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Un sens au travail

Friday, February 8th, 2013

Le sens que l’on donne à notre travail n’est pas toujours évident et ce qui pour une personne est un irritant peut, pour une autre personne, donner du sens à son travail.

Au bureau par exemple, pour certains collègues avoir à colliger de l’information est un sérieux irritant. Il semble toujours manquer de l’information pour ces personnes. Idem pour les instructions, elles voudraient toujours avoir des instructions excessivement détaillés. Ce sont des gens qui aiment classer des papiers, faire des mesures, mais qui veulent que tout soit déjà là. Il y a des cases à remplir, mais ce qui va dedans doit être directement accessible dans la case d’à côté.

Pour moi ce genre de boulot est inintéressant. Moi ce que j’aime c’est chercher et trouver, ce que j’aime c’est organiser de l’information, trouver la bonne voie à suivre quand il y en a une demi-douzaine de possible…

J’aime bien qu’il y ait un cadre certes, mais si tout m’est donné d’avance, je n’ai aucun plaisir. Je dois avoir le sentiment d’organiser les choses un peu, de prendre des décisions, de mettre l’ensemble en perspective, de chercher à comprendre, sinon je m’ennuie.

C’est là toute une série de tache que certains de mes collègues ne veulent pas faire et c’est tant mieux, ça me donne un boulot intéressant et ça leur permet d’en avoir un qu’ils aiment également.

Bien intéressant de voir ainsi les divers intérêts au boulot et ce qui donne un sens au travail de chacun.

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Que faire des chômeurs ?

Tuesday, May 29th, 2012

Le gouvernement Harper vient de déposer un projet de loi visant à remettre les chômeurs au travail plus rapidement les obligeant à accepter des emplois un peu moins payant et/ou un peu plus loin de chez eux…

C’est une mesure clairement à droite. On privilégie les coupures et la « responsabilisation » des individus. L’État leur vient en aide, mais de façon minimale. Si vous aviez un boulot payant chez un imprimeur et que votre spécialité disparait et bien tant pis pour vous, vous irez tourner des boulettes chez McDo et pas nécessairement celui à deux coins de rue de chez-vous.

La gauche aurait privilégié la formation. En mode continue ou sous forme de retour à l’école. C’est d’ailleurs ce que fait la Scandinavie depuis des décennies et ce qu’a recommandé le comité sur le travail de l’OCDE. La formation lors du chômage est un investissement plutôt qu’un appauvrissement et a le grand avantage d’être dirigé – puisque l’on vous paye pour étudier vous devez choisir parmi les branche où il y a manque de main d’œuvre. Un problème paradoxalement criant dans tous les pays de l’OCDE.

Mais il y a pire, le gouvernement Harper compte dans certains cas obliger chômeur à prendre un emploi spécifique. Le jumelage des emplois et des travailleurs par le gouvernement, c’est vraiment tout près de ce que certains gouvernements communistes faisaient à l’époque. Comme de quoi la droite peut parfois cacher des idéologies d’extrême gauche!

Et tout ça pourquoi? Voici ce qu’a dit la ministre Diane Finley à ce sujet :

« Notre prospérité économique dépend de notre capacité à relever les défis émergents et croissants du marché du travail. Elle dépend de notre compétitivité et de notre souplesse. Les pénuries de main-d’œuvre, le principal défi, vont s’intensifier en raison du vieillissement de la population et de la forte concurrence pour embaucher des travailleurs qualifiés sur la scène internationale »

Alors là bravo. Nous allons concurrencer la Chine en appauvrissement nos travailleurs et en leur offrant le moins de support possible. Et en même temps, nous allons combattre la concurrence autour des travailleurs spécialisés en évitant d’en former ici!

Que de courtes vues que ce gouvernement Harper…  Ah, bien sûr, pour la droite, la motivation à éventuellement peut-être perdre son emploi à 42 ans et à se retrouver bien démunis à flipper des boulettes chez McDo sera suffisante pour pousser les jeunes de 16 ans à choisir des carrières d’avenir. Le marché va s’ajuster tout seul, pas besoin de stratégie, pas besoin de vision à long terme…

Quand vous aurez fini de rêver à l’inexistant marché parfait les boys vous passerez me voir.  Vous savez où je loge.

