Archive for March, 2008

Pourquoi chroniquer ?

Monday, March 31st, 2008

La question a été posée par François Avard à Tout le monde en parle… M. Avard, soulignait à juste titre que la chronique à tout prix pouvait facilement conduire à n’importe quoi, des chroniques où l’on critique pour critiquer sans vraiment avoir quelque chose à dire, tout en soulignant des évidences exactement comme ce que je fais en ce moment.

Cela dit, la chronique n’est pas inutile et il y a une excellente raison pour la tenir.

Oui, il y a beaucoup de chronique de nos jours - tout est sujet à l’analyse. Mais il y a une bonne raison à tout cela: les nouvelles sont de plus en plus subjective. Mon dernier texte était, il me semble fort  éloquent à se sujet.

Ainsi, s’il y a plus de chronique - et de blogues - c’est qu’elles sont plus nécessaires que jamais parce que l’objectivité des “nouvelles” est de plus en plus douteuse.

Un petit exemple anodin, après celui on ne peut plus sérieux de Mme. Elgrably et son texte sur l’étude de la chaire socio-économique de l’UQAM. Samedi dernier le journal Le Devoir titrait : Outremont la bourgeoise recycle davantage que l’éco-grano Plateau. Mais quand on y regarde de plus près on se rend compte qu’il n’y a qu’un point de pourcentage qui sépare Outremont du Plateau mieux, les habitants du Plateau recyclent 1 kg/résidant/année de plus! Et d’ailleurs d’un point de vu statistique, il y a peu de chance que ces minces écarts soient significatifs.

Ce qui ne fait que prouver que si la chronique est importante, l’esprit critique l’est encore plus.

.jpm

Trompeuse et impardonnable ?!

Friday, March 28th, 2008

C’est là le titre de l’article de Mme. Nathalie Elgrably de l’Institut Économique de Montréal (parue dans Le Journal de Montréal) qui critique la dernière étude de M. Léo-Paul Lauzon de la chaire d’étude socio-économique de l’UQAM et c’est à se demander, très franchement, si c’est l’étude ou sa critique que est trompeuse et impardonnable.

Dès le départ Mme. Elgrably verse dans la démagogie en laissant croire que l’étude de la chaire dit tirer des conclusions pour l’ensemble des 2 millions d’entreprises canadiennes alors qu’elle ne se concentre que sur les grandes entreprises, 200 des 450 plus grandes pour être précis.

Ensuite elle essaie d’expliquer les bas taux d’impôt payés en laissant entendre que ces grandes entreprises aurait payé si peu d’impôts (45% des 200 entreprises de l’étude ont payé moins de 20% d’impôts, pire 20% ont payé moins de 5% d’impôts!) parce qu’elles couvraient des pertes des années précédentes, ou qu’elles avait fait des gains par transfert (d’une compagnie mère). Croyez-vous vraiment que près de la moitié des 200 entreprises étudiés (qui sont parmi les 450 plus grande au Canada) ont toutes connu des pertes importantes dans les dernières années ou que leur seul gains aient provenu de compagnies mères!?

Mme. Elgrably va plus loin en affirmant que l’étude est trompeuse parce qu’elle ne considère que les impôts et non les taxes, les divers permis et autres charges sociales… Un, l’étude ne prétend pas le contraire et se concentre sur les impôts – que les entreprises devraient payer. Deux, quand on parle de nos impôts, nous les particuliers, est-ce que l’on considère toutes les taxes que l’on paye et autres permis et frais? Non. Le débat sur les impôts, c’est le débat sur les impôts, ce n’est pas celui sur les taxes et autres. Si l’État instaure un taux d’imposition X et des taxes Y il doit savoir que l’ensemble rapporte Z et c’est ce qu’il souhaite et donc, les impôts X tout autant que les taxes Y doivent être payés.

Finalement Mme. Elgrably en grande économiste (qu’elle n’est pas) vient clore son analyse en soulignant fort à propos que si les entreprises payent plus d’impôts elles vont refiler la facture soit aux actionnaire en diminuant leur dividendes, soit aux salariés en diminuant leur augmentations, soit aux consommateurs en augmentant les prix…

Mme. Elgrably nous dit qu’on ne peut considérer les entreprises comme des vases clos et qu’elles vont nécessairement nous refiler la facture. C’est tout même drôle qu’elle souligne ce fait pour les entreprises mais qu’elle soit incapable de le voir quand il est question de la société parce que si les entreprises ne payent pas leur impôts, c’est nous qui les payons!

