Archive for January, 2009

La politique, drôle de bibite

Friday, January 30th, 2009

Le budget de M. Harper va vraisemblablement passer. M. Ignatieff va voter pour… Dans un cas comme dans l’autre, tant pour Harper que Ignatieff, le tout relève probablement plus du calcul politique que de la volonté de servir les intérêts des citoyens.

Mais le plus drôle dans tout ça c’est toute l’histoire autour du changement dans le calcul de la péréquation… Le Québec y perd on le sait et ce serait selon le M. Dumont et Mme. Marois de la faute de M. Charest. Je ne veux pas nécessairement prendre la défense de M. Charest, mais ce n’est pas de sa faute mais bien plutôt celle des québécois – comme des terneuviens -  qui n’ont pas voté pour Harper et celui-ci se vange en nous tassant dans le coin. C’est qu’il est rancunier ce M. Harper.

En fait, ce n’est pas ça du tout. Si j’ai bien compris, cette modification au calcul de la péréquation vise principalement a limiter la taille totale de l’enveloppe et ce de façon détourné. Évidemment il serait plus logique de limite de façon précise et direct la taille de l’enveloppe de péréquation et Ottawa serait tout à fait dans son droit, mais on préfère le faire par la bande en modifiant le calcul.

D’ailleurs ce calcul est tout à fait ridicule puisqu’on y inclus tout sauf plein d’affaire et entre autres et non les moindres les revenus tirés de ressources naturelles, mais pas à cent pour cent, non, à cinquante pour cent. Allez savoir.

Ce qui fait qu’au bout du compte on a un système hyper-complexe qui permet une foule de tours de passe-passe dans le budget rendant la chose incompréhensible et permettant du même coup de blâmer à peu près tout le monde pour lesdits changements – en somme de la grande politicaillerie.

Dans le même ordre d’idée, mais d’un côté plus politique cette fois, on peu considérer le nième sauvetage des banques américaines avec le nouveau 2000 milliards de dollars que le président Obama se propose d’injecter…

Pourquoi ne pas tout simplement acheter les banques – les nationaliser. Ainsi plutôt que de donner de l’argent qu’ils ne reverront jamais, les contribuable achèteraient des banques, le gouvernement les assainiraient en émettant des obligation d’épargne et au bout du compte quand lesdites banques seraient de nouveau en santé elles pourraient être revendues et le gouvernement plutôt que de faire une opération de perte absolue (de 2700 milliards de dollars) pourraient faire de l’argent!

Mais ça ne se fera pas. Ça ne se fera pas pour la simple et pas bonne raison que ce serai avouer l’échec du marché…

.jpm

Le débat inutile

Wednesday, January 28th, 2009

Il semble y avoir tout un débat qui se prépare autour des tests prénataux ces jours-ci. On en parle en ligne ouverte à Radio-Canada, on en parle dans les journaux, on en parle aux nouvelles de cinq heures, etc.

Pourquoi tout ce débat? Parce que il faut semble-t-il se poser la question collectivement et sérieusement avant de savoir si l’on doit procéder de façon systématique au tests prénataux pour la trisomie 21 et autres. Doit-on l’obliger ou l’offrire et si on l’offre à qui les femmes de 35ans et plus, 30 ans et plus .. 20 ans et plus !?

À mon sens c’est là un débat tout à fait inutile – et nous aurions tout intérêt à mettre nos énergies ailleurs et à réfléchir sur de vrais enjeux comme par exemple la superbe relance économique que nous sommes en train de mettre en place exactement dans le même modèle qui nous a valu cette crise sans précédant. Il serait grand temps de réviser notre conception de la croissance économique et notre façon d’envisager l’économie elle-même, mais non on préfère faire des débats sur les tests prénataux.

Un débat tout à fait inutile dis-je parce que s’il y a question étique elle se pose après le diagnostique et non avant. Si des parents veulent avoir un enfants dont ils devront s’occuper comme d’un bébé toute leur vie c’est leur problème (et à la limte le nôtre si on veut en discuter), mais tant que le diagnostique nest pas poser il n’y à pas lieu de débattre.

