Archive pour December, 2004

Un peu comme à la télé

Friday, December 17th, 2004

Lire, écouter et critiquer les nouvelles c’est tout de même relativement facile. Il s’agit de suivre le tout avec une certaine distance et d’être à même de se forger une opinion et de la défendre.Mais tout ça est un peu loin de nous. Les grandes nouvelles que l’on nous présente dans les bulletins se passent rarement chez-nous, dans notre rue. Elles nous affectent, bien sûr. Plus où moins indirectement et à plus ou moins court terme mais elles auront presque indéniablement un effet sur nous et c’est d’ailleurs pour ça que l’on nous les présentes…

Reste que ce n’est pas des choses qui nous touchent personnellement et/ou dans l’immédiat. En fait, ce qui change le plus notre monde, notre petit monde personnel, ce sont de petits rien à l’échelle planétaire. La plus jeune qui ne porte plus de couches ou une conjointe qui a un nouveau boulot où elle se sent bien et utile. Ça c’est des changements qui nous [ me ] touche.

Bien sûr, il y a plein de blog qui font ce genre de survole du quotidien, genre feuilleton, mais comme vous le savez ce n’est le style de la maison, ici c’est plus le documentaire qui prime.

Le documentaire n’est pas nécessairement loin de la maison mais rare sont les grands débats de sociétés qui démarre dans la salle de bain à 7h00 du matin. Par contre j’imagine aisément que certains se sont régler dans la chambre à coucher à une heure tardive de la soirée.

Ceci dit [ et bien que ne sache plus exactement où je vais avec ce billet ] je crois que comme à la télé il y a de la place et un temps pour les téléroman comme pour les documentaires et qu’il est tout aussi important d’accorder du temps aux micro-changements qu’aux macro-changements parce qu’ils sont interchangeables [ et oui, aux dernières nouvelles tout était encore relatif ] et que l’une comme l’autre vont finir par avoir un certain impact pour ne pas dire un impact certain sur notre vie…

Bonne fin de semaine !

jpm

Et tiens, parlant de petits changements : Depuis quand fin de semaine ne fait plus l’affaire, depuis quand doit-on tous souhaiter un bon week-end. Même Radio-Canada s’y met ! C’est quoi cette histoire ? Encore une façon de torturer notre belle -et très complète- langue.

Le Québec terre d’improductivité ?

Thursday, December 16th, 2004

La semaine dernière, j’ai lu pour vous [ pour moi aussi, soyons honnête ] un dossier présentant le coût de l’insouciance su Québec en matière d’économie présenté, sous forme de ” Bulletin Économique ” dans la revue Commerce. [ Attention la page de ce numéro ne sera pas disponible longtemps, ils travaillent avec des “frames” ]Je l’ai lu pour deux raisons : Primo parce que la note du Québec me semblait passablement mauvaise et que j’ai voulu comprendre pourquoi et secondo parce que comme pour le magazine Québec Inc. la belle province n’est globalement pas productive pire, elle fait preuve d’insouciance en ce domaine et a, semble-t-il, un important retard à rattraper. On va même jusqu’à dire que ce déficit de productivité explique aujourd’hui 58% des écarts de richesse entre le Québec et l’Ontario ou les États-Unis.

Première interrogation : Comment mesure-t-on ce nouvel indicateur par excellence de la performance des PME, des multinationales et des pays? C’est relativement simple -voire simpliste, comme pour bien des indicateurs- il suffit de diviser le PIB par le nombre d’heures travaillé (définition de Statistique Canada) et on obtient ainsi la valeur des biens ou services produit par heure de travail qui était, en 2003, de 42,26$ au Québec comparativement à 44,86$ en Ontario et à 44,26$ dans l’ensemble du Canada.