L’État fédéral ayant décidé que notre part d’impôts à nous les contribuables était X% et que celle des entreprises de Y%, leur juste part d’impôts est de Y% point à la ligne. Malheureusement pour nous les entreprises ont une multitude de méthodes pour éviter de payer de l’impôt alors que nous n’en avons aucune.

…

Notes

Primo : Les revenu sur dividendes des actionnaires que les entreprises pourraient diminuer si elles devaient payé plus d’impôts ne sont imposable qu’à 50% (seul 50% des gains effectifs sont imposable). Mais, gageons que cela n’arrivera jamais puisque les actionnaires sont les patrons d’une entreprises et qu’ils ne vont certainement pas se voter une baisse de revenu – surtout pas une à demi imposable…

Secondo : La hauteur des profits nets, les impôts payés et le taux d’imposition pour 2005

Gaz Metro : 163 300 000$ ,  1 500 000, 0.9%
Suncor Energy : 1 987 000 000$, 39 000 000, 2.0%
Gestion ACE Aviation : 367 000 000$, 15 000 000, 4.1%

Seule Gestion ACE a connu des pertes en 2004, Gaz Metro a fait 168 millions et 1, 618 milliards pour Suncor Energy.

Tertio : On apprend également dans ce rapport que l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux était de 11 milliards en 1998 et de 88 milliards en 2003 en hausse de 700% alors que parallèlement les subvention versé aux entreprises sont elles passées de 10 milliards en 1998 à 19 milliards en 2003 en hausse de 90% - et ne croyez pas que la grande entreprise ne se taille pas la part du lion dans ces subventions.

…

Conclusions : Plusieurs grandes entreprises ne payent pas leur juste part d’impôts et la grande entreprise tente par tous les moyens – en finançant l’Institut Économique de Montréal par exemple – de nous convaincre du contraire… et le journal de Montréal ne publie bien sûr que Mme. Elgrably comme tous les Quebecor de ce monde.

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p.s. le rapport complet est disponible en pdf

42 : Décroissance, indépendance et jPod !

Friday, March 28th, 2008

Le souvent fort intéressant et gratuit mensuel de l’emploi Jobboom

publie ce mois-ci un court article sur la décroissance.

Je ne suis pas entièrement d’accord avec tout ce qui y est dit,

mais c’est tout de même intéressant.

 

L’indépendance du Québec se fera comme celle du Canada :

progressivement.

Point de vu fort intéressant d’un homme très lucide.

Julius Grey

 

jPod la série culte en devenir

Si vous n’avez  toujours pas commencé à l’écouter…

pas de problème tous les épisodes sont sur le net!

Et sans pause publicitaire!

Allez encourager la CBC à continuer la diffusion sur le net.

 

À venir une analyse de la désinformation médiatique de

l’Institut Économique de Montréal de concert avec Québecor

via une analyse d’un brûlot de Mme. Elgrably.

Dans mon temps…

Wednesday, March 26th, 2008

Je ne voulais pas faire une suite officielle à mon billet d’hier, mais disons que ce billet-ci s’y rapporte tout de même un peu…

La semaine dernière, je suis allé au garage pour un changement d’huile. Dans le petit bureau du garagiste je lisais Contes et Comptes du prof Lauzon tome III lorsqu’une dame d’un certain âge entra. Elle semblait bien connaître le garagiste, un homme d’une soixantaine d’années.

Entre eux s’installe une discussion que j’ai peine à ne pas entendre. La dame parle de sa fille, de ses problèmes avec son chum, le garagiste en rajoute avec les siens… Puis, la discussion prend la tangente générationnelle. Dans notre temps, disait la dame, il fallait payé pension à nos parents. Oui, de renchérir le garagiste, nous autre – ils étaient cinq – nous devions travailler pour nous payer une bicyclette, aujourd’hui, les jeunes, il faut leur donner un char pour qu’ils aillent à l’école!