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Le paradoxe du temps supplémentaire

Thursday, March 3rd, 2011

J’ai un ami et collègue qui a dû faire des heures supplémentaires ces derniers temps. Pas des masses, on ne parle pas ici de passer la fin de semaine au bureau, non, juste quelques heures de plus par-ci par-là, juste assé pour devoir appeler sa blonde et lui dire qu’il va rentrer un peu plus tard. Vous savez, il finit à 4h ou 5h, mais ces soirs là il étire jusqu’à 7h, 8h ou 9h… Pas de quoi fouetter un chat et puis bon, ce n’est pas à tous les jours ce n’est que quelques fois par mois. Mais bon à la longue ça fatigue… Encore de dire sa blonde.

En fait, le problème, ce n’est pas le temps supplémentaire. Le problème c’est que le gars en question occupe un poste clé dans l’entreprise ce qui justifie les demandes de temps supp. mais, que d’un autre côté, il ne gagne qu’un peu plus de la moitié du salaire de sa blonde qui elle, est enseignante au primaire. Le problème c’est qu’en fait il semble illogique que quelqu’un qui gagne la moitié du salaire d’un prof soit tenu de faire du temps supplémentaire.

Deux constats donc. Un, les enseignants qui ont un certain nombre d’année d’expérience ne gagnent pas si mal leur vie (il n’y a personne à 15$ de l’heure au bureau – et on fait tous 40h semaine) et deux, les emplois semblent se situer dans des univers parallèles…

Deux univers parallèle dans une même maison.

Mon ami a donc un boulot important puisqu’on l’oblige à faire du temps supplémentaire que personne d’autre ne peut faire, mais dont le salaire n’est pas très élevé. C’est vrai ici, comme dans plein d’autres entreprises de type manufacturières spécialisé. Ce sont les petits salariés, ceux qui produisent, qui font du temps supp.

D’un autre côté sa blonde n’est pas tenue de faire du temps supp. à tout bout de champ. Étant enseignante au primaire elle en fait quand même, correction, préparation de classe et autre, mais elle a un salaire conséquent.

Ainsi, paradoxalement, c’est le plus bas salarié qui est tenu de faire du temps supplémentaire. C’est également celui qui a le moins de contrôle sur son horaire, celui qui a le moins de jours de vacance et le moins d’avantages sociaux.

Mais, me direz-vous, n’importe qui peut faire son boulot alors que ce n’est pas tout le monde qui détient un bacc. lui permettant d’enseigner. C’est vrai, d’une certaine façon même si le travail de mon collègue est extrêmement spécialiser et que sa formation aura duré plus de deux ans. Cela dit, pourquoi est-ce qu’une personne que l’on peut remplacer « si facilement » est-elle tenue de faire du temps supplémentaire?

Réponse : Ce sont deux univers parallèles dans lesquels les niveaux des salaires ne représentent pas la même chose…

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Le stress et les sources de motivation au travail

Wednesday, November 17th, 2010

Hier je décrivais comment, globalement, les entreprises finissent souvent par exiger plus de ses meilleurs éléments et moins de ses éléments les plus faible. Si du point de vue de l’entreprise il s’agit là d’une maximisation des talents et des capacités – ce qui est un idéal pour toute entreprise, je laissais tout de même entendre que cela pouvait s’avérer difficile, voire démotivant pour les employés qui y décèlent une certaine forme d’injustice.

La question qui se pose donc à moi, dans ce fil de réflexion, est de savoir si cette surcharge et cette « injustice » ont un effet de démotivation sur moi. Laissons de côté la question salariale – de toute façon elle serait très difficile à traiter puisque des trois gars du groupe, l’un gagne plus que moi, l’autre à peu près la même chose et le dernier moins.

Donc la question est simple dans ce contexte est-ce que de me voir confier toujours plus de travail au risque que je sois complètement déborder par rapport à d’autre employés (ou pas, à la limite) est intéressant pour moi.

