Lettre à Mme. Elgrably

Punir la réussite

Madame Elgrably, pour une femme qui dénonce les absurdités dites par le candidat Obama, vous faites preuve de bien peu de retenue dans vos propres déclarations. Affirmer que tous les partisans de la gauche ont une conception du monde qui relève d’une jalousie viscérale de la réussite est une énormité sans nom sur laquelle vous devriez vous rétracter au plus tôt.

Cela dit, si votre vision très à droite de l’économie est défendable, celle de la gauche l’est tout autant. Les partisans d’une approche plus sociale de la vie économique ne prônent pas nécessairement la taxation des gains. Ce qu’ils prôneraient – si cela était possible – c’est la distribution de ces gains de façon plus équitable avant qu’ils n’atteignent les poches des investisseurs.

C’est que voyez-vous Mme. Elgrably, eux considère que les gens qui ont travaillés à bâtir une entreprise à développer ses produits, à les dessiner, les assembler, les mètrent en marcher, les vendre, les expédier méritent une part des profits qui ne soit pas démesurément plus petite que celle des actionnaires et autres investisseurs. C’est que voyez-vous, la gauche croit que la valeur du travail des hommes et des femmes est plus élevé que celle de la spéculation ou de la seule capacité d’investir.

Tout le monde comprend que les investisseurs prennent des risques, mais de là à empocher toutes les dividendes généré par la croissance des entreprises, il y a une limite.

Effectivement, ces gestionnaires on payé plus de 5 milliards en impôts et c’est probablement tout à fait suffisent… Cela dit ça ne change rien à ce que j’ai expliqué plus haut, d’autant plus que ces gestionnaires font souvent usage de paradis fiscaux afin de payer moins d’impôts. Or les calculs d’imposition faites par les divers gouvernements sont fait en supposant que tous payent dûment leurs impôts – ce qui est juste pour tous, jusqu’à ce qu’une part des payeurs d’impôts détourne des fonds et c’est rarement les petits travailleurs…

Et d’ailleurs tant qu’à y être, la gauche revendique également un peu d’humanité de la part des spéculateurs – chose que vous semblez ne pas comprendre. Vous semblez avoir, Mme. Elgrably, une confiance absolu dans le marché, mais vous oubliez que le « marché » est constitué d’Hommes qui prennent des décisions. Jusqu’où doit-on allez Mme. Elgrably dans ce laisser-aller du marché doit-on permettre la spéculation sur tout, même les produits nécessaires à la survie de l’humanité ?

Le fort vent de spéculation sur les céréales est-il morale ? L’économie à vous entendre n’a aucune raison d’avoir une morale, c’est la loi naturelle. Hé bien sachez, Mme Elgrably, que les gens de gauche sont surtout des gens qui croient le contraire, des gens qui croient que le marché n’est pas plus naturel que le papier et qu’il doit être régulé pour éviter les dérapages.

Salutations,

Jean-Philippe Martin

42 : Autorité et spéculation

Richard Martineau frappe encore avec une analyse
fort juste de ce malaise grandissant qui nous envahit…
La mort du père est un texte qui vaut le détour!

 

 Autre excellent texte, d’Écir Desrosiers cette fois, qui explique
le rôle de la spéculation sur les marchés en général et plus spécifiquement
autour de la crise alimentaire qui sévit présentement.
Seul bémol à Ramener les marchés sur terre, l’auteur n’a pas
vu l’appel de FMI pour un nouveau “New Deal”…
J’y reviendrai.

La logique du marché

Yahoo n’a pas accepté l’offre de Microsoft, les actionnaires sont déçus…

Pourquoi faut-il absolument vendre Yahoo? Qu’est-ce qui fait croire aux actionnaires que la vie serait meilleure pour Yahoo si Microsoft en était le propriétaire? Souvent on dira que c’est pour s’ouvrir de nouveaux marchés… C’est d’ailleurs cela qui a convaincu Crocs de vendre à des étrangers – ça et l’argent pour les actionnaires.

