Archive for April, 2009

Le monde des produits dérivés

Thursday, April 30th, 2009

« Dans la plupart des type d’entreprises, la nature du produit est un connu connu. Nous ne passons pas beaucoup de temps à débattre de l’utilité d’une paire de chaussure. Nous comprenons nos choix – avec lacets, sans lacet, noir ou brune. Je parles ici, bien sûr, de souliers pour homme. Les souliers pour femmes, hé bien, ils sont plus proche des produits dérivés. La vente de produit dérivé est encore plus complexe. Vous pouvez ne pas savoir que vous avez besoin d’un tel produit – un inconnu connu. Vous n’avez probablement pas la moindre idée de ce qu’est ou fait un option double KO sur monnaie avec rabais -  un connu inconnu. Que devriez-vous payer pour cet option? Définitivement un inconnu inconnu. Les produit dérivés sont similaire a des paires de souliers Monolo Blahink ou Jimmy Choo. »

Cette traduction libre de l’introduction du livre Traders Guns and Money, recèle un message important. Dans la vie, il y a des choses que l’on sait qu’on sait, d’autre que l’on sait qu’on ne sait pas. Mais il y a aussi des choses que l’on ne sait pas que l’on sait et d’autre encore que l’on ne sait pas que l’on ne sait pas.

Dans le domaine des hautes finances et des produits dérivés complexes on nage dans une multitude de savoir non su et de non su qu’on sait pas. C’est difficile à suivre? Imaginer ce que c’est quand on parle vraiment de produits financiers et de leur tenants et aboutissants!

Alors voilà la petite base que j’ai appris dans ce gros bouquin fort intéressant que je ne lirai malheureusement pas au complet, manque de temps. Les produits dérivés sont principalement basé sur la vente de futurs, comme ils disent en anglais. L’idée c’est de vendre tout de suite ce que l’on va produire plus tard – ou ne fait plus précisément de s’entendre sur le prix de vente de quelque chose que l’on va vendre plus tard.

Ça été pensé principalement dans les années 1970 pour les fermiers. L’idée c’était pour eux de garantire le prix de leur grains et de se prémunir contre les variation du marché. Quelqu’un achète donc le risque que les prix sur le marché soit plus bas que ce qui sera payé au fermier. Qui est assé stupide pour faire ça? Les boulangers! Eux, ils vont se prémunir contre les hausses du marché et alors tout le monde est content – jusqu’à ce que les spéculateurs s’en melent et foutent bordel incroyable dans cette histoire.

Et, tiens, soit dit en passant, l’affaire des PCAA à la Caisse de dépôts et placements, il semblerait que ce soit une histoire de bonus pour les gestionnaires. Ah, ces bonus à la performance, c’est une lame à double tranchant qui peut inciter certains à prendre des raccourcit .. 13,4 milliards de raccourcit! On ne parle plus de certains gestionnaires, mais bien de plusieurs.

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La gauche qui critique la gauche efficace

Tuesday, April 28th, 2009

Je vais prendre quelques lignes de plus pour vous parler du magazine À Babord ! Et de sa critique du dernier livre de Jean-François Lisée.

Comme je le disais hier, j’ai parcouru le dernier numéro de ce magasine de la gauche québécoise. Je n’ai pas tout lu loin de là et bien que je critique ce que j’ai lu je vous invite à parcourir ledit magazine, il faut multiplier ses sources d’informations.

Donc, j’ai lu la critique du dernier livre de M. Lisée, Pour une gauche efficace. J’ai oublié le nom du critique, mais je me souviens du sentiment globale de celle-ci : Il n’a pas aimé. Pour lui le dernier opus de M. Lisée relève du copinage avec la droite. M. Lisée, toujours selon le critique, définit sa gauche efficace non plus par opposition à la droite mais bien par opposition à la gauche…

Je n’ai pas lu le livre de M. Lisée. J’ai L’avenir est à gauche dans mon baluchon et je ne l’ai toujours pas lu, mais je compte bien lire Pour une gauche efficace tout autant que Les démons du capitalisme d’Alain Dubuc.

