Archive pour 'Société' Category

Les filtres

Thursday, April 25th, 2013

J’ai eu un cours fort intéressant cette semaine sur les médias et la politique. Les conclusions? La presse n’est pas le quatrième pouvoir et non les médias ne nous influencent pas tant que ça, en fait la plus grande influence que nous avons sur l’info que nous absorbons est la nôtre, celle qui est faite par nos propres filtres et notre façon de voir le monde.

Si je vous lance ça tout en quelques mots c’est que le bout le plus intéressant était pour moi ce court vidéo de Eli Pariser présenté aux conférence TED sur les filtres qui sont appliqué par ce que beaucoup considèrent comme des fenêtres objectives sur le monde – j’ai nommé Facebook et Google.

Passez voir le vidéo et constater à quel point vos recherches sur Google sont filtrés pour vous « plaire » et comment Facebook finit par couper certains commentaire de votre historique…

Comment s’en sortir quand comme moi vous avez à cœur d’avoir accès à de l’info de qualité et non filtré? Simple aller directement sur les sites, visiter le site du Toronto Sun pour savoir ce qui se passe dans le ROC, ou passez sur le site de la BBC pour les nouvelles internationales et ensuite, il y a tous les sites spécialisés…

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Cahuzac et Martin

Tuesday, April 16th, 2013

L’affaire Cahuzac a fait grand bruit en France et c’est normal, un ministre du budget qui cache des millions dans un paradis fiscal pour les soustraire au gouvernement qu’il représente a de quoi choquer!

Ce n’est pas la première histoire de ce genre et avec la fuite sans précédent de documents bancaires advenu récemment, ce n’est certes pas la dernière. Sur ce dernier point, vous pouvez voir le court mais fort intéressant reportage de l’équipe d’Enquête sur le site de Radio-Canada.

Certain seront tenté par le cynisme, d’autre par le défaitisme soulignant que rien n’a changé à ce chapitre malgré l’importante crise des finances publique qui sévit depuis 2008. À ceux-là je rappellerai que de 1993 à 2002 le ministre des finances du Canada, Paul Martin, celui-là même qui comme Cahuzac nous demandait de payer nos impôts était « propriétaire » d’une flotte de bateau, la Canadian Steamship Lines qui valait à la fin de son mandat plus de 600 millions de dollars, mais que cette dernière n’a jamais été enregistré au Canada et qu’elle mouillait plutôt quelque part dans les Caraïbes…

À l’époque je ne crois avoir été le seul à être mal à l’aise avec cet état de fait, mais il est clair que le malaise n’était pas assez largement partagé pour que cela ait eu un quelconque effet sur la fonction de M. Martin. La seul concession de ce côté de M. Martin fut le « transfert » de la compagnie entre les mains de ses trois fils avant de se présenter comme premier ministre – une transaction que plusieurs qualifièrent d’ailleurs de passe-passe administrative puisque Paul Martin gardait dans les fait le contrôle sur l’entreprise.

Bref, l’affaire Cahuzac fait beaucoup de bruit, c’est bien et il était temps!

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C’est beau la technologie

Wednesday, April 10th, 2013

Samedi dernier j’ai écouté en direct sur Youtube la finale de la seconde compétition de la coupe du monde d’escalade de bloc diffusé depuis Millau en France.

Vous avez raison de ne pas être excité par la nouvelle. Le direct sur YouTube ça fait déjà quelque temps et l’escalade de bloc est une discipline obscure pour à peu près tout le monde – mais elle fait présentement partie de la courte liste pour être incluse dans les sports de démonstration aux olympique de 2020.

D’un autre côté vous devriez être super enthousiasmé par cette nouvelle parce que cela veut dire qu’il sera de plus en plus possible pour chacun d’entre nous de suivre en direct les événements qui nous intéressent même s’il s’agit d’obscures discipline qui ne feront jamais le poids à RDS ou dans les canaux classiques.

Mieux encore avec les blogues et le web participatif on voit apparaitre des traductions simultanées et il est de plus en plus possible pour les professionnels de certaines disciplines qui veulent entretenir leur marque de commerce ou simplement être sympathiques avec leurs admirateurs de partager leur expérience avec les passionnés qui les suivent.

Dans mon cas, cela s’est traduit par la lecture, pas plus tard qu’hier, du compte rendu sur son blogue du seul canadien sur le tour, Sean McColl, où il explique comment il a senti qu’il manquait de concentration durant les qualifications et comment à son sens les problèmes de la finale, à laquelle il n’a pas participé, était trop difficile et ainsi de suite.