Dans le cas de Yahoo, ce n’est pas les nouveaux marchés, c’est je ne sais quoi, c’est la logique du marché. Les petites entreprises doivent être bouffés par les grandes. Yahoo, bien que deuxième au monde en publicité sur internet, ne peut, aux yeux du marché, plus croitre par elle-même… Étrange, ils ont quand même bien fait jusqu’ à présent – ils sont deuxième et se maintiennent relativement bien. Pourquoi voudrait-on absolument que l’entreprise soit rachetée? L’argent bien sûr.

Dans la logique du marché plus une entreprise est riche et grosse meilleure elle est. C’est totalement faux, ça n’a rien à voir. J’ai travaillé dans une entreprise qui avait plus de 10 millions de dollars à investir, mais qui ne savait absolument pas où les investir le 10 millions étant alors tout à fait inutile. Ce n’est pas l’argent qui fait grandir une entreprise – surtout du type de Yahoo, c’est les bonnes idées et on ne peut pas dire que Microsoft en ait eu beaucoup ces dernières années.

Les actionnaires ont-ils de bonnes raison d’être déçu? Pas à mon sens. Mais la logique du marché, celle de l’investissement et du retour sur investissement dit l’inverse. Oui, ils ont raison d’être déçu, ils auraient tous fait plus d’argent cette année, immédiatement. Et si Yahoo se plantait après la prise de contrôle de Microsoft? Aucun problème les actionnaires auraient déjà fait leur gain et aurait tout le loisir d’investir ailleurs et de forcer d’autre fusion contre toute logique – sauf celle du marché bien sûr.

.jpm

Psychopop

J’ai quelques collègues au bureau, et vous en avez certainement aussi, qui s’amusent – pour ne pas dire qu’ils perdent leur temps – à psychanalyser leur entourage, les clients, les fournisseurs et autres collaborateurs de tout acabits. Et, attention, ce n’est pas qu’une affaire de filles qui parlent dans le dos des autres collègues féminines…

Je parle ici d’homme comme de femme qui parce qu’un quelconque intervenant dans leur vie a réagit d’une telle façon se mette à le psychanalyser.

« Celle-là est en manque d’autorité, tout ce qu’elle cherche c’est à démonter qu’elle a de l’autorité… » « Lui c’est un p’tit gars perdu, sa mère lui manque et il a toujours besoin d’approbation… » Et les exemples pourraient se multiplier à l’infini.

En partant je n’ai jamais été un grand fan de psychologie. Je comprends pourquoi les prix sont toujours à xx.95 ou à yy.99, mais je comprends mal comment on peut psychanalyser les agissements de nos collègues et être bêtement convaincu d’avoir raison sur leur compte.

Vous voulez que je vous dise quelque chose à propos de la nature humaine ? Nous sommes tous une bande de cons. La moyenne des ours ne préméditent pas leur actent pas plus qu’ils ne savent pourquoi ils agissent de tel ou tel façon tel ou tel jour de la semaine et d’une autre façon le lendemain.

Quand on se ramasse une bière dans le frigidaire on prend la première du bord et c’est comme ça dans une la majorité des moments que nous vivons.

Cela dit, vous le savez j’ai fait quelques études en sociologie ce qui n’est autre chose que de la psychologie de masse en première approximation. Mais la psychologie de masse ça vaut encore quelque chose puisqu’il est possible de moyenner des comportements et de générer des explications de groupe.

Par contre, quand on passe à l’individu, au pourquoi du quoi de ses agissements spécifique vous ne me ferai pas avaler que tout ça remontre toujours à l’enfance ou à une quelconque influence intérieur dudit individu… parce que plus souvent qu’autrement on prend la première bière du bord.

.jpm

Hausse du pouvoir d’achat : 53$… sur 25ans!

Petit retour sur cet article que je publiais le 21 avril dernier sur le pouvoir d’achat des générations qui ont suivi les baby-boomers avec la sortie aujourd’hui de l’analyse officielle de Statistique Canada sur le sujet.

