Archive for September, 2009

Commentaire sur Coderre

Wednesday, September 30th, 2009

Le lieutenant québécois du Parti Libéral du Canada, M. Denis Coderre a claqué la porte cette semaine. Entre autres raisons de son départ, il a évoqué son désaccord avec la place faite à Martin Cauchon mais aussi et surtout, la puissance de la garde rapproché du parti qui se trouve à Toronto.

Je trouve cette position bien étrange de la part de M. Coderre. Je ne vois pas de quoi il se plaint, après tout, Toronto est la capitale économique du Canada, la ville reine. Elle compte plus 5,5 millions d’habitants dans sa région métropolitainne, c’est la plus grande ville du Canada, celle de tous les sièges sociaux, celle des grandes décisions.

D’ailleurs, Toronto est au coeur de l’Ontario qui, on le sait est la province qui fait la majorité au gouvernement, c’est celle qui compte le plus de députés et c’est, à terme, celle qui gère le pays – ou du moins lorsque le gouvernement est majoritaire…

Alors je ne comprends pas trop la réaction de M. Coderre. S’il n’est pas d’accord avec cette garde rapproché et le fait que la majorité des décisions du parti, comme du gouvernement se prennent à Toronto, il n’est tout simplement pas dans le bon parti !

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Brèves : Voile d’ignorance, Contradiction d’économiste et Falardeau

Monday, September 28th, 2009

Le voile d’ignorance est une petite expérience mentale qui fut définit par John Rawls et dont je ne connaissant pas l’existence avant la semaine dernière. Je vous la partage aujourd’hui. Le problème de base est simple : Comment créer une société relativement juste et équitable? La solution de Rawls tient en cette fantastique et très simple expérience de la pensée. L’idée, c’est d’imaginer que l’on doit édicter les règles de vie d’une société surtout en ce qui a trait aux inégalités qui y seront tolérées, mais que l’on doivent le faire avant de savoir quelle sera notre place dans cette société… Très bon concept à garder à l’esprit!

Cette semaine par contre je n’ai rien appris sinon que même les profs d’économie qui sortent un peu du moule et qui s’intéressent à la pauvreté et à ses causes ne sont pas capables de sortir des vieilles contradictions de leur profession. Encore ce matin, j’ai eu droit à la fameuse nécessité de laisser libre cours au marché si l’on veut atteindre l’allocation optimal des ressources ou autrement si l’on veut être efficace. Mais deux diapos plus le même prof fait soudain un détour par la crise économique en cours et les gouvernements pour nous dire qu’il n’y a pas que les banquiers avides de profits derrière cette crise, mais que c’est aussi la faute du gouvernement qui n’aura pas suffisamment encadrer la pratique… Faudrait se branché là!

Le cinéaste et polémiste Pierre Falardeau est mort cette fin de semaine. Beaucoup ont salué son grand talent de réalisateur et de scénariste, presque autant ont souligné ses prises de positions extrêmes quand il était question de la souveraineté du Québec. Si je suis d’accord avec eux sur la forme, Falardeau avait, vers la fin, perdu de sa verve et de sa force de persuasion intelligente et l’avait remplacé par un simple mépris de l’autre – probablement parce qu’il était devenu amer face au débat et donc qu’il avait perdu toute perspective – je suis par contre en désaccord avec le fond. Falardeau était certes un extrémiste, il voyait les effets du colonialisme partout et de l’aplaventrisme presque aussi souvent. Bien sûr sa vision était probablement exagéré, mais d’un autre côté elle était nécessaire. Ce sont les extrêmes qui nous font réaliser jusqu’où il est possible d’aller dans l’interprétation et l’analyse de faits et ce sont ces mêmes extrêmes qui nous forcent à ne pas toujours tendre vers le consentement béat et vide de sens. Alors oui, le cinéaste va me manquer, mais le polémiste aussi, celui qui voyait tout sous les angles de la colonisation et qui nous faisait réaliser à quel point quand on a les deux pieds dans une situation on manque de recule… C’est d’ailleurs peut-être ce manque de recul qui a fini par l’aigrir vers la fin de sa vie, lui faisant haïr tous ceux qui n’était pas de son bord – dommage. J’essayerai d’en garder un souvenir de ses meilleurs jours.

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Made in China : Et tout le reste

Friday, September 25th, 2009

Je termine cette série sur la Chine – ou presque puisque j’ai encore deux textes issue de mon voyage, mais qui ne concerne pas la Chine directement… Donc je termine sur une série de petites observations et de faits cocasses.