Cela dit, je suis un peu fatigué des critiques de la gauche contre elle même. C’est bien beau le militantisme et les revendications à n’en plus finir, mais il faut savoir s’ancrer dans le réel et proposer des solutions viables et globale, pas juste réclamer des hausses de salaires.

Honnêtement, je suis plutôt tanné de cette gauche qui veut toujours taxé plus plutôt que de tenter de voir comment on pourrait mieux distribuer la richesse à la base.

Je suis de la gauche des universaux, de la répartition équitable des richesse mais pas de celle qui veut cela à tout prix et qui n’est pas capable de comprendre que l’on ne peut pas vivre en vase clos.

Oui, il y a un vent de droite qui s’est levé et qui souffle de plus en plus fort, moi aussi ça me désole, mais calculer la valeur d’une forêt inexploité ne serait jamais venu à l’esprit de quiconque si on ne s’était pas mis à tout voir d’un oeil économique.

Il faut savoir utiliser se vent de droite, mettre une voile dessus et proposer des solutions adapté aux nouvelles réalités. Qu’on le veuille ou non, les chinois travaillent pour 3$ par jour et demander des hausse de salaire ne fera que déplacer plus de travail là-bas. Même Louis Garneau qui avait portant juré de ne jamais délocalisé a dû s’y résigner…

Mais y’en a qui font des bon salaires, moi par exemple. Mais je travaille en haute technologie. Je n’ai pas des conditions à tout casser : trois jours de maladie par ans et après 15 ans dans le domaine, je viens enfin d’obtenir 1 mois de congé par an.

Bien sûr on ne peut pas tous être en haute technologie. Mais plus il y aura de gens dans des domaines à haute valeur ajouté, plus il y aura de richesse qui va se créer et se distribuer et là je rejoint mon billet d’hier, plus on va être éduqué, plus on va pouvoir développer des emplois dans des domaines à haute valeur ajouté.

À mon sens c’est ça la gauche efficace – ou même, tout simplement le centre, le gros bon sens quoi.

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Décrochage scolaire

Monday, April 27th, 2009

Le décrochage scolaire est sur beaucoup de lèvres depuis quelques temps. Que ce soit autour du coût monétaire et social élevé du décrochage ou autour de la réforme scolaire qui après 10 ans ne semblent toujours pas faire l’unanimité ou même donner des résultats encourageant… En fait le décrochage est, selon certains, en progression.

J’ai lu un article intéressant à ce sujet cette fin de semaine. L’article est de Normand Baillargeon, auteur du Petit cours d’autodéfense intellectuelle, et il est paru dans la revue À Babord! - le magazine de la gauche québécoise militante. [ Je ne vous conseil pas nécessairement d’aller acheter ce magazine. Je trouve qu’il reflète souvent bien plus la gauche déconnecté du monde et revancharde que celle, un peu plus lucide qui propose des solutions réalistes – cela dit, c’est un magazine à fréquenter qui est disponible dans toutes les bonnes bibliothèques municipales et dans divers dépanneurs et libraires, ]

L’article de Baillargeon, fait l’état de la question du décrochage et souligne que malgré l’approche plutôt monétaire qu’à prit le débat récemment il ne faut pas croire que les causes du décrochage sont simple et unidimensionnelles. L’auteur poursuit son article avec un rappel de ce qu’est une solution éprouvé tout en soulignant qu’en éducation c’est très rare parce que ça coûte très cher de faire des tests – mais Baillargeon en connaît une .. qu’il ne détaille malheureusement pas.

Il dira à la toute fin de l’article que cette approche qui a fait ses preuves est tiré d’un vaste – très vaste – programme d’étude fait aux États-Unis. Appelé Follow through  le programme s’est étendu de 1968 à 1995, il a testé neuf modèles dans des centaines d’écoles et avec des dizaines de milliers d’étudiants.

