Archive for the 'Politique' Category

Gauche Droite : le combat se fait dans l’ombre

Thursday, August 26th, 2010

J’ai affirmé à quelques reprises que le combat gauche/droite était dans une certaine mesure dépassé parce que tout ce passe dans le centre, mais il n’en demeure pas moins que les idéologies sont là et que les deux camps se livrent une bataille à finir.

Cela dit, cette bataille ne se fait pas sur la place publique, elle n’a pas lieu dans les journaux et le bon citoyen n’y voit rien sauf quand il est trop tard – surtout quand il s’agit d’avancé de la droite.

Il y a quelques semaines tout le monde s’est mis à parler de cette dépense de 700 millions que le gouvernement projetait de faire pour remplacer les panneaux de circulation. Certains journalistes on relevé le fait que la fabrication de panneaux avait récemment été laissé au privé… En effet, avant c’était une entreprise gouvernementale qui produisait lesdits panneaux. Cette entreprise était parmi les plus efficace dans le domaine et pas juste au Québec, mais dans le monde. La boîte faisait des panneaux pour plusieurs autres États! Mais nous l’avons fermé pour laisser la place au privé – parce que le gouvernement à pas d’affaire à faire des panneaux. Ah non et pourquoi pas s’il a une expertise et qu’il réussit à être le meilleur?

Pourquoi ne pas avoir demandé des soumissions aux autres plutôt que de fermer l’entreprise? Parce qu’il ne réussissait pas à avoir de contrat, hé bien tant pis c’est ça la loi du marché! Mais c’est drôle, on ne l’applique qu’au privé, quand il s’agit d’une entreprise publique ça ne compte pas!

…

Ces jours-ci c’est le ministère du revenu que le gouvernement Charest veut privatiser! Pas sûr que ce soit une bonne idée, vraiment pas sûr. Mais jouons le jeu. S’il voulait vraiment rendre le tout plus efficace il mettrait le ministère en compétition avec d’autres entreprises pouvant rendre le même service or ce n’est pas ce qu’il fait. Notre gouvernement pense transformer le ministère du revenu en agence. Il remplace un monopole d’État par un monopole privé – créant du fait même le plus gros sous-traitant du gouvernement. Un sous-traitant avec un conseil d’administration composé de gros joueurs du privé et n’ayant que peu de compte à rendre au gouvernement.

…

Donc la guerre idéologique existe belle et bien et elle se déroule dans l’ombre. Mais il y a pire. On le constate aisément, les chantres de la privatisation ne veulent pas de saine compétition de libre marché, ils veulent simplement une déréglementation qui va être payante pour eux!

.jpm

Les jeunes politiciens

Friday, August 13th, 2010

Je regardais il y a deux semaines une entrevue au Francs Tireurs avec de jeunes politiciens. Vous savez, ceux qui font partis des jeunes libéraux ou des jeunes péquistes.

L’entrevue portait sur leurs idées et leurs partis respectifs certes mais aussi sur leur utilité réelle. C’est-à-dire l’utilité qu’ils ont non pas pour leur future carrière, mais bien pour leurs partis respectifs.

La réponse m’a surprise. Dans les deux principaux partis politique du Québec, le chef de l’aile jeunesse s’assoie au moins une fois par semaine avec le chef du grand parti. Mieux il assiste même régulièrement aux cocus et autres tables de travail.

Mais qu’en est-il de leurs propositions. Sont-elles utiles? Sont-elles trop idéologiques, trop déconnecté de la réalité citoyenne ou politique?

On en a une réponse fort intéressante aujourd’hui. Je ne dis pas que c’est toujours comme ça, mais cette fois-ci la proposition est excellente et fait la preuve que les jeunes sont parfois beaucoup plus perspicaces que le gouvernement en place…

Quoi que le gouvernement Charest fait peut-être simplement le dur d’oreille. Qu’importe, ça démontre au moins que les jeunes libéraux n’ont pas l’intention de suivre les traces de leurs prédécesseurs.

