Archive pour November, 2004

L’avènement des sports urbains

Tuesday, November 30th, 2004

L’homourbanicus est enfin parmi nous! J’en veux pour preuve qu’après quelques générations d’urbain, l’homme développe finalement des sports urbains, c’est signe qu’un nouveau pas dans l’appropriation de cette entité qu’est la ville a été franchi.Tout a commencé dans les années ‘80 avec le développement d’une nouvelle discipline de planche à roulettes : Le Street. Comme son nom l’indique cette activité se déroule principalement dans la rue, le but est simple : À partir d’une série de mouvement de base il faut partir à la conquête de la rue en utilisant tout ce qui tombe sous la main pour exprimer : créativité, capacités et talent.

Vient ensuite, le roller-blade de rue [ 1990+ ] dérivé cette fois du simple patin mais très fortement inspiré par le skateboard. Apparaît, presque en parallèle, dans les années qui suivent [ 1995+ ] le trial de rue en vélo de montagne et l’escalade urbaine. Deux sports encore une fois dérivées de sports déjà existants, une extension urbaine de pratique sportive déjà répandue.

Mais voilà qu’est apparu ces dernières années [ 2000+ ] le Parkour ou FreeRun, un nouveau sport totalement urbain. Il ne s’agit plus ici d’une transposition d’une activité vers la ville mais bien du développement d’un nouveau sport à part entière.

Le but, comme dans le cas du skateboard de rue, est de faire un certain parcours -développé en cours de route- tout en utilisant ce que l’on a sous la main pour sauter, bondir et grimper et ce sans stopper son parcours. Evidemment, comme bien des sports à saveur artistique, le Parkour a forgé sa philosophie… C’est un sport d’équilibre et de respect où il faut composer avec la “nature” tout en redéfinissant l’utilisé des espaces que l’on parcourt.

Né en Europe le phénomène a pris beaucoup d’ampleur et s’étend maintenant à l’ensemble des grandes cités du monde alors ne soyez pas surpris de me voir passer à côté de vous en courant prêt à sauté par dessus la garde d’escalier qui nous sépare du niveau de la rue, deux mètres plus bas!

jpm

Re-Brèves

Monday, November 29th, 2004

Nouvelle de dernière minute, Stoppez les presses… Heu, enfin, vous voyez le genre non !?Wired News nous apprenait aujourd’hui que la grande famille Wiki venait de se dotter d’un organe de nouvelles : WikiNews. Le site, comme tous ceux faits sou l’égide “Wiki” est éditable à volonté. Le site WikiNews propose donc des nouvelles internationnales écrites par les gens qui ont les deux pieds dedans et qui peuvent être révisés par tout les contibueurs du Wikipedia !

On tourne, il va sans dire, une nouvelle page dans l’ère de l’information. WikiNews qui est, pour le moment tout petit, risque de devenir une source importante voire primordiale de nouvelles non-biaisés. Après l’opensource, l’opennews !?

Et, tiens, en passant, passez voir ma section petits propos irresponsables, j’ai fais quelques mises à jour récemment et la dernière en vaut vraiment la peine, surtout que cette peine est minimisé par le fait que je vous ai ajouté un lien direct juste ici.

jpm

Brèves

Monday, November 29th, 2004

Vous voulez changer le monde? WorldChanging nous parlais la semaine dernière du Rough Guide to a Better World, une initiative du “Depatement For International Developement“, un bras du gouvernement Britanique. Disponible gratuitement sur internet ou en version papier sur commande, ce guide est un “must” pour quiconque veux s’impliquer.Le monde changera-t-il? En tous cas il y en a encore qui essaient … de faire pencher la balance du “mauvais” bord. Google serait maintenant la cibles de certains tennants du copyright à tous prix comme le démontre cette poursuite de “Perfect 10″, un site de photos érotique, qui allègue que Google “distrubue” gratuitement, par le billet de son moteur de recherche en mode images, des photos dont “Perfect 10″ détient les droits. — Ce n’est pas banal puisque ça pourrait éventuellement conduire à de sérieuses restrictions quant à la capacité de recherche que ces moteurs pourront faire dans l’avenir.