Mais revenons à ce dossier sur le Québec économique en commençant par ce fameux ” Bulletin Économique “. Nous obtenons :

B pour la Culture et la R&D
C en Éducation, en Technologie et pour l’État et développement économique
D pour la Productivité, l’Entrepreneuship et les Investissements étrangers

Légende : … B Répond facilement aux attentes, C Répond aux attentes, D Éprouve des difficultés, …

À première vue et si l’on a omis de parcourir le dossier en entier avant de regarder le bulletin on pourrait croire qu’il n’est pas si mal : On répond aux attentes dans 5 domaines sur 8 alors qu’on éprouve des difficultés dans 3 domaines sur 8. Mais attention il s’agit là de domaines clés car si l’on en croit les auteurs des divers papiers que contient ce dossier une culture en santé, de grandes forces en R&D, de bonnes aptitudes en Éducation, en Technologie, au chapitre de l’État et en développement économique ne font pas le poids à côté du manque d’entrepreneuship, de dollars étrangers et de la toute puissante Productivité.

Alors, on veut comprendre et on s’attaque au dossier. On apprend alors qu’au Québec il arrive souvent que l’on a pas les bons outils [ la grande quantité de PME explique probablement cet état de fait ] mais aussi que ce n’est un problème de productivité lorsque l’on perd des emplois au profit de la Chine [ avec ces salaires de 50¢ l’heure, même hyper-productif le Québec ne pourra jamais concurrencer la Chine ].

On apprend aussi que malgré la réingénérie [ l’article couvre, dans un encadré clair, 13 points de cette fameuse réingénérie… ] l’accueil réservé aux initiatives économique libérales est plutôt nuancé. Puis ça continue avec les Technologies [ le Québec est éparpillé], l’Entrpreurship [ 10 fois plus de jeunes Ontariens songent à démarrer une entreprise ], Investissement [ malgré un taux d’imposition des sociétés moindre qu’en Ontario ou qu’aux États-Unis le Québec ne reçoit que 17% du total des investissements étrangers faits au Canada ], R&D [ 42% des entreprises canadiennes qui font de la R&D se trouvent au Québec (!) ], Éducation [ le Québec à un des taux de diplômés universitaires les bas de tous les pays de l’OCDE ]…

Et quoi encore? Entre 1991 et 2001, 43% des immigrants on choisit Toronto contre 12% pour Montréal. Soixante-quinze pour cent des touristes du Québec sont québécois…

Bref, vous voyez le topo : On a encore beaucoup de chemin à faire pour rattraper ces paradis de la libre entreprise que sont l’Ontario et les États-Unis à qui on ne cesse de nous comparer. Notre bulletin économique à beau être correct dans l’ensemble, l’essentiel c’est d’être une terre d’entrepreneurship, d’investissement et de productivité accrue.

Mais on ne fait pas que taper sur le clou dans ce dossier, on nous sort aussi quelques données qui mises ensemble donne, à mon avis un tout autre portrait de la position économique du Québec…

On apprend entre autre que Montréal se classe en terme d’emplois en Amérique du Nord : 4ième en aéronautique, 8ième en biopharmaceutique, 9ième en TI et télécoms et 11ième pour la technologie en générale…

On apprendra également en lisant plus avant que nous sommes très bien partis en nanotechnologie avec nos 25 entreprises [ contre 1200 au ÉU ] et en biotechnologie avec 130 entreprises et 4 700 emplois, soit la troisième place en Amérique du Nord, après la Californie et le Massachusetts deux des états les plus riches de la planète…

Pas mal pour une petite ville de 7 millions d’habitant qui ne parle pas la langue du coin et où les systèmes de santé et d’éducation sont gratuits. Trouvez-là-moi la ville ou l’état de 7 millions d’habitants aux États-Unis qui peut se vanter d’être un chef de fil dans autant de domaine tout en faisant près de 50% de la R&D su pays!

Ceci dit ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de place pour l’amélioration. Je comprends la critique, pour l’entrepreneuship, les investisseurs et la productivité et ce même si je sais pertinemment, et par expérience, que productivité et R&D ne vont pas de paire. Mon seul problème c’est cette attitude d’approche négative de la chose.