Une des premières chose qui frappe en Chine, c’est le gigantisme du pays. Le pays est grand il y a énormément de gens. Les villes sont énormes et elles croissent à une vitesse démesurées. Les deux « petites villes » que j’ai visitées, Shenzhen et Wuhan comptent respectivement 8 et 9 millions d’habitant dans leur région métropolitainne… C’est petit en comparaison des mégalopoles que sont Beijing et Shangai avec 17 et 19 millions d’habitants respectivement. Mais qu’à cela ne tienne Shenzhen et Wuhan connaissent des congestions monstres, malgré leur grands boulevard à huit voies, les tours poussent partout et plusieurs à la fois. La construction est tellement intense qu’il y a constamment de la poussière dans l’air.

D’ailleurs la pollution est la seconde chose que l’on remarque en débarquant en Chine. Et, si le gigantisme de la place est difficile à exprimer la pollution l’est tout autant. J’ai eu les yeux sérieusement irrité durant les deux heures et demi de taxi que j,ai fait à Wuhan à l’heure de pointe, mais la meilleure preuve de la pollution extrême des grandes villes chinoises je l’ai eu en rentrant à Québec. Mon avion est arrivé en soirée alors je n’ai rien constater sinon que le ciel était étoilé, mais le lendemain en sortant dehors j’ai vraiment eu un choc en constatant le bleu du ciel et en réalisant que cela faisait une semaine que je n’avais pas vue un ciel bleu malgré le fait qu’il a fait très beau durant mon voyage.

Fait cocasse, on ne donne pas de pourboire en Chine, ça pourrait être vu comme un pot-de-vin et bon, dans un régime communiste il faut absolument éviter les apparences de pot-de-vin. D’ailleurs à Hong Kong, on ne donne pas de pourboire non plus, ils sont inclus dans le prix…

Autre point, on ne boit jamais d’eau en Chine. On vous sert du thé chaud même à 35 degrés C à l’ombre, sinon on vous offre du café, de la bière ou du cola. L’eau est fort probablement impure à la consommation partout ou presque alors ils ne prennent pas de chances, il font tout bouillir.

Les salaires sont bien différents en Chine. J’ai eu la chance d’avoir des chiffres (!) alors voici : 2000 RMB par mois pour un ingénieur soit un peu moins de 300$ canadien par mois. Si vous avez un doctorat c’est 3000 RMB ou 477$ canadien et ce au privé tant qu’au publique. Bref les payes sont très basse. Par contre il y a une façon simple de faire de l’argent en Chine si vous avez un bon diplôme – il faut s’expatrier puis, revenir on touche alors un million de yuan soit 16 000$ canadien…

Autre point fort intéressant : Les chinois ne semblent pas se comprendre entre eux. C’est à cette conclusion pour le moins surprenante que nous sommes arrivé lors de notre voyage là-bas. À force de voir des chinois s’expliquer pendant cinq minutes pour commander un simple plat ou pour donner une destination à un chauffeur de taxi nous avons fini par conclure qu’ils ne se comprenaient pas toujours. Il faut savoir que le mandarin est une langue commune, mais qu’elle n’est pas la langue maternelle de la majorité, la majorité parlant près d’une dizaine de dialecte différent et la Chine en compte beaucoup plus.

Parlant de language, un autre point intéressant et soutenant le premier m’est apparu lors d’une longue réunion technique que nous avons eu avec un client. Non seulement ils ne se comprennent pas toujours entre eux – donc ils traduisent longtemps, mais leur language n’est pas adapté à la discussion technique. Pensez-y, leur language est fait de concepts qui sont, par définition, vagues alors quand vient le temps de parler technique de parler de mesures précises, de géométrie, d’engrenage, de liens de cause à effet entre deux grandeurs spécifiques qui apparaissent dans des conditions d’utilisation bien spécifique, ils ne sont probablement pas très alaise… D’ailleurs les diplôme chinois en science, j’ai eu l’occasion de le constater à plusieurs reprises, ne valent pas leur équivalent occidentaux, loin de là.

Dernier point cocasse… Dans l’avion entre Wuhan et Shenzhen, j’ai levé la tête de mon livre – excellent livre d’ailleurs dont je vais aussi vous parler – mon oeil ayant été attiré par le petit écran devant moi. J’y avais comme reconnu un mouvement connu, quelque chose dans l’image, le décors ou je ne sais trop m’avait attiré le regard. Alors j’ai regardé et j’ai rapidement reconnu les petits sketchs humoristique ô combien international mais toujours très québécois de Réal Béland et de ses complices… Faut bien être à l’autre bout de la planète dans un vol intérieur sur les ailes de China Estern pour tomber sur la tête de réal Béland – hé oui, le monde est de plus en plus petit.

