Archive pour 'Politique' Category

Cahuzac et Martin

Tuesday, April 16th, 2013

L’affaire Cahuzac a fait grand bruit en France et c’est normal, un ministre du budget qui cache des millions dans un paradis fiscal pour les soustraire au gouvernement qu’il représente a de quoi choquer!

Ce n’est pas la première histoire de ce genre et avec la fuite sans précédent de documents bancaires advenu récemment, ce n’est certes pas la dernière. Sur ce dernier point, vous pouvez voir le court mais fort intéressant reportage de l’équipe d’Enquête sur le site de Radio-Canada.

Certain seront tenté par le cynisme, d’autre par le défaitisme soulignant que rien n’a changé à ce chapitre malgré l’importante crise des finances publique qui sévit depuis 2008. À ceux-là je rappellerai que de 1993 à 2002 le ministre des finances du Canada, Paul Martin, celui-là même qui comme Cahuzac nous demandait de payer nos impôts était « propriétaire » d’une flotte de bateau, la Canadian Steamship Lines qui valait à la fin de son mandat plus de 600 millions de dollars, mais que cette dernière n’a jamais été enregistré au Canada et qu’elle mouillait plutôt quelque part dans les Caraïbes…

À l’époque je ne crois avoir été le seul à être mal à l’aise avec cet état de fait, mais il est clair que le malaise n’était pas assez largement partagé pour que cela ait eu un quelconque effet sur la fonction de M. Martin. La seul concession de ce côté de M. Martin fut le « transfert » de la compagnie entre les mains de ses trois fils avant de se présenter comme premier ministre – une transaction que plusieurs qualifièrent d’ailleurs de passe-passe administrative puisque Paul Martin gardait dans les fait le contrôle sur l’entreprise.

Bref, l’affaire Cahuzac fait beaucoup de bruit, c’est bien et il était temps!

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La Chine se transforme

Thursday, March 7th, 2013

Poursuivant sa propre révolution capitaliste, la Chine continue de transformer à vitesse grand V. Je vous propose aujourd’hui deux reportage de la CBC présentés à l’émission 60 Minutes.

Le premier porte sur la bulle immobilière qui se gonfle en Chine depuis nombre d’années. J’y ai, entre autres, compris pourquoi on élevait ces grandes villes capable d’habiter des dizaines de milliers d’habitants, mais qui reste vide - ces appartements sont les 3 et 4 ième appartement des chinois riches qui y voit là une des seules façon d’investir leur argent.

On y apprend également à quel point cette bulle est sur le bord de l’éclatement et comment cet éclatement risque de changer encore plus avant la Chine, certains parle même d’un printemps chinois…

Dans le second on rencontre Zhang Xin, une milliardaire chinoise de l’immobilier qui a ni plus ni moins construit le nouveau centre de Beijing. Parti de rien, comme il n’est plus possible de le faire ici, elle a bâtis un empire immobilier avec son mari et voit pour sa part dans l’éventuel éclatement de cette bulle immobilière une possible ouverture vers la démocratie, rien de moins.

Bref la Chine n’a pas fini de changer… Bonne écoute!

.jpm

Nouvelle politique ?

Tuesday, February 19th, 2013

La politique est-elle en train de changer. L’écœurentite aigüe des citoyens et le cynisme caractérisant l’ambiance politique depuis quelques années auraient-ils finit par avoir une influence positive sur nos politiciens ?

C’est peut-être cela. C’est peut-être aussi l’arrivée d’une nouvelle génération ou encore l’avènement des médias sociaux qui aurait cet effet de rapprochement, de transparence.

Bref quoi qu’il en soit, il me semble que de plus en plus d’efforts sont fait pour communiqué plus clairement, être plus accessible, plus transparent. J’en veux pour preuve cette série de courts clips fait par Option Nationale qui répond en moins de deux minutes à une foule de question sur la partie – pas de flafla, pas de langue de bois, juste des réponses simples qui montre clairement l’orientation du parti*.

Legault suit la même voie avec son blogue. Il publie moins que J.F. Lisée, mais il y va dans son dernier texte d’une explication claire et nuancée des dernières sorties et alliances du parti avec le PQ, le PLQ et même Québec solidaire.

Le chef de la CAQ montre bien comment un parti peut être centriste tout en prenant position à gauche comme à droite sur divers enjeux. Il en profite également pour souligner que la gauche et la droite sont parfois voire souvent des étiquettes trop simplistes pour la réalité :

« Couper dans les crédits aux entreprises pour annuler des coupures dans les universités: faut-il étiqueter cette idée à droite ou à gauche? La droite pourra y voir un gain d’efficacité pour le gouvernement et une réduction de l’interventionnisme étatique dans le libre marché. La gauche pourra y voir une forme de transfert de ressources du secteur privé vers un service public. Nous sommes convaincus que le bien commun sort gagnant dans tous les cas. »

Et puis il y a le PQ qui sans donner énormément de place aux idées de Bernard Drainville n’y est pas pour autant fermer, pour un parti au pouvoir la réforme n’est jamais facile, mais il semble y avoir de l’ouverture.