Pourquoi ne pas avoir fait un dossier sur l’économie québécoise en présentant ses forces et ses faiblesses et les comparaisons de mises de façon à montrer jusqu’où il nous serait possible d’allez si nous prenions telle ou telle mesure, si nous adoption telle ou telle loi ou règlement, si ensemble nous décidions de pousser dans telle ou telle direction plutôt que de nous comparer point par point avec les meilleurs pour mieux nous faire la leçon…

Le coût de l’insouciance, ce n’est pas celui de ce Québec qui est moins productif, c’est plutôt celui de ces experts en économie qui sont incapable de présenter un bilant claire et honnête du Québec économique d’aujourd’hui et mettre sur la table des pistes solutions pour aider entreprises et gouvernement à s’améliorer.

jpm

The Take

Wednesday, December 15th, 2004

Hier je suis allez voir l’excellent documentaire “The Take” de Naomi Klein et Avi Lewis.Très bien monté, ce documentaire se regarde comme un film puisqu’il est conduit par une solide intrigue qui retrace l’apparition du mouvement d’occupation d’usines abandonnées jusqu’à son actuel apogée. Retraçant tantôt les combats des travailleurs ayant repris le contrôle de leurs usines, tantôt les ripostes des diverses instances gouvernementales en place sans oublier, bien sûr, l’omniprésent FMI ce documentaire nous montre ce qui s’en vient pour une bonne partie des pays industrialisés de ce monde.

Le film s’ouvre sur un constat : les anti-mondialistes* critiques beaucoup et manifeste bruyamment leur désaccord face aux politiques des puissants de ce monde mais ne proposent que très peu de solution. Ce documentaire se veut donc une piste de solution.

Il aujourd’hui, en Argentine, environs 200 entreprises ” occupés ” par plus de 15 000 employés. On les appels de plus en plus coopérative, puisqu’elles sont gérées par les employés, pour les employés. Toutes sont gérées démocratiquement : un employé, un vote. ” Et on vote souvent ce qui nous habitue à perdre et à gagner “. Beaucoup on même une politique salarial de partage égale des ” profits “, tous font exactement le même salaire, ce qui est logique puisqu’il n’y a pas de patron.

Ceci dit c’est tout de même relativement facile, malgré les problèmes judiciaires, de partire une usine lorsque tout est déjà là. Car on parle ici, dans bien des cas de manufacture. Des pièces d’auto, des tracteurs, de la céramique, tout ça demande d’énormes immobilisations qui ont été, selon les anciens propriétaires, volé. Mais les travailleurs, eux, disent qu’ils appartiennent au peuple puisque c’est le gouvernement, et donc eux, qui les a payés à travers divers programmes d’aide comme il y en partout. Il n’en demeure pas moins que les employés ont le beau rôle, pas d’immobilisation, pas de loyer, que l’électricité, la matière première et une comptabilité grandement simplifié.

Il faut dire aussi que pour que tout cela fonctionne ces entreprises ont besoin du soutient d’autres entreprises. Il s’agit en grande partie de commerce local. L’un fait de pièces pour l’autre et l’autre fournit la matière brute. L’import / export est beaucoup plus difficile dans ce contexte. Mais c’est une bonne chose [ qui n’est malheureusement pas souligné dans le film ] puisque ça remet l’économie d’un pays entre les mains de ces habitants et que ça génère des entreprises un peu moins spécialisées donc plus adaptable aux variations des besoins du “marché”.

Bref tout n’est pas parfait, ces entreprises peuvent fermer du jour au lendemain si le gouvernement décide de donner raison aux “anciens” propriétaires mais ça aura au moins démontré que l’autogestion est possible et tout à fait viable.
jpm

*Maintenant alter-mondialiste pour répondre en partie à cette critique.