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La chute du mur de Berlin

Wednesday, September 23rd, 2009

N’étant pas un grand historien, je ne peux pas vous apprendre grand chose sur cette chute. En 1989, je finissait mon secondaire alors je n’ai pas compris grand chose de l’événement, mais je m’en souviens et je me souviens que ça avait beaucoup fait jasé les adultes – mais peut-être pas sur les conséquences à long terme. Je crois qu’ils parlaient plus du passé de ce que ça avait dû être et de ce que ça allait être à court terme… Effondrement du communisme, réunification des deux Allemagne…

Ce que je peux dire aujourd’hui c’est que 20 ans après le communisme ne vit plus que dans le monde des théories, même la Chine qui se dit toujours communiste a abandonner l’un des préceptes de base – la planification centrale de la production qu’elle confie de plus en plus au marché.

Ainsi, je crois que le changement idéologique majeur qui a suivi la chute du mur de Berlin n’est pas tant celui d’un changement politique que celui d’un changement économique. L’économie de marché règne aujourd’hui en roi et maître. Son triomphe, il y a vingt ans, est sans aucun doute relié à la crise actuelle. La main invisible du marché venait de battre la main visible du gouvernement dans un match de tire au poignet qui avait duré plus de 40 ans, son avenir était radieux, les espoirs les plus fous étaient permis.

Bien sûr, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, la déréglementation, l’ouverture des marchés, etc.  Mais, l’idée c’est que sans réelle opposition idéologique, le marché a eu tout le loisir de s’imposer partout et avec peu d’entraves. Évidemment, il n’est pas question de retourner en arrière. La planification centrale ça ne fonctionne tout simplement pas (quoi qu’avec la puissance informatique d’aujourd’hui c’est probablement plus possible que jamais – mais on sait également que ça ampute sérieusement l’innovation, ainsi sans la marché nous n’aurions peut-être pas cette puissance de calcul…) alors il ne reste que le marché comme modèle.

Cela dit, le modèle économique basé sur le libre marché est très large, il y comporte une infinité de saveur entre, pour reprendre de vieux termes, la gauche partisanne d’un État fort et la droite partisanne d’un État réduit. Vous savez de quel côté je campe alors je n’y reviendrai pas et conclurai en rappelant que si le communisme et la planification centrale sont morts, le libre marché et la déréglementation extrême ont bien montré avec la récente crise qu’ils n’étaient pas des modèles idéal non-plus.

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p.s. Pierre Foglia nous a pondu un de ses meilleurs textes de l’année pour souligner le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin – c’est à lire sans faute!

Adbusters : une lettre

Monday, September 21st, 2009

J’ai acheté et lu bord en bord le dernier numéro de Adbusters : Thought Control in Economics qui parle des théories en vogue en économie de leurs limites et des théories alternatives le tout sous forme de courts articles très accessibles. Je ne peux que vous en recomander l’achat et ou la lecture puisque le numéro est disponible en ligne - ou du moins en grande partie.

Voici une lettre que je leur ai écris èa la suite de ma lecture.

Dear Adbusters,

I’ve been this close to buy your magazine a few times, but last month number on Economics was the one. I bought it, read it thoroughly and like it very much. It was insightfull and made me discover new autors and ideas.

Surprisingly though, two important ideas were missing from your overview of current economic thought and revolutionnary ideas.

On the current economic side, one of the most impressive contradiction of the current model sits in the very heart of transnational companies. The very ones that want us to belive that the free market it the way to go and that everyting should be included in it are mostly working outside of it!

Big corporations are all about integration, both vertical and horizontal. That means, in the case of vertical integration, that instead of buying parts from subcontractants they will absorb the subcontractant so that they don’t have to work with the instabilities of the market anymore. Horizontal integration is aslo about getting out of the market but this time instead of integration the production chain, big companys will build another company in another country instead of using subcontractants over there. Think of automakers…

Now we may think that new developpement in high-tech production where subcontracting is closer to the norm than intergration is going to change that. But we have to keep in mind that high-tech is, even if it get a lot of mediatic attention, still a very small part of the overall industrial production where the integration model rules.