Nous avons donc accès aujourd’hui grâce à toutes ces nouvelles technologies à des diffusions en direct d’événement qui ne l’aurait jamais été autrement et en plus à des comptes rendu de première main faite par les participants eux-mêmes !

C’est fantastique non seulement pour moi et l’escalade de bloc, mais ce l’est bien d’avantage pour les nouvelles plus sérieuses et les vrais événements comme ceux du soulèvement de la place Tahrir lors du printemps arabe, il y a maintenant deux ans.

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Le mauvais sentier

Friday, April 5th, 2013

Je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui connait quelqu’un dont le fils a fait une grosse connerie avec des amis. Ils ont squatté et saccagé, à plusieurs reprises, des chalets loué par un centre de villégiature.

C’était une petite bande de con, des gars, des filles, mais surtout des gars. Ils sont entré par infraction, ont fait la fête, ont fait du cassage et ont répété l’expérience. Rien de mieux à faire, pas de considération pour la propriété d’autrui.

Le fils du quelqu’un en question, n’est pas un jeune pauvre, pas un imbécile, les parents ont une maison, un chalet, deux voitures et ils font de beaux voyages régulièrement, bref il a tout ce qu’il veut. Pas un imbécile non plus, il est au tableau d’honneur pour ses résultats scolaires dans son école. Mais visiblement il y a un problème. Il s’acoquine avec des fauteurs de trouble, embarque dans le jeu, cesse de réfléchir. Pourquoi? Pas toujours facile à dire. Dans le cas du fils à quelqu’un c’est peut-être une relation tordue avec son père, peut-être un problème d’estime de soi… Allez savoir.

C’est comme ces trois jeunes djihadistes canadiens qui se sont retrouvés à faire une prise d’otages en Algérie. Pas des mauvais diables, ils ont juste pris le mauvais sentier. La comparaison est grosse, c’est vrai, mais pas tant que ça…

Mais revenons au fils de l’autre. Les jeunes ont été chanceux, le centre de villégiature a décidé de ne pas porter plainte pour éviter aux jeunes un casier judiciaire et d’inutiles et couteuses démarches en court. Les jeunes tout autant que leurs parents ont cependant dû faire plusieurs heures de corvée pour remettre les chalets en état rembourser au centre ce qui était non réparable – une somme qui pour chaque jeune impliqué s’élevait à plusieurs milliers de dollars.

Les parents dudit fils, ont fait les travaux avec lui et vont payer la note, mais ce sera la dernière fois. Le jeune a emprunté le mauvais sentier il y a quelques années. Ses frasques s’accumulent, ses parents ne cessent de lui dire de changer de sentier, de prendre la bonne décision – mais ils ne peuvent la prendre à sa place.

Ce genre de situation qui ne fait pas les manchettes, qui se règle de gré à gré est probablement plus courante qu’on voudrait bien le croire et la plupart des jeunes finissent sans conteste par se réorienté. Mais ils ne le font pas tous et pour ceux-là bien peut être fait et, malheureusement, c’est le système judiciaire qui va les attraper dans le détour avec toutes les conséquences que cela comporte tant pour le jeune que pour la société.

J’espère sincèrement que le fils de l’autre va finalement avoir compris et qu’il va s’attaquer à la source de son malaise.

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Bleached Bones V4

Friday, March 29th, 2013

Je parle souvent d’escalade de bloc. Cela fait déjà douze ans que je grimpe et je suis toujours aussi motiver à grimper de nouveaux problèmes.

L’escalade se traduit mal, s’explique mal. C’est un sport qui nécessite une très grande concentration lorsqu’on le pratique, un peu comme de la gymnastique. Il faut apprendre à notre corps certaines techniques, mais aussi apprendre les chorégraphies que sont les séquences qui permettent de réussir les divers problèmes auxquels on s’attaque – sans parler du travail nécessaire pour découvrir la séquence qui fonctionne. Cela dit, je vais quand même tenter de vous donner une idée de ce qui se passe quand on fait un problème…

Alors voici la séquence d’un problème que j’ai fait à Bishop lors de mon voyage là-bas il y a deux semaines. Et, même si cela fait plus de douze jours, je me souviens encore parfaitement de ce problème que j’ai travaillé sur deux jours.

Bleached Bones (V4) fait un bon 2 mètres et demi de haut et suit globalement un angle négatif de 30 degrés.

