Archive for September, 2008

Brèves

Tuesday, September 30th, 2008

Plus tôt cette semaine on apprenait que ce sont le Québec et l’Alberta qui ont contribué le plus à l’augmentation de la population par les naissances en 2006 au Canada. Avec près de 70% de l’augmentation ces deux provinces que tout oppose se rejoigne dans la procréation.

Que le Québec fasse beaucoup d’enfants, ce n’est pas une surprise, je l’ai constater de mes propres yeux. Que l’Alberta fasse beaucoup d’enfants ne me surprend pas non plus puisqu’ils en ont les moyens… Cela dit, que le Québec et l’Alberta fassent beaucoup d’enfants en même temps laisse songeur. Comment nos habituels analystes démagogues verront-ils la situation?

L’Alberta fait plus d’enfants parce qu’ils sont riches. Alors qu’en est-il du Québec, la province qui, nous rappelle-t-on régulièrement est la plus pauvre? Se pourrait-il que le calcul soit mauvais? Se pourrait-il que dans leur brillantes analyses ces messieurs de la Fraser Institute et autres oublient que le salaire moyen ne dit pas tout sur la richesse d’une nation. Se peut-il qu’ils oublient les garderies à sept dollars, le bas coût de l’éducation? Et surtout, se peut-il qu’ils aient oublié qu’il n’y a pas que l’argent que fait le bonheur et qu’un peuple heureux aient envie de faire des enfants?

Allez, repeuplons le Québec et envahissons le reste du Canada ! ;-)

Si vous recevez L’Actualité, ce que je recommande à tous, vous aurez peut-être lu cette petite note concernant la hausse du prix des munitions aux ÉU. En effet, depuis quelques années avec l’augmentation du prix des métaux et autres, le prix des balles de 0.22 a pratiquement doublé, passant de 4,95$ à 8,95$.

Mais le plus déconcertant dans tout ça, ce n’est pas d’apprendre que cette hausse affecte nos voisins du sud, mais bien d’apprendre que l’achat de munition est tellement courante au ÉU qu’elle fait partie du panier de bien qui sert au calcul de l’indice des prix à la consommation, le fameux IPC. Ce panier qui sert de base au calcul de l’inflation est supposé contenir les biens de premières nécessité d’une famille normale… On a pas les mêmes familles ici.

La crise économique fait rage, les bourses font des plongeons historiques, le président Américain, George W. Bush fait des allocutions publiques jours après jours pour parler de la crise, le congrès américains se réunit d’urgence pendant la fin de semaine afin de développer un plan d’urgence pour sauvé une économie qui est sur le bord de la crise voire de l’effondrement. Ce plan de 700 milliards de dollars, le plus gros de l’histoire des ÉU tarde a être accepté, les négociations se poursuive de nuit comme de jour, on même pensé à stopper la campagne présidentielle en cours tellement le moment est grave…

Et aujourd’hui, aujourd’hui, le congrès prend une pause, une pause de deux jours .. parce que c’est la Pâques juive… Tu parles d’une bande de caves! Après ils nous donnerons des leçon de démocratie et irons dire au reste du monde qu’il ne faut pas entremêler État et Religion.

.jpm

42 : MiEV, Wii, Carbone et bulletins de nouvelles

Friday, September 26th, 2008

L’auto électrique est à nos porte, ou presque !
Le constructeur Mitsubishi va lance, avec une année d’avance s.v.p
une voiture électrique à moteur roue en Islande. Pays idéal pour ce
déploiment, l’Islande compte s’être complètement détaché du pétrole d’ici 2050.

 

Beaucoup l’avait vu venir, on en parlait déjà dans les années 1980, mais il y
avait loin de la coupe au lèvres. Aujourd’hui les premier prototype son prêts
et le jogging virtuel devrait envahir les tablettes des magazins japonais très
bientôt. Composé d’une Wii fit et du Street View de Google, cet engin devrait,
à terme, vous permettre de faire du jogging ou de visiter n’importquelle ville du monde.

 

Quel beau pide de nez sont en train de faire quatre provinces canadienne, dont le Québec,
et sept états américains au gouvenements centraux en mettant sur pied une bourse
du carbone sans eux! C’est chose faite l’entente est signé et le Québec entre
officiellement Western Cimate Initiative.

