Jeter de l’huile sur le feu!
Tuesday, February 6th, 2007Pratiquement tout le monde s’entend pour dire que la publication de normes de vie à Hérouxville était maladroit mais du même souffle tous ajouteront également que M. Drouin a posé un geste qui devait, en quelque sorte, être posé.
La sortie de M. Drouin à l’émission Tout le Monde en Parle, qui réclamait la déclaration d’un état d’urgence, n’était pas plus adroite. Reste que ces demandes quant à la diffusion aux nouveaux arrivants d’un certain cadre de vie n’est pas entièrement mauvaise et je crois qu’elle rejoint, comme il l’a clamé à plusieurs reprises, la volonté du peuple.
Loin de croire que notre culture est menacée par ces accommodements je crois, comme Pascal Bruckneur l’a si bien rappelé durant cette même émission de Tout le Monde en Parle qu’il ne faut en venir à tolérer l’intolérance…
M’enfin, j’avais l’impression que l’on allait collectivement tourner la page sur l’affaire Hérouxville et finalement passer au vrai débat, au vrai questionnement, celui sur la « raisonnabilité » desdits accommodements. Mais non, le Congrès islamique canadien et le Forum musulman canadien, qui ne savent vraiment quand se taire, ont décidé de continuer à faire vivre cette bévue.
En effet ces deux groupes ont décidé de poursuivre Hérouxville devant la Commission des droits de la personne du Québec pour incitation à la haine et au racisme. Ils les accusent d’avoir « jeter de l’huile sur le feu »!
N’est-ce pas là pire connerie que vous aillé jamais entendu? Ajouter de l’huile sur le feu!
Non mais à ce compte là nous, ceux à qui personne n’a consenti un quelconque accommodement, pourrions tout aussi bien poursuivre les accommodés pour incitation à la haine, au racisme, au sexisme ou à je ne sais quoi d’autre.
En fait il est là le problème : dans chaque groupe quel qu’il soit, il y en aura toujours quelques-uns qui viendront tester les limites, toujours quelques-uns qui se sentiront inutilement victime et qui crieront à l’injustice pour un rien. Et, c’est là que les lois doivent intervenir, c’est là qu’elles doivent stipuler clairement ce qui est raisonnable et ce qui ne l’est pas. Mais ce processus est long et entre-temps les médias exploitent le sujet à fond espérant, tout aussi maladroitement dans bien des cas, lancer un vrai débat public.
…
Encore une fois, c’est la dictature de la minorité agissante sur la majorité silencieuse.
.jpm