Archive pour December, 2005

Brèves

Wednesday, December 28th, 2005

Grande nouvelle! Le métablog PointBlog lance un magazine papier sur les blogs et la prise de parole des individus sur internet. Netizen, c’est son nom, ne sera pas un magazine technique mais plutôt un reflet de ce qui se passe dans le monde des blogs, wikis et autres nouveaux espaces de prise de parole. Netizen devrait être disponible dans toute la francophonie dès le 26 janvier!

Écoutez l’exellente entrevue du 16 décembre 2005 donnée par Cyril Fievet à Bruno Guglielminetti de Radio-Canada.

Le Zeitgeist (l’esprit du temps) de google est en ligne! C’est un incontournable pour qui veut savoir ce qui s’est passé sur internet et dans le monde cette année. On y voit, entre autres, la fulgurante ascension de Wikipédia ou encore qu’en septembre 2005 la recherche numéro 2 au Chili était Avril Lavigne alors qu’aux Pays-Bas c’est AJAX (Asynchronous JavaScript and XML) qui se retrouve en seconde place…

Deux autres petites nouvelles…

L’intelligent design, cette nouvelle formule développer par la droite ultra-religieuse Américaine pour faire entrer le Créationnisme dans les écoles américaine vient de connaître un premier revers. À voir sur Radio-Canada. (Relisez mon texte du 6 octobre 2004 sur le sujet)

Vous avez dépensé beaucoup à Noël? Vous n’êtes pas les seuls. Visa estime qu’il s’est dépensé, pour la période des fêtes, 19,5 milliards de dollars au Canada! Ce qui équivaut à environs 600$ par canadien!! Et, pour la forme, je n’ai pas dépensé 600$ pour les fêtes pas plus que ma blonde ou mes enfants, donc il y en a qui dépensent beaucoup plus que 600$!!!

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Communiqué du temps des fêtes

Friday, December 23rd, 2005

Le temps des fêtes arrive et avec lui les alternances de déplacements, dîners, souper, congés et bien sûr bonne bouffe, petits drinks et cadeaux.

Mon horaire est assez chargé, comme le vôtre j’imagine, mais je dois entrer travailler une journée, le 28. Ce sera pour moi l’occasion de publier une série de Brèves assez extraordinaires, c’est un rendez-vous!

Les temps libres de mes jours de congés seront consacrés en grande partie à la mise à jour de mes résumés de lectures (je suis en retard de cinq ou six livres) et à l’élaboration d’une page dédié à ce monde que j’ai décris dans Imaginez… Je vais tenter de structurer le tout et d’ajouter quelques billets afin de clarifier le projet et sa faisabilité.

Voilà, bon temps des fêtes. Joyeux Noël et Bonne Année! Je vous souhaite courge et volonté! Je vous reviens en janvier avec un bilan de ces deux premières années de blog et de l’évolution du monde sur cette courte mais ô combien intéressante période.

Santé!

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Critiques d’actualités

Thursday, December 22nd, 2005

Que ce soit un ou des millions, c’est la même chose. Que ce soit le président de Tembec qui empoche 1.6 millions en salaire et bonus à la performance (sic) après une année remplie de fermeture d’usine, de pertes d’emplois et d’une chute marquée du titre ou que ce soit je ne sais plus quel joueur de base-ball qui signe un contrat de 52 millions pour trois ans c’est la même chose – à quelques débordements près.

On ne me fera jamais croire que le travail de quelqu’un peu valoir 1 million de dollars par an! Tabarnak, ça fait 480$ de l’heure à 40 par semaine, 52 semaines par année. … 1.6 millions c’est 53 employés à 30 000 par année pour un an. … 52 millions c’est 1733 personnes à 30 000 par année pour un an. 1733 familles qui pourraient – en Occident mieux vivre. Et je ne tombe pas dans les comparaisons avec le tiers-monde ce serait trop indécent.

Non mais, déjà à cent, cent-cinquante milles, c’est déjà cinq fois plus que la secrétaire qui fait trente milles et sans qui le patron ne pourrait pas travailler… Non, décidément je n’y crois pas.