Premier constat, le plus frappant : hausse réelle du pouvoir d’achat de canadiens depuis 1980 cinquante trois beaux dollars – soit à peu près deux dollars par année depuis 25 ans. Cela dit, il y a pire…

Si on s’attarde au salaire réel des travailleurs québécois, la classe moyenne en gros, le salaire moyen annuel est passé de 39 938$ en 1980 à 37 772$ en 2005 soit une baisse de 2 166$ en dollars constants. Mais les moyennes ne révèlent pas tout, évidemment…

En effet si la moyenne est de 53$ le quintile supérieure des revenus d’emplois (les 20% les plus riches) ont vu leurs gains croître de 16,4% depuis 1980 alors que les travailleurs du quintile inférieur (les 20% les plus pauvres) ont vu leurs gains diminuer de 20% sur la même période! Ainsi, même si le Canada est un des pays de tradition anglo-saxonne parmi les plus redistributif, entre autre à cause de son système d’impôts, il n’en demeure pas moins que l’écart entre les riches et les pauvres a cru considérablement.

Bémols. Si j’ai appris une chose au cours de la dernière session c’est tous ces indices que l’on nous sert qu’il soit de l’Institut Fraser ou de Statistique Canada sont bâti sur une multitude de prémisses que tout un chacun peu critiquer. Évidemment cela ne veut pas dire que Statistique Canada se trompe continuellement ou que tout ce qu’ils disent est faux. Les tests comme les analyses sont raffinées année après année et ils font tout en leur pouvoir pour être le plus précis possible. Et, d’ailleurs même si l’augmentation du pouvoir d’achat n’est pas d’exactement 53$, Stat Can, ne se trompe pas de trois ordres de grandeur. Ainsi, si la hausse n’est pas de 53$ elle est peut-être de 530$ mais certainement pas de 5 300$.

Bémols donc. Deux choses. Comme je l’expliquais dans mon texte sur l’achat des premières maisons (voir le lien plus haut), ces hausses de pouvoir sont calculées à partir de l’IPC (Indice des Prix à la Consommation) et cet indice est constitué d’un panier de 35 000 biens et services que l’on répertorie dans 6000 points de vente. Qu’y a-t-il exactement dans ce panier? Est-il vraiment représentatif des achats fait par tous les canadiens? Pas évident. Les habitants de Vancouver ne s’habillent certainement pas comme ceux de Québec et le litre de lait n’a certainement pas la même valeur en Ontario qu’au Nunavut…

Second bémol, la variation de la qualité – et ici qualité signifie pas le passage d’une télévision bas de gamme à une télévision haut de gamme mais bien un changement de technologie ou une substitution d’un produit par un autre. Ainsi il n’est simple d’évaluer la valeur relative d’une télévision des années 1980 avec une des années 2000. La question est simple, est-ce que le même 500$ peut acheter la même télé en 1980 et en 2000, mais la réponse n’est pas évidente.

Idem pour les maisons de M. Belzile et de sa fille. Est-ce qu’un bungalow tout brique de 1976 payé 33 000$ vaut la même chose ou est équivalent à une petite maison des années 2000?

Tiens, d’ailleurs, l’étude sur le logement de Stat Can devrait sortir la semaine prochaine. À suivre…

.jpm

À lire sur le sujet un excellent article de Guillaume B. Côté dans Le Devoir.

Brèves : TQS et ECR

TQS : Honnêtement je ne comprends pas trop cette montée aux barricades du gouvernement et des biens pensants pour la sauvegarde de l’information à TQS. Pas que je sois contre ou que je ne trouve pas que les nouvelles présentés à TQS même si elles donnaient dans le chien écrasé plus souvent qu’à leur tour ne méritaient pas leur temps d’antenne, mais bon pour la sauvegarde de la diversité on repassera.

