Archive for March, 2009

Coût de la vie

Monday, March 30th, 2009

Désolé pour l’absence prolongée, j’ai eu une semaine très chargée. On a une employée qui a perdu son père et, évidemment, c’est moi qui fait sa job à l’aide d’un collègue, l’autre usual suspect - « jack of all trades – master of none » comme disent les anglos.

Enfin, tout ça pour dire que je suis toujours vivant.

Vendredi dernier j’ai eu la chance de souper avec des néo-québécois – vocable désignant ici des immigrants établis au Québec depuis une quinzaine d’années.

On jase et tout, puis on se met à parler de vacances et l’un d’eux nous explique qu’il retourne chez lui cet été et qu’il y a bien hâte puisqu’il n’y est pas allé depuis cinq ans. Une autre mentionne que de sont côté elle y retourne pour les vacances à chaque année. Tous deux confirme que ça change beaucoup et que ça fait toujours drôle de retourner chez-eux bien que ce ne soit plus leur vrai chez-eux…

Et alors tombe la question ultime : « Est-ce que vous y retourneriez? »

Non dans les deux cas. Le coût de la vie est bien plus bas ici. Là-bas, tout est trop cher inaccessible. Ici la qualité de vie est bien meilleure, il y a de l’espace, c’est relaxe on est bien. L’accessibilité au service est également bien meilleure. Non, définitivement, même s’ils s’ennuient de leur familles respectives, ils n’y retourneraient pas.

Qui sont ces néo-québécois qui louange le Québec, son coût de la vie raisonnable, son haut pouvoir d’achat, ses services accessibles et bien organisés? Non ce ne sont pas des chinois ou des croates, pas plus que des soudanais ou des congolais. Non, ce sont un couple de portugais et une française!

Comme de quoi on finit souvent par idéaliser les autres pays  et ne plus voir les bons côtés de notre petit coin de planète.

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Sortie de crise…

Tuesday, March 24th, 2009

Bien que dans les derniers jours, la bourse ait semblé dire le contraire, nous ne sommes pas sortie de la crise loin de là. D’ailleurs le vent semble avoir changé de côté ce matin.

Comme vous le savez, je suis, cette session-ci encore, un cours d’économie alors voici les quelques observations et conclusions que je peux vous offrire sur la situation actuelle.

Ça va mal. Et, en fait, ça va mal depuis un bon bout de temps. Le problème origine semble-t-il de la fin des trentes glorieuses (de 1945 à 1975) années de croissance faste de l’économie et – tiens donc – du pouvoir d’achat de la population. Durant ces années, et en fait depuis la crise de 1929-1939, l’économie mondiale, entraîné par les ÉU a surtout développer la demande, c’est à dire pousser les salaires à la hausse afin de faire progresser la consommation intérieure et par ricochet la consommation extérieure.

Mais voilà qu’entre 1975 et 1980 la production a fléchie de façon inattendu… En réponse à ce changement on a décidé aux ÉU (et le reste de monde a suivi) de changer de politique et de privilégier l’offre.

Travailler sur l’offre signifie deux choses. C’est donner plus aux entreprises afin qu’elle puissent diminuer leur coûts et fournir les mêmes biens pour moins cher – l’offre est donc meilleure. Et, c’est   aussi privilégier le crédit afin de permettre au gens de répondre à l’offre sans leur consentir plus de pouvoir d’achat.

Les conséquences du travail sur l’offre sont celles que l’on connaît. Crise du crédit et délocalisation. La logique est simple : en travaillant sur l’offre on force les entreprises à offrir leur produit à meilleur prix si elles veulent continuer à faire des affaires puisque le pouvoir d’achat lui, n’augmente pas. Afin de baisser ou de maintenir leur prix les entreprises envoient leur fabrication en Chine où la main d’oeuvre est moins cher et peuvent ainsi continuer à nous offrir de meilleurs produits à des prix toujours plus bas.