 

Noël, c’est 50% des recettes annuelles des grands magasins. Cinquante pour cent! Je veux bien croire que de plus en plus de gens s’efforcent d’offrir des cadeaux pratiques à leur proches mais bon, s’ils en avaient tant besoin ils se les seraient procurer avant les fêtes non? 50%!

Cinquante pour cent de tout ce que l’on dépense dans une année sert à remplir le dessous de l’arbre de Noël. Aussi bien dire que cinquante pour cent de ce que l’on produit est inutile! Diminuer la production des biens de consommation de masse de 50% passerait pour une utopie à n’importe quel autre moment de l’année, mais pas à la veille de Noël! Pensez-y!

 

Last but not least : Stephen Harper. Ben oui, tout est sans dessus dessous dans cette campagne. Jadis l’adage des Libéraux, la décentralisation du gouvernement canadien se retrouve dans la bouche du chef Conservateur… Vous n’êtes pas sans savoir que je n’ai  en général, aucune sympathie pour les Conservateurs mais là je dois dire que si cette position de Harper peu faire avancer ce dossier, je ne m’en plaindrai pas.

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Pauvre Québec ?

Wednesday, December 21st, 2005

Les récentes affirmations de l’ex-ministre Hélène Sherrer voulant que le Québec soit une province très pauvre dépendant de la générosité du fédéralisme canadien m’ont, comme pour la plus part d’entre-vous choqué et déçu.

Choqué à la fois par la surprise et l’attaque de ces propos, puis déçu si tant est qu’un telle chose soit vrai. Mais, en bon citoyen ayant accès à internet, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai entrepris de fouiller les données de statistiques Canada afin de trouver quelques information qui pourraient infirmer ou confirmer ces dires.

Mais avant de vous présenter les résultats j’aimerais rappeler qu’il n’y a pas si longtemps encore (une quarantaine d’années tout au plus, ce qui est assez court à l’échelle d’une société), le Québec appartenait aux investisseurs étrangers. Je dis étrangers, mais je fais bien sûr référence aux patrons Ontariens qui géraient plus ou moins le Québec avant la révolution tranquille, ce qui est fort à propos dans le type de comparaison qui nous occupe.

Des étrangers, donc, qui investissaient dans le « cheap labour » franco-canadien, se gardant bien de les faire progresser dans l’échelle de l’entreprise et de réinvestire l’argent ici au Québec.

On nous maintenait donc, encore à l’époque, la pauvreté au Québec en y investissant peu. Tout comme il y avait encore à l’époque (et jusque dans les années 1970) un plan officiel d’assimilation de la minorité francophone au Canada. Mais tout ça a commencé à changer avec la révolution tranquille et la prise en main des québécois par les Québécois. [D’ailleurs si vous voulez compléter ou critiquer cette brève introduction n’hésitez pas à envoyer un commentaire.]

Que se passe-t-il aujourd’hui au pays du Canada?

Des finances relativement bien balancés dans lesquelles le Québec semble effectivement bien profiter du fédéralisme canadien. Ce n’est cependant pas la province très pauvre qui a absolument besoin du fédéral, loin de là.

En effet, le Québec paye 2.3% moins d’impôts que le voudrait son poids démographique ce qui représente tout de même un gain de 9.5 milliards de dollars annuellement. Mais il y a un bémol à tout cela le coût de la vie y est moindre que toutes les autres provinces au Canada ce que veut dire que l’on gagne moins et donc que l’on paye nécessairement moins.

Donc le Québec profite du régime canadien mais il n’en est pas le plus grand bénéficiaire. Non, la province qui profite le plus de la fiscalité canadienne est -à la surprise générale- : l’Alberta! Hé, oui, ils payent près de 7 milliards de dollars de trop en impôts mais on y a invertis, pour des immobilisations [Reliés à l’extraction de pétrole peut-être! Ça coûte cher tout ça! Et, aujourd’hui ils ne veulent plus partager…] plus de 22 milliards, un surplus total de 17 milliards, contre 2 pour le Québec. En fait nous sommes quatrièmes au rang des gagnants du fédéralisme, tout près de 4 milliards devant la Colombie-Britannique, grande perdante de la valse des milliards du fédéral.

