Archive pour November, 2009

Brèves : Québec Inc., Dieu et La révoltion grise

Monday, November 30th, 2009

La nouvelle est quelque peu passé inaperçu. M. Sabia et les gestionnaires de la Caisse de dépôts et placements du Québec a l’intention de redonner un peu de vigueur au Québec Inc. qui depuis quelques années se portait de mal en pis. C’est à mon sens une excellente nouvelle puisque la souveraineté économique est un des éléments les plus important pour la prospérité du Québec. C’est bien simple, si les entreprises ne nous appartienennt pas, nous auront beau être les meilleurs, le plus créatifs, les plus productifs, les profits vont tout simplement aller ailleurs.

J’ai reçu un petit commentaire de Méli à propos de mon billet La mort est une disparission, le voici : “Dieu est bien vivant cher ami que tu le crois ou non”.

J’ai été tenté par toutes sortes de réponses, mais finalement je me suis branché sur la plus simple - oula plus difficile : Pourquoi ? Pourquoi, Méli, croie-tu que Dieu est là bien vivant?

Parce que dans mon monde physique, il n’y est pas. Je n’ai pas besoin de Dieu pour expliquer la vie, l’univers, la beauté ou l’amour. Je n’ai d’ailleurs pas plus besoin de Lui pour expliquer, la justice, les injustices ou les inégalitées alors, je me demande pourquoi certains en ont besoin…

Le golfe Persique est en train de vivre les premiers moment de ce qui pourrait bien être une très grande révolution - celle de la matière grise .. des femmes! En effet les universités de toute la région sont remplient de femmes. Des femmes qui performent mieux que les hommes et qui sortent en masse des universités…

Je ne crois pas que cela soit concerté, mais une masse de jeunes femmes bien éduqué et un tant soit peu revendicatrices pourrait bien faire changer le cours de l’Histoire, comme ce fut le cas par le passé sous d’autres cieux. On ne peut que leur souhaiter!

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42 : Emploi Québec, Contrôle de masses et Financement de la santé

Friday, November 27th, 2009

Ariane Krol nous propose un article fort intéressant sur
la rémunération réelle de nos fonctionnaires. En incluant les
avantages sociaux, les fonctionnaires gagent en fait 3,6%
de plus que leur homologues du privé. Dixit l’IQS!

David Desjardins nous prpose de son côté un excellent texte
sur le contrôle qu’exerce la société sur notre esprit. Par un
exemple super simple il nous fait bien saisir toute l’étendue de
ce contrôle - hallucinant. À lire absolument!

La question du financement du système de santé revient
périodiquement. Pourtant la réponse est claire, évidante.
C’est que nous montre Robert Evans dans sa très éclairante
lettre d’opinion publiée par Le Devoir cette semaine.

Un rationnel à l’église

Thursday, November 26th, 2009

C’était les funérailles de ma grand-mère cette semaine alors je suis allé, comme il se doit, passer une heure à l’église. N’étant pas plus pratiquant que chrétien, j’ai regardé la scène avec un l’oeil tout rationnel que vous me connaissez – par intérêt sociologique certes, mais également, je dois m’en confesser, pour ne pas trop me laisser emporter par la cérémonie. J’avais une lecture à faire à la fin et je voulais être en mesure de la faire.

Le tout s’est déroulé normalement. Le prêtre a commencer par nous faire un discours générale sur la grande famille de l’Église et sur les symboles de cette dernière. De loin, ça avait l’air d’un bon pitch de vente – clairement il tentait d’aller chercher la poignée de brebies-boomers égarées que comptait la salle.

Il a parlé de la vie éternelle et évoqué cette image du Seigneur combatant la mort – j’imaginais Jésus en culturiste en train de lutter contre la mort, ce squelette à grande robe noir et sa faux. Il nous a parlé de la lumière du Seigneur, de notre besoin de lumière… Vitamine D, c’est noté.