Je ne vois pas en quoi la disparition de TQS dans l’offre de nouvelles et d’information est si grave. Avec les géants que sont Gesca (La Presse, Le Soleil, Le Nouvelliste, Le Quotidien, La Tribune, Le Droit, La Voix de l’Est et bien sûr Cyberpresse), Québecor (TVA, LCN, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec ainsi que le groupe Archambault) et Radio-Canada (Radio, télé et internet), il me semble que la diversité est déjà largement compromise et que pour la préserver il aurait fallut empêcher la convergence hier plutôt que de pleurer sur la disparition du service de nouvelles (télé seulement) de TQS aujourd’hui.

ECR : Je ne sais pas trop si cette nouvelle est passé inaperçue, je ne suis pas sûr non plus qu’il y ait encore place à débat même s’il doit y avoir des soirées de présentation pour les parents, mais qu’à cela ne tienne, je vous glisse, encore une fois, un mot sur cette succulente réforme de l’éducation que nos grassement payé fonctionnaires du ministère nous ont pondu.

Saviez-vous que le nouveau cours d’Éthique et Culture Religieuse ne parle pas des athées? Trop négatif semble-t-il et puis c’est un cours sur les religions pas sur ceux qui trouvent que les religions sont de la foutaise. Exit les athées donc! On parlera plutôt de vague pratiques amérindiennes pratiquer par une fraction de la population alors que les athées représente le deuxième groupe religieux (sic) en importance au Québec.

Autre grande idée : traiter les sectes religieuses comme de simple religions n’ayant pas encore maturé – tu parles d’une connerie! Quand on sait le nombre de personnes qui se sont perdu et qui ont tout perdu dans ces mouvements, quand ont sait le nombre d’enfants qui y sont entraîné contre leur gré et qui, une fois adulte, passe des années à tenter de s’en sortir.

Quelle lâcheté intellectuelle. Ce n’est pas l’enseignement qu’il faut réformer c’est le ministère!

.jpm

La lumière du poêle : lecture suggérée

J’ai lu un excellent texte de Normand Baillargeon dans la revue Découvrir concernant l’éducation publique à le pensée critique - en plein dans la ligne de mon commentaire sur cette lumière du poêle que mon fils voulait me voir fermer… et je vous en ai fait une copie pdf. Bonne lecture!

.jpm

Fastfood : Fastlife

Je suis allé manger chez Burger-King hier midi. Alors que j’attendais mon Wopper Jr. je  me suis mis à regarder ce cirque. “Allez les gars, on lâche pas” a lancé un des cuisiniers.

C’est fou la vitesse à laquelle tourne cette affaire. Le rush du dîner doit durer une heure et demi tout au plus, pas le choix, les gens n’ont qu’une heur pour manger transport inclus.

Donc, Je regardais ce cirque et je pensais à cette collègue qui est allé en République Dominicaine cet hiver et qui à son retour nous avait parlé de l’incroyable lenteur de la vie là-bas. Personne n’est pressé, tout le monde prend le temps de discuter avec ses voisins et amis…

Ça m’a aussi fait pensé à ce voyage à Barcelone que je dois faire en octobre prochain et au fait que tout est fermé pendant deux heures au dîner. Visiblement ils ont fait des choix différents des nôtres. Ils ont allongé leur journée de travail pour avoir du temps sur l’heure du dîner, nous on a développé les fastfoods pour pouvoir en faire plus et allonger la journée de travail.

Pourquoi travailler autant ? Est-ce vraiment nécessaire ? Est-ce vraiment une façon de vivre que d’être constamment à la course ?

Je ne sais pas, moi je me tiens très occupé – j’aime ça, mais je trouve quand même que je travail trop et que je n’ai pas assez de temps pour mes loisirs.

Bah, prenez le temps de savourer la vie, mais faites ça vite !

.jpm

La lumière du poêle

Hier après souper mon gars est arrivé dans la cuisine, on était occupé à plier des draps. Il nous regarde un peu puis vient me voir alors que je sortais le nième drap et me pointe la lumière de la hotte au dessus de la cuisinière et me demande de l’éteindre. Je lui demande pourquoi et il me rétorque du tac au tac que ça consomme de l’énergie pour rien.