Les résultats? Le Direct instruction est le grand gagnant et de loin. Il s’est classé premier en lecture, en arithmétique, en langues, en capacité de base, en capacité cognitive et même à titre de développement positif de l’image de soi.

Quelles sont les bases de ce modèle? Une éducation encadré, très structuré et centré sur l’enseignant… Tout le contraire de ce que nous offre la fameuse réforme…

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Productivité et procrastination …

Wednesday, April 22nd, 2009

J’ai eu flash il y a quelques semaine en parlant de mon boulot avec des amis. Je leur disait que le type de travail que beaucoup d’entre-nous faisons aujourd’hui, dans cette nouvelle économie du savoir, demande un très haut niveau de concentration.

C’est normal, on ne déplace pas du bois, on n’assemble pas des composants, on gère de l’information et il faut réfléchir constamment à cette information que l’on gère, que l’on déplace, que l’on transmet, que l’on transforme. Il faut comprendre l’info que l’on a entre les mains et être en mesure de lui faire subir les bonnes transformations, de l’associer aux bon élément et finalement de la classer correctement et contrairement aux pièces d’un assemblage l’information s’imbrique avec n’importe quelle autre information et entre n’importe où.

C’est bien connu l’humain ne peut maintenir un haut niveau de concentration pendant plusieurs heures d’affilé. Le cerveau a besoin de s’évader de temps en temps. Il m’est donc apparu que procrastination et productivité allait de paire. L’un ne va pas sans l’autre ou presque. Si on veut être très productif il est nécessaire de ventiler son cerveau une fois de temps en temps. La lecture de votre blogue préféré est à ce titre tout à fait indiqué ;-)

Mais ce qu’il y a de beau dans tout ça c’est que mon intuition a été démontrer tout récemment par une équipe de l’université de Melbourne en Australie. L’équipe n’a pas spécifié quel était le gain de productivité ou quel était le temps d’évasion requis, mais ils ont constaté que les gens qui prenaient de petites pose pour surfer sur le net avaient une plus grande productivité.

C’est quand même paradoxale que les entreprises tentent, aujourd’hui, de limiter le plus possible le temps que les employés passe sur Facebook, Youtube et autres Twitter alors que cela risque de diminuer leur productivité.

Évidemment, il y a toujours des clowns qui exagèrent et passe leur journée à surfer plutôt que de travailler. Mais bon, il s’agit ici de gérer quelques cas plutôt que de pénaliser tout le monde. Et puis, vous savez, au bureau, ils nous ont tout coupé, mais quand j’ai besoin d’une pose je surfe quand même, il y a encore les site de nouvelles et Wired où j’ai trouvé cet article sur l’étude australienne .. et plus récemment ce Sudoku digital d’enfer – je bloque après les six ou sept premier chiffres – auquel je retourne dès que possible!

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Le livre québécois

Tuesday, April 21st, 2009

Je suis allé au salon du livre de Québec cette fin de semaine. À ma grande surprise le palais des congrès était bondé. Il faisait super beau mais les gens se sont quand même déplacer en masse pour aller au salon.

En faisant le tour je me suis rendu compte que le livre québécois se portait sommes toutes plutôt bien. Je n’ai pas les chiffres officiels, mais j’ai toujours en tête cette publicité du journal Le Devoir qui affirme que les québécois lisent plus qu’avant, contrairement à la rumeur.

Le salon de Québec en tous cas, avec son événement BD laissait entrevoir que le milieu se porte très bien marci. Il y a beaucoup de créateur et depuis quelques année le style a en quelques sortes acquis ses lettres de noblesses avec des BD pour adultes d’une grande qualité. Moi j’aime beaucoup Guy Delisle.

