Archive for July, 2009

Pure folies

Thursday, July 30th, 2009

Hé oui, il s’agit encore de religion… Oui, il s’agit encore de l’Islam. Et, oui, je suis tanné d’en parlé, mais qu’est-ce que vous voulez plus on est courant plus on dénonce plus le dossier risque d’avancer .. quoi qu’avec ce que je vous raconte aujourd’hui j’ai plutôt l’impression que ça recule.

1. Folie passagère : Il n’y aurait, selon une récente recension faite par le gouvernement français que 367 femmes portant le voile intégrale en France. C’est, nous dit-on marginal d’autant plus que selon l’étude il s’agit surtout de jeunes femmes qui le font de plein gré. Évidemment tout le monde a des doutes sur le plein gré de la chose, mais le problème n’est pas là. Ils sont 367 et c’est 367 de trop.

2. Fou à enfermer : Au Soudan, la semaine dernière plusieurs femme ont été arrêter dans un restaurant de Khartoum parce qu’elles portaient des pantalons. 13 femme en tout dont certaines (10) ont pu être jugé sur le coup et condamné à 10 coups de fouet et trois autres dont une employée de l’ONU qui est en attente de sont procès et qui, si elle est trouvée coupable est passible de 40 coups de fouets et d’une amande de 100$. Vraiment, il serait temps de passer à l’offensive et de condamné ce genre de répression et d’attitude par des sanctions économique ou autres.

3. Fou furieux : Mais non, plutôt que de penser à sévir et à n’offrire aucune tolérance à ces comportements dignes de l’âge de pierre, l’Angleterre pense à mettre en place des policiers « ethnique » qui comprennent mieux les gens à qui ils vont s’adresser. Donc des policiers sikh pour les sikh, des musulmans pour les musulmans etc. De la folie furieuse! Je veux bien croire que quand vient le temps de s’expliquer, c’est plus simple de le faire avec quelqu’un qui connaît notre culture surtout quand la situation est complexe, mais la loi c’est la loi et je ne vois pas pourquoi elle devrait être renforcé par des gens de ta couleur, de ta religion ou de ton orientation sexuelle tant qu’à y être. Ce que l’Angleterre fait très, très dangereux pour eux et pour nous. La situation doit être dénoncée.

Je sais, je sais, il y a des policiers racistes et d’autres qui sont homophobes, mais ce n’est pas la majorité et je crois qu’il vaut cent fois mieux avoir quelques policiers injustes dans une système qu’il l’est globalement que d’avoir une police personnalisé dans et complaisante dans un système qui, cela mis en place, risque de le devenir rapidement.

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Quebecor le sauveteur !?

Tuesday, July 28th, 2009

La récente « polémique » sur le rôle culturel de Quebecor au Québec à travers sur journaux, ses livres et ses émissions de télévision opposant Gil Courtemanche et Richard Martineau. Je n’ai pas vraiment suivi le débat si tant il y en a eu un, mais j’ai lu Martineau

D’un côté M. Courtemanche semblait dire que côté culture Quebecor ne vole pas très haut et j’aurais tendance à être d’accord. Disons qu’ils font plus dans le populaire savamment brassé, mais sans réelle saveur, que dans la grande culture. Mais bon, ce n’est pas leur créneau et il y en a déjà qui le font très bien. Et puis, encore, le théâtre même si la pièce est de Claude Meunier ça ne plait pas à un très large publique. D’un autre côté ont pourrait leur reprocher de ne pas en faire la promotion et de tomber dans la facilité de la pop culture – ce avec quoi je suis, encore là, en accord.

Idem du côté journalistique. Même s’ils publient quelques bon chroniqueurs et qu’ils financent de bons et sérieux reportages – ce que j’ai souligné à l’occasion – on sent souvent un nivellement par le bas dans la  nouvelle, ce que j’ai aussi récemment souligné… Élevé le chiffre d’affaire des Bingos au rang de nouvelle, c’est vraiment n’importe quoi – y’a certainement plus intéressant à couvrir.

Mais ce qu’il y a d’intéressant avec Quebecor c’est qu’au-delà de ces critiques, ou malgré celles-ci, certains poseront l’entreprise comme un des grands sauveteur de la culture québécoise et iront même jusqu’à l’inclure dans un plan global visant à empêcher le Québec de disparaître purement et simplement.