Quelle est donc cette proposition si intéressante? Obliger les députés à répondre aux questions posées lors de la période de question! Comment? En fournissant les questions 12 heures à l’avance et en les sanctionnant si il élude la question! Passez lire le fort intéressant commentaire (on y apprend des détails croustillants) de Jean-François Lisée sur son blogue.

.jpm

Réaliste l’anarchisme ?

Monday, August 2nd, 2010

La valorisation des libertés individuelles ces dernières années a donné un nouveau souffle aux philosophies anarchiques. Le mouvement économique libertarien en est un exemple patent. Du côté politique c’est moins évidant, mais la droite prône de plus en plus l’amincissement de l’État et la primauté des liberté individuelles ce qui laisse croire que l’on pourrait se diriger quelque part par là.

De mon côté je croise régulièrement des penseurs anarchistes modernes. J’ai lu Noam Chomsky et Normand Baillargeon. Ils défendent tous les deux l’approche politique anarchique, pas nécessairement celle des jeunes punks avec la « A » tatoué dans le dos, mais un anarchisme éclairé, un anarchisme bâtis par une société connaissante et participante.

L’article sur wikipédia parle de société anarchique millénaire. Les Inuits en sont un exemple, les Pygmées également…

Bien que séduisante, cette idée de bâtir « une société sans domination, où les individus coopèrent librement dans une dynamique d’autogestion » ne tiens, à mon sens, pas la route.

Premièrement, les sociétés anarchiques qui ont fonctionnées par le passé étaient de très petites sociétés qui relèvent plus du clan, de la famille élargie, que d’une société moderne comptant plusieurs milliers d’individu.

Deuxièmement, et c’est là ou je ne diverge de M. Baillargeon dont j’apprécies par ailleurs grandement le travail d’éducation des masses et sa vision de cette éducation*, je ne crois pas que ça intéresse tout le monde de s’éduquer, de faire de la philosophie, de la politique. Je ne crois pas que tous les gens s’intéressent à ce type de connaissance. Je ne dis pas qu’ils en ont pas les capacités, tout le monde les a, je dis simplement qu’ils ne feront jamais l’effort parce que ça ne les intéresse pas. Les taux de participation aux élections le démontrent bien. Il y a une frange importante de la population (et je ne parle pas de ceux qui sont désabusé) qui n’est pas intéressé par la politique.

Alors comment croire qu’une société anarchique (sans pouvoir central et à la limite sans « pouvoir » tout court) puisse émerger quand on sait pertinemment que certaines personnes ne sont pas intéressées à s’occuper de la gestion de la vie en commun. Parce que c’est ce que l’anarchisme sous-entend. Il sous-entend que tous y participe! Ne voilà-t-il pas d’ailleurs une première contrainte au modèle?

…

Bref, l’anarchisme sans devenir une composante importante de la politique prends quand même plus de place ces jours-ci, mais il demeure, à mon sens et malgré les intentions tout à fait louables et utile de ses promoteurs, une organisation sociale irréalisable.

.jpm

*Je vous renvois au Petit cours d’autodéfense intellectuel et à son introduction pour plus de détail – et j’en profite pour vous recommande à nouveau sa lecture. Vous trouvez ici une critique du livre faite un libertarien, un anarchiste de droite qui en critique un de gauche, très intéressant pour bien saisir les différente approches politique proposer par les deux groupes.

Débat droite gauche

Monday, July 26th, 2010

Pour bien des gens dont je suis, la polarisation droite gauche des débats politiques est dépassée. Tout le monde gouverne à peu près au centre et plusieurs mesures économiques ou autres, tel que l’assainissement de l’État ne sont plus à gauche qu’à droite. Tout le monde est pour la création d’emplois, tout me monde est pour un État plus efficace, tout le monde est pour la mise en place d’un certain filet sociale.

Bien sûr l’intensité et l’approche des mesures mises de l’avant peuvent être teintées d’idéologies de gauche ou de droite, mais ça fait partie du débat. Le problème pour moi c’est qu’on saute souvent aux conclusions et que l’on accole vite des étiquettes à tout un chacun.