Et pour sortir de la crise, que fait-on? On encourage encore le crédit en diminuant les taux d’intérêts. Bon, d’accord, ils n’avaient vraiment pas le choix. Une économie sans liquidité c’est une économie morte. Cela dit à la sortie de la crise, il va y avoir des choix difficiles à faire… Ou on continue sur la lancé et on favorise l’offre en maintenant, entre autres, des taux d’intérêts très bas et des conditions de prêt plutôt douteuses. Ce faisant on pousse également la poursuite de la délocalisation et un gel des salaires réel (par rapport à l’accroissement du coût de la vie). Ou alors on va dans l’autre sens et on hausse les taux d’intérêts et on favorise la demande en augmentant les salaires réels et le pouvoir d’achat, ce qui devrait aussi créer de l’emploi…

Mais ce ne sera pas si simple. Comment en effet faire augmenter les salaires alors que les usines ferment les unes après les autres et que le mouvement de délocalisation est bien entamer. Ce n’est pas un mouvement qui s’inverse facilement…

M’enfin, retenons pour le moment que c’est en favorisant l’offre qu’on s’est mis dans la merde et que ce n’est certainement en continuant de la favoriser que l’on va s’en sortir.

Ah, et puis en passant, si vous avez quelques secondes de plus passer lire ce court texte sur le blogue de la bourse de Richard Dufour, ça explique très bien le bras de fer qui se dessine entre les ÉU et la Chine et par la bande à quel point on est loin d’être sortie du bois.

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Passer à l’âge adulte

Monday, March 23rd, 2009

On s’amusait ce matin avec cette petite phrase pour pratiquer l’anglais : How much wood would a woodchuck chuck if a woodchuck could chuck wood. L’idée c’est évidemment de la dire le plus vite possible et d’impressionner ses amis. Mon fils, à qui je venais de la répéter une bonne dizaine de fois, était près pour la réponse…

A woodchuck would chuck as much wood as a woodchuck would chuck if a woodchuck could chuck wood. [C’est presque aussi difficile à écrire qu’à dire]

Donc, je dis la réponse à mon garçon entre deux coups de brosse à dent. Et alors, il me répond : « C’est  drôle, habituellement les réponses sont plus courtes que les questions » et poursuit avec un exemple en anglais « Do you want some milk? » et sa réponse « yes ».

Alors là, je me dis tiens, pour lui les réponses doivent être généralement plus courtes que les questions. Étrange, puisque de façon générale je lui donne des réponses plus longues que ses questions. D’autant plus qu’il est à l’âge où il tente de comprendre ce que les adultes se disent… Sa dernière bonne en date : « C’est quoi une crise économique? »

Reste que peut-être ne conçoit-il pas des questions avec des réponses complexe ou peut-être, encore, ne retient-il que des « réponses » très courtes à ses question. « C’est quoi une crise économique? » : C’est quand la bourse va mal.

Et là je me suis dis que peut-être que c’était une question d’âge que peut-être l’adolescence commençait, entre autres, quand on est capable de concevoir que des questions simples peuvent mener à des réponses très longues et très complexes où, et c’est un point important, il n’y a pas nécessairement de bonne réponse.

Pour mon gars, qui a maintenant 8 ans et demi, il y a probablement toujours une bonne réponse. Une réponse potentiellement claire et précise.  Il comprend qu’il ne comprend pas tout mais, j’ai l’impression qu’il croit qu’il y a une réponse claire et précise à toutes les questions… Passer à l’âge adulte c’est en partie comprendre que ce n’est pas le cas.

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Si vous aviez besoin d’autres raisons…

Friday, March 20th, 2009

Si vous aviez encore besoin d’une autre raison pour renier votre appartenance à l’Église chrétienne afin que notre Pape (et non je n’ai pas encore fait les démarches, mais je m’y met dès aujourd’hui – et vous fournis l’information nécessaire ci-bas) ne puisse plus, en votre nom, dire que les condoms c’est ça ne sert à rien ou encore excommunier un petite fille de neuf ans qui s’est fait avorté après s’être faite violé par son oncle – oncle qui comme vous les savez n’a reçu aucun châtiment de l’Église…

Cette renonciation au baptême et donc à notre appartenance à l’Église s’appelle l’apostasie. Simplement dit, c’est renoncer à sa foi. Comment faire? Simple il faut écrire à l’archidiocèse de sa région un lettre demandant l’apostasie.