On the revolutionnary ideas side, one of the most promising proposition, a least in my point of view, has been left out. It’s called cradle to cradle and in short, the idea is to pass regulations that will force manufacturers to be responsible for whole life of the product. Meaning that the company who produced it and sels it should also have the resposability to recycle it after it’s usefull time is done. Aside from generating much less garbage this would be a very high insentive for companys to make products that can be upgraded, that can be easily repaired and that contain a very high level of reclyclable materials.

For sure we would pay the price of these improvements, but this approche is much more efficient than the true cost which you presented, simply because true cost will raise all prices without fondamentally changing what is being produced whereas cradle to cradle has to power to do so and it’s much easyer to put in place as a system than true cost.

Thanks for this great number!

Jean-Philippe Martin,
Québec City

Bonne lecture !

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Made in China : Les trois Chine

Thursday, September 17th, 2009

Lors de mon voyage en Chine, j’ai eu l’occasion de voir trois Chine distinctes et je ne parle pas de Hong Kong qui n’est clairement pas en Chine et qui ne le sera jamais si vous voulez mon avis. Cette distinction, je ne l’avais pas vu lors de mon précédent voyage. Peut-être avais-je été moins attentif ou peut-être est-ce simplement que j’ai été un peu plus loin cette fois-ci…

Première Chine : La grande ville occidentale.

Les grandes villes modernes comme Shenzhen ou Shanghai ressemblent beaucoup aux grandes villes occidentales. Elles ont de larges avenues, de gros grattes-ciel, de grands centres d’achats, de grands restaurant et de grands hôtels. Les rues sont propres, sécuritaires et tout est aménager – encore plus en Chine qu’ailleurs. On imagine fort bien les gens vivent à peu près comme nous. La matin, ils ne courent pas, ils font du Tai-Chi, le midi ils ne vont pas plus que nous à la maison, ils mangent chez McDo et le soir, ils regardent les nouvelles et s’occupent de leurs maisons, de leurs enfants.

Deuxième Chine : La grande ville chinoise.

En « banlieue » de Shenzhen la zone économique spéciale se trouve Shenzhen la vraie ville celle qui s’est développé autour de la zone économique spéciale. Là, c’est déjà très différent. Il y a des routes, des grand boulevards et des grattes-ciel, mais les routes et les boulevards sont sales, troués, mal aménagé et peuvent s’arrêter n’importe où sans préavis.

La ville est très poussiéreuse, tout est sale et ça traine partout. Il y a des trucs en construction ou en destruction à peu près partout et un chantier sur deux a l’air abandonné. Les autres sont investie de travailleurs mal équipé et d’indigents qui « squate » le coin en attendant  de trouver mieux. Sur un boulevard tout neuf – 4 voies avec terre-plain, j’ai vu un trottoir en construction : Des chinois en haillons y cassait de la pierre à la pioche pour faire le fond qui devra recevoir une pile de brique déjà livré en tas au bout de l’allée…

Le commerce est également très différent. Il n’y a plus de centre d’achat mais bien des série de petites boutiques surchargées et entrecouper de « shop » de réparation de moto, ventilateur et autres poële à gaz. Et quand ce n’est pas des petites boutiques ce sont des tables sur le trottoir ou dans la rue à travers les piétons, les vélos, les motos et voitures qui se disputent déjà le peu d’espace disponible.

Je suis allé au resto dans cette zone. La place était crasseuse, les murs écaillés, le mobilier défraîchit, mais la bière était bonne et la bouffe très épicé aussi. C’est la règle là-bas on ne boit pas d’eau et on mange épicé.

Je n’ai pas vu d’hôtel ni d’appartement, mais a en juger par l’usine que j’ai visité et les facade des blocs bordant les larges boulevard sales que j’ai vue, je me dis que ça doit être plutôt ordinaire.

Troisième Chine : Les bidonvilles chinois.

En Chine il n’y a pas de bidonvilles à la Mexico, ce sont plutôt de vieux logements, maisons et terrains qui datent de l’ère soviétique fermée. On les voient sur le bord de certaines routes ou encastré entre deux nouveaux quartier. Ce n’est pas la campagne ou les vieilles villes industrielles, ce sont des restants que j’ai pu entrevoir à Wuhan une ville de près de 7 millions d’habitants.

Dans ces quartier là, les gens sont très pauvres. Ils vivent en ramassant du carton, du métal ou des bouteilles vides. Ils cultivent des petits lopins de terre quand c’est possible. J’en ai vu un en bordure d’une route entre un mur d’usine et le fossé 2m de large tout au plus et laissez moi vous dire qu’à l’odeur je n’y aurait même pas pris une marche. Bref c’est la vraie misère, comme on s’imagine les bas-fond de la Chine urbaine.