Brèves

Tuesday, December 14th, 2004

Mind Hacks est sortie ! Vous vous rappelez probablement de cette brève où je vous parlais de ces deux hurluberlus [ Tom Stafford et Matt Webb ] qui étaient en train d’écrire un petit bouquin retraçant à travers certaines anomalies l’évolution de notre cerveau. C’est chose faite, il est disponible sur Oreilly.com - allez y faire un tour, les “hacks” 11, 16, 17, 24, 33, 43, 65 et 92 sont accessible en format pdf.Aussi, dans le domaine de l’étrangement brillant le jury du concours de vie artificiel Life 7.0 a couronné le projet Spore 1.1. Spore est une expérience assez inusitée de vie artificielle… Son concepteur Douglas Easterly a mis sur pied un système d’arrosage automatique pour une plante acheter chez Home Depot. Jusque là c’est presque ordinaire, j’en conviens mais voyez la suite… Toutes les plantes vendues chez Home Depot sont garanties 1 an mais pour ce qui est de ce projet le magasin de rénovation se trouve à garantire doublement la plante puisque ne sera arrosée que si la cote boursière de Home Depot performe bien…

Maintenant sur une note un peu plus sérieuse, WorldChanging nous présentait la semaine dernière deux articles autour de la rencontre intitulé le Global Voices Online.

“For someone like me — someone who believes fervently in independent online publishing’s potential to create a new global dialogue about the planet’s problems and the solutions we might bring to bear on them — this is the intellectual equivalent of hot-tubbing with supermodels.”

Ces deux articles et ces liens sur le blog, le wiki ou la retranscription de l’événement qui a pris place à Harvard ne sont qu’une fraction des portes d’entrées qui mène à ce grand et important effort visant à éventuellement re-balancer la distribution du pouvoir dans le monde. Que se soit le “Second Superpower” ou forum de Porto Alegre il y a une incroyable lame de fond qui monde tranquillement et qui un jour, j’en suis convaincu, fera entendre raison à tous ces dirigeants qui nous gouvernent…

jpm

La cohésion générée par l’absence de règles

Friday, December 10th, 2004

Je vous ai parlé, il y a quelques mois, en marge d’un billet dont je n’ai pu retrouver la trace, d’urbaniste qui prônaient l’enlèvement des Stops au coin des rues prétextant que celles-ci deviendraient ainsi plus sécuritaires. L’argument? N’ayant pas d’arrêt pour dicter leur conduite les automobilistes doivent absolument ralentir pour regarder et établir un contact visuel avec les autres usagés, contact qui ne peut se faire à plus de 20km/h.J’y reviens aujourd’hui parce que d’une part Wired [ qui, je vous le rappel, publie la totalité de son magazine gratuitement en ligne ] vient de publier un excellent article sur le sujet avec le père du mouvement le Danois Hans Monderman et d’autre part parce que les conclusions que l’on se doit de tirer des ces essais sont, pour le moins, intrigantes.

Mais débutons par M. Monderman qui a décidé de pousser la logique bien plus loin que le simple enlèvement des stops. Pour lui, plus une intersection est dangereuse et ambiguë, plus elle est sécuritaire. L’idée de base est la même, obliger les usagés, par une absence de consigne, à réfléchir et à considérer les autres usagés. En fait, pour cet architecte de l’intersection, plus on efface les repères et plus les usagés sont proches plus l’intersection sera sécuritaire. Par conséquent il recommande non seulement l’enlèvement des feux de signalisation, des voies dédiées et des panneaux indicateurs mais également la disparition des lignes séparant les voies et des trottoirs surélevés… Et, c’est d’ailleurs ce qu’il a fait pour une intersection de Oosterwolde où il passe environ 5000 voitures par jour…

“To my mind, there is one crucial test of a design such as this,” Monderman says. “Here, I will show you.” With that, Monderman tucks his hands behind his back and begins to walk into the square - backward - straight into traffic, without being able to see oncoming vehicles. A stream of motorists, bicyclists, and pedestrians ease around him, instinctively yielding to a man with the courage of his convictions.”