Puis après sa longue info-pub, où il a bien insisté sur les avantages d’adhérer à sa religion, il est passé à la section « hommage » à la défunte. Je ne sais pas trop comment il a assemblé son commentaire, mais ça collait plutôt bien à ma grand-mère. Quoi que d’un autre côté, me suis-je dit, il fait un peu comme Jojo Savard, il brode sur des thème convenus et flou de telle manière que ça colle bien à tout le monde. Il nous a parlé de ce petit plat qu’elle savait si bien faire – qui n’en a pas, de ces instants de bonheur en famille – encore là qui n’en a pas? Donc ça donnait l’impression d’être personnaliser sans l’être. Mais ça m’a quand même permis de faire un voyage et de me rappeler une foule de souvenir de ma vie avec ma grand-mère – i.e. ça fonctionne bien et je lui en suis tout à fait reconnaissant même sir pour un rationnel comme moi, les ficelles de son discours était plutôt apparentes.

Et puis bon, l’église c’est l’église. Assis, debout, à genoux, debout… Et tous ces petits mots qu’il faut savoir dire au bon moment. J’ai bien ris (intérieurement) lors de la communion, j’ai vite transformé « Le pain de la vie et la coupe du salut » en Sein de la vie et la Croupe du salut – j’adore.

Tout au long de la cérémonie, je pensais à ma grand-mère tout en regardant mes enfants gigoter à mes côté, incapables de tenir en place, et je me disais, à quoi bon s’occuper de la mort quand la vie est si vivante et je suis certain qu’elle aurait été bien d’accord avec moi.

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L’âge de la perspective

Monday, November 23rd, 2009

J’ai 36 ans et, depuis quelques années, je me rend compte que suis capable de regarder les événements de ma vie et ceux du monde avec beaucoup plus de perspective.

Cet état de fait n’est pas nouveau, mais si je compare mes idées à celles que j’avais dans la vingtaine force est de constater qu’elles ont bien changé. Et je ne parle même pas de l’enfance ou de l’adolescence où le manque de perspective est flagrant.

On passe tous par là, dans la vingtaine. Vouloir changer le monde et ne pas comprendre pourquoi certaines solutions simple, en apparence, ne sont pas mise de l’avant. Certains y restent accroché d’ailleurs. Les solutions simples et simplistes font les beaux jours de bien des animateurs radio populistes et de certains partis politique.

Cela dit, depuis la mort de ma grand-mère, elle qui est née en 1913, je mets ma propre perspective en perspective.

On ne lui a pas parlé de la crise économique, mais si on l’avait fait elle aurait probablement pouffé de rire. Quelle crise économique? La bourse est tombé de 50%, le taux de chômage a grimpé à 10%, ouf! Durant la grande dépression de 1930 qu’elle a vécu au début de l’âge adulte, la bourse a chuté de 90% et le taux de chômage est monté à plus de 30% et il est resté là pendant plusieurs années. Une personne sur trois a perdu son travail, pas une sur dix…

Le conflit en Afghanistan, nos quelques centaines de morts, la ferait également bien rire, elle qui a connu les deux grandes guerres où les morts se comptaient par dizaines de milliers. Elle aura aussi connu la conscription dont on est très loin aujourd’hui.

Internet? Les webcams et l’auto électrique? Bah, de simples évolutions. Elle, elle a connue l’apparition du téléphone, de la télévision de l’auto point, du vol transatlantique et du vol jusqu’à la lune…

Côté social? Mondialisation et autre. Encore là le dix-neuvième siècle n’est pas à plaindre. Développement de la classe moyenne, apparition des banlieues et de ce mode de vie et oui, développement du commerce international – le riz dans nos épiceries, ça ne date pas d’hier!

Bref, sans être condescendante, ma grand-mère riait probablement sous cape de nous voir nous énerver tant que ça pour des développements qui, finalement, n’étaient peut-être pas aussi extraordinaire à ses yeux.

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p.s. Les chiffres donnés ici le sont de mémoire, je n’ai pas eu le temps de faire les vérifications qui s’imposaient.

La mort est une disparition

Friday, November 20th, 2009

Je ne crois pas en Dieu.
Je ne crois pas qu’il y a une vie après la mort.
La mort est une disparition.

Ma grand-mère est morte hier à 96 ans après quelques années d’éternel présent. Elle n’est pas passé de l’autre côté. Elle n’est pas bien mieux où elle est. Elle n’est plu, tout simplement.

Cela dit, je me souviendrai. Je me souviendrai de son sourire, de son humour, de sa gentillesse, de sa façon d’être, des bons moments que l’on a partagé et de ses toast au miel.