 

Une petite dernière plutôt défraîchie, mais bien intéressante. Les bulletins de
nouvelles sont bien différents d’une chaîne à l’autre et d’un pays à l’autre.
Hé bien, Marie-Ève Carignant s’est penchée sur la question et vous pouvez
trouver un résumé de ses observations sur le site de Radio-Canada.

Deux visions de l’économie

Wednesday, September 24th, 2008

J’ai déjà souligné à quelques reprises les deux visions opposés de l’économie que peuvent avoir les économistes. Si les uns y voient un système avec une implacable logique où il faut laisser mourir les entreprises non rentables, les autres y voient plutôt une organisation sociale où l’on ne peu laisser faire le système sans considérer les humains qui sont derrière.

Au-delà de ces deux vision d’économistes, il existe deux autres visions qui opposent les économistes et une large part des gens issu des science sociales.

En économie la plupart des gens sont d’accord avec l’équilibre de Pareto (l’optimum de Pareto) qui apparaît lorsque l’on ne peut plus améliorer le bien-être d’un individus sans détériorer celui d’un autre. Ça semble bien beau tout ça, mais l’interprétation qu’on fait généralement sous-entend qu’il est tout à fait possible d’augmenter le salaire des dirigeants sans diminuer celui des employés et que cela répond à l’équilibre de Pareto.

Cet éloquent exemple de la perversité de certaines interprétations de principes d’économie se trouvait d’ailleurs en toutes lettres dans mon livre de micro-économie de la dernière session. (Introduction à la microéconomie moderne, traduit par Patrick Gonzales)

D’un autre côté, en sciences sociales, où l’on étudie également l’économie – je fais présentement un cours d’anthropologie économique – la règle veut, et c’est l’équilibre de Pareto vu par l’autre bout de la lorgnette, que l’économie soit un jeu à somme nulle. Autrement dit, rien ne se perds, rien ne se crée et donc tout profit est fait au dépend de quelqu’un d’autre. Ainsi, pour les gens en science sociale il n’est pas logique de croire qu’il soit possible d’augmenter le salaire des dirigeants sans que cela affecte quelqu’un quelque part de façon inverse. Évidemment, il est clair que cet effet peut être « distribué » sur une multitude d’individus.

En fait, mis simplement, les uns croient que si on augmente le salaire de votre patron de 5 000$ et bien ça ne change rien pour vous, alors que les autres croient que ce 5 000$ auraient pu servir à autre chose (puisqu’il est là), notamment à augmenter votre salaire. Êtes-vous en plus mauvaise posture pour autant? Certes non. Mais, on pourrait très certainement arguer que le client de qui se 5 000$ supplémentaire a été extirpé pourrait se retrouver en plus mauvaise posture.

Ces deux visions qui opposent économistes et sociologues (pour ne nommer qu’eux) recoupent sans aucun doute celles qui divisent les économistes entre eux. Les uns étant plus libéraux, les autres plus sociaux. Cela dit, il faut bien voir que le discours dominant est celui que tiennent les économistes libéraux et que la vision des sociaux, tant en économie qu’en science sociale ne vient que rarement temporiser le discours libéral où le marché et la libre entreprise règne en roi et maître.

.jpm

Crise économique, quelques détails

Tuesday, September 23rd, 2008

Pour faire suite à mon texte d’hier, je vous propose aujourd’hui de passer lire le texte de Rudy LeCours sur Cyberpresse. Intitulé Wall Street, la fin d’une époque, le texte explique pourquoi les grandes banques d’investissement américaines ne seront plus jamais les mêmes.

.jpm

Privatiser les profits, socialiser les déficits…

Monday, September 22nd, 2008

La formule n’est pas de moi, elle est de Richard Desjardins… Il la sortait généralement en présentation d’une de ses meilleures pièces, Les Yankees.

Hé bien c’est exactement ce qui va se passer dans les mois à venir aux ÉU. Le sauvetage américain de l’économie américaine et de son système financier passera par une socialisation des déficits. Les banques sont au bord du gouffre, plusieurs sont déjà tomber alors l’État entre en jeu et met de l’argent sur la table – tout près de 700 milliards de dollars selon le congrès américain. Et 0.7 « trillions » c’est beaucoup d’argent quand on considère que le des ÉU est de budget est de 2,56 trillions et les dépenses de 2.73!

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois, la crise de 1993-94 avait nécessité un engagement de la part de l’État américain d’environs 500 milliards…

Pas surprenant que les candidats aux présidentielles évite de se prononcer sur cette mesure qui va à l’encontre de la philosophie économique américaine de la libre entreprise et du non-interventionnisme de l’État.