Cela dit Sylvain Sauvé dans Le Soleil de ce samedi, ne tire pas les même conclusion que moi [Selon cet économiste nous verserions 435 millions de $ de plus que ce que nous reçevons] de et soulignait que les transferts fédéraux au Québec avaient, depuis 1995, en baisse de 9% alors que ceux vers la C-B étaient en hausse de 63%… Fait intéressant, en 1995 nous étions sixièmes au chapitre des transferts provinciaux.
Alors, sommes-nous pauvre? Comme pays au plan mondial, non, certainement pas. En Amérique du Nord versus les autres provinces et états? Il semble que nous soyons dans le peloton de queue en grande partie à cause de notre dette…

Mais toutes ces lectures son très subjectives même si elles s’appuient sur des chiffres bien précis. Qui inclus quoi et comment?

Cela dit, je suis convaincu que nous avons tous les moyens et toutes les capacités de se positionner de façon plus que honorable en Amérique comme dans le monde dès lors que nous nous donnerons un projet de société digne de ce nom. Et je ne parle pas ici nécessairement de souveraineté, je parle d’un peuple qui se donne une direction et les moyens pour la suivre! Tout le contraire de ce que nous faisons depuis déjà plusieurs années, suivre un courant puis un autre au gré des élections et des dernières idées à la mode…

Tiens, au fait je vous laisse mon tableau ici (20kb) et le texte de M. Sauvé intitulé Le Québec ne fait pas vivre la Canada que j’ai scanné en toute illégalité ici (2mb!). (Vous le téléchargez, lisez et ensuite le détruisez comme si je vous avais passé mon journal du samedi ;-)

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p.s. mes sources? Statistiques Canada!

OMC et le monde de demain

Tuesday, December 20th, 2005

La réunion de l’OMC à Hong Kong s’est finalement et contre toutes attentes soldée par un accord sur les échanges Nord-Sud. Un nouveau gain pour l’ouverture des marchés et pour une fois, un réal gain pour les pays les plus pauvres.

D’ici 2013 cependant, on prévoit une suppression des subventions à l’exportation agricole. Cette mesure doublée d’une ouverture aux marchés émergents signe probablement la fin de l’autonomie agricole pour bien des pays, y compris le nôtre. M. Béchard affirme qu’il n’en n’est rien et que l’on va pouvoir garder nos systèmes de quota mais on l’a bien vu avec les œufs si c’est moins cher dans la cours du voisin c’est là que les grandes surfaces achèteront.

2008 quant à elle devrait voir la fin des taxes d’importation des pays pauvres, taxes qui devrait d’ailleurs être réduites à 3% d’ici là. Qu’est-ce que cela annonce? Une ouverture à l’exportation massive à partir des pays émergents. Nos grands investisseurs mondiaux seront certainement à la recherche du meilleur endroit (lire le moins coûteux) pour implanter leurs usines et ainsi inonder le monde de leurs gugus pour un prix défiant toute compétition.

Autre date butoir : 2006. Fin des subventions pour le coton aux État-Unis. Bah, gageons qu’ils vont trouver un moyen détourné d’en subventionner la production…

Que comprendre de tout cela?

Les tenants et aboutissants sont multiples et imprécis mais une chose est certaine il n’y pas une partie du monde qui pourra se passer des autres. Est-ce une bonne chose?

Dans la tête des grands penseurs du libéralisme économique et de la globalisation, le bien fondé de ce monde totalement lié est indiscutable. Libéralisation des marchés sonne avec liberté et démocratie et aussi, bien sûr, avec enrichissement.

Pensez-y avec un monde aussi inter-relié, la guerre devient impensable et, pour faire partie de la gang et avoir la chance de prospérer, il faut avoir un pays libre et démocratique. Et, l’économie de marché fera le reste en enrichissant tout le monde.