Disparaitre n’est pas être oublié à jamais…

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De l’utilité d’être en politique

Wednesday, November 18th, 2009

Lundi dernier, j’ai lu La « caution morale », le texte de Josée Legault publié dans le Voir Québec. Elle y parle de la déconfiture de l’ADQ et de la reconstruction possible d’un « nouveau » parti de droite au Québec, mais la partie la plus intéressante, selon moi, est celle où elle mentionne cette espèce de coalition invisible de la droite québécoise, les Institut économique de Montréal, Institut Fraser et SECOR, par exemple.

Et tout ça m’a fait réfléchir à ce que Steven Guilbeault n’a pas voulu dire franchement à Tout le onde en parle dimanche dernier – à savoir que s’il ne faisait pas de politique c’est finalement c’est souvent plus utile d’être à l’extérieur des contraintes politique pour faire avancer un dossier.

C’est probablement vrai pour Steven Guilbeault puisque cela lui permet d’être sur tout les tribunes dont il a envie et ce quand cela lui convient. C’est très certainement encore plus vrai pour notre coalition invisible de droite qui nous entretient à l’année longue de ses « résultats de recherche »,  recommandations, avis et autres commentaires dont l’unique but est de faire pencher l’opinion publique vers la droite.

Pas surprenant avec une telle force de frappe que la vente d’Hydro-Québec soit remise sur le tapis année après année alors que c’est une incroyable aberration – d’ailleurs nos amis du Nouveau-Brunswick ont bien compris qu’ils venait de se faire détrousser!

Bref, si Steven Guilbeault ne fait pas de politique ce n’est parce que ça ne l’intéresse pas mais bien parce qu’il est plus efficace à l’extérieur du monde politique, de son obligation de réagir à l’actualité, de ses ligne de partis et de ses dossiers tordus.

Cela dit, je ne voudrais pas terminer cette note en laissant croire que le politicien n’a aucun pouvoir et que ses actions sont plus souvent vaines qu’autre chose car cela est faux. Une des plus belle preuve qui fait les manchettes ces jours-ci est le coup de barre que Bernard Landy a donné dans les années 1990 pour stimuler le développement de l’industrie du jeu vidéo à Montréal. Un coup de barre planifié comportant plusieurs élément et qui une quinzaine d’années plus tard a fini par positionner Montréal parmi le top cinq des villes de développement de jeux vidéo au monde.

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Brèves : GPS, Quebec Bashing, Éducation et Livres

Monday, November 16th, 2009

Cette fin de semaine je suis allé à Montréal. Sur la route j’ai remarqué que de plus en plus de gens avaient des GPS… Non mais voulez-vous bien me dire à quoi ça sert tous ces foutus GPS? Criss, y’a pas plus d’une demi-douzaine de grands axes autoroutiers au Québec! Le 20, la 40, la 10, la 15, c’est pas si compliqué que ça. Et puis à part de ça, combien de fois par semaine est-ce que vous allez dans un endroit où vous n’êtes jamais allé? Zéro! Combien de fois par mois? Deux, trois, pas plus! Regardez sur carte avant de partir ou sur Google maps – ça va vous éviter d’avoir à vous acheter un de ces logiciels, presque aussi populaires que les GPS, pour faire travailler votre mémoire!

J’ai aussi eu l’occasion de feuilleter le Globe and Mail Canada cette fin de semaine. Un seul article mentionnait explicitement le Québec. Voici le titre : Crown asks for life sentence in Quebec terrorism case. Je ne suis pas parfaitement bilingue, mais je le suis suffisamment pour comprendre que cette phrase peut être comprise de plusieurs façons dont : Il y a eu un cas de terrorisme au Québec pour lequel la Couronne demande une sentence à vie. Ou encore : Le Québec a commis un acte terroriste pour lequel la Couronne demande une sentence à vie – ce qui ne fait que peu de sens mais bon ça reste dans la tête…

Que cache ce titre? Rien de plus qu’un « Québécois » planifiant des attentats a été arrêté par la police et qu’on réclame une sentence exemplaire. Pourquoi le Globe ne parle-t-il pas de Canadien? Pour quoi ne parle-t-il pas de Marocain, de musulman, d’islamiste, de membre du Global Islamic Media Front – toutes des dénominations qui auraient été aussi vraies que Québécois? Je vous laisse vous faire votre propre opinion…

Notre chroniqueur préféré, Pierre Foglia revient encore une fois sur l’éducation et la nécessité de bien maîtriser la langue afin de bien maîtriser sa pensée. Le texte est savoureux et lève le voile sur des pratiques de correction de l’épreuve de français uniformisée (celle que passent les étudiants en finissant le cégep) plutôt douteuses. À lire sans faute!