Vous voulez sauver le monde? Hé bien passez voir le site Spooks Spy Academy. Ce site que l’on retrouve dans la section “brain games” du site de la BBC est un excellent exemple de ce que l’on peut maintenant faire avec la technologie flash et quelques bon vieux jeux comme “Simon” ou encore “MasterMind”. Mais ne vous méprener pas il s’agit de bien plus que cela… Allez y faire un tour!

Le centre du monde c’est la ville? Peut-être pas… Passez lire ce petit mot publier le 24 novembre par le Caméléon Nordique. Y semblerait qu’il fait très bon vivre en région…

jpm

Interférences - Test d’écriture semi-automatique

Friday, November 26th, 2004

Il n’y a pas de place pour les emerdeurs
Non que des amuseurs publics
Il n’y a pas de place pour les décravaté
Non que pour les gêneurs pudiques
Il n’y a pas de place pour mon petit moi
Non que pour les autres, ceux qui sont làJe ne suis pas là, je suis dans ma tête
Je tourne en rond dans mon salon
Je suis l’inutile éveilleur de consciences
Je suis celui dont personne ne veut entendre le cri

Putain de bordel de merdre
D’osti de câlisse de tabarnak

Les mots se bousculent, les lettres m’aveuglent
Je suis perdu dans mon lexique
Je ne peu plus m’exprimer, me vendre
Vendre cette pacotille bon marché que sont mes idées

Changé le bébé, le monde et la litière du chat
Voilà notre lot à tous, les mains dans la marde
Plus souvent qu’à son tour parce que tous
Ne sont pas égaux devant l’inégalité de la vie

Je dérive, je ne suis plus, mes mots me manquent
Ils me décrivent et me délivrent, ils sont moi et je suis eux
Mais rien n’est exprimable, rien n’est compréhensible
Le langage est une vaste prison et la raison humaine
Qui suis-je pour vouloir régler le sort du monde?
Qui suis-je pour juger de tout et de rien?
Ne sommes nous pas de paires, tous égaux?
Déféquant à la même adresse?
Vivant sous le même soleil?
Pourquoi alors ne somme nous pas capable?
Pourquoi en somme-nous encore là?
Pourquoi est-ce si difficile?
Parlez! Souriez! Pleurez!
Le monde est là, l’Homme est là.
Qui a peur des ses idées?

À cheval sur la corde raide je suis malhabile,
J’aimerais en discuter avec vous mais vous n’y êtes pas
Alors je parle, seul sur la corde, et je tombe,
Je tombe de haut parfois, de bas, dans d’autre cas
Tropdmots, aspirines, blancméditatoir
Congestioncervicale, reposnécessaire
Airfrais, retouralanature, retouraléquilibre.

jpm

De l’implication au travail

Thursday, November 25th, 2004

La plupart des patrons, de nos jours, cherche ces employés qui s’impliquent, qui se donnent à l’entreprise sans compter. Vous savez, le gars polyvalent qui arrive à l’heure, qui prend son boulot au sérieux, attentif, attentionné, consciencieux, celui qui a une idée claire de l’entreprise dans son ensemble et du rôle important qu’il y joue. Vous voyez? Oui, c’est lui, l’employer idéal.Malheureusement les patrons, dans leur grande sagesse, oublie souvent que ce genre d’employer, qui soit dit en passant est plus courrant qu’on ne le pense, a besoin de certains outils pour être en mesure d’être cet employé dévoué. Et je ne parle pas ici d’un ordinateur, d’un bureau ou d’un marteau! Non, ce dont il est question c’est de cette précieuse information dont nos patrons sont si avares.