D’une part, cet état de fait démontre une certaine confiance de mes employeurs envers mon travail et mes capacités. Il est capable d’en prendre, il travail bien, on va lui en donner en masse et des plus sérieuses.

D’autre part, cet état de fait m’embête parce qu’il m’apparaît discriminatoire et vient miner mes capacités à travailler efficacement et à fournir les résultats attendus. D’où ma question en post scriptum d’hier : Quel est ma réelle motivation au travail?

Si la situation m’agace c’est en partie à cause de l’injustice (qui est ma perception de la situation), mais c’est surtout au fond parce que je vois bien que mon travail souffre de ce surplus toujours plus lourd. Notez bien que si j’ai voulu délaisser les tâches de sous-traitance dont je parlais hier c’est bien parce que de nouvelles tâches et demandes ne cessent de s’empiler sur mon bureau.

Ainsi, au final, ma motivation première c’est la capacité de faire le travail demander – pour lequel je pense avoir un certain talent, et, bien sûr, d’avoir l’impression d’être en mesure de la faire dans un délais raisonnable et avec une qualité raisonnable.

Ces jours-ci je dois dire que ce n’est pas vraiment le cas. Je réussis à abattre le travail journalier relativement bien et je gère les imprévus (qui sont nombreux) de façon satisfaisante. Par contre pour ce qui est des dossiers moins importants et des projets à longue haleine, dont l’importance est généralement élevé, je n’y arrive pas et ceci affecte, bien entendu mon niveau de stress et mon goût de rentrer au bureau.

Donc cette façon de faire des entreprises, que j’appellerai gentiment, la maximisation des capacités, est à la fois source de motivation et de démotivation. D’un côté elle nous permet de voir la confiance que l’entreprise place en nous, de l’autre quand la charge de travail devient excessive, la situation empêche de réaliser correctement ce que l’entreprise attend de nous et devient une source importante de stress et par extension de démotivation.

En conclusion, je dirais que la maximisation des capacité n’est pas la source du problème. Ce ne sont pas, à première vue, les injustices apparentes qui peuvent y être créer qui sont les plus démotivante, mais bien la surcharge de travail issue du contexte qui génère stress et démotivation – une démotivation qui va souvent ressurgir sur les autres groupes simplement parce qu’ils sont des causes plus facile à identifier.

Bref, je ne devrais pas en vouloir à l’autre groupe… La solution pas par de la délégation de tâche et l’acceptation du stress et du ralentissement de la productivité – un ralentissement qui risque d’être éventuellement noté et interprété comme la cause d’une surcharge de travail. Et, là, enfin je pourrai me débarrasser de ma sous-traitance, source de cette intéressante réflexion, mais ô combien chiante à faire.

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Pas question, ils sont en retard!

Tuesday, November 16th, 2010

Je suis passé voir un de mes patrons la semaine dernière pour lui demander si je pouvais transférer à un autre groupe la sous-traitance dont je m’occupe pour un de nos produits.

Je me suis occupé de la sous-traitance de ce produit depuis ses tous premiers balbutiements et je m’en occupe encore même si je n’ai plus rien à voir avec ce groupe. C’est ce que l’on appelle une incongruité historique.

Quand j’ai commencé à m’en occuper le groupe duquel le sous-produit était issu comptait une personne. L’an passé nous en avons engagé une seconde pour lui prêter main forte. Puis, il y a quelques semaines nous avons engagé une troisième personne pour ce groupe.

Ledit groupe ne travaille que sur un produit, un produit qui de surcroit se vend en très petites quantités – des petites quantités qui valent cependant très cher, ce pourquoi l’entreprise est prête à y investir le tallent de trois employés à temps plein.

La sous-traitance dont je m’occupe ne m’occupe pas plus de cinq à six heures par mois, mais est très dérangeante dans mon travail, elle nécessite un arrêt complet de mes activités, bref ce n’est pas très compatible avec mon travail. Et puis, bon c’est le produit de ce groupe, ils sont trois et je suis très occupé.

La question était donc : Est-ce que je peux transférer cette sous-traitance, que mon patron connaît très bien à ce groupe. Mon argument étant qu’ils sont trois et que je suis seul et qu’il connaît aussi très bien ma charge de travail.