Et puis je suis revenu de ma fin de semaine montréalaise suffisamment tôt pour écouter Tout le monde en parle et entendre l’entrevue de Dany Laferrière. Cet homme, dont la grande intelligence ne fait plus de doute, a su répondre du tac au tac à Guy A. Lepage lorsque celui-ci tentait de lui démontrer que le livre n’était pas un outil aussi moderne que l’internet puisqu’il ne permet pas de prendre des nouvelles de ses amis, de commander une pizza ou de voir le dernier clip de U2, que le livre lui, permettait de penser! Méga pied de nez à la modernité – j’adore!

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Le stagiaire tunésien

Thursday, November 12th, 2009

Depuis le début de la rentrée scolaire, nous avons un stagiaire tunisien au bureau. Le gars est musulman pratiquant…

Je n’étais pas là lors de son arrivée officielle au bureau, c’était un lundi matin et j’avais cours à l’université, je suis donc passé lui serrer la main en arrivant au début de l’après-midi. Suite à ma rencontre, j’ai croisé un collègue dans le lab, je ne sais plus trop qui et je lui ai dit, comme ça, « Il a l’air sympathique le nouveau ». Mon collègue a alors eu une drôle de réaction, un peu sur la défensive, je ne sais pas s’il niaisait, mais il avait l’air sérieux : « Ben à quoi est-ce que tu t’attendais ?»

« À rien de spécial, ai-je répondu. » Et en effet je ne m’attendais à rien de spécial sinon un gars vaguement basané… Mais visiblement mon collègue, lui, semblait conclure que si je soulignais qu’il avait l’air sympathique, c’est qu’au départ j’avais l’impression qu’il n’allait pas l’être ou je ne sais quoi d’autre.

Quelques jours plus tard, j’ai croisé le stagiaire de nouveau. Cette fois il était dans la cuisine, visiblement pas dans la meilleure des formes. Je lui demande s’il va bien et il me répond qu’il a un peu mal à la tête. C’était en plain ramadan.

J’aurais pu lui dire, à la blague pour que ça passe mieux, que s’il ne se privait pas de manger, il aurait peut-être moins mal à la tête et qu’il serait en plus grande forme, mais je me suis abstenu. Un, je ne le croisais que pour la seconde fois et deux, la droiture politique actuelle veut que l’on ne questionne pas les choix religieux des gens.

Il y a une semaine, alors que je jasais avec le stagiaire et que nous parlions du iPhone et d’application de livre numérique, il m’a sorti le sien pour me montrer une application vraiment bien faite qui lui permet de lire le Coran sur son téléphone, se faisant, il a senti le besoin de me dire que ce qu’il me montrait c’était leur Bible à eux.

Évidemment sur le coup j’ai été un peu déçu qu’il puisse croire que je sois ignare à ce point, mais bon, j’imagine que c’est une question d’habitude…

Alors voilà, notre stagiaire est un bien bon gars, facile d’approche, toujours prêt à jaser de choses et d’autres et à donner un coup de main, mais voilà il semble qu’aujourd’hui dès que l’on parle de religion tout le monde marche sur des oeufs et même moi qui prône le militantisme athée, je me retiens…

Dans un ordre d’idée similaire, mon père m’a parlé de façon très élogieuse du film La Journée de la Jupe. Y paraît que c’est à voir absolument avant que toutes ces petites tension inter-raciales, inter-religieuses et autres nous rongent complètement de l’intérieur.

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La Fed donne raison à Keynes !

Saturday, November 7th, 2009

Et voilà, c’est sans tambours ni trompettes que la Réserve Fédérale Américaine a officieusement changé son fusil d’épaule. Je dis officieusement parce que je ne suis même pas certain qu’ils en soient conscient – ce qui serait par contre dommage. Cela dit, je suis absolument convaincu de ne pas être le seul à m’en être rendu compte.