Sinon hors de cet éventuel débat, sur le question du test, la réponse est archi-simple. Combien ça coute? Moins cher que de s’occuper des seuls x milliers de cas de trisomie 21 par ans – et bien faite passer le test à tout le monde on économisera gros – parce que soyons réaliste, qui a vraiment le goût de s’occuper d’un enfant malade toute sa vie?

Je suis dur? Peut-être, mais qui peut affirmer qu’il ne se poserait pas de sérieuses questions si on lui annonçait qu’il va être parent d’un trisomique. Je ne dis pas que ceux qui ont des enfants avec de grave problème de santé ne les aiment pas, je dis simplement que s’ils avaient eu le choix avant la naissance, avant de le connaître, avant d’apprendre à l’aimer malgré tout, ils auraient, à mon sens, choisi d’avoir un enfant normal. Et que bêtement, ben c’est plus rentable pour la société. Alors faisons passer les tests et gardons l’argent économisé pour mieux s’occuper de ceux qui ont malheureusement à vivre avec ce type de réalité.

.jpm

42 Techno !

Tuesday, January 27th, 2009

En ces temps de crise économique et de crise
politique à Ottawa, j’ai décidé de vous changer
un peu les idées…

Voici donc quelques nouvelles technlogique d’intérêt.

Démo au CES 2009 d’un écran OLED flexible.

“Fuel cell” miniature avec une impresionnante capacité de 0.7V!

Vélo électrique de ville - 1300$ un peu cher,
mais c’est plus qu’un gadget.

Un lecteur d’image cérébrales !!

Et pour finir avec quelque chose d’un peu plus terre à terre.
Une maison LEED qui sera construite à l’ouest de Montréal
et qu’il sera possible de visier l’été prochain.

Les fondements de la crise

Friday, January 23rd, 2009

Mercredi j’ai eu mon premier cours d’histoire de la pensée économique. Mais plutôt que de nous donner un cours d’histoire de l’économie notre prof – qui jubile avec la crise actuelle – a plutôt décidé de nous parler de la crise.

Petit historique de la crise économique en cours.

Tout a commencer au milieu des années 1970 avec la fin des trentes glorieuses (trente années de croissance économique inégalées). La forte chute de la croissance, passant de 4-5% par an à moins de 2% inquiéta les gouvernements qui, voyant le pouvoir d’achat de citoyens diminuer décida de prendre action.

Jusqu’à cette époque on avait toujours – ou presque – privilégié des mesures influant sur la demande, c’est à dire des augmentation des fonds disponibles pour les citoyens et donc des salaires. Mais à partir de ce moment là, ne voyant plus vraiment comment pousser les salaires à la hausse, les gouvernements (en copiant bien sûr le gouvernement américain) décidèrent d’influencer l’offre en donnant accès à du crédit.

L’idée fut bien sûr de prêter plus et pour augmenter la masse de prêts. Le gouvernement américain mit donc en place un système de prêts qui permettait à des gens moins fortunés de contracter des prêts à risque – prêts qui seraient dilué dans des placements moins risqués et rachetés par des « banques » d’État – les fameux Freddie Mac et Fannie May – pour être ensuite revendu sous divers produits d’épargnes, obligations, fonds et autres. Les prêts à risque étant le fameux fond toxique qui allait devenir problématique.

Le succès de cette mesure fut intéressant. Les dépenses étaient à la hausse les ménage s’endettaient, mais ce n’était pas problématique parce que la valeur des maisons montait.

Les différents gouvernements qui suivirent Regan continuèrent le même manège en modifiant la loi toujours plus avant permettant ainsi à des gens de moins en moins solvable d’avoir accès à la propriété par le billet de prêts hypothécaires à risque. La même époque et la même logique   poussèrent les gouvernements à déréglementater le milieux du crédit afin de mettre en place de produits dérivés toujours plus complexe  pour permettre le dissolution partielle, il faut bien le dire, de ces prêts à risque.