Qui et pourquoi? Les économistes en premier lieu et bien sûr les gouvernements qui les écoutent.

Pour eux le calcul est simple et il n’est pas culturel. Si les gouvernements québécois ont au fil des ans accordés, privilèges, aide et passe droit au groupe Quebecor c’est parce qu’il a une grande importance pour la nation. Rappelez-vous on a même modifier des lois pour leur permettre d’acquérir TVA…

Le calcul étant que si le Québec n’a pas de géant de la communication il n’aurait pas pu se défendre contre l’achat de plus grands groupes non-québécois qui auraient eu tôt fait de rationaliser en diminuant, vous vous en douter bien, le contenu québécois et éventuellement le contenu francophone.

C’est d’ailleurs ce qui est en train de se produire au Nouveau-Brunswick. Irving* qui possède depuis peu l’avant dernier journal francophone indépendant de la province et vient de décider de le rendre bilingue ce que d’aucun voit comme étant un premier pas vers sa conversion à l’anglais… Il ne reste plus aujourd’hui que L’Acadie Nouvelle qui n’imprime que 20 000 copies.

Alors, Quebecor comme sauveteur de la culture québécoise? Eh bien, il n’y aura jamais qu’un seul grand sauveteur, nous y participons tous à tous les jours, mais son rôle ne peut être négligé qu’on aime Virginie ou pas!

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Survol

Friday, July 24th, 2009

Je ne sais pas si c’est parce que c’est l’été et que tout le monde est en vacances, mais il me semble que ces jours-ci les médias écrits n’offrent que du survol et très peu de détails.

J’aurais pu arrêter là, c’eût été un bon gag, mais j’ai des exemples alors je continue.

Je ne lis le Journal de Québec que rarement et Le Soleil que le samedi, mais je parcours Le Devoir à tous les jours. Je me fais un devoir de lire L’Actualité et de parcourir les quelques « magazines de femmes » que ma blonde achète.

Partout le constat est le même. Bon, pour le Journal de Québec, qui généralement ne gratte que la surface ça ne change pas grand chose – par contre côté nouvelles locales j’ai l’impression qu’il vont doubler Le Soleil bientôt…

Mais là n’est pas mon propos. La semaine dernière dans Le Devoir, on titrait en première page quelque chose comme « Dur temps pour les théories économiques ». Je m’attendais a y voir des théories, quelques-unes, au moins deux ou trois, expliquées puis réduites en cendres par la situation actuelle, mais rien ou presque. Quelques vagues allusions tout au plus.

Plus grave encore : Dans le dernier numéro de L’Actualité on propose un grand reportage sur la forêt amazonienne intitulé « À qui appartien l’Amazonie ? ». Le reportage fait même la page couverture… Mais à l’intérieur, rien ou si peu. On apprend pourquoi les gens de la place déboisent. On apprend que le gouvernement fait un suivi du déboisement par satellite et qu’une scandinave richissime en a acheté une partie pour la protéger et, par la bande, y installer un hotel de grand luxe…

Y apprend-t-on quelque chose nous permettant de se faire une idée sur les « propriétaires » de ladite forêt? Pas vraiment. Il n’y a pas l’ombre d’un débat, pas l’ombre d’une revendication non plus, rien pour amener plus loin notre réflexion sur le sujet… Décevant.

Je ne sait pas pour vous, mais pour moi, c’est de plus en plus difficile de trouver des sources intéressantes d’informations. Je ne veux pas d’un simple survol. Je veux des détails, mais pas trop. Je veux des explications précises et concises, un texte dense qui me permet d’en apprendre sans être un article de fond qui nécessite en bacc en la matière pour être déchiffrer.

Je le sais, j’en demande beaucoup. Ce n’est pas simple, mon niveau de détails n’est pas nécessairement celui des autres et les journalistes écrivent pour la moyenne des ours pas nécessairement pour moi ou un autre.