C’est très difficile, du moins pour moi, de se sentir impliqué quand on ne nous parle jamais des chiffres de ventes, quand on ne nous dit que le strict minimum, quand on doit avertir deux jour avant de s’absenter du bureau alors que notre patron part à tout bout de champ sans préavis. Je fais mes rapports hebdomadaires et ces de projets auxquels il faut ajouter ceux du service client, je fais mon boulot et j’en ai jusque là à faire, il me semble que me demander en plus d’allez quêter de l’information aux patrons c’est un peu fort d’autant plus que c’est leur job de s’assurer qu’il y a une bonne circulation de l’info…

C’est difficile d’être motivé quand à neuf heures moins quart alors que vous êtes au travail depuis près d’une heure vous chercher les patrons et n’en trouver aucun. Ou encore quand on vous demande de faire avancer un dossier x sans considérer que ce sera fait au détriment des autres. Non mais c’est comme si on se tournait les pouces toute la journée et que dès qu’un projet devient prioritaire on devait lâcher tout le reste. Hé j’ai pris des engagements envers des tiers moi, je ne peu pas du jour au lendemain laisser tomber tous mes dossiers, je suis professionnel même si je n’en ai pas le titre!

C’est encore plus chiant de constater que ceux-là même que l’on paye, cher, pour faire la planification la font à la va vite sans vraiment compter. On encore lorsqu’ils - les patrons - vous mettent sous le nez un dossier à clore à la dernière minute alors qu’il est sur le coin de leur bureau depuis plus d’un mois.

Et que dire de toutes ces petites tâches qui nous sont imputés à nous les petits : Videz les bacs de récupération, sortir/rentrer les tapis d’hivers, s’occuper du maintien des équipements, de remettre les chaises sur leurs pattes après le ménage, d’allez ouvrir la porte aux livreurs, de faire l’inventaire, de déplacer des bureaux, de passer des fils, de changer les pilles du cellulaire du boss, etc, etc, etc et trois petits points. Oui, que dire de cette longue liste de petites tâches dites connexes pour lesquels on ne nous prévoit aucun temps, on ne nous remercie jamais comme elles leurs étaient dues.

Ce sont ces petites tâches quasi invisibles que nous sommes les seuls à voir [ ? ], à faire [ oui ] qui bouffent entre 10 et 50% de notre temps… Ouais, ouais, des petites tâches connexes ” y’a rien là, ça prend deux minutes [ ! ] “. Et bien venez les faire messieurs les patrons et on en reparlera. Faut dire qu’on en a du temps nous, on ne passe pas nos journées à faire des réunions interminables desquelles il ne sort souvent rien, du moins rien qui n’ait un impacte perceptible par la plèbe que nous sommes. Et encore moins quelque chose dont nous devrions être informés. Chez nous il y a une réunion de direction par semaine. Jamais, jamais je n’ai vu ne serais-ce qu’un résumé de ces rencontres où les boss, en principe, décident des priorités de l’entreprise pour les semaines à venir.

Voilà, tout ça pour dire que moi faire du temps sup. pour un projet mal planifier, me fendre en quatre pour trouver les meilleurs prix alors que les patrons mettent n’importe quoi sur leurs comptes de dépenses, arriver à l’heure et faire quarante heures par semaine pour des boss qui ne se forcent même pas pour ne serait-ce que donner l’impression qu’ils sont là à temps plein, tout ça pour en finir par avoir l’impression que je fais leur job parce qu’ils ne sont même pas foutus de prendre des décisions qui ont du bon sens - décisions qu’ils prennent d’ailleurs sans nous consulter, nous qui sommes les premiers concernés, autre preuve que la grande considération qu’ils ont pour le ” moteur ” de l’entreprise…

Ouais, tout ça ne me donne pas du tout envie d’être cet employé dévoué qu’il recherche tant, et pour tout vous dire, ça me fait chier.

.jpm

Les abus au travail

Thursday, November 25th, 2004

Là où il y a de l’Homme, il y a de l’Hommerie disait je ne sais plus qui… Ça, je veux bien le croire, des erreurs de jugements, tout le monde en fait mais il semble que chez certains on ne puisse plus parler d’erreur tant la chose est encré chez eux.J’aurais bien aimé pouvoir tomber, encore une fois, à bras raccourcis, sur les partons mais ils n’ont plus le monopole de l’abus, il y a les syndiqués qui font également des vagues…

Mais, commençons par les patrons!