Le petit manège allait durer près d’un quart de siècle, mais la situation ne pouvait durer éternellement – surtout avec l’automatisation et la délocalisation de la production. Pour injecter de nouveaux capitaux dans l’économie il fallait aller chercher toujours plus loins chez les gens « insolvables » et comme la valeur marchande des maisons augmentait sans cesse, même les gens solvables devait contracter des prêts à risque pour pouvoir s’acheter un maison à leur goût – des goûts dispendieux évidemment.

Et ainsi il arriva ce qui devait arriver les mauvaises créances passèrent un certain seuil limite. Les défauts de payements entraînèrent des pertes, la valeur des papier commerciaux qui contenaient un grande part des prêts toxiques s’effondra ce qui entraîna une crise de liquidité sans précédant, plongeant le système bancaire  dans le crise que l’on connaît et la crise ouvrit la porte à une récession.

Alors, la grande question : À qui la faute? Hé bien à tout le monde. Au gouvernement qui ont voulu préservé le pouvoir d’achat de leur concitoyens, au citoyens qui ont cru sans broncher qu’il pouvaient s’acheter une maison de 350 000$ avec un salaire de 19 000$ par an, aux banquiers qui ont profiter de la situation et des outils mis à leurs disposition et aux économistes qui n’ont pas compris dans quel gouffre l’économie était en train de plonger.

.jpm

Les grands discours font les grandes nations

Wednesday, January 21st, 2009

Comme la plupart d’entre vous j’ai entendu / écouté le discours de Barack Obama hier. Comme la plupart d’entre vous j’ai trouvé que c’était un excellent discours. Un discours à la fois sérieux et solennel, mais aussi empreint d’espoir, d’avenir et de rêve.

Monsieur Obama (et celui qui écrit ses discours) a réussit à la fois à donner sa position sur une foule de sujet et à donner une idée de la direction qu’il entendait prendre et faire prendre au pays – il a appelé au peuple à se joindre à lui afin de renouveler / renouer avec le grand rêve américain.

Honnêtement, avoir été américain j’aurai été très fier de mon président, de mon peuple, de ma nation. Être américain, je serai galvanisé par se discours prêt à me retrousser les manches et à travailler d’arrache pied à faire de ce pays la plus grande nation du monde.

Ça nous change des petits discours mal articuler de nos politiciens!

…

Avant de les oublier, voici quelques phrases que j’ai retenu de son discours.

Nous devons redonner sa place à la science. ; Plutôt étrange… Cette phrase est tirée de la partie de son allocution portant sur l’économie. Mais bon ça laisse rêve.

Ce n’est pas à nous de dire ce qui est bien ou mal. ; Voilà tout un changement de cap. Et plus loin : Nous sommes les amis de tous.

Nous sommes une nation de diverses religions : Chrétiens, mais aussi musulmans, juifs, bouddhistes et non-croyants. ; Impressionnant, très impressionnant, c’est bien la première fois que l’on parle des non-croyants comme un groupe comme les autres, d’une groupe « religieux » à part entière.

Nous avons des devoirs. ; Ça c’est fort.

Notre cupidité et notre déresponsabilisation sont à l’origine de la crise économique. ; Pas exactement, mais c’était l’essence du message.

…

C’est avec des discours comme ça et avec des politiques et des agissements conséquents qu’un peuple peut marché à l’unisson dans une seule direction. C’est avec des discours comme ça peuple se sent inspirer et qu’il a le goût des défis. C’est avec un discours comme ça qu’un peuple met les efforts pour aller jusqu’au bout de ses rêves.

Bref, ce sont les grands discours qui font les grandes nations. Reste à savoir si ce grand discours suffira…

.jpm

p.s. Hier soir j’ai demandé à mon garçon de huit ans s’il savait qui était le nouveau président des ÉU, il m’a répondu Barack Obama. Je lui ai ensuite demandé s’il connaissait le premier ministre du Canada. Je sais pas à-t-il dit. Et celui du Québec? Sais pas non plus. Est-ce que tu connais un autre politicien, chef d’État ou autre? Oui, Pauline Marois. Et c’est tout? Non, George Bush.