Je vais donc mettre les choses au claire une bonne fois pour toutes, qu’on se le tienne pour dit! Mais non, je blague. En fait c’est que j’ai fait un petit détour par la base récemment et ça m’a fait du bien. Ça met les idées en perspective…

Alors voilà, mis simplement, la droite c’est ceux qui sont pour le libre commerce. Ils ne sont pas contre l’État, ils en ont besoin pour faire respecter les droits de propriété et appliquer la loi. Cela dit, pour eux, le rôle de l’État s’arrête là. Pour les gens de gauche l’État doit non seulement légiférer et faire respecter les droits, mais il doit également servir de guide à l’économie et de rempart pour les citoyens.

Donc la grande opposition idéologique est là : Intervenir ou pas.

Je penche à gauche, vous le savez, je l’ai toujours dit. Je penche à gauche pour deux raisons bien simples. Un, le marché a besoin d’être régulé et deux, les citoyens ont besoin d’être aidés. Le marché ne peu être laissé à lui-même, nous l’avons bien vu avec la dernière crise, tout comme le citoyen qui vient de perdre son emploi ou ses jambes ne peut être laissé à lui-même.

Évidemment toute la difficulté vient du niveau d’intervention que l’on croit nécessaire. À droite on a l’impression que le moins sera le mieux que les gens et le marché peuvent s’autoréguler – ça n’a aucun sens. D’un autre côté, on reproche souvent à la gauche de déresponsabiliser les gens ou de subventionner les entreprises pour rien. C’est vrai dans une certaine mesure. Une gauche efficace, intelligente, capable de reconnaître que l’idéologie de droite à quand même ses avantages serait en théorie capable de naviguer entre les deux eaux… Et, c’est d’ailleurs ce que la plus part des gouvernement occidentaux font.

Alors pourquoi tout ces débats? Pourquoi tout ce collage d’étiquette? Deux réponses.

Un, parce que c’est bien plus simple d’accoler des étiquettes à gauche comme à droite. Ça polarise le débat. Ça permet aux gens de s’identifier facilement à un camp ou à l’autre. Bref ça tire le débat vers le bas et ça rend les choses plus simples pour les politiciens et les groupes de pressions.

Deux, parce que l’équilibre entre la gauche et la droite reste à définir. Non pas qu’il n’y ait un équilibre définitif à atteindre quoi qu’il doive bien y avoir un optimal objectif que personne ne saura jamais définir. Mais bon, le problème de l’équilibre c’est surtout que le débat prend toujours forme autour de petites pièces et jamais autour du fond. Les confrontations gauche/droite se font, par exemple, sur l’implication de l’État la sauvegarde d’entreprises mais jamais sur le rôle réel de l’État et donc les débat sont toujours entaché de questions particulière alors qu’il faudrait y réfléchir au niveau théorique en premier lieu et voir comment ça s’applique ensuite.

En fait c’est comme si on arrivait à un coin de rue et que l’on se questionnait collectivement (sous forme de débats souvent houleux ce qui n’aide pas à la discussion éclairé) sur la direction à prendre alors que l’on sait même pas où l’on va…

Bref le débat est nécessaire, mais malheureusement le débat est souvent hargneux et orienté sur une question spécifique plutôt que sur le débat de fond.

.jpm

Lettre à Maxime Bernier

Friday, July 23rd, 2010

Bonjour M. Bernier,

Comme beaucoup d’autres, je n’ai pas eu l’occasion d’aller à l’une de vos conférences, mais comme les autres je les suis de loin dans les journaux. Il paraît que les salles où vous faites vos discours sont bondées, grand bien vous fasse.

Cela dit, j’aurais quand même bien aimé pouvoir y assister. J’aurais eu quelques questions à vous poser, mais je m’en tiendrai ici qu’à une seule.