Bon il y a la liste habituelle des ” avantages sociaux ” : Ordinateur portable, téléphone cellulaire, Palm, barrette de mémoire, appareil photo numérique, essence payé, repas payé, quelques chemises avec ça et les appels longue distance et les points aériens et tutti quanti. Déjà ça fait chier, surtout quand toi, il faut que tu économise avant d’être capable de te payé une simple barrette de mémoire!

Mais honnêtement il y a bien pire même si toutes ces babioles on les a dans la face à tous les jours et que si on en additionne le coût ça finit par faire l’équivalent de cette belle augmentation de salaire que nous n’aurons pas, faute de fonds.

Mais il y a pire, je disais. Il y a ces patrons qui engagent leur blonde comme consultante au double de votre salaire et ceux qui font des congédiements simplement pour pouvoir placer leurs amis.

Il y a cette histoire du gars qui voulait prendre un cours sur les heures de bureau et qui proposa de faire ses quarante heures de façon légèrement décalée à qui ont refusa cette ” permission ” sans vraiment en exposer le motif. Motif qui pourrait se résumer simplement si on disait que les heures de bureau sont de huit à cinq pour tous mais on ne le peut pas parce que les patrons abusent… Ils arrivent à neuf heures moins quart et prennent une heure et demi pour dîner. Mais on peu allez plus loin en disant qu’en fait on ne nous engage pas pour faire quarante heures par semaine mais bien pour que l’on “appartienne” à l’entreprise heures par semaine et ce à leur convenance.

Et que dire de ces fameux voyages d’affaires dont la justification est parfois douteuse alors que vous devez justifier le moindre de vos déplacements avec des rapports d’avancement et d’utilité?

Et les fameux comptes de dépenses sur lesquels on passe tout et n’importe quoi… “Hé, c’est moi le patron, c’est moi qui signe ton chèque et ce manteau là j’en avais besoin, je ne savais pas qu’il ferait aussi froid là-bas!”

Et puis quoi encore, les patrons qui font travailler des employés pour eux personnellement… La liste est très, très longue. Et après ça, on se demande pourquoi on ne bat pas des records d’efficacité et on coupe parce que l’entreprise n’est pas -ou pas suffisamment- rentable.

Mais, l’effet le plus pernicieux de tous ces abus patronaux c’est l’apparition des abus syndicaux et de ceux des employés.

Parce que bien évidemment à voir et à vivre avec tous ces abus et leurs conséquences ont fini par se dire “Pourquoi pas moi?”.

Alors on abuse nous aussi, à notre niveau. On placote un peu plus, on profite de notre ordinateur pour parcourir la toile ou pour publier un blog… Et dans des boîtes syndiquées, on prend tous nos jours de maladies, malade ou pas, on fait le zélé quand ça nous plait, on se sert de méandres administratifs pour se faufiler et perdre notre temps à lire les journaux etcetera.

Et de ces abus découlent aussi ceux des représentants syndicaux, ils voient les patrons s’en mettre plein les poches alors ils font des demandes exagérer, augmentations, conditions de travail, congés et quoi d’autre encore?

Au bout du compte on me dira que tous abusent et que c’est normal ou presque, que tout le monde essai de tirer la couverte de son bord… Mais c’est comme la malhonnêteté, celle des grands, bien que moindre en quantité [ parce qu’ils sont moins ], coûte tout de même beaucoup plus cher à la société ou à la compagnie dans le cas qui nous occupe que celle des petits.

Et il ne faut surtout pas oublier que ces abus des petits sont dans bien des cas engendrés par ceux des grands.

jpm

Course à l’armement prise deux ?

Friday, November 19th, 2004

Je suis l’actualité, tout comme vous, et j’ai comme l’impression que ces bons gouvernements nous préparent une nouvelle course à l’armement.Évidemment il apert encore une fois que ce sont les Américains qui ont, pour ainsi dire, mit le feu aux poudres…Il n’y a qu’à faire le tour de l’actualité pour s’en rendre compte. Il y a le fameux bouclier anti-missiles des Etats-Unis et de ceux qui ont suivront. Il y a déjà le Japon et l’Australie.

