Archive for the 'Travail' Category

Travail : Retraités, familles et chômeurs

Tuesday, August 10th, 2010

Le monde du travail change, c’est évidant. Fait intéressant on en a eu trois manifestation dans les derniers jours…

Samedi dernier le journal Le Devoir faisait sa une sur les modifications du monde de l’emploi qui sont en cours pour accueillir les retraités. En effet, il semble que de plus en plus de retraité continuent à travailler. Les entreprises reconnaissent leur apport important et sont maintenant de plus en plus prêtes à leur faire de la place avec des journées et des horaires adaptés.

Dans l’édition du lundi le 9 août, un entrefilet rapportait une victoire importante d’une agente des douanes contre son employeur qui l’obligeait à maintenir un horaire atypique ce qui l’empêchait de concilier le travail et la famille… Il est bien difficile de planifier les horaires de garderies quand celui du travail change constamment.

Puis c’est le journal Le Monde qui y est allé d’un article fort intéressant sur la situation de l’emploi aux États-unis, soulignant que le chômage en terre américaine peut maintenant être considéré comme structurel – une subtilité économique à laquelle certains économistes ne croient tout simplement pas, mais qui semble être en train de s’avérer. Le chômage est si élevé aux États-unis que certaines personnes acceptent de travailler pour presque rien (100$ par semaine) en espérant se faire embauché par la suite…

Bonne lecture!

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Privé de sens

Monday, June 28th, 2010

Il y a deux semaines, notre adjointe aux ventes quittait l’entreprise. On lui avait promis un peu de marketing et une partie des clients, mais ce n’est jamais arrivé. Le volume de vente ayant augmenté elle ne faisait plus qu’entrer les commandes dans le système répondre aux demandes quotidiennes des vendeurs et faire l’expédition de colis – une job de secrétariat, une job que je fais depuis son départ.

Soyons clair, je ne fais pas tout. Je fais l’entrée des commandes parce que c’est moi qui connais le mieux le système et je réponds à une partie de demandes des vendeurs. Mon travail, celui pour lequel je suis payé, je ne le fais à peu près plus. Je révise le côté technique des commandes, mais c’est tout.

Mon moral était bon dans les premiers jours, mais depuis une semaine il est en chute libre. Les dossiers non traités s’accumulent sur mon bureau et les trous laissés par mon « absence » deviennent béants. Tout le travail d’organisation réalisé ces derniers mois risque de s’effondrer – et ça risque de me prendre plusieurs mois avant de reprendre le dessus.

Mais ce qui sape réellement mon morale, ce n’est pas nécessairement, le travail à recommencer, ou encore les journées passées à entrer des chiffres dans le système, non, ce qui fait que ce travail ne me convient pas c’est le manque de sens. Pour moi cette entrée de données dans le système, ce suivi de ventes n’a pas de sens.

Pendant longtemps j’ai fait des mesures, développé des méthodes, formé des gens gérer un laboratoire. Puis récemment, je suis passé du côté administratif. Je m’occupe des commandes problématiques, discute avec ceux qui doivent les sortir et surtout je gère une bonne partie de l’inventaire de nos produits standard. Je travail à ce que l’approvisionnement soit constant et le développement continu. La différence peut semblé subtile, mais pour moi, l’organisation, la gestion du travail a un sens que l’entrée de vente dans le système n’a pas. Mon travail n’a donc plus de sens à mes yeux.

Mon travail est donc moins passionné, moins intéressé. Je trouve les journées longues et j’arrive exténué chez moi. Le travail ne manque pas, je cours pas mal, mais ce n’est pas ça qui me fatigue le plus. Ce qui me fatigue le plus c’est le sentiment de n’avoir rien accompli dans ma journée.

…

Il n’y a pas de conclusion à cette histoire, du moins pas pour le moment. Par contre je suis tombé – par un pur hasard – sur le numéro du mois de mai de Philosophie Magazine. Ce numéro est un spécial travail. Vous pouvez lire un des textes du dossier sur internet. Intitulé Donner forme à nos jours, cet article rejoint tout à fait mon propos de ce matin. À lire pour ceux que le sujet intéresse ou pour le plaisir de découvrir cet excellent magazine.