Mais le pire dans cette histoire c’est évidemment que ce sont les citoyens qui vont devoir payer pour les déboires du marché. Et, quand la tempête sera passé, les citoyens qui auront fait un effort hors du commun ne reverront jamais la couleur de leur argent! Leman Brothers ne leur versera jamais de dividendes, AIG ne leur fera certainement de rabais de prime pour leurs assurances et Freddy Mac comme Fannie May ne consentirons pas de rabais sur les taux hypothécaires.

Cela dit, ce sauvetage, pour autant qu’il fut nécessaire et qu’il réussisse permet aux américains de garder leur boulots, d’éviter une crise économique profonde et d’éviter une montée massive du chômage tout en conservant le modèle économique actuel ce que tous les grands décideurs et patrons de ce monde souhaite.

Reste maintenant à voir si ce sauvetage historique aura un effet sur la réglementation du monde financier et sur la façon dont les économistes envisage le monde économique…

.jpm

La fièvre électorale

Thursday, September 18th, 2008

Dieu que la fièvre électorale américaine diffère de la nôtre. Si la nôtre relève plus de la nausée, celle des américains s’apparente beaucoup plus à celle qui résulte de l’exaltation.

J’ai écouté hier une autre des excellente émission des Francs Tireurs. Quel beau sujet de sociologie comparée que ces élections de par et d’autre de la frontière.

Aux États-Unis, on parles de foi, de liberté et du rêve américain. Tout est mis en relation avec la fameux rêve américain. Mythe fondateur de la nation, les candidats le ramène constamment y reliant toutes leurs promesses. L’idéalisme qui en ressort est très fort et les Américains y adhère en masse – qui est contre la vertu? - s’y identifient et voient l’ensemble comme étant ce qui les définit et les unit au-delà de toute paysannerie et ce même si au bout du compte les interprétations, les tenants et aboutissant de cet idéalisme de liberté sont interprétés par un camp ou l’autre de façon bien différente.

Au Canada, c’est une tout autre chose. Nous sommes dans un pays qui s’est constitué lentement, de la séparation d’avec l’Angleterre (grâce aux canadien-français) à l’acte d’union et à l’ajout des six provinces supplémentaires. Sans mythe fondateur ou presque la politique canadienne et par conséquent les enjeux mis de l’avant aux élections sont ceux de l’actualité et les grands débats de société.

Dans un sens, cette absence de forts sentiments, est certainement une bonne chose, cela nous permet en théorie d’avoir un débat plus éclairé, plus rationnel. Mais l’absence de sentiment, l’absence de rêve canadien, de mythe fondateur pour réveiller les passions fait que les élections laisse bien des gens de glace. Là où les États-Unis s’enflamme massivement pour défendre leur candidat, là où ils se réunissent dans des églises ou des salles communautaires pour écouter en boucle les discours de leur candidat favori, les canadien jase distraitement sur l’heure du lunch ou participent aux rares rassemblement dans de petits locaux de comptés.

Quel est la meilleure situation pour la démocratie? Pas évidant. Si on regarde les taux de participation aux ÉU et au Canada il est claire que la situation canadienne est meilleur, mais les canadien votent-ils pour autant de façon plus éclairé? Ça, on peut certainement en douter…

.jpm

Composition à 10 chiffres !?

Tuesday, September 16th, 2008

J’ai eu l’occasion, par un heureux détour de la vie, d’apprendre que la composition à 10 chiffres s’en venait à grand pas. Et pas seulement pour différencier Montréal de sa banlieue!

Nous avons été chanceux, à Québec, la vague des 10 chiffres ne nous a atteint qu’en juillet dernier. Depuis plus moyen de faire un appel en composant les 7 chiffres du numéro standard. Il faut ajouter le 418 devant même si tout le monde à Québec, banlieue comprise a l’indicatif 418.

Mais il y a pire! La composition à 10 chiffres est une pratique pour la vraie composition à dix chiffre, celle ou votre voisin peut avoir un indicatif différent du vôtre!!

Hé oui, vous avez bien lu. L’organisme qui s’occupe des numéros de téléphone à besoin de plus de numéros et il n’ont pas trouver mieux que de sortir de nouveaux indicatifs et de les assigner au hasard!