La réponse? Pas question, ils sont en retard!

Le réflexe étant bien sûr de ne pas donner plus de travail à un groupe déjà en retard sur le développement de ce produit – que l’on ne réussit plus à livrer depuis un an. Je comprends l’argument, mais bien qu’ils soient en retard pourquoi ils ne pourraient pas absorber un six heures supplémentaire sur 2 500 heures de travail par mois…

La réponse est simple, je suis efficace et je réussi généralement à sortir tout ce que j’ai à faire à temps. J’ai des projets qui prennent du retard, mais ils ne sont pas aussi prioritaire pour l’entreprise alors ça reste chez-nous même si d’une certaine façon ça encourage l’inefficacité de l’autre groupe…

Bref en quelques mots, la situation m’interpelle parce que comme souvent on en donne plus aux meilleurs parce qu’ils livrent la marchandise et on en enlève aux moins bons parce qu’ils ne livrent pas – tout le monde atteins son niveau de compétence maximal ou atteins son niveau d’incompétence comme le veut l’adage populaire, mais n’est-ce pas là punir les bons travailleurs et récompenser les moins bon?

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p.s. La suite demain : Quels sont les réelles motivations au travail?

Travail : Retraités, familles et chômeurs

Tuesday, August 10th, 2010

Le monde du travail change, c’est évidant. Fait intéressant on en a eu trois manifestation dans les derniers jours…

Samedi dernier le journal Le Devoir faisait sa une sur les modifications du monde de l’emploi qui sont en cours pour accueillir les retraités. En effet, il semble que de plus en plus de retraité continuent à travailler. Les entreprises reconnaissent leur apport important et sont maintenant de plus en plus prêtes à leur faire de la place avec des journées et des horaires adaptés.

Dans l’édition du lundi le 9 août, un entrefilet rapportait une victoire importante d’une agente des douanes contre son employeur qui l’obligeait à maintenir un horaire atypique ce qui l’empêchait de concilier le travail et la famille… Il est bien difficile de planifier les horaires de garderies quand celui du travail change constamment.

Puis c’est le journal Le Monde qui y est allé d’un article fort intéressant sur la situation de l’emploi aux États-unis, soulignant que le chômage en terre américaine peut maintenant être considéré comme structurel – une subtilité économique à laquelle certains économistes ne croient tout simplement pas, mais qui semble être en train de s’avérer. Le chômage est si élevé aux États-unis que certaines personnes acceptent de travailler pour presque rien (100$ par semaine) en espérant se faire embauché par la suite…

Bonne lecture!

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Privé de sens

Monday, June 28th, 2010

Il y a deux semaines, notre adjointe aux ventes quittait l’entreprise. On lui avait promis un peu de marketing et une partie des clients, mais ce n’est jamais arrivé. Le volume de vente ayant augmenté elle ne faisait plus qu’entrer les commandes dans le système répondre aux demandes quotidiennes des vendeurs et faire l’expédition de colis – une job de secrétariat, une job que je fais depuis son départ.

Soyons clair, je ne fais pas tout. Je fais l’entrée des commandes parce que c’est moi qui connais le mieux le système et je réponds à une partie de demandes des vendeurs. Mon travail, celui pour lequel je suis payé, je ne le fais à peu près plus. Je révise le côté technique des commandes, mais c’est tout.

Mon moral était bon dans les premiers jours, mais depuis une semaine il est en chute libre. Les dossiers non traités s’accumulent sur mon bureau et les trous laissés par mon « absence » deviennent béants. Tout le travail d’organisation réalisé ces derniers mois risque de s’effondrer – et ça risque de me prendre plusieurs mois avant de reprendre le dessus.

Mais ce qui sape réellement mon morale, ce n’est pas nécessairement, le travail à recommencer, ou encore les journées passées à entrer des chiffres dans le système, non, ce qui fait que ce travail ne me convient pas c’est le manque de sens. Pour moi cette entrée de données dans le système, ce suivi de ventes n’a pas de sens.