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La gestion Cpk

Wednesday, June 2nd, 2010

Au bureau nous faisons de plus en plus affaire avec de grosses boîtes chinoises. Des entreprises qui font des dizaines de produits à la chaîne et qui sortent des milliers d’exemplaires de chacun de ces produits. Et nos clients font eux affaire avec des entreprises encore plus grosses…

La mode en Chine et probablement ailleurs dans les grandes entreprises manufacturières est de gérer la qualité de la production et par extension celle du fournisseur par le Cpk.

Le Cpk est une mesure statistique qui donne une idée de la distribution de la production autour d’une valeur centrale désirée et de ses limites. Pensez à une classe de cent élèves passant un examen dont on voudrait avoir une moyenne situé à 70% et dont toutes les notes se situeraient entre 65% et 75%. Si on réussi le Cpk est très élevé, dans le cas contraire la valeur sera plus faible.

Maintenant voici la « beauté » de ce type de contrôle. Les grandes entreprises vont exiger de leurs fournisseurs les Cpk qu’ils obtiennent lorsqu’ils produisent une pièce qu’ils achètent en grand volume. Si le Cpk est bon, par exemple 95% de la production entre dans la spécification définie, ça va. Par contre si le Cpk est bas, disons que 75% de la production est bonne, l’entreprise qui achète le produit – et qui a ici clairement un grand pouvoir sur son fournisseur – lui dira « Ton Cpk est trop bas, donc tu maîtrise mal ton processus de fabrication, et par conséquent tu me fais absorber tes pertes dans ton prix de base. Je n’ai pas à payer pour tes problèmes de production alors tu vas baisser ton prix en conséquence. »

Le bon côté de cette approche, disons-le plutôt agressive, c’est de forcer la qualité et le développement de meilleures méthode de production. Le mauvais côté c’est que ça ne laisse plus de marge à personne – surtout pour les sous-traitants et fournisseurs de base que nous sommes parce que le client a une limite à l’amélioration de ses procédés de fabrication et que la balance des problèmes sera refilé aux sous-traitants qui n’ont pas toujours les moyens de répondre aux exigences très élevées des gros joueurs…

Et puis quand le procédé est parfait et que le fournisseur atteint 100%… Le client demande aussi une diminution de prix ou de meilleures spécifications parce visiblement le produit est facile à faire.

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La cigale, la fourmi et l’ISQ

Tuesday, February 9th, 2010

Il était une fois un blogueur à l’esprit critique qui voulait démontrer la relative futilité d’une campagne de publicité du gouvernement sur l’épargne et les REER.

Voulant faire les choses comme il se doit le blogueur entreprit de trouver le salaire moyen des québécois. Se faisant il se rendit sur le site de l’ISQ où il mis le doigt sur certains chiffres. Cependant notre blogueur se trouva bien dépourvu lorsque vint le temps de faire la calcul des dépenses des ménages afin de savoir ce qui leur était réellement possible de mettre de côté…

Mais encore là l’ISQ vint à son secours. Avec un peu de recherche c’est fou tout ce que le peut trouver sur le site de l’SQ.

…

Voici quelques informations de base trouvé sur le site de l’ISQ.

Revenu moyen au Québec en 2006 : 32 249$. Revenu moyen disponible : 26 499$. Revenu moyen de familles au Québec en 2006 : 72 153$. Revenu moyen disponible : 59 124$.

Côté dépenses je me suis effectivement trouvé devant un réel problème. J’ai tenté au départ de faire une approximation avec les dépenses principales y incluant le logement, l’hypothèque, l’épicerie, les transports, l’électricité, la garderie, etc. Avec ces grands postes de dépenses je trouvais pour une personne en appartement avec une petite voiture des dépenses minimale de 14 800$ et pour une famille  avec une maison, une voiture et deux enfants des dépenses minimales de 41 200$.