Il y a les Iraniens qui se préparent quelques missiles en quatrième vitesse avant que quelqu’un ne décide de les agresser avec une guerre préventive…

Et il y a maintenant la Russie qui réplique avec de nouvelles armes nucléaires qui promettent une relance de fond dans le domaine de l’armement nucléaire pour bien des années à venir.

Je faisais probablement preuve d’une belle innocence mais honnêtement, je croyais qu’on avait compris que l’armement nucléaire ce n’était pas une bonne idée pour qui que ce soit. Mais ce qui me tue dans tout ça, c’est le pourquoi !? Je sais, je sais, pour faire comme les autres, pour suivre, pour montrer sa puissance, pour se défendre ou simplement pour gagner la course…

Oui, bon, mais au-delà de tout ça la cause profonde elle est où ? De quoi ont-ils si peur ? De la folie des autres, de la folie de l’autre, de l’étranger. Ceux-là même qui voient la mondialisation comme remède à tous nos maux ne sont pas capables de comprendre que pour cesser d’avoir peur de l’autre il faut simplement accepter de le connaître!

Et puis quoi, c’est quoi cette idée de montrer son plus gros fusil au voisin pour lui faire quand on sait très bien qu’il a les moyens et la volonté de s’en procurer un plus gros.

Non vraiment, je ne comprends pas. Je sais bien que ça fait rouler l’économie et que c’est bien utile de faire peur au voisin quand on veut qu’il nous laisse tranquille chez nous mais on ne peut tout simplement plus continuer à penser comme au 19ième siècle maintenant qu’il y a un “China Town” dans toutes les grandes villes occidentales et que l’on vend du riz, du coke et des croissants aux quatre coins de la planète.

Enfin, j’espère que ce n’est que l’un des derniers soubresauts de la vielle garde…

jpm

La logique en place

Thursday, November 18th, 2004

Ça fait un bail que je me promets et que je vous promets une série sur le travail et bien ça commence aujourd’hui …Avertissement : cette logique, que j’ai fait mienne, peut être nocive pour tout individu qui l’intègre car elle peut conduire à une vague de frustrations sévère -ce qui est mon cas- mais également à un éventuel changement de mentalité ce qui serait à mon avis fort souhaitable.

La logique en place veut que l’on paye bien les patrons puisque ceux-ci sont indispensables et que l’on paye moins bien les employés de soutiens puisque ceux-ci sont remplaçables pour ne pas dire jetables. Parallèlement à ceci, on donne plus de vacances aux patrons qu’au employés et ces derniers doivent justifier et avertir avant chaque congé… Alors si j’ai bien compris les patrons indispensables peuvent prendre beaucoup de congés et ce sans préavis et sans compter les fameux voyages d’affaires et autres réunions et comités, donc ils sont indispensables mais inaccessibles. Mais les petits que l’on peut supposément remplacer à pied levé ne peuvent le levé, ce pied, sans causer de remous…

Comprenez-moi bien. On paye cher des gens qu’on dit indispensables mais qui ne sont dans les faits jamais là alors que ceux qu’on ne paye pas doivent être au boulot 40 heures semaines parce que s’ils n’y sont pas ça fout en l’air la cédule serrée que nous ont concoctée ces fameux patrons !

Et je dirais même plus! Ces patrons qui ne sont jamais là sont effectivement indispensables puisqu’ils prennent les décisions donc lorsqu’ils n’y sont pas ils bloquent carrément le travail de leurs employés. Par contre si un employé manque 3 heures un jeudi ce n’est que son travail qui n’avance pas il ne bloque rien par sa seule absence!

Alors pourquoi diantre est-ce que les patrons arrivent à 9 heures alors que les employés sont sommés d’être là à 8 heures pile, pourquoi est-ce que les patrons dînent jusqu’à 2 heures alors que les employés sont au poste depuis midi cinquante-neuf et finalement pourquoi donne-t-on plus de vacances [ et voyages d’affaires et autres ] aux supérieurs s’ils sont si indispensables?