Dans le rayon jeunesse c’est tout simplement la folie furieuse. Je ne sais pas si les jeunes lisent autant qu’il n’y paraît, mais les auteurs jeunesse sont devenue de vrai vedettes, avec entre autres, Bryan Perot auteur de la série Amos Daragon, la série Pavel de Matthieu Simard et autres Géronimo Stinton. À tous les stand jeunes et moins jeunes faisait la file pour rencontrer leurs auteurs préféré.

Mais reste que là où le « hype » était au maximum c’est pour les signatures des vedettes du « livre » au Québec. Aux stands de Claude Meunier, Sophie Thibault et Ricardo les files comptaient plusieurs centaines de personnes!!

Ah, mais ce ne sont pas des auteurs?! C’est vrai. C’est donc dire que le système de vedettariat québécois fonctionne bien et qu’il a un effet positif sur la salon du livre! Hé bien tant mieux et peut-être que ceux qui auront trouvé la BD de Meunier un peu légère auront du même coup fait le tour pour voir s’il n’y avait pas d’autre chose à leur goût.

Moi de mon côté j’ai fais le tour avec les enfants et, disons que ce n’est pas l’idéal pour feuilleté des bouquins… Mais qu’à cela ne tienne j’y retournerai l’an prochain et d’ici là le continuerai d’aller faire un tour chez Pantoute aussi souvent que possible!

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Brèves : Coupures en science et M. Sabia – encore

Friday, April 17th, 2009

Hier on apprenait que le fédéral allait couper un peu plus de 160 millions de dollars en R&D au Canada! Alors qu’aux ÉU, M. Obama veut redonner sa place à la science car il sait que dans une économie du savoir ceux qui font de la R&D sont ceux qui mène le bal – et d’ailleurs c’est vrai dans tous les type d’économie, ici, on coupe. On coupe le budget de l’observatoire du mont Mégantic, on coupe les vivres aux chercheurs seniors et on ocupe dans tous nos instituts. Riche idée. Le fédéral s’apprête à nous endetter de quelques 40 milliards, mais il ne peut maintenir la R&D à hauteur de 160 millions ( 0.4% de 40 milliards ).

Ah mais c’est vrai, notre ministre de la science et de la technologie Gary Goodyear est un créationniste convaincu. Pourquoi faire de la R&D quand toutes les réponses sont dans la bible! Les sceptique, comme Goodyear l’avait dit lui-même, diront qu’avoir la foi ça ne change rien. Foutaises!

Croire en la création version biblique c’est mettre de côté une foule d’évidences scientifique. C’est donc avoir une plus grande confiance en un livre spécifique écrit il y a deux mille ans que d’avoir confiance en une multitude d’étude sérieuses et récentes! Alors ne me dites pas que ça ne change rien!

C’est drôle je croyais que c’était les américains qui étaient rétrograde et ultra-conservateur. On dirait  qu’ils ne sont plus les seuls.

Notez par ailleurs que la réponse du milieux scientifique canadien n’a pas tardé. Une lettre ouverte signé par plus de 2000 chercheurs a été publié ce matin dans le journal Le Devoir.

Monsieur Sabia refuserait tout bonus de la Caisse après sa première année. Une décision que le président du conseil d’administration de la Caisse M. Tessier a qualifié d’altruiste et généreuse.

Regardons les chiffres. M. Sabia a empoché 21 millions de dollars en 2008 dernière année de son passage chez BCE. Il reçoit également une rente de près de 1 000 000 de dollars par ans à vie à titre d’ex PDG de BCE. Je ne sais pas quel est le niveau des bonus offert aux dirigeants de la caisse, mais si on se fie à l’indemnité de départ (c’est lui qui est parti alors je ne vois pas pourquoi on parle d’indemnité!), les bonus se situent autour de 350 000 dollars.

Bien sûr c’est déjà plusieurs, plusieurs fois le salaire moyen des québécois, mais bon ils travaillent tellement plus que nous – non mais c’est une grande responsabilité faire mieux que des pertes de 40 milliards!