Je voyais bien qu’il me manquait des tonnes de petites dépenses, les vêtements entre autres, alors je me suis de nouveau tourné vers l’ISQ. Cela dit, je n’étais pas trop loin. Pour la famille j’avais mis 200$ par semaine en épicerie moyennant les dépenses d’épicerie et de restaurant ce qui fait 10 400$. Sur le site de l’ISQ, ils ont 10 088$…

La page de l’ISQ consacré aux dépenses des ménages est incroyablement bien détaillé. On y retrouve les dépenses de consommation courante des personnes seules et des familles auxquels on peut ajouter les impôts et les assurances et autres. Les chiffres sont pour le moins surprenants.

Les personnes seules (en emploi) dépensent en moyenne avant impôt et autres cotisations 24 523$. Si on ajoute l’impôt et les assurances les dépenses montent à 32 221$ laissant un gros 28$ de différence entre les dépenses et les revenus. Cela dit l’ISQ a inclus dans son calcul des dépenses une cotisation REER de 144$. Pas de quoi se payer une retraite de rêve.

Pour les familles avec enfants c’est encore pire. Bien sur on parle ici de moyennes, mais les chiffres en disent long quand même. Dépenses courante moyenne des familles 58 289$. Ça laisse, semble-t-il, 835$ pour payer les assurances, REER et autres cotisations dont, bien sûr, les impôts! Si on prend le revenu moyen moins le chiffre des dépenses totales sur la page de l’ISQ on a 72 153$ - 83 426$ et on découvre que la moyenne des familles québécoises est dans le trou de 11 273$ !!

Bien évidemment toutes les dépenses des ménages ne sont pas obligatoire. Nous ne sommes pas, pour la plus part obligé, d’avoir deux voitures. Personne n’est obligé de dépenser annuellement 2 350$ en ameublement et autres accessoires de décoration, pas plus que 4 856$ en loisir ou 1 683$ en alcool, tabac et autres spiritueux, mais bon il faut bien vivre!

…

Cela dit, même s’il serait difficile de départager les dépenses obligatoires des dépenses discrétionnaires, le point reste le même, il sera très difficile pour un ménage qui gagne moins que la moyenne de souscrire à un régime enregistré d’épargne retraite.

Alors, au final, être cigale ou fourmi n’a que peu à voir avec votre attitude, mais plutôt avec votre capacité d’épargne.

…

D’un autre côté, il faut peut-être cessé de vivre au-dessus de nos moyens. Cesser d’acheter toujours la dernière console de jeux à la mode, cesser de se payés deux chars, un spa, pis le resto à tous les midi.

Économiser pour la retraite, ça reste très rentable surtout avec les retour d’impôts que le gouvernement du Québec consent aux épargnants.

Tiens, parlant du gouvernement et de REER. Je reviens deux secondes sur les demandes de hausses salariales de la fonction publique… Qui au privé à droit à des régimes de REER aussi généreux que ceux de la fonction publique? Personne! Presque toute la fonction publique a accès à un régime où l’employeur met le même pourcentage que l’employé. Donc si vous mettez 4% dans votre REER, l’employeur en met aussi 4%. Ça c’est comme avoir un salaire plus élevé de 4% - pas certain que les fonctionnaires considère ce généreux avantage quand ils se comparent au privé!

Autre point, au privé les hausses de salaire sont peut-être un peu plus généreuses. Disons 3.5% plutôt que 2.5%. Mais ce que l’on ne réalisa pas généralement c’est qu’au public les gens change d’échelon et/ou de niveau à chaque année ou presque et qu’entre chaque échelon et à fortiori chaque niveau il y a 2, 3, 4, 5% de progression salariale ce qui n’existe tout simplement pas dans le privé – ou du moins dans les PME non syndiquées ce qui représente près de 60% des travailleurs du Québec.