Ces gens là sont les oubliés du nouveau système. Ils n’ont pas vraiment de boulot. Il vivent dans des taudis sur le point de l’effondrement et probablement sans services. Ils semblent être à la marge et donc peu nombreux, mais je suis surtout rester en ville. Il est fort probable qu’il y en ait plus que je ne crois. Ces gens là n’ont probablement rien ni aucun avenir sinon celui de la survie dans leur taudis jusqu’à ce que l’État décide de reprendre les terrain…

.jpm

Le retour

Tuesday, September 15th, 2009

Pour moi le retour a commencé à Wuhan après la dernière visite client de notre voyage. C’était jeudi le 10 septembre vers 18h00. Notre client a eu l’amabilité de nous réserver des places sur le vol de 21h45 pour Shenzhen et ensuite de venir nous conduire au stop de taxi le plus proche à cinq minutes de ses bureaux.  Une fois un taxi trouvé il a même pris le temps d’expliquer au taxi le chemin idéal à prendre pour arriver  à l’aéroport. Il ne nous restait semble-t-il que peu de temps. Traverser la ville allait  prendre au minimum deux heures et demie.

Nous sommes tombés sur un bon chauffeur, le trajet a effectivement pris deux heures et demie. Une fois à l’aéroport il a fallut aller chercher nos billets et passer un premier contrôle sur une interminable série…

Une courte heure d’attente et nous sommes partie de Wuhan, un vol de 2h30 nous amènerait vers Shenzhen. Une fois sortie de l’avion et de l’aéroport il faillait trouver un taxi qui allait nous emmener à la frontière hongkongaise. Malheureusement notre ni notre chauffeur ni le portier ne connaissait la direction exacte de la douane qu’il fallait franchir – a cette heure tardive il n’y en a plus qu’une d’ouverte.  Fort heureusement, un de mes collègues, celui qui voyage le plus a eu la bonne idée d’appeler à l’hôtel où nous étions les journées précédentes afin que quelqu’un explique au chauffeur ce que nous voulions. Ça a pris un certain temps, mais peu importe la route entre l’aéroport de Shenzhen et le poste frontalier prenait environs une heure malgré le fait qu’à minuit les routes étaient plutôt désertes.

Traverser la douane 24h entre la Chine et Hong Kong est toujours compliqué. Il faut passer un premier contrôle, celui de la santé (Avec la grippe H1N1, ils sont encore plus stressé – remplir le petit papier) ensuite il faut sortir de la Chine. Malgré l’heure tardive, il y a beaucoup de trafic dans cette douane qui date de bien avant la rétrocession et qui est, par conséquent, plutôt mal adapté au flux auquel elle a affaire aujourd’hui. Il fait chaud, ça cri partout et ça ne sent pas très bon non plus.

Une fois la douane passée il faut s’entasser dans un autobus (payé 7 RMB : 1$) qui nous conduira à la douane hongkongaise quelque cinq minutes plus tard. Encore là contrôle de santé (remplir un second petit papier) avant de pouvoir passer à la douane laquelle requiert un troisième petit papier. Deux trois bus arrivent à la fois à cette heure (nous sommes maintenant le 11 septembre) mais les douaniers sont efficaces cinq minutes suffisent pour passer et de nouveau il faut trouver un taxi. Les verts ne vont pas en ville, il faut prendre un rouge. Notre chauffeur parle bien anglais et sait exactement où se trouve notre hôtel. C’est un bon soulagement. Cela fait déjà 7h00 que nous sommes partis, la course nous menant à l’hôtel devrait durer un peu plus d’une heure et plus personne n’a le goût de faire des courbettes pour se faire comprendre.

Le trafic est léger, il faut dire qu’il est deux heures du matin… Nous débarquons à l’hôtel, passons nous enregistrer, un autre 5 à 10 minutes. Je monte mes bagages à ma chambre et redescend pour envoyer un courriel urgent et dire bonjour à ma blonde. Hong Kong est superbe la nuit alors je sors quelques minutes même s’il est déjà 2h30 du matin. Malheureusement les lumières qui éclairent habituellement les nombreux gratte-ciel sont éteinte alors je rentre me coucher.

Après une courte nuit de quelques 4h00 de sommeil, je me lève pour aller faire un dernier petit tour dans Kowlong (la péninsule qui fait face à l’ile) avant de quitter Hong Kong pour de bon. La ville est beaucoup moins belle le matin sans les lumières qui l’habillent la nuit tombé. Je vois tout de même quelques vieilles dames qui font du Tai Chi dans le grand parc de Kowlong. Mais l’heure avance, je 
dois aller déjeuner et faire mon « check-out » à l’hôtel, notre vol part vers midi et nous devons faire une autre heure de taxi pour s’y rendre.

