire! On peux-tu avoir un break deux secondes!

Honnêtement, je commence à comprendre les parents qui fond des dépressions. À toujours courir comme ça d’une planification à l’autre on ne voit plus la vie passer. Il y a avait ce chum que ma mère a eu quand j’étais plus jeune, ça le mettait complètement à l’envers de devoir planifier le moment où il allait avoir du fun. À l’époque je ne comprenait pas trop. Planifier d’avoir du fun c’était cool… Mais non, ce n’est pas cool. Avoir du plaisir ça devrait être spontané, ça devrait être au travers du reste, pas la deuxième semaine du mois d’août.

Et puis cela a un effet très pervers. Celui de créer d’énormes attentes quand à nos deux semaines de vacances. Ça fait un an que tu planifie, ça fait neuf mois que tout est réglé, ça fait six mois que t’attend le moment. Y’a même un décompte sur l’écran de ton bureau. Puis là, les vacances arrives, la pression est énorme, il faut absolument avoir du fun rendre ça mémorable, criss ça arrive rien que deux semaine par année!

…

Bref on va faire ça morceaux par petit bouts, comme disait Paul et Paul. On va essayer, sous les conseils des bouddhistes de ne pas avoir trop d’attentes et de vivre le moment présent quand on y sera. Mais quand même, ça m’écoeur de devoir à ce point planifier mon été, ma vie. J’ai l’impression de d’être obligé de vivre mon été avant même qu’il soit commencé et, honnêtement, ça me fait chier.

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Des publicités à gauche !

Friday, February 12th, 2010

Je ne sais pas si vous avez remarquer la nouvelle série de publicités à saveur économique qui a récemment envahie les ondes, celle où on pointe diverses façon dont le gouvernement québécois pourrait récupérer des sommes importantes et en générer de nouvelles.

Je suis bien content de voir qu’enfin quelqu’un a décidé de balancer le débat en diffusant des publicités qui penchent un peu plus à gauche. Aller chercher l’argent que nous doivent les minières qui ne payent pas leurs redevances et exigé qu’elles fassent le ménage lorsqu’elles quittent un site.  Faire payer aux entreprises leur électricité un peu plus cher. Exiger l’utilisation de plus de médicaments générique comme le fait déjà l’Ontario. Taxer les entreprises qui utilise des quantités importantes d’eau potable dans leurs procédés sans la traiter ou la décontaminer après.

Mais une question me chicotait : Qui est derrière tout cela? L’expertise a un prix point com, les pubs sont disponible en ligne… Je suis donc allé y faire un tour. Ce n’est pas nécessairement évidant quand on arrive sur le site, mais c’est écrit dans le coin en haut à gauche : Une initiative de la Fédération des Médecins Spécialistes du Québec (FMSQ).

Pourquoi? Simple, la FMSQ cherche a avoir des hausses salariales, le gouvernement lui dit qu’il n’a plus d’argent alors la FMSQ lui indique où il y en a.

Qu’on soit d’accord où pas avec leurs demandes – leur salaire moyen est déjà 10 fois plus élevé que le salaire moyen au Québec, il faut reconnaître qu’ils nous rendent ici un grand service. Le débat était jusqu’ici totalement ou presque occupé par la droite hormis quelques propos réactionnaire de la gauche conservatrice qui ne font rien avancer. Ici on a de vrais solutions, des truc applicable pour peu que le gouvernement veuille bien mettre ses culottes et confronté un brin l’entreprise privé.

Cela dit, le truc le plus étrange pour moi dans cette histoire c’est qu’elle donne raison aux théories économiques de Smith. En effet, Smith défendait la supériorité du libre marché en arguant que l’ensemble des désirs égoïste des hommes était le gage que le marché allait toujours se diriger vers ce qui augmentait le bien commun de la société. Bien que cette théorie ait été mainte fois remis en cause  elle est encore aujourd’hui enseigné et défendue avec force par les économistes qui prône la suprématie du libre marché…

J’aimerais également faire un commentaire sur l’eau et le payement de redevance sur cette ressource que l’on pompe souvent gratuitement au Québec.