J’ai bien compris votre explication selon laquelle l’inflation est une taxe déguisé et pourquoi le gouvernement canadien devrait maintenir l’inflation à 0%. Par contre je me demande pourquoi on s’arrêterait en si bon chemin? Pourquoi ne pas inverser la tendance et viser –2% d’inflation? Ce serait comme une baisse d’impôt déguisé!

Ah, mais on ne peut pas descendre en bas de zéro. Il paraît que si l’on se retrouve en déflation, les entreprises qui voient les prix baisser cesse de produire et d’importer, c’est logique. On dit même que dans une situation où l’économie n’est pas en croissance, les entreprises tendent à cesser d’investire, gèlent les salaires et font des mises à pied.

Ainsi, on ne peut pas penser à maintenir l’inflation à –2%, ce serait suicidaire… Mais 0% ça passe non? Quoi que c’est très près du négatif 0%! Et, les méthodes de mesures de la croissance ne sont pas si précises que ça. Entre zéro et 0.3 ou 0.5, il n’y a pas grand chose. Dans ce cas certains prix pourraient avoir baissés et d’autres augmenter, on joue avec le feu il me semble.

Alors peut-être que 1% ça fait plus de sens. 1% c’est de la croissance et c’est une toute petite inflation. Les entreprises ne font pas de mise à pied, mais elles n’investissent peut-être pas beaucoup, le signal n’est pas très clair…

Finalement 2% c’est peut-être le meilleur compromis. Les entrepreneurs sont confiants, ils engagent, ils investissent et ce qui coût 100$ cette année va en coûter 102$ l’an prochain. Mais c’est pas grave, les employés vont avoir des augmentations.

D’ailleurs Statistique Canada l’a confirmé récemment, les augmentations salariales suivent scrupuleusement l’inflation annuelle. Ainsi en vingt an, le pouvoir d’achat des gens n’à pratiquement pas bougé, 20$ pas tout au plus. Vivement l’impôt zéro pour les entreprises qu’elle nous transfert toute cette argent économisé, hein M. Bernier.

.jpm

Léger et Bernier

Monday, July 19th, 2010

Aujourd’hui, je voulais vous parler de choses légères. Des petites nouvelles intéressantes que j’avais croisé sur le net et dans les kiosques à journaux. Je voulais vous parler de ce blog Rue89 qui est maintenant devenu un vrai magazine papier que l’on peut acheter. Une nouvelle tendance paraît-il. D’ailleurs contrairement à ce que l’on pourrait croire les magazine sont loin d’être en voie d’extinction, il s’en publie toujours plus!

Parlant de magazine, les Éditions de la Courte-Échelle on fait paraître un faux magazine ce mois-ci. Appeler Nunuche, le magazine se moque des revues de mode à la con, qui nous farcissent le crâne avec les nouvelles tendances, les religions des stars et autres, le tout sur un ton de dérision totale – Les oreilles c’est out!

Et puis il y avait cette annonce d’une première usine de nanocellulose cristalline. Un produit faite totalement recyclable faite à base de bois et dont la première usine de production sera construite au Québec!

Mais bon, je ne suis pas capable de me sortir le très lourd Maxime Bernier de la tête – quel con!

Monsieur donne des conférences cet été et, non seulement il continu d’affirmer qu’il faut abolire les impôts pour les entreprises (j’en avais parlé il y a quelques semaines), mais en plus il vient de rejoindre le club des plus cons en affirmant que «… l’inflation est une taxe déguisée. Avec le même montant dans nos poches, on ne peut pas acquérir les mêmes biens qu’avant : c’est une perte du pouvoir d’achat. Mon gouvernement devrait signer une entente en ayant comme cible 0 %. » (Source Cyberpresse)

Si jamais vous le croisez, demandez lui pourquoi il s’arrête en si bon chemin? Pourquoi ne demande-t-il pas à son gouvernement de viser une inflation de –2% comme ça les prix baisseraient et notre pouvoir d’achat augmenterait! Câlice d’ostie d’imbécile!