…

Hé oui, dans ce temps-là c’était comme ça. Aujourd’hui ce n’est plus de même. Mais c’est toujours bien eux (la dame comme le garagiste) qui ont consenti à donner une voiture à leur jeunes! S’ils avaient tenu leur bout, comme on dit, leurs jeunes n’auraient pas eu de voiture pour aller à l’école et ils auraient utilisé les transports en commun comme quantité d’autres jeunes!

…

Moi je n’ai pas eu de voiture gratuite et j’ai dû travailler à tous les étés pour payer une part de mes études collégiales. Oui, le monde a bien changé. On est bien loin des familles de dix enfants. Les parents n’ont plus qu’un enfant ou deux et les grands-parents n’ont pas beaucoup plus de petits enfants et tout ce beau monde est plus riche qu’avant alors ils se gâtent les uns les autres…

Mais vous savez quoi? Je suis reconnaissant à mes parents de ne pas m’avoir tout donné, je leur suis reconnaissant de m’avoir incité à travailler et à apprendre la valeur de l’argent et de l’effort.

Mes enfants n’auront pas de voiture pour allez à l’école. De toute façon nous n’avons qu’une seule voiture et n’avons aucune intention de changer la donne. Ils prendront l’autobus.

Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire pour eux. Ce serait un peu ridicule aujourd’hui de faire travailler un jeune de 12 ans pour qu’il se paye sa première bicyclette, mais de là à lui acheter une voiture pour son seizième anniversaire il y a une marge. Et puis, s’ils sont encore à la maison au cégep, hé bien nous verrons à ce qu’il travail pour payer leurs études et veillerons encore plus sérieusement à ce que la balance de l’argent gagné ne finisse pas en dépenses inutiles.

Oui, le monde change, mais ça ne veut pas dire qu’il faut embarquer dans toutes les conneries des autres et tout passer à notre enfant sous prétexte qu’il est le seul.

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Les dangers du populisme

Tuesday, March 25th, 2008

Cette fin de semaine nous avons encore eu une discussion enflammée sur l’éducation – comme ce doit être le cas dans toutes les familles où un ou plusieurs membres de la famille on fait ou font parti du corps professoral. Chez-nous il y a mon père qui est un ex-prof et ma sœur qui a les deux pieds dedans.

La discussion portait sur la réforme, ses tenants et aboutissants, et au passage sur le rôle des parents. Ma sœur nous racontait un épisode de sa dernière semaine où elle avait dû intervenir pour séparer deux étudiants qui se chamaillaient (elle est au secondaire). Après un avertissement bien gentil du type « je vous demande d’arrêter », les ados continuaient, alors elle leur a demandé leur carte d’étudiants pour pouvoir rapporter la chose à la direction. Mais un des deux jeunes ne l’entendais pas ainsi, il a « pété sa coche » comme on dit.

D’autres profs on du intervenir et l’élève turbulent a dû être expulsé au grand plaisir des autres profs et, à terme, des autres élèves. Mais l’histoire ne se terminera pas là. L’école connaît la mère de l’élève et sait très bien que cette histoire va se ramasser à la commission scolaire.

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L’ADQ et son chef Mario Dumont font, depuis déjà quelques années, leurs choux gras avec ce type d’affaire. Ils prennent des histoires comme ça, d’une bande de con comme cette mère et les montes en aiguille défendant avec vigueur le droit de ces pauvres opprimés par la société de se faire entendre et de revendiquer leur vision de la conduite de la société.

…

Cette cause, comme bien d’autre soulevé par M. Dumont et sont équipe, mérite une fin de non recevoir. Car, entendre cette mère c’est légitimer sa démarche c’est lui dire qu’il est normal qu’après avoir suspendu un élève (à problème connu et reconnu) les parents débarquent à l’école pour contester. C’est totalement ridicule. L’élève a engueulé tous les profs présents sur la cours, refusé d’écouter les consignes et violé une poigné de règlements de l’école. L’élève mérite d’être renvoyé point – il n’y a pas de discussion à avoir.

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Vous avez peut-être l’impression que je fais preuve d’élitisme avec cette rapide association entre l’ADQ et cette mère qui croit que tout se défend et vous avez raison. Il y a des causes qui sont entendu ici qui sont absolument ridicules. Ce n’est pas les « droits » d’un petit con qui « pète sa coche » qui doivent occuper le débat publique, il y a bien d’autres débats beaucoup plus sérieux à avoir, mais malheureusement ce sont ces petits débats, de petites gens sans envergure qui occupent une bonne part des débats.