Le problème principal avec les redevances ou la vente en tant que tel de l’eau en vrac, c’est en faisant cela on donne un prix à l’eau et elle devient à partir de ce moment là une marchandise comme les autres échangeable sur un marché mondial de l’eau. Je n’ai pas besoin d’aller plus loin vous comprenez surement très bien toutes les problématiques qui peuvent en découler.

Donc voilà, je suis bien content de cette initiative de la FMSQ puisqu’elle vient balancer un débat public qui en avait bien besoin même si c’est pour des raisons égoïstes et des demandes que certains pourraient qualifier d’exagérer et sur lesquelles je ne me prononcerai pas n’ayant pas suffisamment d’information.

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Une belle histoire

Thursday, February 11th, 2010

Voici une belle histoire qui montre bien qu’il suffit parfois de bien faire les choses à petite échelle pour que de grands dossiers se mettent à bouger…

Voici donc l’histoire, bien réelle, d’une femme qui travail a l’ANEL, l’Association Nationale des Éditeurs de Livre. La dame en question travaille depuis un certain temps sur les droits d’auteur et a été, comme un peu tout le monde, contrainte de s’intéresser au livre numérique et donc aux droits d’auteur dans ce nouvel univers.

Vous ne le savez peut-être pas mais un grand débat fait rage du côté des droits d’auteur dans le monde numérique. Le débat oppose les États-Unis avec Google en tête qui veulent contrôlé et le prix des livres et les droits d’auteur – les laissant pratiquement disparaître en mettant toute sorte de contenu gratuit en ligne, et une poignée de pays européen, avec la France en tête.

La dame de l’ANEL, afin de répondre aux arguments de Google a décidé de pondre un petit document qui inclus la position défendu par les ÉU, leurs arguments et les contres arguments qui peuvent y être opposé. Elle a ensuite envoyé ce petit document à ses homologues en France et en Espagne. Ces dernier ont refait circuler le document à d’autres groupes alliés.

Les bureaux équivalents à l’ANEL en France, en Espagne au Portugal et en Belgique ont trouvé le document tellement bon qu’ils ont finit par réclamer la présence de la dame au prochain grand congrès des éditeurs sur les droits d’auteur qui aura lieu, cette année, à Abu Dhabi dans les Émirats Arabes Unis.

La dame n’était pas du tout supposé aller là-bas. Ça ne fait pas partie de ses fonctions ou même celle de l’ANEL, ce n’est pas à leur niveau du tout. Mais les appels se faisait de plus en plus pressant. La dame avait réussi à cristalliser l’opposition et on voulait l’avoir elle pour présenter ladite position et bien sûr pour l’avoir lors des discussions officielles.

L’ANEL comprenant l’importance de la situation a fini par réussir à aller chercher des restants de financement de voyages au ministère de la culture et à payé à cette dame le billet d’avion pour Abu Dhabi.

Ainsi grâce à un petit document bien fait la dame aura réussit à réunir l’opposition derrière une position commune et des arguments communs et clairement articulés et elle réussira peut-être, avec l’aide de ses homologues européen à renverser la vapeur et à faire entendre raison à Google et aux Américains.

Comme de quoi des fois il ne s’agit que de bien faire son job pour changer le monde.

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p.s. D’ailleurs il s’agit ici d’un très gros dossier comme on peut le constater dans ce court article.

La cigale, la fourmi et l’ISQ

Tuesday, February 9th, 2010

Il était une fois un blogueur à l’esprit critique qui voulait démontrer la relative futilité d’une campagne de publicité du gouvernement sur l’épargne et les REER.