Je vous le dis, les grands discours font les grandes nations - et la propagande (lire publicité abusive) n’y est certes pas étrangère…

L’art d’attirer les clients

Monday, January 19th, 2009

Je suis allé grimper vendredi dernier au Roc Gyms à Québec. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est situé sur l’avenue du Colisée à un jet de pierre du dit Colisée – et il y avait un match des Ramparts ce soit là.

Étant situé juste à côté, le stationnement du Roc Gyms se remplis généralement très vite de partisans des Remparts. Les gens du gym font leur possible pour garder de la place pour les grimpeurs tout en essayant de profiter de cette belle occasion d’affaire.

Malheureusement, ce soir là, nous étions plusieurs à s’être donné rendez-vous au gym et tous n’ont pas pu se trouver une place stationnement dans la cours du gym. Évidemment ça fait un peu chier de voir les partisans bouffer toute la place de stationnement du gym, mais ce n’est pas la fin du monde.

Ce qui est vraiment con par contre, c’est qu’il est interdit de stationner dans toutes les rues autour du Colisée et qu’à chaque match la ville s’en donne à coeur joie et émet des centaines de contraventions. Ciboire, c’est des boulevards à quatre voies qui cinture le Colisée, pas des petites ruelles à double sens où il serait impossible de se stationner!

Mais le plus con dans tout ça ce n’est pas les contraventions en elles-même c’est que la ville Québec, de concert avec une poignée d’importants hommes d’affaires soit en train de faire tout un battage médiatique qui inclus levée de fond, lobby et publicité pour construire un nouvel amphithéâtre et, éventuellement, attirer une nouvelle équipe de la ligue national de hockey, mais qu’en même temps elle s’emploie à écoeurer les fans…

C’est bien beau les subventions, les nouveaux bancs et le retour des Nordiques, mais s’il n’y a plus de fans au Colisée ça ne servira pas à grand chose.

.jpm

De la difficulté de trouver une solution à la crise

Friday, January 16th, 2009

La crise économique qui nous assaille est sans précédant. Elle est sans précédant parce qu’aucune crise économique n’est exactement pareil ou même en grande partie semblable.

J’ai eu cette semaine mon premier cours d’histoire de la pensée économique. Notre prof, loin d’être un de ces économistes comme il y en a tant, convaincu que la science économique peut tout expliquer et tout prévoir, nous affirmer à plusieurs reprises que même la crise de 1929 et la dépression de 10 ans qui a suivie n’étaient pas encore totalement comprise. Pire selon lui nous ne comprenons pas encore pourquoi les trente glorieuses (la période faste de croissance économique qui cours de 1945 à 1975) a prie fin et pourquoi nous nous en sommes jamais relevé.

En fait tout ceci ne m’a guerre surpris. S’il y a une chose qui n’existe pas en économie c’est bien les explications simples .. et corollaire les solutions simples.

Ainsi j’affirmais il y a quelques jours que les baisses d’impôts n’étaient pas une bonne idée dans la crise actuelle. Et, si la plupart des économistes comme la plupart des premiers ministres provinciaux  sont contre cette idée, Nathalie Elgrably – avec qui je suis généralement en désaccord – apporte un point intéressant à cette histoire de baisse d’impôts. Son point est la suivant : L’argent consenti en baisse d’impôt ne disparaît pas. D’accord il ne génère peut-être pas d’emploi. Bien sûr les gens risque fort de la placer. Mais s’ils le placent, ça augmente la liquidité des banques (ce qui règle un part du problème de la crise) et s’ils le dépensent, ça « crée » de l’emploi.

En fait, le principal problème avec toutes les solutions économiques proposées c’est qu’elles sont toues comme les réductions d’impôts – on ne sais pas exactement quel impact elles auront et il y aura presque toujours autant de gens pour dire que c’est une bonne mesure que de gens pour dire que c’est une mauvaise.