Alors, comptons la chose 350 000 / 21 000 000 = 1.7% !! Le généreux M. Sabia se prive donc d’un peu moins de 2% de son revenu de l’an passé en refusant le bonus de la Caisse – quelle grandeur d’âme (sic)! À titre d’exemple, je me prive de près de 6% de mon salaire annuel en prenant un cours par session !! Trois fois plus que M. Sabia ! On devrait presque m’élever un monument ;-)

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Le droit à l’information – bis

Thursday, April 16th, 2009

Un autre des sujet abordé par M. Devirieux lors du lancement c’est l’apparition des blogues. Il avait terminé son discours officiel et jasait avec les invités. Bien que les positions sur l’apport des blogueurs à l’offre informationnel étaient de tout ordre, l’ensemble pointait, comme pour tous les journalistes, vers le fait que sur un blogue on peut dire n’importe quoi et que rien n’est vérifier – bref, les blogueurs ne sont pas des journalistes.

Rien de nouveau sous le soleil donc. Cela dit, tous reconnaissait qu’il y avait des blogues de qualité et que personne ne forçait qui que ce soit à lire quoi que ce soit. Moi, je dis qu’au moins avec les blogues on savait à quoi s’en tenir. Les blogueurs amateur ne se prennent pas pour des journalistes et donc le lecteur sait qu’il doit prendre la chose avec un grain de sel. Et, à mon sens, c’est beaucoup plus honnête que les articles biaisés que nous présente jours après jours les grands quotidiens apparetnant à de grands groupe à la solde d’intérêts particuliers. C’est également mieux, à mon sens, que de suivre le flot de demi-vérités dont nous abreuvent quotidiennement les animateurs des radios-poubelles. Ah oui, ces gars là font de l’éditorial… C’est juste qu’ils oublient de nous le dire.

Parlant d’éditorial et d’opinion, il faut savoir comprendre d’où vient cet engouement pour l’opinion d’autrui.

À mon avis, l’explication est bien simple. Comme nous faisons face à une quantité d’information toujours plus grande et plus complexe, il devient de plus en plus difficile de se faire sa propre idée d’un événement ou d’une nouvelle, c’est pourquoi nous nous en remettons aux opinions des autres.

Ces autres, que l’on classe souvent comme des faiseurs d’opinions, sont des gens que l’on considère généralement comme bien informé sur un sujet ou un autre et qui ont de façon générale une certain approche ou façon de penser qui nous rejoint.

Ainsi plutôt que de consacrer des heures à la compréhension d’un sujet on préfère aller voir du côté des chroniqueurs pour savoir ce qu’ils en pensent et ainsi se faire une opinion sur le sujet sans avoir à y consacrer trop de temps…

Cela dit, les chroniqueurs, comme les blogeurs et les journalistes ne sont pas infaillibles alors variez vos sources d’information!

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Le droit à l’information

Wednesday, April 15th, 2009

Jeudi dernier je suis allé au lancement du dernier livre de Claude Jean Devirieux : Manifest pour le droit à l’information. Le monsieur, âgé de 78 ans, nous a donné un bref extrait de ce qui a fait sa renommé comme journaliste et comme conférencier. Il est fascinant à écouter.

Pour introduire son livre et démontrer à quel point l’information peut être manipulé, il nous a parler du pont Pierre-Laporte à Québec. Ce pont nommé en l’honneur du ministre Pierre Laporte mort au mains du FLQ lors des événement d’octobre 1970. Le ministre Laporte était-il un grand homme d’État? Pas du tout si l’on en croit les dires de M. Devirieux. Lors de son enlèvement, la GRC et d’autres instances avaient des piles « hautes comme ça » de documents confirmant que M. Laporte mouillait dans toutes sortes de magouilles avec la mafia et le crime organisé… Le fait qu’il ait été enlevé et tué quelques semaines avant qu’on l’arrête prend alors un tout autre sens – ou, du moins, ouvre la voie à une foule de questions.