Pendant longtemps j’ai fait des mesures, développé des méthodes, formé des gens gérer un laboratoire. Puis récemment, je suis passé du côté administratif. Je m’occupe des commandes problématiques, discute avec ceux qui doivent les sortir et surtout je gère une bonne partie de l’inventaire de nos produits standard. Je travail à ce que l’approvisionnement soit constant et le développement continu. La différence peut semblé subtile, mais pour moi, l’organisation, la gestion du travail a un sens que l’entrée de vente dans le système n’a pas. Mon travail n’a donc plus de sens à mes yeux.

Mon travail est donc moins passionné, moins intéressé. Je trouve les journées longues et j’arrive exténué chez moi. Le travail ne manque pas, je cours pas mal, mais ce n’est pas ça qui me fatigue le plus. Ce qui me fatigue le plus c’est le sentiment de n’avoir rien accompli dans ma journée.

Il n’y a pas de conclusion à cette histoire, du moins pas pour le moment. Par contre je suis tombé – par un pur hasard – sur le numéro du mois de mai de Philosophie Magazine. Ce numéro est un spécial travail. Vous pouvez lire un des textes du dossier sur internet. Intitulé Donner forme à nos jours, cet article rejoint tout à fait mon propos de ce matin. À lire pour ceux que le sujet intéresse ou pour le plaisir de découvrir cet excellent magazine.

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La gestion Cpk

Wednesday, June 2nd, 2010

Au bureau nous faisons de plus en plus affaire avec de grosses boîtes chinoises. Des entreprises qui font des dizaines de produits à la chaîne et qui sortent des milliers d’exemplaires de chacun de ces produits. Et nos clients font eux affaire avec des entreprises encore plus grosses…

La mode en Chine et probablement ailleurs dans les grandes entreprises manufacturières est de gérer la qualité de la production et par extension celle du fournisseur par le Cpk.

Le Cpk est une mesure statistique qui donne une idée de la distribution de la production autour d’une valeur centrale désirée et de ses limites. Pensez à une classe de cent élèves passant un examen dont on voudrait avoir une moyenne situé à 70% et dont toutes les notes se situeraient entre 65% et 75%. Si on réussi le Cpk est très élevé, dans le cas contraire la valeur sera plus faible.

Maintenant voici la « beauté » de ce type de contrôle. Les grandes entreprises vont exiger de leurs fournisseurs les Cpk qu’ils obtiennent lorsqu’ils produisent une pièce qu’ils achètent en grand volume. Si le Cpk est bon, par exemple 95% de la production entre dans la spécification définie, ça va. Par contre si le Cpk est bas, disons que 75% de la production est bonne, l’entreprise qui achète le produit – et qui a ici clairement un grand pouvoir sur son fournisseur – lui dira « Ton Cpk est trop bas, donc tu maîtrise mal ton processus de fabrication, et par conséquent tu me fais absorber tes pertes dans ton prix de base. Je n’ai pas à payer pour tes problèmes de production alors tu vas baisser ton prix en conséquence. »

Le bon côté de cette approche, disons-le plutôt agressive, c’est de forcer la qualité et le développement de meilleures méthode de production. Le mauvais côté c’est que ça ne laisse plus de marge à personne – surtout pour les sous-traitants et fournisseurs de base que nous sommes parce que le client a une limite à l’amélioration de ses procédés de fabrication et que la balance des problèmes sera refilé aux sous-traitants qui n’ont pas toujours les moyens de répondre aux exigences très élevées des gros joueurs…

Et puis quand le procédé est parfait et que le fournisseur atteint 100%… Le client demande aussi une diminution de prix ou de meilleures spécifications parce visiblement le produit est facile à faire.

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La cigale, la fourmi et l’ISQ

Tuesday, February 9th, 2010

Il était une fois un blogueur à l’esprit critique qui voulait démontrer la relative futilité d’une campagne de publicité du gouvernement sur l’épargne et les REER.

Voulant faire les choses comme il se doit le blogueur entreprit de trouver le salaire moyen des québécois. Se faisant il se rendit sur le site de l’ISQ où il mis le doigt sur certains chiffres. Cependant notre blogueur se trouva bien dépourvu lorsque vint le temps de faire la calcul des dépenses des ménages afin de savoir ce qui leur était réellement possible de mettre de côté…

Mais encore là l’ISQ vint à son secours. Avec un peu de recherche c’est fou tout ce que le peut trouver sur le site de l’SQ.