Je m’installe, départ assis. Je me se lève avec deux bonnes prises arrière en tiré. Déplacement de la main droite un peu plus haut sur la même prise pour pouvoir aller chercher la première petite prise à gauche. Je remonte les pieds pour pouvoir aller chercher la seconde et meilleure prise de gauche. Respiration. Puis je croise les pieds pour me rééquilibrer et talonner à droite sur la prise de départ pour déplacer la main droite sur une bonne prise en pince. Je redescends le pied droit et crochet de la pointe du pied gauche sur prise de départ pour déplacer la main gauche sur le bon bac. Je suis avec la main droite. Respiration, détente, pause de une au deux secondes. Je monte le pied gauche sur une prise intermédiaire. Je déplace la main droite sur une bonne pincette à droite. Je me replace sur la jambe droite pour pouvoir garder l’équilibre et pour aller chercher une mauvaise prise à gauche. Je sers, je contracte, la position est mauvaise, mais je tiens bon, hier encore je n’étais pas capable de la tenir. Je rechange de pied toujours pour garder l’équilibre. Je se regarde bien la dernière prise qui est loin et que je dois aller chercher en dynamique. Je focus, je me prépare et j’y vais. C’est bon ça tient. Je respire. Pour le reste c’est facile, il s’agit d’utiliser les quelques bonnes prises du dessus pour sortir quelques 2 mètres plus haut. Je m’assoie, reprends mon souffle, célèbre ma victoire…

Afin de voir tout ça de vos propres yeux, vous pouvez aller voir cette vidéo du problème (à 1m12s). La fille qui le fait ne le fait pas exactement comme moi. Elle semble partir en petit bonhomme plutôt que assis et elle utilise une prise que je considère hors problème lors de la sortie, mais dans l’ensemble c’est le Bleached Bones que j’ai fait.

Ça peut sembler ridicule de s’arrêter à quelle prise est utilisée ou non, mais c’est comme ça que les problèmes sont définit, l’escalade de bloc, comme tous les autres jeux, a ses définitions et ses règles et Bleached Bones c’est départ assis et sans les prises de droite…

Voilà, ça ressemble à ça l’escalade. J’espère que ce petit texte relativement technique vous a quand même donné une meilleure idée de ce qu’est ce sport.

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Dix jours en Californie

Tuesday, March 26th, 2013

J’ai vu une top model. J’en ai vu d’autres.
J’ai conduit un HHR. Je n’ai pas beaucoup aimé.
J’ai jasé avec des gars qui fumaient du pot avant de grimper.
J’ai couru pour me prendre en photo.
Je me suis réchauffé au soleil. Je me suis refroidi à l’ombre.
J’ai mangé des bananes. Et des bagels.
J’ai grimpé seul. Le silence était assourdissant.
J’ai pris un coup de soleil. Je me suis acheté de la crème solaire.
J’ai écouté KLOS. J’ai écouté le silence.
J’ai vu de la neige au sol à 25 degré Celsius.
J’ai eu une idée de roman. Je l’ai oublié.
Je me suis acheté une casquette usagée à 2$.
J’ai fait un vrai V4. Bleached Bones.
J’ai vu les montagnes enneigées.
J’ai jasé avec plusieurs millionnaires.
J’ai vu moins de pauvres qu’à l’habitude.
J’ai conquis des clients. Je me suis planté avec un client.
J’ai pris l’avion à l’heure. Mon vol a été en retard.
J’ai déjeuné au dépanneur. Je n’ai pas déjeuné.
J’ai courus le matin. Tour du centre des congrès.
J’ai mangé chez PF Chang. Et chez seven/eleven.
Je me suis rasé au savon. Mais seulement deux fois.
J’ai lu des trucs intéressants. J’ai lu des trucs inintéressants.
J’ai apporté mon costume de bain. Je ne me suis pas baigné.
J’ai lu au resto. Tonino Benaquista.
Je me suis retrouvé assis par hasard à coté de quelqu’un que connaissais.
J’ai été dirigé vers la porte A2, mais suis partis de la porte F39.
Je n’ai pas eu le temps de manger. J’ai pris tout mon temps pour manger.
Je n’ai croisé personne. J’ai croisé des foules.
J’étais entouré de touristes. Ou d’hommes d’affaire.
J’ai couru à travers les hommes en habits.
J’ai monté le kiosque en 4h30. Défait en 40 minutes.
J’ai vu Peter Bishop. Ou pas.
J’ai entendu un feu d’artifice. J’ai vu un feu d’artifice
Personne ne m’attendait à l’aéroport. Ma famille m’attendait à l’aéroport.
J’ai pris une marche. Je suis resté dans ma chambre.
Je n’ai pas perdu mes bagages. On m’a pris mes bagages.
J’ai mangé au bar. À trois reprises.
J’ai traversé le désert. J’ai traversé L.A.
J’ai vu l’avenue K. Je suis passé à Disney.
J’ai mangé du calmar. J’ai mangé de la pizza.
J’ai bien dormis. J’ai mal dormis.
J’ai vu un casino indien. Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.