Vers 10h00 nous embarquons dans le dernier taxi qui nous mènera à notre second vol de retour. Cela fait déjà 14h00 que nous voyageons. Nous avons déjà fait plus de cinq heures de taxi et passé cinq poste de contrôle…

Nous arrivons à l’aéroport avec un peu plus d’une heure avant l’embarquement. Nous passons un sixième contrôle H 1N1 et sécurité aéroportuaire en même temps. Une fois dans l’avion je me retrouve par hasard assis à côté du collègue que nous avions laissé derrière lors de notre départ pour Wuhan. Il aura fallut près d’une heure avant de décoller à partir du moment où je suis entré dans l’avion non sans avoir passé un contrôle supplémentaire surprise parce que nous somme le 11 septembre – septième contrôle.

Le vol Hong Kong – Chicago dur 14h30. Il est environ 13h00, cela fait dix-neuf que j’ai entamé mon retour. Avec ces quatorze heures de plus je vais en être à un peu plus de trente-trois… Le vol s’est bien déroulé j’ai réussi à dormir pas mal. Il faut dire que le manque de sommeil de la dernière semaine commence à se faire sentir sérieusement.

Une fois à Chicago (il est 14h00 heure local) on doit à nouveau remplir un petit papier. Celui des douanes américaines cette fois.  Une fois la douane passée – huitième poste de contrôle, il faut entrer dans la zone de vols nationaux et refaire le contrôle de sécurité – et de neuf ! Le prochain vol est à 19h00 et il n’est que 15h00 nous avons donc à peu près trois heures à tuer. Voyager avec des grands voyageurs a ses avantages, nous avons accès au salon United où les sièges sont plus confortables et où il y a de petits trucs à grignoté. J’en profite pour recharger mon portable et prendre quelques vers d’eau – nous irons manger avant de partir.

Vers 18h00 nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement. Un petit vol de deux heures et nous sommes à Québec. Vu d’ici à 30 000 pieds d’altitude et après plus de tente-huit heures de vol, de taxi et d’attentes, il me semble que le but est proche et que le voyage n’a finalement pas été si long. Déjà, je sais que cette semaine passé en Chine ne sera bientôt plus qu’un vague souvenir… Une mélange de rencontre, de taxis, d’avions, de bonne bouffe, de chaleur étouffante et d’odeurs exotiques. Déjà je sais que le retour au quotidien ne sera pas facile. Je vais être fatigué et très occupé, mais le voyage en vaut toujours la peine et la Chine un pays fascinant.

Reste plus qu’à passer les douanes canadiennes et à prendre dernier taxi, celui qui me conduira à la maison. Pas de trafic, pas de problème de communication et bien sûr moins de 20 minutes – quand même, on est bien chez soi.

.jpm

p.s. D’autres “Made in China” devraient suivre, mais celui-ci était déjà écrit…

Made in China : L’industrie

Wednesday, September 9th, 2009

Le monde est tres different en Chine… Les accents ne sont, par exemple, pas disponible partout. Autre exemple, plus frappant celui-la, les chinois demarrent des enterprises sans savoir ce qu’ils font. L’etude de marche est simple: la main d’oeuvre est “cheap” alors on est competitif. Pire encore ils vont souvent vendre leur produit avant meme de l’avoir fabrique. Ils sont tellement certains que tout se fait facilement - puisque d’autres chinois le font - qu’ils tentent d’aller chercher des contracts avant meme d’avoir fait leur premier composant!

Les indiens, et je n’en ai croise qu’un seul et etablie a Hong Kong, semblent plus realiste et s’ils se depeche un peu il risquent fort de reussir a damer le pion a la Chine. Celui que j’ai vu travaillait a Honk Kong et Shenzhen parce que l’environnement etait meilleur (comprener les sous comosant et l’expertise plus facile a avoir) mais vendait toute sa production en Inde et au Pakistan. Il m’a dit avoir l’intention de vouloir demenager en Inde d’ici cinq ans… Il m’a meme affirme que l’Inde allait reprendre tout ce qui est haute technologie a la Chine. J’aurai tendence a lui donner raison puisque les indiens sont, dans l’ensemble, beaucoup mieux eduques.