Voici quelques informations de base trouvé sur le site de l’ISQ.

Revenu moyen au Québec en 2006 : 32 249$. Revenu moyen disponible : 26 499$. Revenu moyen de familles au Québec en 2006 : 72 153$. Revenu moyen disponible : 59 124$.

Côté dépenses je me suis effectivement trouvé devant un réel problème. J’ai tenté au départ de faire une approximation avec les dépenses principales y incluant le logement, l’hypothèque, l’épicerie, les transports, l’électricité, la garderie, etc. Avec ces grands postes de dépenses je trouvais pour une personne en appartement avec une petite voiture des dépenses minimale de 14 800$ et pour une famille  avec une maison, une voiture et deux enfants des dépenses minimales de 41 200$.

Je voyais bien qu’il me manquait des tonnes de petites dépenses, les vêtements entre autres, alors je me suis de nouveau tourné vers l’ISQ. Cela dit, je n’étais pas trop loin. Pour la famille j’avais mis 200$ par semaine en épicerie moyennant les dépenses d’épicerie et de restaurant ce qui fait 10 400$. Sur le site de l’ISQ, ils ont 10 088$…

La page de l’ISQ consacré aux dépenses des ménages est incroyablement bien détaillé. On y retrouve les dépenses de consommation courante des personnes seules et des familles auxquels on peut ajouter les impôts et les assurances et autres. Les chiffres sont pour le moins surprenants.

Les personnes seules (en emploi) dépensent en moyenne avant impôt et autres cotisations 24 523$. Si on ajoute l’impôt et les assurances les dépenses montent à 32 221$ laissant un gros 28$ de différence entre les dépenses et les revenus. Cela dit l’ISQ a inclus dans son calcul des dépenses une cotisation REER de 144$. Pas de quoi se payer une retraite de rêve.

Pour les familles avec enfants c’est encore pire. Bien sur on parle ici de moyennes, mais les chiffres en disent long quand même. Dépenses courante moyenne des familles 58 289$. Ça laisse, semble-t-il, 835$ pour payer les assurances, REER et autres cotisations dont, bien sûr, les impôts! Si on prend le revenu moyen moins le chiffre des dépenses totales sur la page de l’ISQ on a 72 153$ - 83 426$ et on découvre que la moyenne des familles québécoises est dans le trou de 11 273$ !!

Bien évidemment toutes les dépenses des ménages ne sont pas obligatoire. Nous ne sommes pas, pour la plus part obligé, d’avoir deux voitures. Personne n’est obligé de dépenser annuellement 2 350$ en ameublement et autres accessoires de décoration, pas plus que 4 856$ en loisir ou 1 683$ en alcool, tabac et autres spiritueux, mais bon il faut bien vivre!

Cela dit, même s’il serait difficile de départager les dépenses obligatoires des dépenses discrétionnaires, le point reste le même, il sera très difficile pour un ménage qui gagne moins que la moyenne de souscrire à un régime enregistré d’épargne retraite.

Alors, au final, être cigale ou fourmi n’a que peu à voir avec votre attitude, mais plutôt avec votre capacité d’épargne.

D’un autre côté, il faut peut-être cessé de vivre au-dessus de nos moyens. Cesser d’acheter toujours la dernière console de jeux à la mode, cesser de se payés deux chars, un spa, pis le resto à tous les midi.

Économiser pour la retraite, ça reste très rentable surtout avec les retour d’impôts que le gouvernement du Québec consent aux épargnants.

Tiens, parlant du gouvernement et de REER. Je reviens deux secondes sur les demandes de hausses salariales de la fonction publique… Qui au privé à droit à des régimes de REER aussi généreux que ceux de la fonction publique? Personne! Presque toute la fonction publique a accès à un régime où l’employeur met le même pourcentage que l’employé. Donc si vous mettez 4% dans votre REER, l’employeur en met aussi 4%. Ça c’est comme avoir un salaire plus élevé de 4% - pas certain que les fonctionnaires considère ce généreux avantage quand ils se comparent au privé!