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La Chine se transforme

Thursday, March 7th, 2013

Poursuivant sa propre révolution capitaliste, la Chine continue de transformer à vitesse grand V. Je vous propose aujourd’hui deux reportage de la CBC présentés à l’émission 60 Minutes.

Le premier porte sur la bulle immobilière qui se gonfle en Chine depuis nombre d’années. J’y ai, entre autres, compris pourquoi on élevait ces grandes villes capable d’habiter des dizaines de milliers d’habitants, mais qui reste vide - ces appartements sont les 3 et 4 ième appartement des chinois riches qui y voit là une des seules façon d’investir leur argent.

On y apprend également à quel point cette bulle est sur le bord de l’éclatement et comment cet éclatement risque de changer encore plus avant la Chine, certains parle même d’un printemps chinois…

Dans le second on rencontre Zhang Xin, une milliardaire chinoise de l’immobilier qui a ni plus ni moins construit le nouveau centre de Beijing. Parti de rien, comme il n’est plus possible de le faire ici, elle a bâtis un empire immobilier avec son mari et voit pour sa part dans l’éventuel éclatement de cette bulle immobilière une possible ouverture vers la démocratie, rien de moins.

Bref la Chine n’a pas fini de changer… Bonne écoute!

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Un petit hôtel

Monday, March 4th, 2013

J’écoute Downton Abbey depuis le premier épisode. Ce n’est pas une série super excitante, mais elle est très bien faite. Elle a un excellent contenu historique, les intrigues son bien ficelé et surtout elle a un contenu sociologique fort intéressant. Bref c’est une bonne série et ça nous change des Walking Dead, Prison Break et autres CSI.

Lors du dernier épisode j’ai eu une seconde confirmation de cette facilité malheureusement disparue qu’il existait à l’époque d’être entrepreneur.

Je vous parlais récemment de cette annonce de Molson où l’on voyait le jeune John bâtir de ses propres mains sa première brasserie avec presque rien. Je continuais en soulignant que la financiarisation et la spécialisation de l’économie avait rendu la chose excessivement difficile voire impossible aujourd’hui.

Downton Abbey se déroule à la même époque, soit au début du XXième siècle et dans le dernier épisode de la première saison on y voit un valet de chambre et une femme de chambre faire des plans pour leur avenir commun. Celui-ci, ayant hérité de la moitié de la maison de sa mère propose à la femme de chambre de qui il est amoureux de prendre l’argent et d’acheter un petit hôtel qu’ils pourraient exploiter eux-mêmes et y élever une famille…

Vous-vous imaginez ça aujourd’hui? La mère d’un gars qui n’a pas de métier, l’équivalent d’un commis chez Wal-Mart, qui on ne sait trop comment aurait une maison dont la moitié de la valeur serait suffisante pour acheter un hôtel si petit soit-il? Impossible.

Pour acheter un petit hôtel aujourd’hui, il faut non seulement des connections, mais également des garanties (vous avez déjà travaillé dans le domaine demande le prêteur à la banque?) et une bonne mise de fond que vous aurez ramassé je ne sais comment…

Bref on fait bien du bruit autour du fait qu’il manque d’entrepreneurs, mais d’un autre côté se partir en affaire n’a jamais été aussi difficile, complexe et incertain.

Bien hâte de voir la seconde saison et ce petit hôtel…

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Coupures universitaires

Thursday, February 21st, 2013

Les coupures déjà faites et celles que l’on annonce dans le système universitaire québécois sont très pernicieuses.

J’espère de tout cœur qu’il va y avoir un réinvestissement, que les universités vont faire leur bout de chemin en évitant le gaspillage qu’on les sait capable de faire, que les syndicats qui s’y trouvent vont également faire leur bout, c’est-à-dire cesser de faire des demande irréalistes, mais j’ai de gros doutes. Les compressions vont probablement être maintenues, le gaspillage va continuer peut-être dans une moindre mesure et les demandes irréalistes vont demeurer, les secrétaires à 70 000$ pour 35h semaines ne vont pas partir demain.

Notez au passage que la proposition de la CAQ dont je parlais dans mon dernier billet reste la proposition la plus intéressante : Couper dans les subventions aux entreprises (qui atteignent près de 3 milliards par – autant que ce qu’elles versent en impôts) pour refinancer l’éducation supérieur. Les entreprises et la société vont être gagnantes!