D’accord ce n’est pas la révolution, mais si les capsules vidéo et les blogues deviennent la norme et qu’ils demeurent aussi vrais, ça risque de changer le paysage politique.

Cela dit, parlant de politique, je m’en voudrais de passer sous silence le « Plan Nord » de Mme. Marois qu’est l’électrification des transports. Ça c’est une vision de développement intelligente. Le Plan Nord c’était encore de l’exploitation de ressources, de la construction de route et de l’extraction de matière première – une économie du tiers-monde sommes toutes, alors que l’électrification des transports, c’est du développement de haute technologie, du savoir-faire exportable et un pas vers l’avenir. Je dis bravo!

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Je pensais en regarder deux ou trois, juste pour voir j’ai finalement presque tout regardé. J’ai bien hâte que tous les partis se sente obliger de faire cet exercice fort instructif pour les citoyens.

Réformer le capitalisme ?

Friday, February 1st, 2013

C’est Marie-France Bazzo qui a posé la question la semaine dernière alors que le sommet de Davos battait son plein. Un sommet où l’on entend d’ailleurs de plus en plus de voix s’élever pour réclamer des changements au modèle d’affaire qui prime de par le monde. En effet, nombre de grands décideurs et de grands penseurs de l’économie mondiale y compris le FMI et la Banque Mondiale, commence à se rendre compte que l’on ne peut plus continuer ainsi.

Est-ce possible de réformer le capitalisme? Sans aucun doute, comme certains intervenants l’on bien souligner dans cette excellente discussion (que je vous encourage fortement à écouter), le capitalisme a déjà bien changé depuis son apparition.

Un des changements majeur est celui de notre capacité à créer de la richesse et notre grande dépendance au système de crédit.

J’ai toujours bien aimé cette annonce de Molson où l’on voit John Molson lui-même démarrer son entreprise, acheter un petit terrain, bâtir lui-même sa brasserie et se lancer en production – une chose qui est aujourd’hui totalement impossible…

La discussion se termine sur une note plutôt pessimiste de Ianik Marcil, qui continu l’échange par lui-même dans un bon texte sur Voir, à savoir que le système va péter.

Bien sûr un effondrement complet est toujours possible. Nous en avons eu un avant-goût en 2008, les choses peuvent s’effondrer rapidement et les contres-coups sont globaux. Cela dit, la beauté du capitalisme est son adaptabilité. Peut-être sommes-nous passé tout droit, notre dépendance au crédit mondial et aux marchés extérieurs nous condamne d’avance, mais d’un autre côté il est possible d’y apporter des changements mineurs qui pourraient nous permettre d’éviter l’effondrement total.

Évidement nous n’en sommes plus à de petits changement si on veut tout régler, mais comme toujours et pour tout, il vaut probablement mieux apporter une série de changement après l’autre plutôt que de tenté de tout changer en même temps. Comme on dit, la perfection et l’ennemi du mieux…

Quoi qu’il en soit des changements sont nécessaires. Le ministre Duchesne et d’autres semblaient croire que cela passait par un renforcement de l’État. Je le crois aussi, mais il faut bien voir qu’un État plus fort n’est pas nécessairement un État plus gros. Cela dit, il faut également qu’une série d’accords mondiaux voient le jour afin que les efforts locaux ne soient pas rendu caducs par un système international qui permet de déjouer les décisions locales.

Bref, beaucoup de pain sur la planche et peu de temps pour commencer à mettre de nouvelles fondations en place.

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Les vacances avec Machiavel

Wednesday, January 23rd, 2013

Je prends des petites vacances de trois jours, mercredi, jeudi, vendredi au grand froid à Québec. Le Sud m’aurait bien tenté, mais trois jours c’est un peu court.

Souvent, par le passé, je vous ai proposé divers blogues et articles à lire pour ne pas vous laisser avec rien à vous mettre sous la dent. Cette fois-ci j’ai décidé de vous faire profiter de mon génie plutôt que de celui des autres ;-)

J’ai fais, à la session dernière, un travail  sur Machiavel qui m’a valus une note de 94%et ce dans une classe où près d’une centaine d’autres élèves faisaient également un travail sur Machiavel… Un excellent travail donc. Et comme mon travail portant sur les Humanistes de la Renaissance, Machiavel et leur héritage respectif, me semble accessible et intéressant j’ai décidé de la partager avec vous…

C’est assez long, un peu moins de 3000 mots, mais vous pouvez prendre toutes mes vacances pour le lire!

Le document est partagé sur mon Google+, vous N,avez qu’à cliquer sur le lien ci-dessus.