Bon, d’accord ce n’est pas si simple, mais il y en a d’autres qui y ont pensé dont le MLQ (Le mouvement laïque québécois). Ils ont préparer un modèle de lettre et ont réunie les adresse de tous les archidiocèses du Québec.

Alors si vous y pensiez depuis un bout de temps, faite comme moi et passez à l’action. Les raisons n’en seront que plus simple à expliquer… Et puis en faite vous n’avez absolument pas à vous justifier même si c’est une bonne idée de le faire.

Si vous aviez besoin de nouvelles raisons pour passer dans le camp souverainiste vous passerez lire l’article de Malorie Beauchemin sur ces ministres canadiens… L’un James Moore, ministre du patrimoine, ne connaît pas Félix Leclerc (bon, ça passe toujours), mais il ne connaît pas Guy Laliberté non plus. Il ne connaît pas Robert Lepage ou encore Atome Egoyan et là franchement sa dépasse tout les limites de l’entendement!

Mais – chose surprenante – il y a pire! Le ministre des sciences et technologies du Canada, celui qui octroi les fonds de recherche et gère le budget de la R&D au Canada ne croit pas en l’évolution! Le monsieur est, selon ses dires, un chrétien convaincu et que les questions religieuses sont d’ordre personnelles. Pressé de question, il a finalement afirmé que l’on évoluait, nos souliers, nos logiciels évoluent… Quel osti d’imbécile – sortez-moi ça de là !

M’enfin, vous me direz que ce n’est pas nécessairement des raisons pour se séparer… Avouez à tout le moins qu’on a un sacré problème avec l’ouest canadien. Je sais, aux States, c’est pareil, mais là-bas, les États sont plus libres que les provinces ici. Et réformer la confédération ce n’est dans les plans de personne à Ottawa! Alors elle est où la solution?

M’a dire comme s’te gars, Harper c’est peut-être la meilleure chose qui soit arrivé au mouvement souverainiste depuis un bon bout de temps!

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Changement de cap ?

Wednesday, March 18th, 2009

La crise économique a de drôle d’effets sur les gens, surtout les gens du milieu. On en a eu un très bon exemple dans le numéro du 15 mars du magazine L’Actualité. En effet, les chroniqueurs économique Pierre Fortin et d’affaire Pierre Duhamel ont pondu des chroniques hors du commun…

Pierre Fortin qui est généralement plus à droite qu’à gauche – quoi qu’il y ait eu quelques exceptions notables – nous a présenté un article sur les subvention sdans le milieu des arts au Québec et, surprise, il est pour! Il y va même d’un vibrant plaidoyer pour la culture québécoise et explique clairement pourquoi les produits culturels québécois ne pourrait survivre sans subventions, à moins que l’on soit prêt à payer nos billets de cinéma 70$.

Cela dit, juste en passant, si vous connaissez encore des fatiguants qui chialent contre les subventions aux artistes et qui disent que le sport n’en a pas suffisamment (comme c’est souvent le cas à Québec – merci CHOI FM) vous glisserez, comme ça, que la multitude d’arénas où nos enfants jouent le dimanche matin sont entretenues par nos taxes même si on appelle pas ça des subventions…

De son côté Pierre Duhamel, nous parle de la chute du capitalisme financier, lui qui habituellement fait plutôt l’apologie du libre marché. Eh bien, pas cette fois. Cette fois il nous dit que le système est détraqué et qu’il y a des problèmes importants à régler.

Par contre, dans son cas, on ne peut pas dire qu’il effectu un réel virage, car s’il admet que le système connaît d’importantes ratées, il affirme également que tout cela est de la faute du gouvernement. Le gouvernement n’a pas assumé ses responsabilités selon M. Duhamel.

Mais c’est facile de blâmer le gouvernement. Quand ça va bien les puissants, très puissants, lobby des grandes entreprises et des grandes banques se mobilises pour que les gouvernements déréglementent des pans entiers de l’économie. Mais il n’y a pas que le gouvernement à convaincre…  Heureusement (sic) ils sont généralement appuyés auprès du publique par les Pierre Duhamel et autre Nathalie Elgrably de ce monde… Et, quand ils y parviennent, ces mêmes journalistes adeptes du libre marché, applaudissent le gouvernement à deux mains. Puis, quand les problèmes apparaissent, ils accusent lâchement le gouvernement de ne pas avoir bien réglementé…

Bref, s’il y a l’ombre d’un changement de cap, soyez certain que dès la reprise le changement sera beaucoup, beaucoup moins évident.