Mais faire de la désinformation économique n’est pas suffisant pour M. Bernier, il s’attaque maintenant au fameux recensement en affirmant que ceux qui son caractère intrusif ne savent pas de quoi ils parlent! Mais attendez, ce n’est pas la meilleure…

Voici ce qu’il a dit à propos de l’utilité du questionnaire : « Si certains groupes de pression veulent des données sur les Canadiens, ils peuvent le faire. Ils peuvent payer et le faire. Mais nous ne sommes pas au gouvernement pour faire plaisir aux groupes de pression. Nous sommes là pour la majorité silencieuse. » (Source LeDevoir)

Hé bien nous voilà renseigné! Pour M. Bernier, le questionnaire long est une arme dont se servent les groupes de pression – ce qui est la raison réelle derrière son abolition. Pire encore M. Bernier qui « est là pour la majorité silencieuse » ne se rend même pas compte que le questionnaire long sert justement à faire parler ladite majorité silencieuse…

Quoi que c’est parfait pour les Conservateur, être là pour la majorité silencieuse, ils vont pouvoir faire ce qu’ils veulent personne ne va rouspéter!

.jpm

p.s. Pour ceux que ça intéresse il y a une pétition demandant au gouvernement de conserver le questionnaire long.

Géopolitique afghane

Tuesday, June 15th, 2010

Un rapport d’experts miniers du Pentagone vient d’être publier et rendu public. Selon ce rapport il y aurait pour plus de 1 000 milliards de dollars de minerai à extraire du sol afghan. Pour les américains, comme pour beaucoup de commentateurs il s’agit là d’une excellente nouvelle pour l’Afghanistan qui pourrait, en exploitant, ces ressources relancer son économie sur une autre base que la culture du pavot…

Mais est-ce vraiment une si bonne nouvelle? Déjà les américains sont en train d’essayer d’intéresser des grandes multinationales minières à s’implanter en Afghanistan. Mais à qui profitera cette manne géologique?

Déjà, il semble clair que l’Afghanistan n’a pas l’expertise, les moyens technique et encore moins l’argent pour mettre en place de grandes exploitations minière. Si les afghans veulent extraire leur lithium, ils vont devoir faire appel à des géants de l’industrie américaine, européenne ou asiatique. Et, bien sûr, faire appel aux autres veut dire voir partir une bonne part des bénéfices. Évidemment le gouvernement afghan peut imposer des redevances, mais quel levier aura-t-il pour les imposer? Ça semble difficile au Québec alors que nous fournissons les infrastructures et que le pays n’est pas la proie d’insurgés…

Et même une fois les grandes entreprises implantées, qui fera le boulot? Les postes de directions seront comblés par les gestionnaires des grandes multinationales impliqués. Les postes d’ingénieurs seront pris par des européens ou des américains formé aux nouvelles techniques. La machinerie sera importée. On construira des routes, mais on les déduira des redevances. On fera peut-être même une centrale électrique, mais elle n’appartiendra pas au gouvernement afghan ou même à une entreprise locale.

Tout ce qu’il va rester aux afghans, c’est les jobs pourries de mineur. Celles que les occidentaux ne veulent pas faire. Et si les afghans ne veulent pas de ces boulots? Pas grave on importera des pakistanais…

Cela dit, tout n’est pas noir, il se peut que l’on fasse un peu mieux les choses et que les entreprises qui s’installeront là-bas fassent une place aux ingénieurs locaux et aux petites entreprises locales. Il se peut aussi qu’avec la venu des minières, de nouvelles entreprises afghanes voient le jour et qu’une petite économie local se développe. Routes, logements, restaurants et autres seront tenues et bâtis par les gens du pays. Des gens qui dans une génération pourront passer un héritage qui servira à bâtir une certaine souveraineté économique…

D’un autre côté, les talibans et même les afghans modéré auront probablement tout à fait raison de dire que l’on est train des les déposséder de leur richesses et qu’on ne leur laisse rien… Si l’Afghanistan avait un gouvernement fort ou si le FMI, l’OMC et la Banque Mondiale avaient vraiment les intérêts des pays et de l’économie mondiale à cœur, elles développeraient une forme de prêt et de partenariat qui permettrait d’intégrer l’économie afghane à l’économie internationale, de développer une minière afghane et de former les afghans afin qu’ils participent réellement au développement de leur économie et de leur pays. C’est à ce seul coût que l’on pourra obtenir une paix réelle et durable dans les pays en développement.