Bonne lecture!

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Le cynisme ambiant

Thursday, November 22nd, 2012

Je suis complètement écœuré par la politicaillerie qui occupe nos élus tant fédéraux que provinciaux.

À Québec on a un gouvernement qui a déposé un budget sommes toutes réaliste qui se fait vilipender par l’opposition officielle libérale qui lui reproche entre autres de ne pas contrôler ses dépenses alors qu’ils ont été au pouvoir pendant 9 ans et que durant tout ce temps les dépenses n’ont jamais été sous contrôle…

À Ottawa on a un gouvernement majoritaire qui n’en fait qu’à sa tête, qui vote des projets de lois mammouth pour bien sûr dissimuler une foule de changements qu’il ne veut pas voir analyser. L’opposition ne peut pas jouer son rôle et proposer certains amendements, il n’y a aucune discussion possible.

Nous sommes donc dans les deux cas assez loin de ce que l’on pourrait appeler la bonne conduite d’un gouvernement. D’un côté nous avons une opposition que ne fait aucune autocritique et qui tente de démolir la crédibilité du gouvernement en place. Et de l’autre nous avons un gouvernement majoritaire qui court-circuite complètement le processus parlementaire.

Et après ils se demandent pourquoi la population est cynique pourquoi elle ne va plus voter, pourquoi elle perd confiance en ses élu!

Bande de cave!

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p.s. Vous le savez j’ai toujours afficher le plus grand respect pour les élus. Ils ont un travail difficile et très complexe, mais ces élus ne travaillent pas, ils desservent l’État et ne méritent en ce sens aucun respect!

Des citoyens de seconde zone

Wednesday, November 21st, 2012

Dans les deniers semaines j’ai écouté deux reportages sur les anglo-montréalais et leur vision du Québec après l’élection du Parti Québécois.

Dans les deux reportages, celui des Francs-Tireurs avec Barbara Key autant que celui de Jamie Orchard et J.F. Lisée, les anglos s’étendent sur leurs craintes, leur analyse pointue d’une certaine frange du PQ et surtout leurs malaises face à la majorité francophone.

Chose fort intéressante, dans les deux cas, Jamie Orchard et Barbara Key souligne à grand trait ce sentiment qu’on les anglos de ne pas vraiment être québécois, de ne pas vraiment être reconnu comme tel. Ils ont l’impression de ne pas toujours être inclus, consulté, de ne pas avoir les mêmes droits, bref ils ont l’impression d’être des citoyens de seconde zone. Et qui plus est, ils sont minoritaire, mais ont souvent l’impression que l’on s’occupe plus des autres minorités…

Ils ressentent tout ça avec une grande acuité, mais chose surprenante ils semblent tous être totalement incapable de comprendre que les francophones du Québec se sentent exactement comme eux au Canada!

Ils ont, envers le Québec, exactement le même discours que les franco-québécois envers le Canada, mais ne s’en rendent pas compte. Ils ont peur de ne plus pouvoir parler anglais avec un gouvernement péquiste, mais condamne la loi 101!

En fait il y a une différence fondamentale entre la situation des anglo-québécois et des franco-québécois. Nous sommes réellement menacés d’assimilation et d’extinction – eux ne le sont pas. Ils semblent être on ne peut plus conscient d’être en minorité au Québec, mais oublier totalement qu’ils sont en très grande majorité en Amérique du Nord.

Cela dit, au-delà des critiques, cette conscience minoritaire qu’ils ont devrait servir à ouvrir le dialogue. Comme le disait Lisée on doit tous apprendre à se mettre dans les souliers les uns des autres. Espérons simplement que M. Lisée réussira à faire quelques pas de ce côté-là.

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L’affrontement des cliques

Monday, November 19th, 2012

Un texte essentiel de Jérôme Lussier sur lequel je suis repassé cette semaine. Il y souligne la différence entre les cliques qui s’affrontent sur l’espace médiatique et qui malheureusement gomment plus souvent qu’autrement les vrais débats d’idées. À lire sans faute.

Bien content d’ailleurs que Jérôme Lussier soit à la CAQ, espérons qu’il saura influencer positivement le et l’ensemble de la classe politique, pourquoi pas.

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Religions: interprétation positive et négative

Friday, November 9th, 2012

Une bonne part de la politique au cours de Moyen-Âge reposait sur la recherche d’un équilibre entre le temporel et le spirituel, entre la loi humaine et la loi divine. À ce chapitre, une des plus importante base de la réflexion était l’orientation du penseur face à la liberté humaine d’agir.

Les interprétations positives laissaient plus de place à l’Homme, elles avaient une certaine confiance en ses moyens pour développer des lois justes par lui-même. Les interprétations négatives, au contraire, laissent très peu de place à l’Homme, elles considèrent que les dirigeants doivent en tout temps suivre la loi divine et se fier aux vérités révélées.