Cela dit, depuis quelques temps, j’ai l’impression qu’ils écrivent plus pour les autres que pour moi…

Tiens, en passant et pour conclure sur une note positive, il y a de plus en plus de magazines sérieux qui publient l’intégralité de leur numéros en ligne. Il y a bien sûr Wired, un pionier en la matière et plus récemment Fast Company qui a des article de fond fort intéressants… Je vous recommande tout particulièrement celui sur Jeff Bezos fondateur d’Amazon et l’avenir du livre.

Et j’en rajoute : Si vous en connaissez de bons faites-moi signe par le commentaire je me ferai un devoir de les publier dans un billet en bonne et due forme.

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Les vacances

Thursday, July 23rd, 2009

Hier après-midi, j’ai dû aller faire un tour au centre d’achat. C’est fou les vacances au Québec. Tout le monde est en vacances en même et tout le monde se garoche sur les routes et dans les centres d’achats…

Évidemment, j’exagère. Beaucoup prennent leur char et vont faire un tour un peu plus loin… Ils vont en Gaspésie, ils vont dans les Laurentides, ils vont aux Iles de la Madeleine.

Encore là, ce n’est pas tout le monde… Beaucoup restent chez-eux à travailler sur leur terrain ou leur maison.

Ces deux derniers groupes, je les aime bien, ils ne font pas trop de conneries, par contre la gang de clown qui passe ses vacances au centre d’achat il me tombent sur les nerfs. Ce n’est pas de leur faute, j’ai les nerfs fragiles quand je ne suis pas en vacances et qu’une gang de clown s’agglutine sur les route et bouchent tout.

Ils sont en vacances, mais ils sont pressé. Ils doivent arrivé chez Wal-Mart avant la fin du solde. Ils doivent arrivé au cinéma avant que la file soit trop longue, ils doivent se pointer au resto avant les autres clown qui ont prévu la même chose qu’eux. Et en faisant tout ça ils ne respectent plus les règles élémentaires de la bonne conduite automobile et/ou en société.

Le pire c’est que je risque de faire la même chose. Les vacances sont courtes et on veut tous en profiter au maximum. Bon, je vais me tenir loin des centres d’achats c’est certain, ce n’est pas mon genre… Mais si on me fait chier avec de files et des délais interminables durant mes courtes semaines de vacances je risque d’oublier certaines règles élémentaires. Reste que je n’aime pas les foules en partant alors j’essaie de les éviter et, comme j’ai les grands espace et la nature, je me dirige dans ces coins-là plutôt que sur le boulevard encombré le plus proche… À croire qu’on devient plus cons en groupe. Ah, ouais, l’âge des foules, ça a déjà été démontré et on devient effectivement plus cons en gang. Raison de plus pour s’en éloigné…

Dans mon cas se sera Bass Harbor au Maine – allez voir sur google maps – mais ce ne sera pas tout de suite, j’évite les vacances de la construction.

Alors, pour ceux qui sont en vacances, profitez-en bien, évitez les centres d’achats et les embouteillages et si c’est impossible tentez de garder votre sourire et votre civisme et .. bonne vacances.

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p.s. Les miennes sont à la mi-août…

San Jose : Trois petites choses qui en disent long

Monday, July 20th, 2009

En route pour Castle Rock, tout près de Saratoga, j’ai suivi un camion, un pick-up comme il y en a plein d’autre dans la région… Celui-là transportait une boite qui contenait je ne sais plus quoi, un évier, un bain, je ne sais trop. Ce dont je me souviens par contre c’est d’avoir vu le descriptif de la pièce en anglais, en espagnol et en français.

Dis comme ça, ça a l’air de rien, mais pensez-y bien. Un descriptif en anglais, c’est normal, ils sont 330 millions en Amérique du Nord. En espagnol ce n’est pas trop surprenant non plus, ils sont 110 millions au Mexique et approximativement 45 millions aux ÉU. Et les francophones? Sept, huit, dix millions tout au plus, 2% et des poussières de la population Nord-américaine et on a quand même notre langue les descriptifs, instructions et tout dans notre langue… C’est dire la force de cette nation.