.jpm

La nouvelle flamme de Maxime Bernier

Thursday, June 3rd, 2010

Je ne sais pas si vous avez suivi Maxime Bernier ces derniers temps, mais on dirait, en tous cas qu’il s’est mis à fréquenter Nathalie Elgrably régulièrement.

Bernier Elgrably même combat.

Tiens, prenez la dernière sortie du politicien Bernier. Il veut complètement abolir l’impôt des entreprises. Son calcul? Les entreprises qui économiseront ainsi des millions de dollars pourront augmenter le salaire de leurs employés qui eux par le truchement de leur impôts viendront remplir les coffres de l’État.

Personnellement, je ne crois pas une minute que les entreprises vont transférer tout cet argent dans nos poches. Les entreprises n’ont cessé ces dernières années de recevoir des congé de taxes à commencer par l’élimination quasi totale de la taxe sur le capital. Est-ce qu’elles ont pour autant augmenté les salaire? Non, elles ont coupé partout où elles pouvaient. Et d’ailleurs, les baisses vont continuer. Le gouvernement Harper a en effet décider de baisser progressivement les impôts des entreprises de 22% à 15% entre 2007 et 2012. Votre salaire augmentera-t-il de 7% de plus que l’augmentation « normale » (lire qui aurait eu lieu sans ces baisses d’impôts)? J’en doute fort.

M. Bernier comme Mme. Elgrably font de la petite économie et se drapant dans un résonnement économique valide essaient de nous vendre des concepts qui ne tiennent tout simplement pas la route. Le problème c’est qu’ils ne présente toujours qu’un côté de la médaille.

Le dernier texte de Mme. Elgrably* est tout aussi révélateur. Dans sa dernière tirade contre l’État et les gouvernements elle soutien que le déversement en eaux profondes est du aux groupes environnementaux et au fait que l’État a écouté ces derniers et émis des moratoires sur l’exploitation pétrolière près des côtes.

Si cette partie de l’équation est vrai, elle est loin de brosser tout le tableau du monde pétrolier. Mme. Elgrably a sciemment omis plusieurs fait dont le plus évidant : Celui de la limitation de la production par l’OPEP – qui n’est rien d’autre qu’un cartel. Chantre du libre marché et de l’intervention minimal des États, Mme. Elgrably s’est bien garder de rappeler que cette importante défaillance du marché a poussé bien des entreprises pétrolières à se lancer dans des exploitations plus risquées afin de comblé le manque laissé par l’OPEP et je ne parle même pas de l’influence de tous ces joueurs sur le prix et de l’influence réciproque que les prix ont sur l’exploration et l’exploitation de site non conventionnels. Bref, l’action des groupes environnementaux n’est qu’une goûte dans baril du monde très complexe de la production pétrolière.

Ainsi donc, encore une fois, je ne peux que souligner les raccourcis intellectuels de ses faiseurs d’opinion et espérer que les gens auront le bon sens de ne pas se laisser berner pas eux.

.jpm

* Prenez le temps de noter l’hébergeur du texte de Mme. Elgrably

Vers une déconfédération ?

Tuesday, May 11th, 2010

À la une du journal Le Devoir de cette fin de semaine in retrouvait un excellent article qui m’a beaucoup fait sourire et réfléchir.

Intitulé le réveil de l’Alberta, l’article m’a bien fait sourire puisque, soudainement riche et ayant acquis une position de tête dans la confédération alors qu’elle a pendant longtemps été dans l’ombre des trois grands (Ontario, Québec et Colombie-Britannique), l’Alberta se sent tout à coup des envies revendicatrices. Et que revendique-t-elle? Hé bien la même chose que le Québec!