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Conversations de bureau

Tuesday, January 26th, 2010

Hier je suis entré au bureau à reculons, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. J’avais une tonne de job qui m’attendais, plusieurs dossiers complexe, impliquant clients, vendeurs, produits et gens à l’interne. J’avais aussi ce satané site internet qui ne fini plus de finir et pour lequel je dois me battre avec IE6, le « browser from hell » comme disent les experts et les patrons…

Vous savez le gros de ma job, comme celle de bien d’autre aujourd’hui, c’est de gérer des problèmes – communément appelés dossiers. Ils arrivent, je les traite le plus efficacement possible et les sort. Des fois c’est des petites erreurs, des petits problèmes de mesure, d’autres fois c’est des problèmes qui brasse un peu plus, ils nécessitent la révision de procédures, d’instructions de travail et même de la philosophie de l’entreprise.

Bref, ce lundi, comme vous vous en doute j’en avais plus du second type que du premier et j’en avais plus que je ne pouvais en traiter. Et, comme bien d’autres avant moi, je regardais la semaine avec désarrois. Je ne savais pas par où commencer et je n’avais pas le goût de m’attaquer à quelque problème que ce soit. Pourtant il le fallait bien…

Je dois également souligner, avant de passer au déroulement de ce sombre lundi que je n’avais que peu pris le temps de jaser avec mes collègues depuis déjà plus de six mois. L’été dernier a été très occupé, l’automne encore plus et décembre n’a pas été en reste. Vous l’avez probablement déjà compris, je suis le genre de gars travaillant, qui s’attaque à son boulot et qui passe au travers comme on fait une course à obstacle et j’aime ça – ça bouge, c’est vivant, moi ça me motive. Mais depuis l’été, j’ai tellement eu de travail qu’il a fini par prendre toute la place. Pas de pause (je n’en ait jamais vraiment pris), pas de conversation autour de la machine à café, pas de discussions de corridor inutiles, je coupais même court aux discussions de bureau afin d’être plus efficace – j’y allais à l’essentiel point. Et cela à un point tel qu’il m’est passé par l’esprit à moment donné à l’automne, dans un moment d’égarement, que j’allais finir par passé pour un gars asocial.

Mais je suis revenu sur mes pas hier. N’ayant pas le goût travailler je suis allé vers les autres. Je suis allé voir mes collègues, voir ce qu’ils avaient à raconter.

Je ne veux pas dire que les conversations habituelles sont insipides, mais disons que j’avais quand même quelques appréhensions. Tout le monde le sais, ce n’est pas la prorogation de la session parlementaire de M. Harper (allez-vous enfin arrêter de voté pour lui!) qui occupe les conversations de machine à café…

Mais finalement j’ai été très agréablement surpris. Je me suis retrouvé dans des conversations fort intéressantes. J’ai même redécouvert certaines affinités avec certains collègues. Et qui plus est, j’ai redécouvert par la bande, un des plaisir fondamental du travail, celui de jaser avec les gens qui nous entour.

Ça a l’air con comme ça, mais j’avais oublié que le travail c’était aussi ça, jaser avec le monde, discuter avec les collègues, ça rend le boulot plus intéressant et ça permet – chose au combien importante – de faire descendre le niveau de stress.

Enfin, bref, ce sombre lundi m’a fait le plus grand bien et sans dire que je vais dorénavant passer des heures à jaser au bureau, je vais au moins cesser de me sauver quand la conversation dérape un peu et profiter de ces quelques discussions impromptues pour me changer les idées.

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Retour sur les quintiles

Wednesday, November 4th, 2009

La semaine dernière je vous parlais des demandes salariales de la fonction publique et vous proposais d’aller faire un tour sur la page des quintiles salariaux de l’Institut des Statistiques du Québec (IQS). J’y reviens cette semaine puisque je la trouve vraiment intéressante.

Je commence par expliquer les quintiles. À la base, on divise la population globale en cinq groupe de façon à ce que chaque groupe compte le même nombre d’individu. Ici on l’aura fait avec le salaire. Puis pour observer la distribution selon certaines caractéristiques on redistribue la population des sous-groupes selon les balise trouvé lors de la division initiale.

Nos cinq quintiles salariaux sont composé du salaire minimum à 11.00$/h, de 11.01 à 15.61$/h, de 15.62 à 19.99$/h, de 20.00 à 27.47$/h et de 27.48 à l’infini.