Voulant faire les choses comme il se doit le blogueur entreprit de trouver le salaire moyen des québécois. Se faisant il se rendit sur le site de l’ISQ où il mis le doigt sur certains chiffres. Cependant notre blogueur se trouva bien dépourvu lorsque vint le temps de faire la calcul des dépenses des ménages afin de savoir ce qui leur était réellement possible de mettre de côté…

Mais encore là l’ISQ vint à son secours. Avec un peu de recherche c’est fou tout ce que le peut trouver sur le site de l’SQ.

…

Voici quelques informations de base trouvé sur le site de l’ISQ.

Revenu moyen au Québec en 2006 : 32 249$. Revenu moyen disponible : 26 499$. Revenu moyen de familles au Québec en 2006 : 72 153$. Revenu moyen disponible : 59 124$.

Côté dépenses je me suis effectivement trouvé devant un réel problème. J’ai tenté au départ de faire une approximation avec les dépenses principales y incluant le logement, l’hypothèque, l’épicerie, les transports, l’électricité, la garderie, etc. Avec ces grands postes de dépenses je trouvais pour une personne en appartement avec une petite voiture des dépenses minimale de 14 800$ et pour une famille  avec une maison, une voiture et deux enfants des dépenses minimales de 41 200$.

Je voyais bien qu’il me manquait des tonnes de petites dépenses, les vêtements entre autres, alors je me suis de nouveau tourné vers l’ISQ. Cela dit, je n’étais pas trop loin. Pour la famille j’avais mis 200$ par semaine en épicerie moyennant les dépenses d’épicerie et de restaurant ce qui fait 10 400$. Sur le site de l’ISQ, ils ont 10 088$…

La page de l’ISQ consacré aux dépenses des ménages est incroyablement bien détaillé. On y retrouve les dépenses de consommation courante des personnes seules et des familles auxquels on peut ajouter les impôts et les assurances et autres. Les chiffres sont pour le moins surprenants.

Les personnes seules (en emploi) dépensent en moyenne avant impôt et autres cotisations 24 523$. Si on ajoute l’impôt et les assurances les dépenses montent à 32 221$ laissant un gros 28$ de différence entre les dépenses et les revenus. Cela dit l’ISQ a inclus dans son calcul des dépenses une cotisation REER de 144$. Pas de quoi se payer une retraite de rêve.

Pour les familles avec enfants c’est encore pire. Bien sur on parle ici de moyennes, mais les chiffres en disent long quand même. Dépenses courante moyenne des familles 58 289$. Ça laisse, semble-t-il, 835$ pour payer les assurances, REER et autres cotisations dont, bien sûr, les impôts! Si on prend le revenu moyen moins le chiffre des dépenses totales sur la page de l’ISQ on a 72 153$ - 83 426$ et on découvre que la moyenne des familles québécoises est dans le trou de 11 273$ !!

Bien évidemment toutes les dépenses des ménages ne sont pas obligatoire. Nous ne sommes pas, pour la plus part obligé, d’avoir deux voitures. Personne n’est obligé de dépenser annuellement 2 350$ en ameublement et autres accessoires de décoration, pas plus que 4 856$ en loisir ou 1 683$ en alcool, tabac et autres spiritueux, mais bon il faut bien vivre!

…

Cela dit, même s’il serait difficile de départager les dépenses obligatoires des dépenses discrétionnaires, le point reste le même, il sera très difficile pour un ménage qui gagne moins que la moyenne de souscrire à un régime enregistré d’épargne retraite.

Alors, au final, être cigale ou fourmi n’a que peu à voir avec votre attitude, mais plutôt avec votre capacité d’épargne.

…

D’un autre côté, il faut peut-être cessé de vivre au-dessus de nos moyens. Cesser d’acheter toujours la dernière console de jeux à la mode, cesser de se payés deux chars, un spa, pis le resto à tous les midi.

Économiser pour la retraite, ça reste très rentable surtout avec les retour d’impôts que le gouvernement du Québec consent aux épargnants.