Voici ce que la Fed a affirmé cette semaine lorsque le taux de chômage aux ÉU a dépasser la barre des 10% : « Redoutant la formation d’un cercle vicieux, les dirigeants de la Fed ont laissé publiquement percer en octobre leur crainte que la croissance ne soit pas assez forte en 2010 pour faire baisser «sensiblement» le chômage. En conséquence, ils ont indiqué mercredi que la banque centrale était encore bien loin de retirer son soutien énorme à l’économie. »

En quoi cela donne-t-il raison à Keynes et qu’est-ce qu’on a à foutre? C’est simple, les libéraux, néo-libéraux et autres adorateurs du libre marché n’ont jamais cru ce qui est à la base de toutes les politique keynésiennes de relance de l’économie par les États à savoir que l’économie pouvait, dans certaines conditions pas si rare, se retrouver dans un équilibre de sous-emploi.

Je sais, ce n’est pourtant pas si difficile à imaginer, mais les libéraux n’y ont jamais cru parce que pour eux, l’économie doit nécessairement croître. Bien qu’ils aient toujours invoqué un chapelet de raison pour « démontrer » que l’économie ne pouvait se retrouver en équilibre de sous-emploi, il semble qu’aujourd’hui ils soient forcé de reconnaître que c’est possible.

Qu’est-ce que ça change? Hé bien, ça réhabilite Keynes et la nécessité de l’intervention de l’État dans l’économie et pas seulement de manière ponctuelle pour sauver les meubles, mais de façon permanente comme régulateur de l’économie de marché, une économie dont l’état « naturel » n’est plus nécessairement la croissance et le plein emploi.

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Brèves : Salaire décent, Élection à Montréal et la laideur

Friday, November 6th, 2009

Ma blonde est passé à l’UQÀM hier et elle est tombé sur une discussion pour le moins surprenante. Des profs de psychologie industrielle discutaient entre eux de la difficulté de recruter de nouveaux profs issus du milieu professionnel. Et c’est là que c’est sortie « 80 000$ par an, c’est quand même un salaire décent, mais ce n’est pas suffisant pour attirer les gens du privé… »

Déjà, vous serez d’accord avec moi, 80 000$ par an c’est beaucoup plus qu’un salaire décent quand on pense le salaire moyen au Québec est d’un peu plus de 33 000$ par an ou, pire que le salaire familiale moyen est de 58 000$ par an, dire que quatre-vingt milles dollars par an c’est décent, c’est faire preuve d’une déconnection totale de la réalité. Mais ça ne s’arrête pas là! Le gens du privé qui font le saut dans l’enseignement universitaire ont droit à une prime qui va jusqu’à 20 000$ par an. C’est donc dire que les psychologues industriels gagnent facilement dans les six chiffres s’ils ne veulent pas d’un job universitaire!

Maintenant posez-vous la question : Est vraiment logique de payer le gars qui écoute les problèmes des travailleurs et qui les conseil deux, trois voir quatre fois le gars qui lui produit quelque chose pour l’entreprise? Son travail vaut-il vraiment quatre ou cinq fois celui du manoeuvre? Je veux bien croire que certain méritent plus que d’autre, mais ça, ça a juste aucun sens.

Si vous avez suivi les élections à Montréal de loin comme moi, vous avez probablement entendu parler, vaguement parler de la « carte électorale linguistique montraélaise » qui avait avantagé M. Tremblay. Sur le coup j’ai cru que c’était les ville francophones qui l’avait aidé, mais j’avais tout faux.

Josée Legault traite du sujet, n’y va pas de main morte et honnêtement il était temps que quelqu’un le dis haut et fort : « Toutefois, objectivement, parce que cela a un impact sur la prise de décisions majeures, on ne peut pas faire l’autruche devant un certain refus d’une majorité de non-francophones de distinguer les enjeux liés à la question nationale de ceux qui ne le sont pas et ce, semble-t-il, pour cause d’anti-nationalisme obsessionnel. » À lire sans faute.

David Desjardins nous a pondu deux excellents textes sur la laideur, celle bien humaine de certaine personne – surtout des filles. Le premier est un constat suivi d’une interrogation. Le second, encore plus intéressant est constitué de commentaire de lectrice entrecoupé de remarque de Desjardins. À lire pour comprendre le monde, ne serais-ce qu’en partie.

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