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Les transports en commun

Monday, March 16th, 2009

Mon billet sur le nouveau site d’économie autrement et la réaction de fils au litre d’essence à donné le goût à Louis-Philippe Lafontaine (L’électron libre) de laisser un commentaire – un commentaire sur les transport en commun et la richesse collective que pourrait créer une plus grande utilisation de celui-ci.

Hé bien, laissez-moi vous faire par d’un petit calcul et d’un grand secret…

Il s’est vendu au mois d’octobre dernier 140 000 voitures au Canada. 140 000 / 33 000 000 = 0,0042 voiture par habitant. Pour la ville de Québec, par exemple, ça fait approximativement 2100 voitures   neuves vendues par mois ou 25 200 voiture par an. En supposant un coût moyen de 20 000$ ça fait un peu plus de 500 000 000 de dollars dépensé pour l’achat de voiture neuves. Ajoutons à cela les coût d’essence – un plein par semaine : 40 litres à 1$ – soit 25 200 voitures * 40$ * 52 semaines = 52 millions de dollars. Et, soyons bon joueur, laissons tomber les changements d’huile, les pneus, les assurances et autres dépenses secondaires.

Si on additionne le tout ça fait pas moins de 552 000 000 de dollars par an dépensé pour les seules voitures neuves achetés à Québec!

Je ne sais pas combien coûte annuellement le système de transport en commun à Québec, mais je suis très bien capable de m’imaginer qu’avec une demi-milliard annuellement de plus on pourrait littéralement se payer le meilleur système de transport en commun au monde. Quadriller la ville de bus, offrir un système de livraison de gros colis à très peu de frais, offrir un système de vélo et au autre de taxi local et je ne sais quoi d’autre.

Mieux en sortant tout ces véhicules automobile de nos rues on pourrait en transformer une grande partie en piste cyclable et en réseau de parcs linéaires.

Cela dit, ma blonde prend le bus pour aller travailler et ne se plaint jamais ou presque du transport en commun. Au contraire, elle a le temps de lire, de d’écoute de la musique, de se détendre pendant que ses collègues se stress à 15km/h sur les autoroutes…

Mais ces jours-ci, elle se tape régulièrement le bus entre Québec et Montréal et le bus Québec Montréal, ce n’est pas la même chose, les gens se mettent à l’aise. Ça jase fort au cellulaire, ça écoute de la musique à tue-tête ou ça joue du coude pour avoir un peu plus de place quand ce n’est pas pour avoir deux places, la radio et l’air climatisé en plain hiver.

M’enfin bref, tout ça pour dire que même si le transport en commun n’est pas toujours idéal – comme la voiture d’ailleurs – il y aurait certainement moyen d’avoir un système hybride largement moins polluant et beaucoup plus efficace que le modèle actuel… Mais encore faut-il être prêt à sacrifier notre voiture .. ou peut-être une des deux.

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Brèves : Dieu et les très grandes entreprises

Friday, March 13th, 2009

La crise économique que nous traversons présentement semble amener à chaque jour son lot de nouvelles questions sur la démocratie, le capitalisme et la politique économique de nos gouvernements. La dernière en date étant le « too big to fall », les entreprises trop grosse pour tomber.

On parle ici des GM, AIG et autres géants de ce type, des entreprises gigantesques qu’on ne peu tout simplement pas laisser tomber parce qu’elle détruirait, dans leur chute, tout un pan de l’économie. Des entreprises si vaste aux ramifications si importante que leur chute désorganiserait le monde.

Alors on paye. On paye pour les garder en vie. Bien sur, on leur demande de se restructurer de se rationaliser, mais pas de rapetisser… Et la question est évidemment là. Devrait-on laisser des entreprises devenir aussi grosse? Ne devrait-on pas les obliger à se scinder et .. est-ce que ça changerait quelque chose parce que même une fois scinder elles resteraient des conglomérats dont les interrelations sont si importantes et si étendue qu’en laisser tomber une reviendrait à laisser mourir toutes les autres à petit feu.