Impressionnant non? Mais, je dois dire que tout ceci me laisse perplexe, moi qui étais plus ou moins contre le virage à droite sur feux rouge, moi qui vois régulièrement des automobilistes omettre complètement leurs arrêts obligatoires [ deux ce matin ], moi qui suis plutôt pour un état interventionniste…

Nuançons. Je considère la moyenne des ours plutôt irresponsables, inconséquente et ayant très peu de sentiment d’appartenance globale ( à leur communauté ou à la race humaine - nuançons un peut plus : ce sentiment semble apparaître uniquement dans de rares cas ponctuels de drames humains ou de sondages anonymes, ne faisant que très rarement surface dans la vie de tous les jours ou quand vient le temps de poser des gestes significatifs pouvant avoir un impact sur notre monde et ces criantes injustices et je ne parle pas ici de la déneigeuse qui est passé juste au moment où vous finissiez de dégager votre entrée ).

Est-ce un manque de confiance en la race humaine? Peut-être, reste que je suis pour un certain interventionnisme de l’état dans le merveilleux monde des finances surtout. Par contre quand il s’agit de remettre tous nos petits problèmes dans les mains de l’état la je décroche.

Reste qu’une approche comme celle de Monderman a l’énorme avantage de responsabilisé les gens de façon très direct ce qui est beaucoup moins évidant à faire dans la sphère de la santé par exemple.

L’autre part d’intérêt de cet article est, pour moi, la partie sous-jacente que représente le sur-encadrement de la conduite automobile. La question qui me vient alors naturellement à l’esprit est : ” Est-ce la seule partie de notre vie en société que nous sur-encadrons? ” Gagnerions-nous à enlever des consignes dans d’autres domaines?

Prenez l’éducation par exemple. Nous pourrions ouvrir un peu plus les programmes ou laisser tomber les devoirs - l’élève ne ferait des ” devoirs ” que s’il les considères nécessaires pour lui.

Je n’ai pas encore eu le temps de faire le tour de la question mais j’ai cette impression presque subliminale que ce principe peut et ” doit ” s’appliquer à d’autres domaines… Lesquels? Comment? Je ne saurais trop dire mais une plus grande responsabilisation des Hommes me semble être une bonne chose.

D’un autre côté je ne peux adhérer totalement à cette idée puisqu’il est, dans mon cas, absolument hors de question de permettre plus de liberté d’action aux hommes d’affaires pour qui le profit l’emporte sur tout autre considération.

Mais on peut toujours rêver… Peut-être qu’en apprenant à considérer les autres sur la route ils apprendront également à considérer les autres dans leurs décisions d’affaires.

jpm

p.s. Je ne suis pas en manque d’inspiration… Je suis encore une fois victime de ma surcharge de travail d’autant plus que cette surcharge m’amène loin de mon clavier…

Brèves

Tuesday, December 7th, 2004

Le film écrit par Naomi Klein “The Take” prend l’affiche à [ au ? ] Québec -au Clap- cette semaine et en français, s.v.p. Vérifier l’horaire de vos petites salles alternatives…Pas plus de 24 heures après avoir répondu à un sondage sur l’environnement au cours duquel j’ai mentionné que la chose à remplacer au plus vite selon moi c’était le plastique WorldChaging publie cette nouvelle sur de plastique biodégradable! Il y a de ces hasards…

Aussi sur WorldChanging : Les pas de géant de la Chine en matière d’économie durable, de la production d’énergie éolienne et marémotrice à la construction de bâtiments verts. Pourront-ils ainsi éviter cette sombre prédiction qui les propulsaient au premier rang des pollueurs de la planète vers 2010 ?

Les déchets de nature technologique ne trouvent pas encore le chemin de la récupération… Wried a un bon petit article à ce sujet.