Alors dans quelques années, retenir des numéro de 7 chiffres ne sera plus possible il faudra retenir des numéros de 10 chiffres! Tout ça parce qu’ils ont trop cons pour trouver un système logique pour distribuer les numéros! Du type créer des sous-régions ou assigner un indicatif différent pour les commerce…

Donc vous voilà avertis. Et j’ai mieux! Si vous voulez chialer, poser des questions ou faire des suggestions écrivez à cette adresse, ils répondent ! (information(at)10chiffres.ca)

Faites-vous plaisir et dites leurs qu’ils font fausse route ou mieux suggérer leur un système qui a du sens!

.jpm

Le créationnisme fait encore jaser…

Monday, September 15th, 2008

…et cette fois c’est en Angleterre – au Royal Society s’il-vous-plait.

C’est Michael Reiss, directeur de l’éducation à la très sérieuse institution britannique qui aurait suggérer d’aborder le thème du créationnisme et du design intelligent dans les cours de science au royaume-uni.

Son point de vu est intéressant – vous pouvez le lire ici dans la lettre qu’il a publié sur le blog du Guardian. Il défend en fait l’idée que le créationnisme peut être aborder dans les cours de science pour répondre à un certain besoin d’une certaine clientèle croyante et également pour permettre l’ouverture d’un débat scientifique autour de la question – un débat qui de l’avis même de M. Reiss sera vain même si l’on se sert du design intelligent pour l’opposer au théorie scientifiques, puisque les croyants on très peu de chance de changer d’avis après un court de 50 minutes même s’il est très bien présenté.

À quoi tout ce débat pourra bien servir si les croyants ne change pas d’avis? À quoi bon endormir les autres élèves? À quoi bon échauder les esprits?

Simplement parce que le monde ne changera pas si les croyants ne sont jamais confronté!

Ainsi à mon sens M. Reiss a raison de vouloir avoir la permission d’aborder le créationnisme dans sa classe. Cela dit il y a une grande différence entre aborder un sujet lorsqu’un question est posé et mettre ledit sujet à l’ordre du jour et l’enseigner comme une « théorie » alternative.

Le design intelligent n’est pas une théorie alternative. Ce n’est pas une théorie point. C’est une croyance sans fondements aucun et la confronté à une vraie théorie et le passer au filtre de l’analyse scientifique est la seule façon de la défaire.

Mais comme le soulignait M. Reiss, il y a très peu d’espoir avec les croyants, rare sont ceux que les arguments scientifiques avancé dans un cours de 50 minutes vont faire changer d’idée – mais c’est à force de le répéter et d’en parler que le doute va s’installer.

Alors allons-y, débattons.

.jpm

Feuilleter des livres en ligne…

Friday, September 12th, 2008

D’accord, l’outil n’est pas entièrement nouveau. Google et Amazon en ont des semblables, mais celui-ci est plus joli et surtout québécois.

En effet, il sera très bientôt possible de feuilleter en ligne une très large part des livres édités au Québec avec un tout nouvel outil développer au Québec pour les éditeurs québécois et surtout les lecteurs québécois. L’outil, que vous pouvez voir en primeur ici (merci à ma blonde), a été développer par DeMarque et l’ANEL (Associsation National des Éditeurs de Livres) et permettra de feuilleter quelques pages ou chapitre des livres publiés au Québec.

Passez voir ce bel outil sur www.livresquebecois.com et cliquer sur feuilleter le livre.

.jpm

42-Science : Darwin 2.0, eBook et Bévue majeure de Google

Thursday, September 11th, 2008

Wired propose une série d’article sur l’évolution.
Un des plus intéressants d’entre concerne une nouvelle
théorie qui place fait entrer en jeux l’évolution au niveau
social. Ainsi, l’organisation sociale de guêpes, des fourmis ou
des humains serait également soumis à une forme d’évolution.
À lire sur Wired

Enfin un ebook digne de ce nom!
Était-ce si compliqué de développer un ebook 8.5 x 11?
Simple, carré, beau, Plastic Logic l’a fait, reste à voir le prix,
la connectivité et la longévité des piles qui devrait se mesurer
en jours et non en heures…
À lire sur Ubergizmo

L’excellent système de classement des pages de Google aura
fini par produire une erreur majeure. En effet le système de
classement a permis de faire remonter une vieille nouvelle sur
googlenews - une mauvaise nouvelle causant ainsi l’effondrement
du titre de United Airlines.
Les pertes temporaires s’élèvent à 1.14 milliards de $.

À lire sur Slashdot