Le téléphone cellulaire est omniprésent dans nos vies, vous le savez tous. Cela dit, ce n’est rien à côté des américains. Là, ça n’arrête pas deux secondes. Il y a toujours quelqu’un au téléphone. Et maudit qu’on l’air de se parler tout seul avec un Bluethoot dans l’oreille…

Moment le plus impressionnant : Souper sur Santana Row, endroit branché par excellence à San Jose – oui oui, la rue hyper-artificielle. On y a souper en plein centre dans un petit resto mexicain avec de la musique live c’était vraiment bien et pas trop cher pour l’endroit. Hé bien, ce soir là pendant tout le temps où nous avons manger aux quatre tables bourée de jeunes et de moins jeunes, à tout moment il y avait à chacune des tablées au moins un cellulaire d’ouvert. Soit ils parlaient avec des copains, soit il prenaient des photos, soit ils montraient d’autres photos prises ailleurs avec d’autres… Complètement fou.

Au États-Unis, je vous en ai déjà parler, rester mince est un défi de tous les jours. Même les repas les plus simples sont bourré de sucre.

Les tartines de beurre de pinotes que nous nous faisions le matin comportaient deux fois plus de sucre aux ÉU qu’au Québec. Une portion de beurre d’arachides compte 3g de sucre aux ÉU alors qu’il n’en comporte que 1g au Québec. De son côté la tranche de pain américaine comporte 3g de sucre alors qu’au Québec elle n’en comporte que 2g…

Je n’ai pas poussé plus loin l’étude mais à voir les portions dans les fastfood et le niveau de sucre et de sel dans les aliments de tous les jours, il ne fait pas de doute que les gens minces aux ÉU travaillent fort pour l’être.

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L’invasion silencieuse des chinois

Friday, July 17th, 2009

Je vous ai déjà parlé de la Chine et du fait qu’ils ne sont les simples assembleurs de jouets que beaucoup imaginent encore .. depuis longtemps. Je le sais, je suis en haute technologie et ils y sont aussi.

Une autre chose que j’ai déjà mentionné à propos des chinois c’est la simplicité avec laquelle ils peuvent monté un plan d’affaire. La question de base étant « Est-ce que la main d’œuvre est moins cher ici? » La réponse étant évidemment « oui », ils ont donc un plan d’affaire solide pour à peu près n’importe quoi.

Certains croient également que les salaires vont monté sous peu. J’en doute. La classe moyenne chinoise regroupe quelque 200 à 300 millions d’individus. Cela veut dire qu’il reste encore 1 milliards de chinois vivant hors de la classe moyenne et donc près à sortir de la campagne et à travailler pour de peanuts.

…

Nouvelles données.

Les chinois détiennent 2 000 milliards de dollars de titre de créance américain. Ils sont donc très très riches, tant que le dollar américain ne s’effondre pas et ces dernier leur doivent évidemment la peau des fesses. Ils se sont créé une assise financière sans commune mesure avec tout ce qui s’est fait auparavant.

Les chinois ont commencés à exploité les ressources naturelles de l’Afrique. Ils y investissent massivement en capitaux mais également en infrastructure et ne se formalisent pas, comme nous, du type de régime politique qu’ils encouragent au passage. Ils sont en train de se créer une réserve de matière première gigantesque tout en créant des alliances puissante avec une douzaine de pays africains – des pays qui vont sans doute se retrouver à l’avant-plan du continent sous peu.

…

Et c’est que ça devient vraiment effrayant.

Lors de notre voyage à San Jose ma blonde a eu l’occasion de discuter avec des profs de français américains (il sont 2 500 au ÉU). Ceux-ci lui ont confirmer un certain déclin dans l’enseignement des langues secondes traditionnelles : Français, Allemand et Espagnol. Le gouvernement américain n’ayant plus d’argent pour payer les prof de langue seconde y a fait de large coupure .. sauf pour les cours de chinois – une langue seconde relativement récente aux ÉU.

Pourquoi l’enseignement du chinois a-t-il été épargné? Parce que ce n’est pas le gouvernement américain qui paye les profs de chinois mais bien le gouvernement chinois! Lors de notre passage au début juillet, le bureau d’enseignement des langues seconde de Californie s’apprêtait à recevoir pas 10 ou 100 nouveaux prof mais bien 200 nouveaux profs pour la Californie le tout évidemment aux frais de l’État chinois. Si ce n’est pas un plan « d’invasion » ça, je me demande bien ce que c’est.