Mais pour revenir au problème de base parce que malheureusement peu de chose risque de bouger, les coupures dans les universités font très mal parce qu’elles sont plus ou moins visible jusqu’à ce qu’il soit trop tard. En effet, les coupures en cours diminuent la qualité de l’enseignement, mais cela ne parait pas. Les étudiants ne s’en rendent pas nécessairement compte, les profs ne sont tout simplement plus là et les entreprises comme la société en générale ne voient pas la différence.

Les effets vont se faire sentir dans quelques années et s’amplifier avec le temps. Nous allons être moins compétitifs, les travailleurs universitaires de haut niveau sur qui repose l’innovation et le développement de nouvelles entreprises vont être moins performant et les universités font finir par être parmi les moins bien bonnes de la planète.

C’est exactement ce qui arrive présentement aux universités publiques californiennes. Jadis parmi les meilleures au monde, ce sont à elles que l’on doit tout le dynamisme de la « silicone valley », elles sont aujourd’hui largement sous-financer après des décennies de coupes. Ce sont devenu des universités de seconde zone et les administrateurs ne peuvent plus que constater que leurs sombres prédictions sont devenues réalité.

Le financement des études supérieures tout comme celui de l’enseignement primaire et secondaire ou même de la santé ne doivent pas être tributaire du budget annuel ou des gouvernement en place parce que leur résultats se mesurent à très long termes et que l’engagement à les financer adéquatement est fondamentalement social, ce doit être une volonté de la société et non celle issue d’une logique budgétaire.

Bref laisser tomber les cégeps et les universités c’est se condamner à long terme. Et, c’est d’autant plus vrai au Québec que l’importation de mains d’œuvre y est difficile.

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Nouvelle politique ?

Tuesday, February 19th, 2013

La politique est-elle en train de changer. L’écœurentite aigüe des citoyens et le cynisme caractérisant l’ambiance politique depuis quelques années auraient-ils finit par avoir une influence positive sur nos politiciens ?

C’est peut-être cela. C’est peut-être aussi l’arrivée d’une nouvelle génération ou encore l’avènement des médias sociaux qui aurait cet effet de rapprochement, de transparence.

Bref quoi qu’il en soit, il me semble que de plus en plus d’efforts sont fait pour communiqué plus clairement, être plus accessible, plus transparent. J’en veux pour preuve cette série de courts clips fait par Option Nationale qui répond en moins de deux minutes à une foule de question sur la partie – pas de flafla, pas de langue de bois, juste des réponses simples qui montre clairement l’orientation du parti*.

Legault suit la même voie avec son blogue. Il publie moins que J.F. Lisée, mais il y va dans son dernier texte d’une explication claire et nuancée des dernières sorties et alliances du parti avec le PQ, le PLQ et même Québec solidaire.

Le chef de la CAQ montre bien comment un parti peut être centriste tout en prenant position à gauche comme à droite sur divers enjeux. Il en profite également pour souligner que la gauche et la droite sont parfois voire souvent des étiquettes trop simplistes pour la réalité :

« Couper dans les crédits aux entreprises pour annuler des coupures dans les universités: faut-il étiqueter cette idée à droite ou à gauche? La droite pourra y voir un gain d’efficacité pour le gouvernement et une réduction de l’interventionnisme étatique dans le libre marché. La gauche pourra y voir une forme de transfert de ressources du secteur privé vers un service public. Nous sommes convaincus que le bien commun sort gagnant dans tous les cas. »

Et puis il y a le PQ qui sans donner énormément de place aux idées de Bernard Drainville n’y est pas pour autant fermer, pour un parti au pouvoir la réforme n’est jamais facile, mais il semble y avoir de l’ouverture.

D’accord ce n’est pas la révolution, mais si les capsules vidéo et les blogues deviennent la norme et qu’ils demeurent aussi vrais, ça risque de changer le paysage politique.

Cela dit, parlant de politique, je m’en voudrais de passer sous silence le « Plan Nord » de Mme. Marois qu’est l’électrification des transports. Ça c’est une vision de développement intelligente. Le Plan Nord c’était encore de l’exploitation de ressources, de la construction de route et de l’extraction de matière première – une économie du tiers-monde sommes toutes, alors que l’électrification des transports, c’est du développement de haute technologie, du savoir-faire exportable et un pas vers l’avenir. Je dis bravo!

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Je pensais en regarder deux ou trois, juste pour voir j’ai finalement presque tout regardé. J’ai bien hâte que tous les partis se sente obliger de faire cet exercice fort instructif pour les citoyens.