Autrefois grande critique des revendications « traditionnelles » du Québec, l’Alberta embarque aujourd’hui dans le même navire…

Alec Castonguay à qui nous devons cet excellent article nous cite la « Firewall Letter (pdf) » à l’origine de cette nouvelle vision :

«Nous croyons qu’il est temps pour les Albertains de prendre en charge leur propre destinée. Cela veut dire récupérer des pouvoirs qui nous appartiennent selon la Constitution, mais que nous avons laissé le gouvernement fédéral exercer.»

L’article contient également une foule de citations et de commentaires du Wildrose Alliance Party – des mots qui ne sont pas sans rappeler le débat québécois.

« Le Wildrose Alliance Party a une aile autonomiste forte et propose que l’Alberta crée sa propre police provinciale, gère la sélection de ses immigrants, perçoive ses impôts et mette en place un système de retraite albertain, entre autres. Des leviers actuellement contrôlés par Ottawa. »

Évidemment tous cela fait sourire au Québec. On « comprend » les Albertains. D’un autre côté ça fait réfléchir. N’est-ce pas là une nouvelle voie à explorer pour le Québec? Peut-être qu’à travers le conseil de la fédération – si on joue bien nos cartes – il serait possible de forcer le gouvernement fédéral à revoir la confédération. Car si les quatre plus grandes économies du Canada ne s’entendent plus sur quoi que ce soit et que même les petites comme Terre-Neuve continuent à faire des vagues, le pays va être dur à tenir.

D’un autre côté si l’Alberta obtient ce qu’elle veut sans que l’on nous offre la pareil, du côté de l’immigration par exemple, le dossier pour la souveraineté ne s’en trouvera que plus étoffé.

.jpm

Ô Canada

Thursday, May 6th, 2010

Au Canada, nous avons un gouvernement qui préfère subventionner des Églises qui ont pour mission de propager la parole de Dieu au Canada et ailleurs, que des groupes de femmes qui viennent en aide aux mères monoparentales en leur donnant accès à un bonne formation.

Au Canada, nous avons un gouvernement, hôte du sommet du G8/G20, qui jusqu’à hier refusait de mettre à l’ordre du jour un débat sur la taxation des banques sous prétexte que les banques canadiennes avaient bien passé au travers de la crise.

Au Canada, nous avons un gouvernement, dont la base se situe dans un des territoires les plus pollueurs au monde, qui refuse les engagements que le pays avait pourtant pris face au protocole de Kyoto. Pire, il ne veut même pas parlent de problèmes environnementaux et fait tout en sont pouvoir pour éviter de le faire.

Au Canada, nous avons un gouvernement qui supporte l’aide étrangère, mais pas si elle implique des avortements et cela même si ces derniers sont nécessaires parce qu’ils sont le résultat d’un viole ou parce qu’ils mettent la vie de la mère en danger.

Au Canada, nous avons un gouvernement dont le ministre de la science et de la technologie est créationniste. Un ministre qui ne voit d’ailleurs aucune connexion entre sa fonction et ses croyances religieuse mais qui pourtant semble avoir fait des changements dans la distribution des crédits R&D qui reflètent ses croyances.

Au Canada, nous avons un gouvernement de droite économique et idéologique qui ne reflète pas nos valeurs.

…

Cela dit, nous apprenions ce matin que même pour un dossier aussi médiatisé que l’affaire des garderies subventionnées du ministre Tomassi près de 30% des québécois ne savent absolument pas de quoi il en retourne – ce qui a fait dire à certains animateurs radio de Radio-Canada que les québécois (et par extension les canadiens) connaissent mieux le nom des joueurs de leurs équipes de hockey et le pointage de la dernière game que les grands dossiers qui secouent le pays.

Et de cela je conclus qu’il n’est pas surprenant de voir un tel gouvernement gérer le pays puisque visiblement la population vote les yeux fermés.

.jpm