Avis aux décideurs : Envoyer un ou deux profs québécois en Californie pour deux semaines ne coûterait pratiquement rien au gouvernement et ferait le plus grand bien aux profs de français de l’État… Paraît qu’ils sont un peu défraîchit et qu’ils jactent comme des jeunes de la banlieue parisienne.

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Transport en commun dans la baie de San Francisco

Wednesday, July 15th, 2009

Dans la baie de San Francisco qui compte près de 7 millions de personnes le transport en commun est roi .. si on ne considère pas la voiture!

Déjà toutes les autoroutes comportent une voie réservé au covoiturage - « car pool ». Au départ, le nombre minium de passagers devait être de trois, ce nombre a été ramené à deux et la voie est généralement très peu fréquenté, même sur les heures de pointe.

Ensuite, il y a San Francisco des métros, des bus électriques, le fameux « cable car » en plus des bus standard qui sillonnent la ville de part en part – le tout accessible avec une seul carte dont le prix semble plus que raisonnable si je me fie au prix exigé pour une semaine. À peu près toute la baie est desservie par des trains léger. San Jose compte plusieurs ligne des trains électriques qui passe à une fréquence largement plus élevée que les trains de banlieue de Montréal.

Et puis, il y a les traversiers, navettes, trains régionaux (BART) et les bus qui dans une bonne partie des rues du centre-ville de San Jose ont droit à une voie réservé en tout temps 24h/24h.

…

Est-ce que les gens de la baie utilisent tous ces merveilleux transports en commun qui leur coûtent sans doute une fortune? Non. Le stationnement a beau être à 30$/jour au centre-ville de San Francisco, rien n’y fait, les gens y vont quand même en voiture. Pire à San Jose deuxième ville en importance, les trains sont vide, les bus aussi et tout le monde prend tellement sa voiture qu’il n’y a même pas de compagnie de taxi, que quelques indépendants que l’on rejoint sur leur cellulaire personnel!

Santana Row, le nouveau cœur de San Jose compte – pour une rue qui fait à peine 1km, deux mégas stationnements à étages dont le coût est (roulement de tambour) .. zéro. Pas surprenant que le smog s’empare de la baie régulièrement…

Et le pire dans tout ça c’est que les larges autoroutes (à six voies) qui desservent la région ne sont pratiquement jamais bouché. Ça roule super bien dans la baie! Même à San Francisco, pas un embouteillage ou si peu. C’est plus long de traverser les pont à Québec que d’entrer à San Francisco à 9h00 sur semaine!

Bon d’accord, il y a beaucoup, beaucoup de Prius – et j’ai même vu des stationnement avec chargeur pour trois ou quatre modèle de voiture électrique, mais pour chaque Prius ou autre voiture non polluante, il y a 10 SUV et pas des petits Rave4, non des gros Cadillac et autre Acura qui défient l’imagination en terme de volume sur quatre roues…

Bref si les Californiens compte changer le monde en devenant plus verts, ils devrait commencer par leur voitures – pas les changer ou en faire des meilleures, juste les utiliser moins.

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Les mots de la complexité

Monday, July 13th, 2009

Vendredi dernier j’étais dans ma voiture sur l’heure du dîner et comme j’étais seul j’ai ouvert la radio et je suis tomber sur la ligne ouverte de Radio-Canada. On y discutait de quelque chose – je ne sais pas quoi exactement. Les gens appelaient et y allaient de leur commentaires. Pour les uns c’était la faute des syndicats, pour les les autres la solution était du côté des syndicats. Pour d’autres encore, c’est le modèle québécois qu’il fallait remettre en question et, bien sûr, leur contre-partie disaient tout le contraire. Puis il y a eu ce gars pour qui le problème était relié à l’âge moyen de la population…

« Certains auditeurs ont parlé de la Chine et de l’Inde comme des modèles. Dans ces coins là il y a beaucoup plus de jeunes que de vieux. Ici c’est le contraire. Dans les années 60-70 ça a bougé pas mal ici, c’est parce qu’il y avait beaucoup de jeunes… »  Je cite de mémoire. Et, si j’ai bien compris le sujet portait sur un certain immobilisme au Québec – j’ai stationné ma voiture avant de vraiment savoir quel était le sujet.