Tiens, parlant du gouvernement et de REER. Je reviens deux secondes sur les demandes de hausses salariales de la fonction publique… Qui au privé à droit à des régimes de REER aussi généreux que ceux de la fonction publique? Personne! Presque toute la fonction publique a accès à un régime où l’employeur met le même pourcentage que l’employé. Donc si vous mettez 4% dans votre REER, l’employeur en met aussi 4%. Ça c’est comme avoir un salaire plus élevé de 4% - pas certain que les fonctionnaires considère ce généreux avantage quand ils se comparent au privé!

Autre point, au privé les hausses de salaire sont peut-être un peu plus généreuses. Disons 3.5% plutôt que 2.5%. Mais ce que l’on ne réalisa pas généralement c’est qu’au public les gens change d’échelon et/ou de niveau à chaque année ou presque et qu’entre chaque échelon et à fortiori chaque niveau il y a 2, 3, 4, 5% de progression salariale ce qui n’existe tout simplement pas dans le privé – ou du moins dans les PME non syndiquées ce qui représente près de 60% des travailleurs du Québec.

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Un peu de politique : Parizeau et le Retour de la gaugauche

Friday, February 5th, 2010

Hier en faisant une petite recherche sur le titre complet du nouveau livre de M. Parizeau, La souveraineté du Québec, hier, aujourd’hui et demain, je suis tombé sur le site du journal The Gazette.

L’article de Philip Authier est relativement même s’il souligne que M. Parizeau n’a faite aucune déclaration controversé pour le moment, mais que « Parizeau has many media interviews lined up this week to promote his book, so there is still a chance he might say something controversial. »

Mais ce qui est vraiment intéressant dans cet article, ce sont les commentaires que l’on peut y lire. On y trouve toutes sortes d’avis. La plupart évidemment condamne le mouvement séparatiste. Certains avouent ne rien n’y comprendre… Un seul reconnaît l’apport important du Québec dans le développement du Canada. Bref, si vous voulez savoir ce que pensent certains anglo-québécois, allez y faire un tour.

…

Ça y est la gaugauche refait surface! Après s’être tenue tranquille un certain temps elle revient sous la forme du SPQ Libre, l’aile de gauche du Parti Québécois.

En effet, le SPQ n’a pas digéré le « dégraissage » du secteur public dont Pauline Marois a fait la promotion lors du plus récent caucus du PQ. Ils n’ont semble-t-il pas aimé non-plus qu’elle « qualifie d’«intéressantes» certaines idées des fascicules préparés par les économistes du comité consultatif de Raymond Bachand. »

Cela a même poussé M. Laviolette chef du SPQ Libre à dire à propos des hausses demandées par le secteur public que Mme. Marois a trouvé un peu élevées que : « … les riches de la société, tous des pourris, comme ceux qui ont pris le beurre à la poignée, les Norbourg ou l’autre Jones, tout le racket de la construction, les PPP et ceux qui ne paient pas leurs impôts… C’est eux qui demandent trop! Pas les simples travailleurs qui se dévouent pour soigner la population du Québec. Au PQ, on devrait se déchaîner là-dessus plutôt que de dire “ils en demandent un peu trop”!»

On voit ici tout les problème de la gauche, avec des propos comme ça on a pas besoin des gens de la droite pour les discréditer.

Je suis bien d’accord pour dire que certaines personnes dans la fonction publique ne gagnent pas suffisamment pour le travail qu’ils font, les infirmières sont un excellent exemple. Mais il y a aussi du monde payé à rien faire et une autre bonne tranche occupé à justifier leur salaire en pondant des réformes ridicules dont nous n’avions pas besoin et qui de surcroit sont en train de condamner une génération entière. D’ailleurs quand les gens parlent de « dégraissage », il ne veulent pas nécessairement dire de baisser les salaires des hauts fonctionnaires, ça peut très bien faire référence à l’abolition de poste inutile ou à une réforme bien saine des façons de faire qui, dans bien des ministères remonte à leur fondation dans les années 1960-70.