Mis à part cette anecdote politique, nous avons également eu droit à quelques réflexions sur les récentes coupures à Radio-Canad : « Couper dans le budget de Radio-Canada est la meilleure façon de contrôler l’information qui en sort – Trudeau avait déjà commencer à le faire à l’époque, c’était sa façon de placer l’institution sous tutel » … et sur l’empire Québecor qui a cessé de payer sa cotisation au Conseil de presse, seul organisme publique voué à la défense du droit à l’information. Un Conseil dont les activité vont fondre comme neige au soleil avec le retrait de Québecor qui sera sans doute imité par Gesca (Power Corp).

D’ailleurs ça me fait penser à cette rencontre entre M. Sabia, nouveau président de la Caisse de dépôts et placements du Québec, avec le « Québec Inc. » dans les bureaux de Power Corporation suite à une invitation d’André Desmarais afin que M. Sabia puisse rencontrer les hauts dirigeants québécois – comme s’il ne les connaissait pas déjà.

À mon sens et à celui de bien d’autre c’est une nouvelle importante d’autant plus que la nomination de M. Sabia est vertement contesté, on en a parlé à Radio-Canada, dans Le Devoir et un peu partout ailleurs, sauf chez Gesca (une filiale de Power Corporation) pour qui la rencontre ne méritait même pas un entre-filet.

Alors voilà, en ce qui concerne les agissement de M. Sabia variez vos sources, Cybrepresse* ne suffit pas et pour le reste varier aussi vos sources!

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*La Presse, le Droit, Le Soleil, La voix de l’Est, La Tribune, Le Nouvelliste, Le Quotidien

La fin de la crise m’inquiète

Wednesday, April 8th, 2009

On peut lire un peu partout depuis deux jours que la fin de la crise est proche ou du moins qu’elle est en vue. Ces dires sont généralement appuyés par un sondage dans la population dont le taux de pessimisme a légèrement diminué ou par quelques indicateurs économiques comme un rebond dans les mises en chantiers – qui n’ont pas nécessairement augmentées, mais moins diminuées…

Ce n’est pas que je ne souhaite pas de sortie de crise. Ce n’est pas non plus que je sois insensible aux chômeurs qui se demandent bien de quoi demain sera fait. Ils sont maintenant plus de 5 millions aux États-Unis. C’est plutôt que je crains qu’elle passe trop vite. En fait j’ai peur que cette crise majeure soit finalement traité comme toutes les autres mauvaises nouvelles et qu’on cesse d’en parlé dès qu’une autre mauvaise nouvelle plus sensationelle se pointe le bout du nez.

Pourquoi cette inquiétude? Parce que la crise actuelle comporte plusieurs facteurs dont, les problèmes des banques, ceux des très grosses entreprises que l’on ne peut laisser tomber, celui du crédit trop accessible et bien sûr celui de l’intégration mondiale des marchés qui a contribué à étendre la crise partout et très rapidement, des facteurs qui, si la crise se passe rapidement vont tout simplement être oublié jusqu’à la prochaine crise.

Ne l’oublions pas, la crise actuelle est fait d’une trop grande volonté à maintenir une croissance économique et d’une très forte intégration des marchés.

Je ne dis pas qu’il faut revenir en arrière, mais je dis certainement qu’il faut revoir tout ça en profondeur et non pas saupoudrer le monde fiscal de quelques nouvelles politiques restrictive que nos comptables créatif auront tôt fait de contourner. Ce qu’il faut, c’est repenser nos rapports avec l’économie, repenser notre façon de bâtir nos systèmes économiques et bien sûr repenser notre façon de commercer. Il ne faut pas nécessairement tout faire, ou même prendre un virage à 180 degrés, mais il faut s’interroger sur le fondements de l’économie et sur la façon dont on l’a conduit jusqu’à maintenant.