Prenez les fameux investissements en infra structures. C’est vrai que c’est le bon temps d’emprunter, les taux sont bas. C’est aussi vrai que de grand projets du genre ça fait travailler beaucoup de monde et que ça a beaucoup de retomber. Mais bon on va quand même se retrouver avec un dette supplémentaire importante que l’on va devoir payer plus tard avec des taux vraisemblablement plus haut. Et puis, ça fait travailler qui? Les gars de la construction, ceux qui leur fournissent les matériaux, quelques firmes d’ingénieurs et les épiciers du coin. On fait quoi pour les vendeurs de chars, les petites madames dans les centre d’appel pis les publicitaires qui n’ont aucun lien avec des projets d’infrastructures?

De toutes façon, il n’y a pas de recette miracle pour se sortir d’une crise économique et les gouvernements n’ont pas le loisir d’attendre que l’on identifie les causes exactes, leurs tenants et leurs aboutissant pour agir. Alors tirer un peu partout c’est encore l’approche la moins mauvais, mis à part ne rien faire.

.jpm

Palmarès des écoles secondaire 2008

Wednesday, January 14th, 2009

Voilà, après plusieurs semaines de délais, mon analyse annuelle du palmarès des écoles secondaires faite par la revue L’Actualité.

Petite note : Mon analyse prend définitivement une tournure socio-économique plutôt que scolaire. Cela dit, mon analyse serait bien inutile si elle se contentait de répéter ce qui se trouve déjà dans les pages du magasine.

La première chose qui saute aux yeux dans cette édition du palmarès est l’ajout d’un « nouvel » indicateur social : les années de scolarité de la mère. Un indicateur qui est reconnu en science sociale pour être un des meilleurs pour la scolarité des enfants. Ce « nouvel » indicateur sociale, je le mets entre guillemets parce que pour le magasine il s’agit du premier puisque pour eux le salaire en n’est pas un, ce que les lecteurs assidus de ce blogue savent être faux.

D’ailleurs il est fort intéressant de constater que les facteurs de corrélation du salaire familial et de la scolarité de la mère vis à vis de la performance des écoles sont pratiquement les mêmes. En fait, celui du salaire est sensiblement plus élevé avec 66.7% contre 62.2% pour la scolarité de la mère – toujours pour mon échantillon de 41 écoles.

Mais, me direz-vous c’est que le salaire familiale est corrélé avec la scolarité de la mère! Absolument, et cette corrélation s’élève à 87,3% - une corrélation très forte selon les standards des science sociales (les corrélations de 60% étant généralement considéré comme fortes).

Personne ne sera donc surpris de me voir affirmer que le graphique ci-dessous représentant la corrélation entre les salaires familiaux et le rang des écoles au classement s’approche étrangement de celui de l’éducation de la mère versus ce même rang.

graphique

Passons à la dimension économique maintenant. Les plus observateurs auront remarqué que la courbe a fait un bond vers la haut. Ce changement soudain dans l’échelle des revenus est probablement dû à l’utilisation par les senseurs des nouvelles données du recensement de 2006.

La courbe démontre donc une sérieuse hausse des salaires globaux entre les deux derniers recensements. Qui en a profiter le plus cette fois-ci? Hé bien ce sont les 20% les plus pauvres qui ont vu leur salaires augmenté en moyenne de 37,6% alors que ceux de la « classe moyenne » (60% du centre – 25 écoles) ont augmenté de 24,9% et que ceux des plus riches ont cru de 28,7%. Cela dit, il faut bien voir que si ces augmentations de revenu représentent pour les plus pauvres comme pour la moyenne un gain d’environ 20 000$ plus ou moins 1 000$, le 28% de la classe la plus riche représente 34 000$ de gain.