J’ai d’ailleurs eu l’occasion de visite une “shop” de haute technologie chinoise. S’ils suivent les cinq “S”, ou le principe Toyota avec beaucoup de zele (chaque chose a sa place et chaque place a sa chose, espace de travail libre de tout encobrement et tres bien organise) ca ressemble tout de meme au tiers-monde. Les instruements sont plutot vieux et la chaine de production est constamment entre-coupe de tavail manuel. Autrement dit, la fabrication des pieces est automatise et hyper precise, mais quand la machine a fini c’est une petite chinoise qui classe les miliers de pieces a la main dans un grand bac pour les amener vers l’autre station.

Mais ce qui m’a le plus frappe dans cette visite, c’est le peu de science que l’on retrouve dans ces manufacture de “haute technologie”. D’accord les instruments utilises sont “high tech”, le procede est super “high tech”, les machine coutent des millions de dollars (ceux de l’Etat), mais au bout du compte la comprehension des processus de fabrication et des problemes possible ne necessite pas plus d’un secondaire cinq quebecois… Si une machine brise ils font venir le specialiste suisse, anglais ou americain. L’ensemble des operations qu’ils suppervisent reste relativement simple et j’imagine sans peine que c’est comme ca un peu partout.

J’ai d’ailleurs appris lors d’une autre rencontre que Apple - bien qu’ils fassent tout faire en Chine - ne leur laissait developper aucun detail d’ingnerie. Ils n’ont pas les machine aux EU, mais ce sont quand meme eux qui determine les procedes, les facon de faire et les outils a utiliser.

Bref, la Chine semble encore etre aujourd’hui grand bassin de ressourse humaine. La part de design semble encore etre tres, tres faible et si je me fie a nos clients ils ont encore besoin de beaucoup d’aide des que les choses se compliquent un peu.

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Made in China – part one

Tuesday, September 8th, 2009

J’ai vu bien des choses qui sortent de l’ordinaire depuis le début de nom voyage en Chine. En voici quelques unes…

 

D’abord je me suis laissé tenter par un Wal-Mart après une petite marche dans un des quartiers récent de Shenzhen. Il était 21h30 et la place était encore relativement achalandée. Au rayon des viandes j’ai pu voir d’énorme crapaud encore vivant. On m’a dit plus tard que les gens mangeaient les cuisses, mais aussi le corps. Ensuite j’ai pu constater que les prix de vente sont très proches des nôtres sauf pour les vélos et la bière, ce qui nous permet de conclure qu’ils payent leur marchandise très cher puisqu’ils ont des salaires six fois moins élevé que les autres. D’ailleurs j’ai soupé avec un chinois qui se plaignait de cet état de fait, il trouvait injuste de payer les voitures le même prix que nous… C’est plate, mais ce n’est pas injuste, je ne vois pas comment Toyota pourrait vendre ses voitures six fois moins cher en Chine.

 

J’ai aussi vu beaucoup de choses intéressantes sur les routes. Deux hommes qui se battent en plein milieu d’une autoroute après une collision. Des gens qui roulent à contre sens en voiture sur des routes à deux, trois, quatre voies. Même notre chauffeur de bus a changé de côté un matin. C’était trop lent alors il a tourné le bus et a remonté un boulevard à quatre voies  pour aller prendre une autre rue et il n’était pas seul… En Chine les lignes, voies et autres signaux routier son des suggestions, rien de plus. J’ai également croisé un nombre impressionnant de petites mobylettes électriques. Elles sont très répandues et viellent comme si la technologie existait ici depuis de nombreuses années. Étrangement on m’a informé qu’elles étaient de moins en moins tolérées dans les grandes villes parce qu’elles seraient semble-t-il  trop dangereuses et trop bruillantes – ce qui ne fait aucun sens. Elles ne sont pas plus dangereuses que leur équivalente à essence et elles ne font aucun bruit, comme de quoi le lobby du pétrole est très fort partout sur la planète.

 

J’ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Les chinois sont généralement sympathiques et aiment bien discuter avec des canadiens. Même si je n’ai pas aborder le sujet politique avec eux, j’ai eu l’impression qu’ils étaient très ouverts aux échanges et toujours intéressé par ce qui se passe ailleurs. Il faut dire que les bulletins de nouvelles chinois sont plutôt partisans… Sur une demi-heure il y a dix minutes pour expliquer ce que le gouvernement a fait pour le peuple ce derniers jours, il y a dix minutes pour dire comment ça va mal dans le reste du monde et comment la vie est mauvaise ailleurs et une dernier dix minutes pour dire comment la vie est belle en Chine.