C’est une vision simpliste dites-vous? C’est le rêve Américain à la grandeur de la planète dites-vous? Mais c’est ce que les gens veulent, c’est ce qu’ils croient – enfin la plupart.

Mais tout cela ne pourra pas durer. Que le monde soit plus lié que jamais c’est une bonne chose. Qu’il le soit par la consommation de masse c’en est une autre… Vous avez peur des chinois? Tremblez devant l’Afrique! Ils sont près d’un milliard aujourd’hui et on prévoit que la population du continent va doubler d’ici 2050!

Vous le savez, l’économie en spirale ascendante comme nous la connaissons ne peut pas durée éternellement! Reste à savoir quand est-ce que ça va péter!

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Brèves

Monday, December 19th, 2005

Qui a dit que les drapeaux nationaux ne voulaient pas dire grand chose? Passez voir les drapeaux fort instructifs du Brésilien Icaro Doria. Que dire de plus c’est à voir sans faute! (via Information Aesthetics)

Continuons dans l’artistique pour aller voir cette incroyable structure faite en métal avec une imprimante 3D! WorldChanging en a déjà parlé, je vous en parlais la semaine dernière pour la reproduction d’organes, à quand le type Star-Trek qui reproduit de la bouffe?

Un autre avancé digne de mention souligné par WorldChanging, la compagnie NTT DoCoMo, un géant japonais de la téléphonie cellulaire a décidé de fabriquer un de ses très populaire modèle de téléphone avec du plastique biodégradable. Ce plastique fait à partir de dérivés du maïs pourrait, avec quelques améliorations, être plus rigide que l’ABS, le plastique avec lequel la plupart de nos gugus sont faites.

Côté données brutes, je vous invite à visiter MapleCroft. C’est le site d’une compagnie qui fait des études sur le travail des enfants dans le monde, les mines anti-personnelles ou encore la corruption. Le beau côté c’est qu’ils présentent maintenant le tout sur des cartes interactives. Beaucoup d’information, mise à jour un peu lente, même avec la haute vitesse… Soyez patient, ça en vaut la peine.

Une petite dernière… Vous avez peut-être entendu parler de ce livre sur l’avenir du monde en 2020. Un livre produit par la CIA qui sort en librairie ces jours-ci. Moi j’en ai entendu parler à Radio-Canada… Mais, si vous suivez ce blog depuis vous vous souviendrez que j’en ai parlé ici même il y a près d’un an. Alors si les scénarios États-uniens vous intéressent courrez en libraire ou allez le voir sur internet et il est gratuit!

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Samedi !?

Saturday, December 17th, 2005

Ben oui, samedi. Ce n’est pas dans mes habitudes mais disons que je me sentais un peu mal d’avoir si peu produit ces dernières semaines…

Alors, non je ne suis pas resté en extase devant la beauté conjugué de la nature et de mathématiques, c’est simplement que j’ai été assez occupé.

Pas que je n’ai rien fais, je suis à travailler un texte et des chiffres relativement à la déclaration de l’ex-ministre Sherrer concernant la pauvreté du Québec, mais simplement que le temps me manque.

Alors voilà, je profite de l’heure de l’histoire -au enfants- dont je me tire aujourd’hui pour sortir ces deux petits coups de gueule.

Ça chie à la rencontre de l’OMC à Hong Kong. Ce n’est pas encore fini mais d’aucun s’accordent pour dire que ce sera au mieux le statu quo sinon, le recul dans les négociations pour la libéralisation des marchés. Vous êtes surpris? Moi aussi. Mais à y réfléchir ce n’est pas si surprenant.

Combien de temps est-ce que ça pouvait durer sans que les petits pays en développement, que l’on exploite sans vergogne et que l’on traite comme des moins que rien lors des grandes rencontre [où il a bien fallut les invités puisque qu’on les a « accueillis » au sein de l’organisation], se rendent compte que l’ouverture des marchés se fait à sens unique?