Ne les paye-t-on pas justement plus cher pour qu’ils soient au bureau, qu’ils prennent les bonnes décisions et qu’ils soient là pour guider l’entreprise … pour qu’ils soient les supérieurs qu’ils sont censés être et non pas ces éternels retardataires atteints de réunionite aiguë, incapable de prendre des décisions sans analyses résumées et comités qui prennent la clé des chambres d’hôtel dès que l’occasion se présente? [ vous l’avez vu celle-là : la clé des chambres, elle était forte non? ]

L’autre grand argument servant à justifier le généreux salaire de nos dirigeants repose sur la difficulté du travail à accomplir. Être un boss c’est difficile, il faut prendre les bonnes décisions, c’est stressant l’avenir de la compagnie dépend et on attend beaucoup de nous etc. Je suis d’accord mais sont-ils près à faire ma job ou celle du gars à l’expédition? Non, c’est plate, eux ils ont besoin de bouger, ils aiment prendre des décisions faire de l’analyse de marché et ainsi de suite.

Parfait, ils ont la chance de faire ce qu’ils veulent, alors dites-moi pourquoi on devrait les payer plus cher que le gars qui lui fait la job plate. Je veux bien croire que ça prend moins de connaissances pour faire du shipping et qu’il y a bien des gens capables de le faire mais je ne vois pas pourquoi ils devraient être payés une fraction du salaire du patron qui lui a l’inestimable chance de faire ce qui l’aime dans la vie et ce sans compter les innombrables avantages sociaux qu’il a et que le gars à l’expédition n’a pas…

Et puis bon, ils ne travail pas tant que ça nos patrons. Pensez-y, ils font faire des études de marchés, demande des rapports de ventes, de progression des projets, ils font faire les échéanciers et budgets par d’autres également et ainsi de suite. Ensuite certains vont même jusqu’à faire résumer tous ces beaux rapports par leur secrétaire personnelle. Ensuite ils lisent le tout et en discutent avec le comité de gestion le CA et demande encore l’avis à gauche et à droite et en viennent finalement à une décision. Bravo pour avoir tenu compte de l’avis de tout un chacun mais rendu là on ne peut pas dire qu’il a eu à travailler très fort le bon patron…

D’accord, tous les patrons ne sont pas ainsi et c’est tant mieux et oui j’ai mis tous les travers dans le même panier. Mais l’idée est là : Je suis écœuré de voir des boss surpayés arriver en retard au boulot, faire comme si tout leur était dû, prendre des jours de repos après chaque voyage d’affaire, faire faire leur job par d’autres et refuser des hausses de salaires et/ou conditions de travail à ceux qui sont au boulot à l’heure et qui font le réel travail dans l’entreprise.

Hé, je ne dis pas que les gens qui gère une boîte devraient être considérer comme du personnel de soutien -quoi que…- mais je dis qu’il devrait y avoir, au minimum, une plus grande reconnaissance du rôle des gagnes petit de l’entreprise.

jpm

Sujets à venir dans cette série : le professionnalisme, les abus des patrons et des syndiqués, le dévouement et la circulation de l’information.

Autopsie du jus

Wednesday, November 17th, 2004

Et oui, encore une fois je suis dans le jus… Mais je suis un peu fatigué de vous dire ça semaine après semaine sans explication alors j’ai décidé de vous expliquer pourquoi.C’est relativement simple en fait. Je suis dans cette boîte depuis ses touts débuts, je suis donc ce que l’on pourrait appeler une personne ressource. On me consulte souvent, au niveau technique bien sûr. Ajouté à ça les effets petites boîtes [ tout le monde porte plusieurs chapeaux ], haute technologie [ R&D, précautions, révisions, ajustements, etc. ] et ISO [ procédure, instructions de travail et paperasses diverses ] et vous avez un excellent cocktail pour mettre le monde dans l’eau chaude…

Mais la cerise sur le Sunday - pour continuer dans les métaphores alimentaires - c’est la façon dont sont prises les décisions.