Je sais, c’est une très grosse commande. Je sais, même si la crise est très importante on ira probablement pas jusqu’à repenser le capitalisme, mais malheureusement plus elle sera longue et pénible et plus il y a de chance qu’on laisse les questions de surface et que l’on se tourne vers les questions de fond.

Cela dit, je le répète la crise n’est pas fini. Et, même si l’économie repartait avec un super rebond, le pétrole bondirait et la crise alimentaire mondial qui était au centre des débats internationaux quelques mois à peine avant le début de la crise (on avait d’ailleurs déjà commencer à s’interroger sur l’éthique de la spéculation sur la nourriture) va repartir de plus belle…

Tiens d’ailleurs, au lendemain de ma petite note sur les chômeurs américains qui vont se retrouver en dehors du système et donc en dehors des statistiques, Le Devoir publiait un article sur le sujet. À croire qu’ils lisent mon blogue!

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Brèves USA : Magouilles chiffrées et armes à feu

Monday, April 6th, 2009

On le sait aujourd’hui, les États-Unis sont en récession depuis 17 mois. Mais, est-ce que ça fait 17 mois que l’on parle de récession aux States? Non pas du tout. On a commencé à en parler en octobre dernier, il y a seulement 6 mois… Pire en octobre aux ÉU, on parlait encore de confirmation alors que le pays connaissait une décroissance depuis déjà près d’un an. Et, en passant, officiellement une récession c’est plus de six mois en décroissance. Aux ÉU, comme ailleurs, on mesure le taux de croissance à tous les mois avec quelques indicateurs et plus en profondeur à tous les trimestres, donc le gouvernement américain savait depuis près de six mois que le pays était en récession quand ils l’ont finalement annoncé… Et ça a pris l’effondrement du système financier pour qu’ils le fassent.

Autre magouille chiffrée : les pertes d’emplois. Pour le mois de mars 2009, l’ADP un entreprise de service de paye qui gère les payes de quelques 24 millions d’américains a sortie a affirmé, le premier avril, qu’il s’était perdu 742 000 emplois aux ÉU au mois de mars soit 82 000 emplois perdu de plus que ce que les économistes prévoyaient (ils tablaient sur des pertes de 660 000 emplois).

De son côté le gouvernement américain a publié quelques jours plus tard des chiffres beaucoup moins alarmants : 663 000 pertes d’emplois pour le mois de mars soit 3 000 de plus que prévu. Et surtout une aparante stabilisation des pertes qui se chiffrent autour de 600 000 depuis janvier. Or si on se fie aux chiffres de l’ADP les pertes d’emploi s’accélèrent…

Vous me direz que c’est pire au Canada où nous n’avons pas d’entreprise du type de ADP pour confirmer ou infirmer les chiffres du gouvernement. Il ne nous reste donc qu’à espérer que le gouvernement canadien est plus honnête que celui des États-Unis.

Autre bémol pour la suite des choses. Notez qu’après un an de chômage on est plus sur le chômage et donc on ne fait plus parti des statistiques ainsi, le taux de chômage va peut-être commencer à chuter dans quelques mois mais ça ne voudra pas dire qu’il se crée de l’emploi, ça voudra seulement dire qu’il y a moins d’américains au chômage et donc plus en dehors du système… Et ça fait déjà 17 mois que la crise est commencé.

Ah les américains et leur armes à feu. Tout le monde à le droit de se défendre! Tout le monde devrait posséder son arme au cas où. Belle mentalité qui aura causé la mort de plusieurs cette semaine.

Des trois tuerie la plus ironique visi à vis de l’armement des citoyens américains est certainement celle de Pittsburgh où trois policier son tomber sous les balles d’un homme barricadé chez-lui. Le gars possédait, une arme de poing, une grosse carabine et … un AK-47!!

Armez-vous qu’ils disait. Bande de caves!

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