…

Bien sûr il y a des distorsions dans le système et on ne peut pas s’occuper que des problèmes des grandes entreprises ou de la francisation des immigrants, mais de là à entendre n’importe quel plouk sous prétexte qu’il a des droits comme tout le monde il y a une limite.

Tiens, vous savez ce qui fait la différence entre notre système judiciaire et celui des États-unis où la poursuite est devenu le sport national (les ÉU comptent plus d’avocat que la balance de l’occident) ? C’est simple ici le juge a le droit de dire qu’une cause est non recevable.

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Le prix du permis…

Friday, March 21st, 2008

En ce petit vendredi de la mi-mars, je vais vous raconter une belle petite histoire – une histoire vraie que je tiens d’un collègue et ami, lecteur de ce blogue. Cette histoire c’est la pointe de l’iceberg en ce sens que le protagoniste n’est certainement pas le seul à se comporter de la sorte et aussi parce que si ça se fait pour un « chalet » ça doit se faire à bien d’autres niveaux.

L’histoire se passe sur le bord d’un beau et grand lac de la région de Québec. Le personnage principale est un riche homme d’affaire qui s’est fait construire un « chalet », disons un résidence secondaire et laissons tomber les guillemets, de près d’un million de dollars y incluant le terrain, la maison, le garage, la piscine et le quai.

Notre homme d’affaire s’étant acheter un beau et grand terrain boisé sur le bord du lac voulait aussi avoir une vue sur ledit lac et une plage au bout du terrain, plage qui serait traversé par un quai pour son bateau de plaisance.

Or il est interdit de couper la totalité des arbres qui borde les lacs depuis toujours et encore plus aujourd’hui avec l’épidémie d’algues bleues. Et s’il est interdit de couper la totalité des arbres au bord d’un lac il est totalement et absolument interdit de transformer les berges de manière à en faire une belle plage ensablée.

Mais notre homme n’aime pas les interdits et tient à sa plage autant qu’à sa vue sur le lac. Après tout, il n’a pas débourser des milliers de dollars pour un terrain qui ne lui appartiendrait pas totalement. Il est chez-lui. Il se met donc à faire de téléphones afin de connaître le prix du permis pour faire tous ces changements. Rien à faire, c’est interdit. Qu’à cela ne tienne…

Après avoir essuyé quelques refus, les pelles et tracteurs débarquent sur le terrain du monsieur. Ils arrachent tous les arbres, refont la berge et descende même dans le lac – vous voyez ça une grosse pelle mécanique à chaînes directement dans l’eau – pour creuser le lac, ajusté le fond et y ajouter du sable en quantité pour faire une belle plage.

Évidemment tout ça n’est pas passé inaperçu. La ville a débarquer avec les gens du ministère : « Vous n’aviez pas le droit de transformer la berge comme ça ».

Ah oui, j’savais pas, fut probablement sa réponse…

La ville et le ministère on vite conclu qu’il était aussi impossible de replanter les arbres que de rebâtir la berge d’autant plus que cela aurait nécessité d’autres mouvements dans le lac ce qui est évidemment à éviter le plus possible. Ils ont donc opté pour une amande salée. Hé oui il y a une amande prévu au code : 30 000$, soit 3% du prix total de la résidence secondaire de notre homme – un bien petit prix à payer…

Morale de l’histoire : S’il n’y a pas de prix ou de permis, le prix de l’amande, c’est le prix du permis et quand on est prêt à le payer, il n’y a aucune limite à ce que l’on peu faire.

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Le mandat de nos politiciens

Thursday, March 20th, 2008

Vendredi dernier nous avons eu droit à un débat fort intéressant sur le mandat des politiciens à l’émission Il va y avoir du sport diffusé à Téléquébec. Le débat qui devait porter sur la viabilité des gouvernements minoritaire a vite pris la tangente du mandat de gouvernance.

Pour les uns les gouvernements minoritaires sont à proscrire, il sont une déformation du système politique, quelque chose qui ne devrait pas exister – la raison principale étant que les gouvernement minoritaires ne gouvernent pas : ils se préparent soit à la prochaine élection soit à faire tomber le gouvernement en place.