Et, finalement, une note pour vous dire que mon site miroir sur Haut et Fort est de nouveau en ligne et à jour.

jpm

Brèves

Monday, December 6th, 2004

Le nouvel Observateur -un magazine de reportage Français souvent associé à la gauche- fête ses 40 ans. L’éditorial de Jean Daniel vaut le détour. Quant au numéro spécial qui l’accompagne, je ne peux vous dire pour l’instant je ne l’ai pas encore acheté.De l’autre côté de l’atlantique il y a notre président préférer, M. Bush, qui démontre encore une fois que l’Amérique prend, sous sa gouverne, des allures de terre sainte et il dirige en conséquence… Axe du mal, invocation de la justice divine, ouverture aux tenants de l’ “intelligent design” et bien sûr explication biblique de la formation du Grand Canyon! - Sans commentaires.

Et finalement des nouvelles de votre blog préféré! Ça fait un bail que je vous parle de cette nouvelle interface. J’ai pensé un moment, en octobre je crois, vous l’annoncer pour le début janvier histoire de marqué le coup du premier anniversaire de ce blog mais je trouvais ça trop loin… Et bien, finalement, ce n’est pas une si mauvaise idée. Je termine le tout et commence 2005 avec la nouvelle interface.

jpm

Un “petit” mot sur les responsabilités

Monday, December 6th, 2004

Je vous ai déjà dis que j’avais quelques fois l’impression de devoir faire le boulot de mes patrons. J’ai aussi laissé entendre à quelques reprises que l’ensemble de responsabilités regroupées sous l’appellation contrôlé : “professionnels”, le professionnalisme n’était pas nécessairement l’apanage des professionnels mais qu’en fait, il m’a été donné de constater que les plus professionnels sont souvent ceux qui n’en ont pas le titre…Je reviens aujourd’hui, rapidement, sur les responsabilités réelles des divers paliers d’une entreprise.

C’est bien simple, encore une fois j’ai l’impression que la logique dans laquelle les entreprises évoluent est inversée.

Les gagnes petits n’ont, selon la logique en place, pas de responsabilités ou du moins ils n’en n’ont pas de grandes qui pourraient justifier un gros salaire. Voyons la chose. Les subalternes font, en générale, l’expédition, l’assemblage et la maintenance, trois choses qui demandent à coup sûr, du moins dans les hautes technologies, de l’expérience, du jugement et des prises de décisions. Et ces taches peuvent, si elles sont mal faites, causer de grands tord à l’entreprise et ce très rapidement.

Les patrons de leur côté prennent des décisions basées sur leur expérience bien sûr mais aussi sur l’avis de divers consultants et à la suite de divers rapport [ fait, soit dit en passant, par les gagnent petits… ]. Et, ces décisions ne sont que très rarement irréversible et n’ont que très rarement des effets à court terme, il n’est donc jamais trop tard pour revenir en arrière ce qui est difficile à faire lorsque l’on a expédié la mauvaise pièce à un client.

Mais la meilleur, c’est que ces patrons, en gestionnaires responsables et théoriquement avisés, ne prennent pas toujours les bonnes décisions et que lorsque les dites décisions ne sont pas bonnes ils n’ont qu’à blâmer un manque d’information, un changement dans la conjecture ou la complexité du dossier… Bref, ce n’est jamais entièrement de leur faute et on ne peut presque jamais leur reprocher une situation ou un état de faits. Et même dans les cas où c’est évidant, [ et je parle ici d’un cas vécu ] une situation où le grand patron a promis telle croissance aux actionnaires et que celle-ci n’est pas atteinte ” obligeant ” la mise à pied d’une partie du personnel et bien le grand patron s’en tire indemne deux fois plutôt qu’une : Ce n’était évidemment pas de sa faute s’il avait fait des promesses exagérer et puis, bien évidemment, les employez n’en ont jamais eu vent sauf votre humble serviteur ;-)

Et je conclurai en faisant remarquer qu’à l’autre bout de l’échelle -salariale- c’est beaucoup plus difficile de cacher ses erreurs : T’as oublié une calibration, t’as mal fait ta mesure, t’as monté ceci à l’envers, t’as pas expédié la bonne bébelle au client…

Bref encore une fois j’ai l’impression que la logique est inversée…

jpm

p.s. Celui-là, il était dû vendredi mais j’ai eu petit empêchement… les brèves s’en viennent.