Ça leur a presque pris du temps, si vous voulez mon avis. Bien sur ils ont dû s’habituer au commerce international et tout. Mais sérieusement, c’est gros comme un éléphant dans un frigo! « Ouvrez vos frontières, ne taxez pas l’importation que l’on puisse vous inonder de nos gusgus bon marché [et s’assurer par le fait même que vous ne développiez jamais ce type d’industrie] et en échange vous aurez le droit de nous vendre vos bananes. Ah, mais en passant, vous devriez penser à la monoculture hein, parce que sinon, vos bananes ne seront pas compétitives [et comme vous ne produirez rien d’autre on va pouvoir vous vendre nos patates, notre blé pis notre riz] »

Ben là, le Honduras en tête, il y a quelques pays qui commence à comprendre la game et à demander une réelle ouverture pas du sens unique déguisé en ouverture…

D’ailleurs je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas encore un accord international protégeant l’autosuffisance alimentaire des États. Il me semble que c’est la base. Ouverture d’accord, mais un État doit garder la capacité de nourrir ses citoyens.

Voilà pour l’OMC… Deuxième point, dans la même veine. L’ambassadeur Américain au Canada s’est quelque peu mêler à la course électorale en déclarant que les récentes divergences d’opinions entre le Canada et les États-Unis concernant entre autres Kyoto et le bouclier anti-missile de l’Amérique du Nord, pourraient à terme brouiller les relations Canado-Américaines… Ben oui, encore une belle démonstration d’ouverture de la part des Américains. Ou bien vous êtes d’Accord avec moi ou bien on n’est plus des amis… Que d’enfantillages!

Hé, à lundi, j’ai des drapeaux extraordinaires à vous faire découvrir.

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Extase intellectuelle

Wednesday, December 14th, 2005

Je suis tombé sur un vieux souvenir il y a quelques temps en discutant mathématique avec un ami. Ce souvenir remonte à une dizaine d’années alors que j’étudiais en physique à l’université de Sherbrooke… Des études que j’ai abandonnées après la première année, les seize heures de math journalière nécessaire à la réussite de ce cours ayant eu raison de moi.

Ce jour là, j’ai contemplé, pendant un bref instant, toute la beauté de la complexité de la Nature. Ce jour là, je faisais un problème de math, une série d’intégrales pas trop complexe décrivant un phénomène physique dont la teneur est sans importance.

La résolution du problème tenait en une page. Une série de cinq ou six équations était nécessaire à sa solution. N’y mettez pas de chiffres, il n’y en a jamais en physique pure. Ce n’est que du développement de formule…

Où se situe l’extase? La voici.

Le problème commence avec une équation d’intégrales bien équilibré comportant une série de variables auxquelles on peut aisément rattacher des grandeurs physiques. Déjà c’est harmonieux, beau.

S’en suit alors une série de transformation purement mathématique où tout parallèle entre variable et grandeurs physiques s’évanouie pour laisser la place à la plus pure abstraction, laissant l’esprit pantois devant l’apparente impossibilité du tout à redevenir intelligible.

Puis sans avertissement, la fin pointe, les variables redescendent du niveau métaphysique rattrapant aux passages des grandeurs physiques reconnaissables et apparaît l’équation finale simple, belle, précise.

La beauté du développement, l’harmonie qui en découle, sont autant garant de la validité de l’équation obtenue que l’est l’évident parallèle entre l’équation et le phénomène qu’elle décrit.

Pour moi c’est un peu comme lancer une balle dans un épais brouillard pour ensuite la rattraper sans effort out en l’ayant consciemment perdu de vue pendant la majeure partie de son vol.

Le monde est ainsi faite de beautés qui frappent l’esprit et l’entendement avec une ardeur telle que ceux-ci en sont à jamais imprégnés.

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Un film politique

Friday, December 9th, 2005

Je suis allez voir Maurice Richard hier soir – pas le gars, évidemment, il est mort en 2000, il avait même eu droit a des funérailles nationales, vous vous souvenez?

Déjà, le film d’hier m’a permis de comprendre, moi qui ne suis pas un grand amateur de hockey, pourquoi on avait fait des funérailles nationales à cet homme. C’était un grand homme et, il les méritait amplement.