Ce que j’ai compris, par contre, c’est que la réalité est beaucoup plus complexe que les mots que nous utilisons pour la décrire. Et ceci est d’autant plus vrai que « modèle québécois » et même « syndicats » ne renvoient absolument pas à la même chose pour tout le monde. Personne ou presque n’a la même définition de ce qu’est le modèle québécois ou de ce que devrait faire un syndicat.

Les débats sont-ils vains? Absolument pas! Mais il faut être bien conscient des limitations de notre language et agir en conséquence.

Ainsi pour qu’il y ait débat, il doit y d’abord y avoir terrain d’entente sur les termes. Et, pour qu’il y ait terrain d’entente sur les termes il faut que les participants se servent de l’espace publique et du débat pour définir ces termes. Et encore, pour que lesdits débats soit fructueux, il faut être en mesure de bien utiliser les termes et éviter de se réfugier dans des termes trop généraux – il faut être précis.

Bref pour qu’il y ait de bons débats et que les choses avances, il doit y impérativement y avoir plus de débats et les gens qui veulent bien y participer (et tout le monde devrait le faire) doivent se tenir au courant de l’évolution des débats qui ont lieux sur la place publique.

Or, de nos jours il semble que le débat soit bien difficile. Dans les quelques lignes ouvertes que certains écoutent on nous lâche toutes sortes de conclusions rapides et sans argumentaire. Idem pour les journaux et les nouvelles à la télé. L’art de l’argumentation se perd, tout le monde fait dire n’importe quoi aux chiffres et on mélange allégrement tout les genres (politique, économique, social) dans la plus part des débats…

Ainsi donc, pour répondre à la question de l’immobilisme, je dirais que si le Québec est immobile c’est en partie parce qu’il n’y a pas suffisamment de débat et d’espace pour débattre.

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Bien sûr 500 mots pour réglé le problème de la complexité des débats, c’est trop peu et très expédié, comme ce que je reproche au quotidiens et autres réseaux d’information… Que voulez-vous je suis de mon temps et vous aussi – auriez-vous lu un texte de cinq page ?

San Jose et la « Bay Area » : survol bis

Thursday, July 9th, 2009

La journée suivante nous avons pris le chemin des montagnes, celles qui isolent la « Bay Area » et donc San Jose de l’air frais du large. Contrairement aux montagnes qui se trouve à l’est de la baie, celles-ci comportent de gros séquoias qui sont plus géants par leur hauteur que par leur diamètre, mais c’est tout de même impressionant. Pour moi le trip – mis à part la nature – c’était, évidemment d’aller faire du bloc. La roche là-bas est très intéressante : gros, très gros blocs de fond marin et donc de sable compressé qui ont connu des jours tumultueux et qui, par conséquent, sont traversé de ces trous qui caractérise la roche qui a été sculpté par des tourbillons d’eau. Et je parle ici de gros trous trous, certains auraient pu contenir une voiture! Bref, super intéressant à grimper.

Les parcs nationaux aux États-Unis sont constamment menacé de fermeture. Castle Rock, celui que nous avons visité n’y échappe pas. C’est un très beau parc, relativement près de San Jose. Si vous êtes dans le coin ça vaut le détour pour la marche et pour l’escalade très certainement. Seul bémol, un champ de tire amateur borde une partie du parc et c,est franchement désagréable d’entendre ces coups de fusil en continu. Putain d’américain avec leur amour pour les guns.

San Jose est une ville plutôt industrielle, mais du type logiciel. C’est très propre, mais ça manque d’âme. Par contre c’est très bien situé, 40 minutes de San Francisco, 40 minutes des montagnes, 40 minutes de Santa Cruz, 1h00 de Carmel et on y mange très bien – si on cherche à bien manger.