Premier constat, le hommes gagnent plus que les femmes. Pas de grosse surprise là. Notons par ailleurs qu’il ne s’agit pas ici de comparer divers salaires pour un même emploi, mais bien l’ensemble des salaires pour l’ensemble des emplois. Ainsi à la limite les chiffres peuvent très bien signifier qu’il n’y a aucun écart salariale entre les hommes et les femmes, mais simplement que ces dernières occupent des emplois moins payant.

Cela dit on devrait s’attendre à ce que la différence homme / femme ait diminué et c’est exactement ce que l’on observe. Lentement, mais sûrement. Ainsi en 1997 32.6% des femmes occupaient les deux quintiles supérieur, elles sont maintenant 36.7%.

Second constat, il vaut mieux faire de bonnes études si l’on veut bien gagner sa vie. Petite surprise ici, du moins pour ma part, l’écart important entre les gens non-diplômés et les diplômés universitaire. En effet, 41.6% des gens sans secondaire cinq font moins de 11$/h. Par contre du côté des diplômés universitaires, c’est 45.7% des gens qui gagnent plus de 27.48$/h. Si on ajoute le quintiles suivant c’est encore plus frappant : 67.2% des non-diplômés se retrouvent dans les deux premiers quintiles alors que 70% des universitaires se retrouvent dans les deux derniers quintiles.

Autre constat sans surprise, il vaut mieux travailler à temps plein et/ou être permanent qu’être temporaire et/ou à temps partiel. Par exemple, 50.4% des temps partiels se retrouvent dans le premier quintile alors que seul 13.6% de temps plein s’y retrouvent.

Poursuivons en soulignant qui si l’on veut se retrouver dans le dernier quintile à 27$ et plus de l’heure, il vaut mieux être gestionnaire (52.5%) ou professionnel (53.2%), avoir un emploi stable (35.7% pour ceux qui on plus de 20 ans de loyaux service), être syndiqué (26.7% contre 15.5% pour les non-syndiqués), travailler dans une grande entreprise (39.5% pour les entreprises de 500 employés et plus) ou pour le gouvernement (35.4% contre 14.9% pour le privé).

Dernier point, les secteurs d’activités les plus payants. Mais commençons par les moins payants…

Hébergement et service de restauration : 61.1% gagnent moins de 11$ de l’heure. En commerce (de détail) c’est presque aussi pire 42.5% gagnent moins de 11$ de l’heure. Plusieurs secteurs sont relativement équilibré, construction, transport, fabrication. Pour ces secteurs c’est respectivement (68.7%, 78.3% et 69.9%) des gens qui se retrouvent dans les trois quintiles du centre soit avec des salaires allant de 11$ à 27$ de l’heure. Quant au jobs les plus payantes elles se situent bien sûr dans la fonction public. Administration publique : 39.9% gagnent plus de 27$ de l’heure. Services d’enseignement : 41.5% gagnent plus de 27$ de l’heure et finalement les services publics où c’est 50.6% des gens qui gagnent plus de 27$ de l’heure!

Alors, voilà, tout ça pour vous montrer qu’il y a des mines d’or d’information dans les statistiques de l’ISQ et que certains plans de carrière valent en générale mieux que d’autres…

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Productivité et procrastination …

Wednesday, April 22nd, 2009

J’ai eu flash il y a quelques semaine en parlant de mon boulot avec des amis. Je leur disait que le type de travail que beaucoup d’entre-nous faisons aujourd’hui, dans cette nouvelle économie du savoir, demande un très haut niveau de concentration.

C’est normal, on ne déplace pas du bois, on n’assemble pas des composants, on gère de l’information et il faut réfléchir constamment à cette information que l’on gère, que l’on déplace, que l’on transmet, que l’on transforme. Il faut comprendre l’info que l’on a entre les mains et être en mesure de lui faire subir les bonnes transformations, de l’associer aux bon élément et finalement de la classer correctement et contrairement aux pièces d’un assemblage l’information s’imbrique avec n’importe quelle autre information et entre n’importe où.