Mais les grandes entreprises sont importantes, elles permettent des économies d’échelle, elles permettent la compétitivité à l’échelle internationale, elles permettent d’avoir des assurances collectives et d’autres levier sur l’économie et le gouvernement… Peut-être est-ce là qu’on fait fausse route, les bons côté des grandes entreprises ne sont peut-être pas si bon après tout. Et .. qui dit méga-congloméra dit généralement monopole ou presque ce qui va, dans un certain sens, à l’encontre de l’économie de marché.

De récent tests ont démontrés que le cerveau n’a pas de « région » ou de « patern » spécifique à la religion ou à la pensée de type religieuse. En fait, les pensées de type religieuses font surtout travailler les sections du cerveau qui nous servent à tenter de voir ce à quoi les autres pensent et comment ils se sentent.

Si ces découvertes pointent, bien évidemment, vers Dieu comme étant une création du cerveau humain, il est encore plus intéressant de voir comment cette création est de plus en plus considérée comme un sous-produit de l’évolution du cerveau. La projection vers l’autre, l’empathie, la capacité de reconnaître l’autre aurait généré notre capacité à croire et à inventé un Autre totalement extérieur à nous.

Ainsi, l’évolution sociale – et ça fait bien du sens – serait passé d’une capacité à communiquer, à une capacité à se réunir et à vivre ensemble qui au passage aurait créer d’idée de Dieu et éventuellement de la religion – un concept fort intéressant et très puissant pour développer une série de lois morales suivies par un groupe, une société. Et ça a très bien fonctionné, et ça aura conduit à une capacité de déceler des lois morales universelles et de les proclamer non plus à travers une religion mais bien à travers un État de loi, comme, par exemple, la déclaration universelle des droits de l’homme.

Et, si vous m’avez bien suivi, vous aurez compris que la religion était un passage nécessaire ou à tout le moins utile vers les États de droit que sont devenus nos sociétés et donc que la religion n’est plus utile.

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42 : Les mini-portables et l’avenir de l’informatique

Tuesday, March 10th, 2009

Wired publie dans son édition du mois - disponible en ligne -
un excellent et très fouillé reportage sur les Notebooks / Netbooks
qui ont envahi les tablettes des magasins cesderniers mois.

Ils retracent leur appartition, leur montée fulgurante en Asie et en Europe
et finissent avec leur avenir et celui de l’informatique… Parce qu’il ne
faut pas être dupe, ces mini ordis ne sont pas que les derniers gadgets
à la mod, ils sont litéralement en train de changer le monde de
l’informatique et peut-être même notre approche de la consommation!

À lire sans faute.

The Netbook Effect : How Chaep Little Laptops Hit the Big Time

Économie autrement

Monday, March 9th, 2009

Je ne sais pas si vous vous rappelez ce manifeste qu’une dizaine d’économistes avait écrit l’an dernier pour dénoncer la vision souvent très économétrique de l’économie et promouvoir une approche un peu plus sociale de cette dernière et des questions d’économie politique.

Hé bien ils sont de retour! Cette fois c’est avec un site complet et une série d’article qui ne fera que croître dans les mois à venir. J’ai commencer par lire les deux textes de Bernard Élie sur la crise économique actuelle. Le premier porte sur la cause et les fondements et le second sur les solutions mises de l’avant par les différents gouvernements et quelques suggestions fort intéressant. Ces deux textes on le mérite d’être clair et accessible, ils valent vraiment le détour – ils permettent même de comprendre les fameux papier commerciaux et leur insondable complexité. Reste à espérer que tout les textes du site seront aussi intéressants.

Parlant de vision alternative de l’économie, j’aimerais vous faire part d’une réflexion de mon fils.