Pour les autres les gouvernements minoritaires sont idéals, « ça ressemble à de la démocratie pour une fois » comme me le faisait remarquer un ami. En situation minoritaire le gouvernement doit être à l’écoute des partis d’opposition et négocier avec eux pour éviter de tomber et écouter la population pour éviter de pousser les électeurs vers les autres partis.

Tout le débat en vient finalement à cette question unique : Quel est le mandat de nos élu?

Si leur mandat est de gouverner, d’être à l’écoute de la population et de faire fonctionner l’État au meilleur de leur capacité et tout en respectant ceux qui les ont élu – tous, hé bien les gouvernements minoritaires sont, à mon sens, la meilleure garantie de ce mandat.

Cela n’empêche pas les gouvernements majoritaires de bien faire le boulot, mais l’état précaire d’un gouvernement minoritaire garantie en quelques sortes que l’opposition sera entendu et que les débats – qui sont à la base de la démocratie – seront mené avec le plus grand sérieux.

Bien sûr, beaucoup de gens sont devenu très cyniques face à nos gouvernements. Pour eux – et je ne réussit pas toujours à y échapper – les politiciens font n’importe quoi du moment que ça leur fait du capital politique au près des bailleurs de fonds et des électeurs si l’occasion se présente.

Je ne vous dirai pas que tout est pour le mieux en politique, mais j’ai tout de même un brin d’espoir quand je vois le gouvernements Charest investir dans la francisation des immigrants, dépenser plusieurs millions dans un pacte de travail et presser les ordres professionnelles pour qu’elles cessent de lever le nez sur les nouveaux arrivants. Que sont gouvernement fasse cela par choix idéologique ou par nécessité de ne pas déplaire aux électeurs et aux partis d’opposition, je m’en fout un peu. Ce que je sais par contre c’est que présentement ça marche et j’ai mon petit doigt qui me dit que la situation minoritaire du gouvernement a quelque chose à y voir…

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Ca y est, je suis vieux!

Tuesday, March 18th, 2008

La semaine derniere j’ai realise que mon garcon allait avoir 8 ans cette annee. Ca m’a donne un coup, mais ca m’a jste fait realiser que lui avait vieillis, qu’il n’etait plus un bebe et de moins en moins un jeune garcon.

Celui qui m’a donne un coup de vieux, c’est le petit dernier que l’on a engage au bureau, “y trippe sur les annees 80″!

Il aime la musique et les films de l’epoque. Il la decouvre comme quelqu’un qui ne l’a jamais connu, comme moi qui decouvre la musique du debut des annees 70!

Moi, les annees 80, j’ai grandis dedans… J’y ai fait mon primaire et mon secondaire. Alors quand un jeune au debut de la vingtaine vient me dire qu’il decouvre les annees 80, ca me donne un sacre coup de vieux…

M’enfin, je m’en suis vite remis, j’ai ecrit ce petit mot sur mon telepone avant de le poster en WiFi sur mon blogue, ca garde jeune…

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Commentaires sur le budget provincial

Monday, March 17th, 2008

Le dernier budget du gouvernement du Québec vient d’être déposé, voici quelques faits saillants dont on ne parle pas dans les journaux…

D’abord soulignons que la contribution des entreprises (4,6 milliards) sera exactement la même pour 2008-2009 que celle des sociétés d’État du Québec à hauteur de 2,6 milliards pour Hydro-Québec et 2,0 milliards pour Loto-Québec et la SAQ. Y a-t-il encore des imbéciles pour croire que la privatisation de ces entreprises serait une bonne chose? Hydro-Québec versera dès cette année 75% de ses bénéfices à l’État!

Ensuite attardons-nous à l’impôt des contribuables et à la participation du fédéral. D’entré de jeu on peu constater avec quelques petits calculs que la part du fédéral (14,1 milliards) correspond, grosso modo, à la part des impôts versé à Ottawa par les travailleurs du Québec. Ces mêmes travailleurs rapportent, toujours selon les chiffres de Radio-Canada, quelques 18,2 milliards de dollars au trésor québécois.