Cela dit j’ai également compris pourquoi on a dis de ce film – un très bon film d’ailleurs, notre cinéma est définitivement en très bonne forme, ce qui est sommes toutes assez phénoménal mais j’y reviendrai.

Je reprends. On dit de ce film qu’il est un film politique.

Franchement j’ai bien de la difficulté avec cette notion de film politique. Oui, certains films sont plus « politiques » que d’autres. Les films d’action, fantastique et autre films à saveur sentimentale sont rarement politique, je vous l’accorde et c’est normal on ne tente pas là de nous raconter la réalité.

Par contre dans le cas des films à caractère historique ou plus simplement réaliste, je trouve très étrange que l’on tente de distinguer les films politique des films a-politique, tout simplement parce que la réalité est politique point à la ligne.

Comment peut-on penser décrire dans son entièreté une époque quelle qu’elle soit sans toucher au politique? Impossible.

Alors, oui, le film Maurice Richard est politique, comme tous les autres de ce type, oui c’est une très bon film et oui, on en parle comme d’un film politique parce qu’il retrace le combat d’une génération de « petit » francophone contre l’establishment (ben quin!) anglophone de l’époque qui contrôlait tout et qui refusait de s’abaisser à parler français. Et, pour mémoire, on ne parle pas des années 1920, on parle ici de la fin des années 1950!

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p.s. pour ceux qui ont apprécié mon texte intitulé Décalage historique, passer sur La tribu du verbe et lisez la vingtaine de commentaires qui y ont été ajouté.

Nos responsabilités humaines

Thursday, December 8th, 2005

Je profite du texte d’hier et poursuis dans la même veine.

J’ai fini, lundi soir, de lire Compagnons de Voyage de Hubert Reeves. Dans ce livre le célèbre astrophysicien se met un peu plus à table et nous présente cette fois-ci un portrait de la complexité en orchestrant un grand procès à la Nature.

Partant du livre de Job, de cette histoire où Dieu et le Diable s’amuse à tourmenter leur sujet, M. Reeves intente un procès d’intention à la Nature y opposant dans ce cas ci le bien et le mal.

On appellera à la barre des témoins tour à tour, astrophysiciens, physiciens, chimistes et biologistes pour finir avec quelques philosophes et sociologues. De l’astrophysicien au sociologue nous ferons l’allez retour du Big Bang à l’apparition de nos sociétés modernes en suivant les interventions et stratégies de la Nature dans l’élaboration de la complexité.

Les beaux côtés sont multiples, l’apparition des étoiles, l’apparition de la vie cellulaire et de la vie humaine, mais les mauvais n’y sont pas en moins grande quantité, la mort annoncée des étoiles, la nécessité du meurtre pour la survie de mangeurs de chaire – nécessaire à l’apparition des mammifères et de l’humain.

Évidemment la Nature travail sans réelle intention, tout ce procès n’est que métaphore pour expliquer la complexité du cosmos et de la vie ainsi que les « choix » qu’à dû faire la Nature pour faire émerger une complexité de plus en plus grande.

Cela dit, et c’est là que Reeves se mouille, nous, les humains, sommes capables de comprendre la Nature, nous avons cette capacité et il est par conséquent de notre devoir de faire bon usage de cette compréhension.

La Nature a agit sans intention en instaurant le meurtre comme nécessité à la survie, mais l’humain, lui, agit avec intention. Oui, le mal est dans la Nature c’est intrinsèque, ça fait partie du contrat, un contrat que l’on ne peu pas changer mais, le mal n’a pas à faire partie de ce qu’est l’humain.

Histoire de rattacher tout ça à du concret, je vous soumets que tout ceci est très semblable à ce que font les États-Unis lorsqu’ils torturent des prisonniers.

Pensez-y, je ne suis pas en train de vous dire qu’on doit tous devenir végétarien, je suis en train de vous dire que tout ce que l’humain fait de mal à l’humain et à la Nature est de notre totale et complète responsabilité.

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