Mais qui est Benoît ?

Thursday, December 2nd, 2004

Ce matin, théoriquement, je devrais attendre mon patron avant de commencer ma journée. C’est que voyez-vous, ils [ lui et un autre de mes patrons ] ne sont pas certains de savoir sur quoi je devrais travailler.Pourtant, l’ordre des priorités générales a été mis en place ici il y a des lustres : Commande Client, Service Client, Production pour Client, Production, R&D.

Normalement je fais de la R&D ( le dernier item sur la liste ) mais je dois produire un ” module ” pour un client, livrable le 5 décembre ( on est le premier aujourd’hui, au cas ou vous n’auriez pas vu la date ) et, tiens, juste pour le rappeler répondre à une commande client est tout en haut de la liste des priorités.

Reste que ces messieurs s’interrogent : Doit-il faire avancer ce gros projet de R&D ou travailler sur ce livrable dont on lui a confié la tache parce qu’il est celui le plus apte à le faire vite et bien?

Deux gars qui gagne trois fois mon salaire! Et un autre que j’aide sur ce projet de R&D!

Je ne sais pas ce qui me fais chier le plus : Que mes patrons me prennent pour un plouc incapable de faire la part des choses ou qu’ils perdent leur temps à re-prendre, ré-évaluer des choses et des priorités qui sont, il me semble, aussi évidente…

Et puis, je fais quoi moi là-dedans? Je les traite d’imbéciles [ pas très bon pour les relations de travail ], je joue le cynique [ non, on me l’a déjà reproché à quelques reprises ], je me défoule sur mon blog [ ouais, ce sera toujours bien ça de pris ] et j’agis de façon diplomatique [ ouais mais osti que j’ai l’impression que le message ne passe pas dans ce temps ].

Et, notez que je n’écris pas ce texte sur les heures de bureau…

jpm 1 décembre 7h52

En attendant mon patron…

Wednesday, December 1st, 2004

Ce matin, théoriquement, je devrais attendre mon patron avant de commencer ma journée. C’est que voyez-vous, ils [ lui et un autre de mes patrons ] ne sont pas certains de savoir sur quoi je devrais travailler.Pourtant, l’ordre des priorités générales a été mis en place ici il y a des lustres : Commande Client, Service Client, Production pour Client, Production, R&D.

Normalement je fais de la R&D ( le dernier item sur la liste ) mais je dois produire un ” module ” pour un client, livrable le 5 décembre ( on est le premier aujourd’hui, au cas ou vous n’auriez pas vu la date ) et, tiens, juste pour le rappeler répondre à une commande client est tout en haut de la liste des priorités.

Reste que ces messieurs s’interrogent : Doit-il faire avancer ce gros projet de R&D ou travailler sur ce livrable dont on lui a confié la tache parce qu’il est celui le plus apte à le faire vite et bien?

Deux gars qui gagne trois fois mon salaire! Et un autre que j’aide sur ce projet de R&D!

Je ne sais pas ce qui me fais chier le plus : Que mes patrons me prennent pour un plouc incapable de faire la part des choses ou qu’ils perdent leur temps à re-prendre, ré-évaluer des choses et des priorités qui sont, il me semble, aussi évidente…

Et puis, je fais quoi moi là-dedans? Je les traite d’imbéciles [ pas très bon pour les relations de travail ], je joue le cynique [ non, on me l’a déjà reproché à quelques reprises ], je me défoule sur mon blog [ ouais, ce sera toujours bien ça de pris ] et j’agis de façon diplomatique [ ouais mais osti que j’ai l’impression que le message ne passe pas dans ce temps ].

Et, notez que je n’écris pas ce texte sur les heures de bureau…

jpm 1 décembre 7h52