C’est bien connu l’humain ne peut maintenir un haut niveau de concentration pendant plusieurs heures d’affilé. Le cerveau a besoin de s’évader de temps en temps. Il m’est donc apparu que procrastination et productivité allait de paire. L’un ne va pas sans l’autre ou presque. Si on veut être très productif il est nécessaire de ventiler son cerveau une fois de temps en temps. La lecture de votre blogue préféré est à ce titre tout à fait indiqué ;-)

Mais ce qu’il y a de beau dans tout ça c’est que mon intuition a été démontrer tout récemment par une équipe de l’université de Melbourne en Australie. L’équipe n’a pas spécifié quel était le gain de productivité ou quel était le temps d’évasion requis, mais ils ont constaté que les gens qui prenaient de petites pose pour surfer sur le net avaient une plus grande productivité.

C’est quand même paradoxale que les entreprises tentent, aujourd’hui, de limiter le plus possible le temps que les employés passe sur Facebook, Youtube et autres Twitter alors que cela risque de diminuer leur productivité.

Évidemment, il y a toujours des clowns qui exagèrent et passe leur journée à surfer plutôt que de travailler. Mais bon, il s’agit ici de gérer quelques cas plutôt que de pénaliser tout le monde. Et puis, vous savez, au bureau, ils nous ont tout coupé, mais quand j’ai besoin d’une pose je surfe quand même, il y a encore les site de nouvelles et Wired où j’ai trouvé cet article sur l’étude australienne .. et plus récemment ce Sudoku digital d’enfer – je bloque après les six ou sept premier chiffres – auquel je retourne dès que possible!

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Réunion à huis-clos

Thursday, November 13th, 2008

Avez-vous déjà été agacé par les réunions à huis-clos dans votre boîte? Avez-vous déjà été agacé par les réunions à huis-clos du gouvernement ou encore celles des grands regroupements mondiaux tel que le G8, G20 et autres sommet de Davos?

Bien sûr que oui, ça agace tout le monde. Qui ne voudrait pas savoir que qu’on lui prépare? Qui ne voudrait pas savoir ce que les patrons, grands chefs d’États et autres se disent vraiment derrière les portes closes? Et puis on a le droit de savoir! Ça nous concerne! On parle de notre job, de notre pays, de notre monde!

Vous travaillez probablement en entreprise. Vos patrons ont sûrement quelques égards de conduite discrétionnaires. Ou encore plus courant, il y a un des patrons de la boîte qui considère justement que vous avez le droit de savoir ou que certains on le droit de savoir – je sais c’est frustrant, surtout quand ce n’est pas vous.

Or vous savez également ce qui arrive quand une personne en sait un peu plus qu’il ne le devrait sur un sujet sensible, il en parle. Et la chose se transforme en rumeur, une rumeur qui circule et, fondé ou non elle fait jasé, elle fait des content et des mécontent et pire, elle inquiète, entretien le doute.

Imaginez ce que ce serait si c’était des ouïe-dire de grandes réunions du G8 qui filtraient et qui se répandaient dans la population. Je le sais on a le droit de savoir, mais est-ce que l’on doit vraiment tout savoir?

Vous le savez tout autant que moi, il y a bien des décisions dans la vie que l’on ne peut tout simplement pas prendre en un jour, en une réunion. Ce sont des décisions qui se discutent sur un certain lapse de temps. Et, durant ces discussions il y a une multitude d’hypothèses qui sont émises, certaines sont totalement farfelues, d’autres sont plus sérieuses mais doivent être aménagé si on veut qu’elles puissent faire partie du compromis final…

Peut-être que les réunions secretes nous font suer, mais il faut être honnête, les tords que peuvent causer les rumeurs tant aux petites entreprises qu’aux grands clubs de décideurs sont généralement plus importants que ceux fait à notre ego.

Cela dit, je crois comme bien d’autres que certaines de ces grandes réunions nationales ou internationales devraient être couvertes et suivies de plus près… D’un autre côté ça prend une population mature capable de comprendre les enjeux et aussi une population qui a confiance eu ceux qu’elle a placé dans ses réunions, ses élus. Et c’est peut-être là que le bat blesse le plus. Nous n’avons pas toujours conscience que nos élus ont plusieurs fonctions et que d’élire par exemple un gouvernement conservateur très porté sur les subventions au privé envoi un représentant tout aussi conservateur et enclin à être en accord avec la grande entreprise au grandes réunions internationales.