Mon gars est en deuxième année, le 22 c’était le jour de la terre et j’imagine qu’à l’école ils en ont profité pour faire des activités orientées sur l’écologie et l’économie d’énergie.

J’ai donc éteint la lumière pour lui faire plaisir et l’ai dirigé vers la salle de bain pour qu’il prenne sa douche. Nous ne sommes pas très énergievore chez-nous, la lumière du poêle était à cette heure de brunante une des seules sinon la seule ouverte dans la maison. C’est d’ailleurs généralement la seule lumière qui reste allumé chez-nous dans la soirée mis à part celle de la pièce où l’on se trouve.

Une fois les draps pliés, je suis allé voir où mon gars en était dans la douche… Il n’avait pas encore commencé à se laver. Je me suis alors rappelé la lumière du poêle que je venais par ailleurs de rallumer. Calculs rapides et ordre de grandeur simple pour un garçon de sept ans et demie.

« Tu sais la lumière que tu m’a fait éteindre parce que ça prend trop d’énergie? » « Hé bien ça prend 60W d’énergie cette lumière là mais l’eau chaude de la douche elle, elle prend 4 500W d’énergie c’est comme si t’avait 100 lumière d’allumé en même temps… »

Mon gars a arrêter de niaiser dans la douche, il s’est lavé rapidement et j’ai pu le mettre au lit un peu plus tôt, une fois de temps en temps, ça fait du bien.

Cette petite anecdote m’a fait réfléchir au fait que même avec les meilleures intentions du monde si l’on a pas en tant soit peu de culture scientifique, de connaissance du fonctionnement de ce qui nous entoure et d’un brin de capacité en calcul mental on peu s’en faire passer facilement… C’est bien beau éteindre la lumière du poêle mais faut pas allez se prendre une douche d’une demi-heure après…

Tout ça pour dire que la culture scientifique et de l’esprit rationnel n’a, à mon sens, pas suffisamment de place dans nos vies et dans nos écoles. Je ne dis pas qu’on doit tous devenir des physiciens, mais qu’un minimum de culture scientifique est absolument nécessaire à la formation d’un adulte, d’un citoyen.

.jpm

Ah les jeunes !

Aujourd’hui j’ai rencontré une ex-collegue avec qui j’ai discuté de choses et d’autres, mais plus spécialement de la conjoncture économique dans le milieux des hautes technologie. Nous nous réjouissions du fait qu’il y ait de plus en plus de bons emplois dans le domaine et qu’une multitude de nouveaux postes se soit ouvert à Québec, “de quoi faire de la place pour les finissants de LaPocatière” - cégep où j’ai fais me tecnique…

Eh bien non. Il semble qu’il n’y ait plus que cinq étudiants inscrit au programme de technologie physique… Trop difficile selon les dires de cette jeune femme.

De retour à la maison j’en glisse un mot à ma blonde, elle confirme les jeunes ont, semble-t-il, de plus en plus de difficultés avec les mathématiques.

Ah le système d’éducation est en déroute, ah les valeurs ne sont plus ce qu’elles étaient, ah les jeunes, ça ne veut plus travailler… et etc.

Et puis là, je me dis : ça a toujours été ainsi, les vieux ont toujours trouvé que les jeunes n’avaient pas d’allure et que leurs valeurs, leur approche de la vie n’avait aucun sens. Suis-je devenu vieux? Me semble que les “vieux” qui chialaient contre les jeunes était largement plus vieux que moi qui n’ est encore que dans la jeune trentaine… Me semble que les jeunes n’ont plus d’allure bien plus vite qu’avant.

Et puis question comme ça : Comment est-ce qu’on va faire pour savoir si les jeunes n’ont vraiment plus d’allure, comment on va faire pour savoir si on a réellement dépassé les bornes si à chaque nouvelles génération qui n’a pas d’allure on se dit que c’est normal, que les “vieux” chialent toujours sans raisons contre les jeunes?

.jpm

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