Autre point, au privé les hausses de salaire sont peut-être un peu plus généreuses. Disons 3.5% plutôt que 2.5%. Mais ce que l’on ne réalisa pas généralement c’est qu’au public les gens change d’échelon et/ou de niveau à chaque année ou presque et qu’entre chaque échelon et à fortiori chaque niveau il y a 2, 3, 4, 5% de progression salariale ce qui n’existe tout simplement pas dans le privé – ou du moins dans les PME non syndiquées ce qui représente près de 60% des travailleurs du Québec.

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Conversations de bureau

Tuesday, January 26th, 2010

Hier je suis entré au bureau à reculons, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. J’avais une tonne de job qui m’attendais, plusieurs dossiers complexe, impliquant clients, vendeurs, produits et gens à l’interne. J’avais aussi ce satané site internet qui ne fini plus de finir et pour lequel je dois me battre avec IE6, le « browser from hell » comme disent les experts et les patrons…

Vous savez le gros de ma job, comme celle de bien d’autre aujourd’hui, c’est de gérer des problèmes – communément appelés dossiers. Ils arrivent, je les traite le plus efficacement possible et les sort. Des fois c’est des petites erreurs, des petits problèmes de mesure, d’autres fois c’est des problèmes qui brasse un peu plus, ils nécessitent la révision de procédures, d’instructions de travail et même de la philosophie de l’entreprise.

Bref, ce lundi, comme vous vous en doute j’en avais plus du second type que du premier et j’en avais plus que je ne pouvais en traiter. Et, comme bien d’autres avant moi, je regardais la semaine avec désarrois. Je ne savais pas par où commencer et je n’avais pas le goût de m’attaquer à quelque problème que ce soit. Pourtant il le fallait bien…

Je dois également souligner, avant de passer au déroulement de ce sombre lundi que je n’avais que peu pris le temps de jaser avec mes collègues depuis déjà plus de six mois. L’été dernier a été très occupé, l’automne encore plus et décembre n’a pas été en reste. Vous l’avez probablement déjà compris, je suis le genre de gars travaillant, qui s’attaque à son boulot et qui passe au travers comme on fait une course à obstacle et j’aime ça – ça bouge, c’est vivant, moi ça me motive. Mais depuis l’été, j’ai tellement eu de travail qu’il a fini par prendre toute la place. Pas de pause (je n’en ait jamais vraiment pris), pas de conversation autour de la machine à café, pas de discussions de corridor inutiles, je coupais même court aux discussions de bureau afin d’être plus efficace – j’y allais à l’essentiel point. Et cela à un point tel qu’il m’est passé par l’esprit à moment donné à l’automne, dans un moment d’égarement, que j’allais finir par passé pour un gars asocial.

Mais je suis revenu sur mes pas hier. N’ayant pas le goût travailler je suis allé vers les autres. Je suis allé voir mes collègues, voir ce qu’ils avaient à raconter.

Je ne veux pas dire que les conversations habituelles sont insipides, mais disons que j’avais quand même quelques appréhensions. Tout le monde le sais, ce n’est pas la prorogation de la session parlementaire de M. Harper (allez-vous enfin arrêter de voté pour lui!) qui occupe les conversations de machine à café…

Mais finalement j’ai été très agréablement surpris. Je me suis retrouvé dans des conversations fort intéressantes. J’ai même redécouvert certaines affinités avec certains collègues. Et qui plus est, j’ai redécouvert par la bande, un des plaisir fondamental du travail, celui de jaser avec les gens qui nous entour.

Ça a l’air con comme ça, mais j’avais oublié que le travail c’était aussi ça, jaser avec le monde, discuter avec les collègues, ça rend le boulot plus intéressant et ça permet – chose au combien importante – de faire descendre le niveau de stress.

Enfin, bref, ce sombre lundi m’a fait le plus grand bien et sans dire que je vais dorénavant passer des heures à jaser au bureau, je vais au moins cesser de me sauver quand la conversation dérape un peu et profiter de ces quelques discussions impromptues pour me changer les idées.

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