Cela dit, si tout n’est pas plus rose à droite, au moins les propos sont mesurés. Même le comité consultatif du gouvernement que d’aucun qualifierons de groupe de centre-droite, a choisi de mettre l’accent sur la rationalisation de l’État plutôt que sur les hausses de tarifs à toutes les sauces. Ils ne disent cenpandant rien sur la taxations des entreprises et l’impôsition des riches - ça c’est le travail de la gauche, mais, malheureusement, il est présentement obscursit par la gaugauche.

Reste que les défenseurs de ce centre-droit comme M. Martineau dans son article Droite 101 en oublient certains point. Bien sûr, le centre-droit n’est pas pas en faveur du démantèlement de l’État comme son pendant extrême, mais ils sont quand même généralement pour une dérèglementation accrue ce que M. Martineau omet de dire.  Autre point, habilement omis : la taxation des entreprises. Pour la droite, même le centre, les entreprises seront toujours trop taxées. Il faut leur faire de la place, il faut leur offrir les meilleures conditions, après tout c’est elles qui créent l’emploi et la croissance… À mon sens ce n,est pas si simple que ça et j’y reviendrai.

Pour l’heure, comprenez que la gauche a bien de la difficulté à être prise au sérieux à cause de cette bande ce clowns enragés et pas subtils pour deux cents que sont les membre du SPQ Libre. Dommage. J’aimerais bien voir Québec Solidaire se mêler au débat.

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Brèves : Décision difficile, Démagogie et autres images

Thursday, February 4th, 2010

Ben voilà, je viens de terminer la lecture de « The Ascent of Money » un excellent livre sur l’incroyable ascension de l’argent dans nos sociétés depuis les premières places boursières et même avant à la toute dernière crise dont nous ne sommes pas encore tout à fait sortis. Il paraît d’ailleurs qu’il existe un documentaire qui a été fait `partir du livre.

Mais voilà qu’une décision difficile se pointe. Que lire ensuite? J’ai le dernier livre de M. Parizeau sur la souveraineté du Québec, j’ai aussi L’énigme du retour de Dany Lafferrière dont j’ai pratiquement tout lu. Ensuite, j’ai un roman que ma blonde m’a acheté et dont le titre m’échappe et finalement un bouquin trouvé à la bibliothèque de l’université sur la survie ou l’effondrement des nations dont Patrick Lagacé a parler dans un de ses nombreux billet sur le séisme en Haïti.

Où commencer !? Je me donne quelques jours de réflexion.

…

Démagogiquement vôtre.

Plutôt que de proroger le le parlement à chaque menace ou de tenter de couper les vivres aux partis d’opposition. Stephen Harper devrait tout simplement annuler les élections, ce serait bien plus simple et en plus ça va être économique, ça coûte cher des élections!

Plutôt que de se faire chier avec des procès sans fin, la police de Montréal devrait tout simplement cesser de patrouiller dans Montréal-Nord. Encore ici ce sera plus économique et c’est certain que sans la police le quartier sera beaucoup plus sécuritaire.

…

Bon, ça fera les niaiseries ;-)

Voici quelques sites de design graphique que je me suis mis à fréquenté récemment. En fait, je me cherchais un nouveau fond d’écran – je fais toujours mes propres fond d’écran, mais bon on a parfois besoin d’inspiration et d’images intéressantes à travailler.

Allez y faire un tour si l’illustration et la photo vous intéresse, mais attention ce peut causé la dépendance…

Popwhore.com
This Isn’t Happiness
CGunit.net

De là vous pourrez en trouver une foule d’autre tout aussi intéressant. D’ailleurs “tumblr” est un excellent point de départ pour qui veut se perdre dans l’imaginaire…

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