L’interprétation positive permet certaines dérives. Des lois injustes aux vues des grands principes moraux qui traverse les religions peuvent très bien être mises en place, mais il est tout aussi évidant que ces lois peuvent facilement être contestés de même autorité – celle des hommes – afin de renverser l’injustice.

L’interprétation négative quant à elle permet de bien plus graves dérives. Non seulement elle repose sur l’interprétation des écritures, une interprétation toute humaine, chose que l’on balai généralement sous le tapis sans en parler, mais en plus elle va plus souvent qu’autrement de pair avec une interprétation des actions de l’Homme qui relèvent en absolu de Dieu. Ainsi tout comportement du pouvoir relève de Dieu lui-même et est par conséquent non questionnable, les voies du Seigneur étant impénétrables.

La provenance de l’autorité est également très différente entre les deux interprétations. Dans le cas de l’approche positive, le pouvoir est généralement confier à un chef par les Hommes et ce pouvoir est en quelque sorte entériné par les forces supérieures. Du côté négatif par contre, le chef est mis en place par Dieu lui-même ou par ses représentants sur Terre, ce qui revient, dans l’esprit des gens concernés, au même. Il détient donc son autorité non pas de Hommes mais bien du Tout Puissant lui-même, impossible donc de remettre en question ses agissements.

Ainsi pour le côté négatif, il est tout à fait normal que la politique relève du religieux puisque toute autorité relève de Dieu et de ses représentants et qu’en aucun cas l’Homme peut dépasser ce que Dieu lui aura confié dans ses révélations. Le Livre Saint c’est la Loi, il ne peut rien y en avoir en dessous sinon des édictés qui en découlent directement.

Par contre du côté positif, la séparation du politique et du spirituel est plus évidente. Cette séparation n’a pas toujours été claire au cours de l’Histoire du Moyen-Âge même lorsque c’était l’interprétation positive qui prévalait, mais il était à tout le moins possible de parler d’un ordre en partie laïque. Si le religieux avait sans contre dit une influence, même importante, sur le politique, ce dernier n’était clairement pas dirigé par le religieux.

Nous ne sommes plus au Moyen-Âge, mais ces tensions entre les interprétations positive et négative existent toujours et il n’est pas seulement question ici d’une opposition entre l’Occident et le Moyen-Orient arabo-musulman. Quand la droite conservatrice républicaine s’oppose à l’avortement c’est aussi cette vieille querelle des interprétations qui entre en conflit. Bref, si le côté positif l’a largement emporté aujourd’hui, ça ne veut pas dire que le côté négatif est totalement disparu et qu’il ne peut pas ressurgir à tout moment.

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Pendant ce temps aux États-Unis

Wednesday, November 7th, 2012

C’était jour d’élection présidentielle hier aux États-Unis. Obama a gagné par une courte avance. Il est d’ailleurs toujours intéressant de voir à quel point le vote est divisé aux États-Unis entre les grandes villes et les régions rurales. Je vous encourage d’ailleurs à aller voir cette superbe carte détaillant le vote par comptés pour voir à quelle point ce clivage est précis et important.

Cela, ce n’est pas la seule chose qui avait cours hier au pays de l’oncle Sam. Le vote présidentiel comme tous les autres votes est une occasion pour les américains de se prononcer sur une foule d’autres sujets – un modèle que l’on devrait peut-être penser à imiter.

L’occasion fut donc saisi et plusieurs états se sont prononcer en faveur du mariage gay, y incluant le Maine, le Maryland et l’état de Washington. La Californie a quant à elle rejeté l’abolition de la peine de mort et une loi obligeant l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés, mais passé une loi visant à obliger les travailleurs de l’industrie du sexe à porter le condom lorsqu’ils sont en tournage ainsi qu’une hausse d’impôt visant à refinancer leur système universitaire.

Mais la loi ayant le plus fait parlé est très certainement l’acceptation par la population du Colorado de décriminalisé la marijuana en autorisant une utilisation récréative, permettant ainsi la culture à des fins personnelle (jusqu’à cinq plants) et lançant du même coup la création d’un réseau de « cofee shop » étatique chargé de vendre la marijuana aux citoyens.

Une question demeure, le fédéral qui lui n’a pas décriminalisé l’usage de la drogue, va-t-il tolérer les dispositions prises au Colorado. Un sérieux débat sur la primauté du droit des états à légiférer va probablement faire rapidement surface.

Bref, il y a l’élection présidentielle, mais il y a aussi 170 lois et autres initiatives qui ont connues leur dénouement hier, mais bien sûr nous retiendrons surtout ce deuxième mandat pour Barack Obama, un second mandat où, en théorie, il aura les mains un peu moins liées, mais avec un congrès républicain rien ne sera vraiment simple pour le président…

.jpm