Avant d’ouvrir un projet de R&D [ ce que nous faisons à 90% du temps ] quelqu’un fait le tour pour savoir combien de temps on estime devoir mettre sur ledit projet avant de le rendre à terme. Ensuite les dirigeants coupent la poire en deux et prévoit un budget permettant tout juste d’acheter ce qui est nécessaire dans l’usagé. Donc on a moins de temps faut faire plus avec moins tout en magasinant plus et en adaptant le foutu instrument parce que celui convient rarement exactement à nos besoins.

Le projet est ouvert et on commence à travailler dessus, quelques achats à travers le reste, on entame le projet, ça avance mais le client change d’idée. On refait certains calculs on ajuste, on rachète bref on perd encore du temps mais la date de livraison ne bouge pas… Puis comme on est bien lancé et que les choses avance enfin, les patrons, ne nous voyant plus nous croient libres alors on nous planifie un autre projet…

En une phrase comme en cent, je suis dans le jus encore une fois… Trop à faire en trop peu de temps et avec trop peu de moyen et ce à travers du reste qui prend parfois de sérieuses proportions, j’en ai l’estomac à l’envers…

jpm

Brèves

Monday, November 15th, 2004

Voici quelques brèves critiques. Et par brèves critiques j’entends aujourd’hui, contrairement aux habituelles brèves, de brèves critiques dans le sens de critiques brèves et non de brèves critiques comme habituellement le lundi. Bref, euh non quand même, faut pas trop pousser … qui lira verra!Les enfants rois chez Simons. Et oui, c’est qu’ils ont grandi ces petits monstres… Ils en sont à s’habiller chez Simons! Et en petits rois et reines qu’ils sont à 9h moins cinq ils on encore les bras chargés de vêtements à essayer et les cabines débordent… Aucun civisme aucune considération pour autrui. Mais on ne peut pas s’en plaindre, ils dépensent. Euh, ouais papa/maman dépensent d’autant plus qu’ils ne leur ont jamais dit non. Mais bon, consolez-vous c’est fort probablement la génération la plus coutre de l’histoire.

La tragédie du 2 novembre. Richard Martineau, que l’on aime ou pas à ce dont de dénicher la bonne nouvelle, celle qui vous couche sur place tel les sept coups de couteau, deux balles et décapitation qu’a subit l’arrière-petit-fils de Van Gogh le 2 novembre à Amsterdam en représailles à un documentaire sur la violence faite aux femmes islamique de ce monde… J’en reviens à ce que j’ai déjà dis : Où sont les Islamistes modérer, ceux qui disent défendre cette belle religion, quand vient le temps de dénoncer de pareilles atrocités. Hé il y en a au moins une qui n’a pas froid aux yeux passer voir Irshad Manji avant qu’elle ne finisse par renier sa religion.

Le mariage à 10 ans. On apprenait la semaine dernière que le fondateur de la secte L’Église du centre-ville ( 53 ans, le gars pas l’Église ) avait marié, il y a de cela cinq ans, une jeune fille qui avait à l’époque 10 ans. Il se retrouve aujourd’hui devant les tribunaux sous des accusations de viol et de détournement de mineur ( c’est du moins ce que j’en ai compris ). L’homme en question a décidé de défendre sa cause et s’amuse de cette première condamnation mise en accusation d’un mari qui n’a pour seul crime que d’avoir coucher avec sa femme ! Je sais que l’on a tous droit à un procès juste et équitable mais tabarnak le gars a démarré une secte pour pouvoir marié une fillette de 10 ans, dix ans. Il est coupable point. Juste et équitable je veux bien mais c’est de l’indécence que de gaspiller ainsi les fonds publics alors, court et touchant cette fois-ci s.v.p.

L’ennemi numéro un. Le chroniqueur éditorialiste du Voir édition Québec David Desjardins fait de l’excellent boulot. Vraiment, j’aime ses textes. Pourquoi en parler maintenant? Simplement parce que je me suis aperçu en fin de semaine que je ne l’avais pas encore souligné. C’est maintenant chose faite. Et, ” PS ” pour ceux qui ne sont pas du coin, la plupart de ces articles portent sur des sujets d’ordre tout à fait générale. Bonne lecture!

jpm