 

Tiens, ça me rappel un petit mot que j’ai vu à la sortie d’un métro : Ce sont d’infimes mouvements collectifs qui sont à la base de la civilisation. On a beau sentir les relents du communisme primaire dans cette petite phrase, elle n’en demeure pas moins très vrai et peut-être que nous devrions l’avoir un peu plus à l’esprit de notre côté du monde.

 

.jpm

 

p.s. Je ne sais pas quand je vais avoir accès de nouveau à internet… Mais je continu à prendre des notes.

Le voyage

Sunday, September 6th, 2009

J’ai quitté la maison vers 6h00 vendredi matin. 20 minutes de taxi. 1h30 d’attente à l’aéroport avec en prime une fouille approfondie – j’ai été parmi les chanceux à été sélectionné. Puis c’est l’embarquement, pas très long c’est un petit avion, deux série de trois bancs… 2h30 de vol pour atteindre Chicago. Une fois sur place, il faut passer la douane américaine même pour passer en zone international. 2h30 d’attente. Heureusement, je voyage avec des gars qui se promènent beaucoup – on a eu accès au salon de United Airlines. Un peu de bouffe gratuite c’est toujours bien venu, surtout quand on a faim et vu le vol systématique pratiqué dans les aéroports du monde c’est une bonne économie.

Second embarquement. Là c’est un 747, deux étages, une soixantaine de rangé de bancs au premier : 3-4-3 – une heure d’embarquement. J’avais prévu beaucoup de lecture. Généralement je ne dors presque pas en avion et avec un vol de près de 15h00 vaut mieux en avoir plus que moins. Mais voilà, j’ai été chanceux, j’avais trois banc pour moi tout seul alors j’ai pu m’allonger et dormir. Je me suis endormis au dessus de l’Alaska et me suis réveillé au dessus de la Corée… Quelques cinq heures de sommeil très bien venue et plus que deux-trois heures à tuer.

Puis, enfin, après plus de 20h de déplacement on touche le sol en Chine. Hong Kong est juste à côté – surprise les gars avec qui je voyage veulent bien aller y faire un tour avant de rentrer à l’hôtel.  Le métro s’est imposé de lui-même… 30 minutes et nous étions en ville. Hong Kong est encore aussi incroyable que la première fois où j’y ai mis les pieds. Nous sommes allés prendre une bière dans SoHo… Puis une deuxième et quelques tapas. La journée avait été très longue… Je serais bien rester à Hong Kong, mais bon il fallait rentrer en Chine, il était déjà 9h30. 4h00 à Hong Kong c’est court, mais ça vaut amplement le détour.

De retour à la station de métro, nous apprenons que la douane que l’on comptait franchir ferme dans 15 minutes et il est trop tard pour s’y rendre avant. Solution de rechange du gars au métro : Prenez le bateau en ville vers ShenZhen… Nous devons d’abord prendre un taxi. Après un échange difficile avec le chauffeur nous concluons que ce sera plus rapide et surtout plus simple d’y aller en taxi. 1h00 et quelques 300$ HK plus tard, nous atteignons la douane pour sortir de Hong Kong. (Il faut diviser par sept pour l’avoir en canadien)

Contrôle d’identité, passeport, étampe, c’est la troisième aujourd’hui. Il est 11h00, heure local. Il nous reste encore à faire un petit tour d’autobus entre la douane de Hong Kong et celle de la Chine, 7$ … donc 1$.

Les douanes chinoises se passent aussi bien que les autres… À la sortie par contre on débarque en Chine : Le zoo. Cette douane en Hk et la Chine est très très achalandée. C’est sale, on y croise des faux chauffeurs de taxi qui recrute avant les vrais, au-delà même des limites imposées par la douane. Puis c’est les putes que l’on vous offre sur un menu plastifier, et il y a les mendiants, les fumeurs et les chinois qui s’activent partout pour essayer de vous soutirer quelques billets. Ça grouille de partout, il fait extrêmement chaud et humide et, oui, ça sent mauvais.

Après 10 minutes d’attente et au moins 100 taxis, c’est notre tour. 30 minutes sur les autoroutes à six voies qui sillonnes et nous sommes à l’hôtel. Enregistrement – encore le passeport – clé, un petit tour d’ascenseur, il est minuit et demi, la chambre est magnifique et, après près de 30 heures de déplacement, il ne me reste plus que 5 heures pour dormir…

Je prends une douche – pas un luxe et je me couche. Malheureusement, mon corps croit qu’il est 1h de l’après-midi alors le sommeil vient difficilement…

.jpm