Cela dit, si le transfert fédéral équivaut aux impôts des particuliers, ils ne sont pas les seuls à verser de l’impôt au gouvernement canadien. N’oublions pas que les entreprises versent 22% d’impôt à Ottawa soit près du double de ce qu’elles versent à Québec – un manque à gagner de 9,2 milliards. Mais le manque à gagner ne s’arrête pas là. Le graphique publier par Radio-Canada nous apprend que les diverses taxes à la consommation (principalement la TVQ) rapportent 13,5 milliards à Québec, il s’en suit donc que la TPS rapporte quelques 8.9 milliards de dollars à Ottawa puisque cette taxe s’élève à 5% soit les 2/3 de la TVQ.

Ainsi le manque à gagner en transfert fédéral est d’environ 18 milliards de dollars. Bien sûr Ottawa paye l’armée avec ça, quelques autoroute, des ponts qui tombent et bien sûr une bonne quantité de fonctionnaires…

(Notez par ailleurs que le taux d’impôts combiné des entreprises au Canada est d’environ 34% alors qu’il se situe à 39% aux ÉU!)

Où va l’argent? 25 milliards en santé et services sociaux – oui oui, ça inclus entre autres le BS, arrêter de croire que la santé nous coûte si cher, 14 milliards en éducation, 7 milliards au service de la dette dont le pourcentage par rapport au PIB a diminué de 10% en 10 ans passant de 52% à 42% ce qui est très bon – celle du Canada se situe à 64%, celle de ÉU à 37%. Les 17,5 milliards restant vont dans d’autres ministères ce qui inclus les subventions aux artistes comme aux entreprises… La moitié du budget en santé? Faux, c’est 40% pour santé ET services sociaux.

Mais passons à la grande question : Sommes-nous les plus taxés en Amérique du Nord? Oui!

La moyenne d’imposition de base des autres provinces (pour un revenu se situant sous les 30 000$) est de 8.7% soit près de la moitié du taux d’imposition québécois. Mais, parce qu’il y a un « mais » il faut voir ce notre taux d’imposition nous donne plus de service. Comparons avec l’Ontario.

Au Québec, chaque québécois verse annuellement 130$ à la SAAQ, en Ontario, où ce type d’assurance est privatisé, il en coûte 1123$ par an. Au Québec les frais de scolarité à l’université étaient en moyenne de 1900$ en 2006 alors qu’ils s’élevaient à 4881$ en Ontario. L’électricité – qui nous rapporte 2,6 milliards de dollars par an – coûte en moyenne pour une maison unifamiliale 1687$ par an au Québec alors qu’elle coûte 2943$ à une famille ontarienne et ne leur rapporte strictement rien sinon un maigre taux d’imposition très, très loin des 75% d’Hydro-Québec.

Et les États-Unis? Avec des assurances médicales – pour leur système de santé privé – coûtant en moyenne 550$ par mois [!] soit 6 600$ par année pour une famille de 4 soit l’équivalent d’un taux d’imposition supplémentaire de 11% sur un revenu familial de 60 000$ [au Québec c’est 5% d’impôts pour la santé (1/4 de 20% sur un salaire de 30 000)], je reste au Québec et je ne parle surtout pas des frais de scolarité! …[Ces derniers chiffres sur l’Ontario et les ÉU sont tirés de Contes et comptes du prof Lauzon III.]

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42 : Pétrole, Pilules, Sexe et ce qui s’en vient

Saturday, March 15th, 2008

Le prix du pétrole vous rend maboul?

Lisez Michel Van de Walle, il va vous expliquer le tout.

 

Le réseau Énergie lance une série de pilules!

Boost, D-Stress, X-Cité sont du lot.

Comme de quoi la médication n’a jamais été aussi banale!

Pas sûr que c’est une bonne chose…

Lisez bien le chapelet de mise en garde avant d’ingurgiter!

 

Richard Martineau avait frappé fort avec son billet sur l’éducation sexuelle

à l’école… On lui a répondu, et il revient à la charge avec quelques exemples

tiré du fascicule du ministère!

 

À venir :

 Un excellent texte que j’ai écris vendredi midi mais que j’ai malencontreusement

omis de publier - trop occuper ces temps-ci j’en manque des bouts.

Aussi, une analyse chiffrée du dernier budget provincial et quelques mots

sur les gouvernements minoritaire et le rôle de l’État.

 

Et tiens, en passant - j’ai remis à jours mes liens…