Et encore, sommes-nous vraiment prêt à tout entendre?

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À quoi ça s’est d’être un bon gars ?

Thursday, October 23rd, 2008

Je suis un bon gars, un bon employé. Je le dis sans prétention, mais avec confiance. Je ne me trompe pas. Je vois les autres autour.

Je suis le genre de gars qui est prêt à aidé tout le monde. Je suis le gars qui remplace les autres quand ils ne sont pas là, celui qui répond aux questions et qui aide les autres à trouver les réponses quand je ne les ai pas.

Je suis un employé ressource, celui qui n’est jamais tranquille plus d’une demi-heure à son bureau. Je suis celui qu’on vient voir quand on se sait pas trop qui aller voir.

Je suis celui qui cours toute la journée pour faire avancer ses dossiers et ceux des autres, celui qui fait le lien entre divers intervenants.

Je suis celui qui organise son travail et celui des autres, ceux qui ne savent pas trop au se lancer. Je suis le rationnel qui est capable de garder la tête froide et de trouver la direction à prendre ou l’approche à adopter.

Je suis celui qui participe aux activité de groupe, mieux je suis celui qui les organises. Je suis celui qui va, sur son heure de dîner, chercher de la bouffe au ClubPrice (un endroit que je haie au plus au point) pour garnir la petite cantine du bureau.

Je suis celui qui visse les poignées de porte quand elles sont dévissées. Je suis celui qui fait les choses comme il faut, dans les normes, qui calcul plutôt que d’estimer et qui complète ses dossiers plutôt que de les laisser à demi-faits.

Et par dessus tout je suis celui qui fait ce qu’il faut faire et non ce que je préfère faire en pensant que les autres vont s’en charger.

S’il m’est arrivé à quelque reprises de me demander pourquoi je faisais tout ça, j’ai un ami et collègue qui m’a posé la question directement il y a quelques temps : « Veux-tu bien me dire à quoi ça sert de faire tout ça? Il ne vont pas nous payé plus cher, il ne vont même pas nous remercier! C’est invisible le travail bien fait! Sans parler de ceux qui font ça à moitié! »

Sur le coup je n’avais pas de réponse. Mais ça m’a interpellé et j’y ai réfléchis.

J’ai finalement trouvé la réponse la dernière fois que nous sommes allés au ClubPrice et que nous avons pris le temps cette fois-là de bien dîner – ce qui nous mettait en retard au bureau.

Ça donne quoi de faire tout ça? Ça donne quoi d’être un bon gars?

Ça donne de la latitude. Ça donne de la confiance. Ça fait que les boss ne sont pas sur ton dos parce qu’il savent que de façon général tu travail fort.

Sont-ils pour autant sur le dos des autres, les surveillent-ils plus? Pas sûr. Mais au moins, moi je dispose d’une sorte d’immunité diplomatique alors que d’autre pas.

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Le gars qui travail…

Wednesday, October 22nd, 2008

Ben non, je ne suis pas repartis en vacances… C’est juste que, contre toute logique, c’est moi “remplace” le gars qui est en congé de maternité au bureau.

Normalement ça aurait dû être quelqu’un d’autre - je ne sais pas qui mais pas moi - mais, voyez-vous, le gars qui règle les problèmes rapidemen, celui qui passe à l’action et qui est capable de gérer de la nouvelle job sans s’arracher les cheveux de sur la tête c’est moi.

Bref le gars qui travail et qui est capable d’en prendre, c’est moi. Alors dès qu’on a vu que j’étais capable de m’occuper de ses affaires sans trop de problème, le mot s’est passé et on s’est vite rabattu sur moi. Alors je bûche. Mais j’aime ça. Ça me permet de voir un autre section de l’entreprise…

Voilà, je vous reviens plus tard avec la réponse à la question corrolaire : À quoi ça sert d’être un bon gars au bureau?

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