Nous étions sur le coin de la rue samedi dernier quand j’ai remarquer que le prix de l’essence avait fait un sérieux bond. Je m’exclame alors « Ouf, l’essence est monté à 95 cents! ». Et mon garçon de répondre « 95 cents, c’est pas cher! »

Ah non!? Pourquoi est-ce qu’il dit ça? Je lui pose la question, pas de réponse satisfaisante. Probablement que tout ce qui est en bas de 1$ est peu cher pour lui. Et, d’une certaine façon il a raison. Qu’y a -t-il d’autre que l’on achète au litre qui coûte moins de 1$? Rien! Le lait coûte 1.45$, l’huile à cuisson comme l’eau en bouteille coûte environs 1.25$, le litre de jus d’orange coûte près de 2$!

La différence tiend évidemment au fait que l’on ne consomme pas autant de litre de lait que de litre d’essence – quoi que chez-nous on doit boire près d’un litre de jus d’orange par jour alors que l’on ne roule que 8km par jours sur semaine ce qui fait que ça me coûte (sur semaine) plus cher de jus d’orange que d’essence, mais bon ce n’est pas la norme… Quand on fait une vingtaine de km par jour pour aller au boulot et qu’on ne boit du jus d’orange que le dimanche matin, on considère que l’essence est cher, même à 95 cents le litre.

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Sommes-nous .. de bons citoyens ?

Thursday, March 5th, 2009

J’ai écouté hier soir, pour la première fois, l’émission Sommes-nous de Patrick Masbourian à Télé-Québec. C’est une excellente émission. Bien fouillé, bien documenté, l’émission nous présente des reportage à saveur sociologique sur la nation québécoise.

L’émission d’hier sur la citoyenneté était fort intéressante. On s’est demandé ce que c’était que d’être un bon citoyen. La réponse politique fut évidemment la première : le bon citoyen c’est celui qui va voter aux élections. Puis on a parlé de civisme et d’implication au niveau communautaire.

En suite c’est devenu un peu plus subtil – principalement au niveau politique. Est-ce que voter sans s’impliquer c’est être un bon citoyen? Est-ce que voter sans s’informer c’est être un bon citoyen? Pas évident. En Belgique où la participation au vote est obligatoire, personne n’a remarqué une amélioration importante de l’implication en politique ou même de la connaissance politique en générale.

Ceci m’amène d’ailleurs à un autre point très intéressante soulevé par un invité : Être un bon citoyen  qui suit la politique et tout et qui tente de comprendre les enjeux politiques et sociaux n’est pas facile. Avec la multitude d’intervenant et les nombreux paliers de gouvernements peut de gens ont le temps ou la capacité de tout suivre – Qui connaît les nom des 10 premier ministres du Canada? Et je ne parle même pas de la difficulté de se démêler dans les messages que les média nous transmettent jours après jours.

L’un de point fort pour moi et c’est la raison de ce billet sur l’émission – mis à part le fait que c’est une bonne émission et que comme il y en a peu je prends le temps de le souligner – c’est cette suédoise dont on a parlé : Les cercles de discussion et d’apprentissage.

Décidément les suédois ne finiront jamais de m’impressionner leur modèle dont on parle si souvent mais dont on ne connaît finalement que très peu de détails, gagnerait à être étudié beaucoup plus sérieusement.

Ainsi en Suède, être bon citoyen c’est aller à l’école toute sa vie et être membre dès l’âge de quinze ans à des cercle de discussion. Ces cercles composé de six à douze personnes se réunissent une fois par semaine (le plus souvent au bureau et à l’école) pour discuter pendant une heure de divers sujets d ‘actualité ou d’un sujet en particulier (on imagine que les membres font tour à tour des présentations). Ceci leur permet de développer leur sens critique, de construire leur capacité à développer une idée et à faire valoir une point tout en apprenant le respect de l’autre.

Une idée extraordinaire qui rapproche les génération, qui permet la circulation d’idées et l’apprentissage continue. Bref c’est à peu près comme suivre un cours par session à l’université, tout en tenant un blog ;-)

À quand l’implantation de cercle de discussion au Québec? Pas de sitôt, mais comme toutes les bonnes idées, c’est par la diffusion qu’elles s’implantent sauf que comme le soulignait le reportage d’hier au Québec on est très bon pour fairs des consultations, pour critiquer et échafauder des projets, mais on passe rarement à l’action… Ouaip, on est tous des chialeux de salon!

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