La ville a récemment donné son aval à un projet d’envergure visant à créer un « centre-ville » plus hollywoodien. Santana Row est le résultat de ce projet. Si vous voulez mon avis, c’est très artificiel et je préfère encore le centre-ville réel de San Jose même s’il est un peu plus froid. Par contre Santana Row représente bien ce que l’on pourrait appeler l’Amérique Disney : Tout est contrôlé, marque de commerce partout, tout est chic, tout est propre, tout est privé, la police et la sécurité de la Row sillonne la rue en permanence. On y trouve de très grands stationnements à étage gratuits et des taxis – ce que l’on ne retrouve nul part ailleurs en ville… Bref c’est totalement artificiel, mais ça semble plaire. Les gens veulent vivre le rêve américain et cette rue le leur donne pour un instant réalité en moins.

San Francisco est bien sûr la reine de la région et le mérite amplement. C’est définitivement une des plus belle ville au monde. Elle a un charme fou avec ses côte et ses maisons victoriennes et on y très mange bien pour peu que l’on s’en donne la peine. De la très fréquenté Market street à la plus marginal Height street, San Francisco se donne se déploie dans toute sa splendeur et sa complexité. Tantôt calme et paisible, tantôt bouillonnante… Sa richesse discrète étonne tout comme la pauvreté que l’on croise dans certaines rues.

Bien que c’était ma troisième visite à SF et que je crois avoir pas mal tout vu, j’y retournerais n’importe quand. Bref, à voir si vous en avez l’occasion.

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San Jose et la « Bay area » : un survole

Wednesday, July 8th, 2009

Je commencerai mon compte rendu avec un rapide tour des horizons que nous avons visité et continuerai dans les prochains jours avec des commentaires plus spécifiques sur le voyage, la région et d’autres choses que j’ai appris durant ce voyage dont, entre autre, comment les chinois se mettent tranquillement en place pour devenir la prochaine grande puissance mondiale.

Mais commençons par le début : Carmel by the beach ou plus simplement Carmel. Voilà une singulière petite ville à une heure au sud de San Jose. Perché sur une petite colline de sable blanc, cette ville de retraités et d’artistes a un charme indéniable. La ville est très belle, elle a un style architectural particulier et il est possible d’avoir de longues conversations très intéressantes avec les artistes et artisans passionné qui y habite. Si vous êtes dans la région ça vaut vraiment le détour. Par contre il faut se méfier des températures changeante de la région, ça peut être plutôt froid en été.

Monterey est la ville suivante sur la côte si l’on remonte vers San Francisco. Monterey m’a plutôt déçu. Le Cannery Row (sur laquelle est basé le roman du même nom de Steinbeck) est hyper-touristique et donc plutôt artificiel. La vue de la mer et de cette baie qui résiste au brouillard ambiant (celui qui refroidis Carmel) est carrément bloqué par les commerces et la fameuse Cannery row qui a été reconstruite afin de donner une raison au multiple commerce d’y avoir pignon sur rue. L’aquarium est, dit-on partout, fantastique, mais nous ne l’avons pas visité… Un endroit à évité selon moi. Le « 17miles road » qui relie Carmel à Monterey vaut cependant le détour si vous aimé les paysages et/ou les grosses cabanes sur le bord de la mer. On y croise entre autre le fameux Pebble Beach Golf Club.

Santa Cruz était la prochaine sur notre liste. Là c’est le parc d’attractions sur le bord de la mer qui est complètement déphasé. Mais bon, l’entrée est gratuite et pour qui s’intéresse un peu à la culture américaine c’est faire un voyage dans le temps. Ça rappel la fameuse Conney Island de New York et ça permet de croisé « l’Amérique profonde » celle pour qui manger des Pogos, de la Barbe-à-papa et faire quelques tours de manège dans un environnement hyper-clinquant ayant une vue partielle sur la mer représente de belles vacances… Bah, les enfants aiment ça. Et puis, quelques livres de plus quand tu en compte déjà trop c’est pas si grave.

Nous ne sommes pas resté longtemps et avons pris la direction du centre-ville. Rien d’extraordinaire sinon les classique skate shop de mon enfance que j’ai été bien content de voir. Je crois qu’on y mange bien… Santa Cruz donc peut-être pas un arrêt obligatoire, mais si vous êtes un fanatique de planche à roulettes ou de surf ça peut valoir le détour.

Bon, j’arrête pour aujourd’hui. Je vous reviens avec la montagne, San Jose et San Francisco.

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