Dernier point d’intérêt du palmarès, les indicateurs de performance et d’impact… À mon sens, le calcul de l’indicateur d’impact ne doit être très pas simple à générer et il doit être sujet à beaucoup d’interprétation de la part des gens sondés – mais je fais confiance au magasine et aux sondeurs. Et d’ailleurs, les chiffres tendent à leur donner raison. Ainsi, la corrélation entre la performance académique d’une école (son rang) et son indicateur d’impact ne s’élève qu’à 35% ce qui laisse croire que les écoles les plus performantes ne sont pas nécessairement celles qui ont le plus d’impact – ce qui semble logique .. jusqu’à un certain point.

.jpm

Deux bons textes : Davos et les juges

Wednesday, January 14th, 2009

En attendant mes conclusions sur le palmarès des écoles secondaires voici deux bons petits textes à vous mettre sous la dent.

Le premier de Yves Boisvert rejoint ce que je disais sur notre fâcheuse habitude à condamner vertement les gens avec qui on est pas d’accord… Dans ce cas-ci il parle de la juge Sophie Bourque et de son plus récent jugement (ou non jugement en fait) sur le meutre comis par un gang de rue.

Le second de Éric Desrosiers nous confie les réflexions d’économistes participants au sommet annuel de Davos et vous verrez que contrairement à ce que l’on pense généralement de ces réunions à huis-clos où - moi aussi je le croyais jusqu’à ce matin - l’on ne considère que le point de vu des grosses multinationnales qui créent de l’emploi et qui font tourné l’économie, est loin de la vérité. En fait, ces messieurs prêche le virage vert plus que bien des gouvernements.

Bonne lecture!

.jpm

La semaine de relâche pour les non-initiés

Tuesday, January 13th, 2009

Mardi dernier, premier jour d’école, mon gars revient à la maison avec une courte liste de devoir pour cette courte semaine et un petit papier avec coupon à compléter.

« Chers parents » ça commence mal. « Chers parents, cette année la semaine de relâche est du 2 au 6 mars » quoi déjà la semaine de relâche !? « Veuillez noter que le service de garde ne sera ouvert que s’il ya suffisamment d’inscriptions… »

Ah ben oui, on ferme l’école, mais on ne vous offre pas de service. Les profs sont en congé, la terre arrête de tourner. Et si ce n’est pas ouvert on fait quoi? On bouffe une de nos trois grosses semaine de vacances annuelles?

Mais ce n’est pas tout… « Veuillez également noté que si le service de garde est ouvert les services seront offert non pas à 7$ mais bien à 14$ par jour par enfant. »

Quoi? En plus on me charge le double!? C’est quoi cette histoire? Hier c’était une journée pédagogique (on parle du cinq janvier ici – la première phrase disait mardi dernier donc hier c’est lundi dernier – le 5 janvier – faut suivre un peu là) et m’a chargé l’habituel 7$ pourquoi c’est différent durant la semaine de relâche?

Hier ma blonde est allé chercher les enfants et elle s’est informé au passage pour la semaine de relâche… La dame au service de garde lui a dit qu’il y avait peu de chance que le service soit ouvert. « Généralement on est fermé. Il n’y a pas suffisamment d’élèves. Les gens préfèrent les envoyer au centre communautaire… C’est juste un peu plus cher et ils ont plus d’activités. »

Nous avons donc vérifié au centre communautaire… 23$ par jours par enfants. Deux cents trente dollars pour la semaine – plus que trois fois plus cher que le service de garde auquel je m’étais attendu. Mais bon ils vont glisser à Tukesbury, ils vont grimper au Roc Gym, ils vont à la cabane à sucre, etc…

230$ c’est pas cher payé pour tout ça, non. De toute façon j’ai les moyens, c’est pas si pire… Mais qu’en est-il de ceux qui n’ont pas les moyens et que, encore une fois, on prend en otage? Ben ils payent, avec de l’argent, avec des vacances ou en se privant d’une part de leur revenu.

Cela dit, a voir la quantité d’activités toutes plus payantes les une que les autres – pour nos marchands d’activités hivernales – je me dis qu’il ne doit pas y avoir que le syndicat des profs qui milite pour la semaine de relâche…

.jpm

Demain, j’essaie de vous sortir, avec beaucoup de retard, mon analyse du palmarès de écoles secondaires 2008.