Projection d'un monde nouveau dans l'imaginaire collectif



 La division du travail


On estime actuellement que seul 20% du travail effectué sur la planète sert à combler nos besoins primaires. Le 80% restant sert à produire tout ce dont nos n'avons pas réellement besoin.

Je ne propose pas ici de revenir à la simple production de nos trois besoin primaire : se nourrire, se vêtir et se loger. Ce que je propos c'est un monde où après une sérieuse décroissance il sera possible de ne travailler que deux ou trois jours par semaine.

Imaginez des cités relativement denses où les lieux de travails son accessible à pied, exactement comme cela l'était avant l'apparition de la voiture… Imaginez des lieux de travail décentralisés, des ateliers disséminé ici et là, des entreprises comptant une multitude de bureaux éparses dans la ville… Ça paraît déjà un peu plus possible non?

Donc nous avons l'environnement, sur lequel je reviendrai, passons au travail en tant que tel.

Je sais que tout ça peu sembler invraisemblable mais je vais tenter en quelques lignes de vous faire voir ce que je vois.

La première objection sera certainement celle de l'impossibilité de travailler 3 jours par semaine alors que l'on a de la difficulté à boucler le budget en travaillant cinq jours par semaine ou encore plus prosaïquement comment allons-nous réussir à tout faire alors que 40 heures par semaines ne suffisent pas?

La réponse à cette question, comme toutes celles qui suivent, est à la fois simple et complexe. En réduisant notre consommation et nos besoins nous diminuerons considérablement la quantité de travail à accomplir. Imaginez un instant que l'on ne produit plus ou presque de jouets, de voitures ou de gadgets totalement inutiles du type bonhomme de neige gonflable. En fait la question que l'on devrait plutôt se poser c'est : Comment se fait-il qu'il y a toujours plus de travail? La réponse est plus bas…

La question qui suit est alors comment ferons-nous, dès lors que l'on ne fabrique plus rien d'inutile, pour tous travailler? En travaillant moins, il va sans dire mais aussi en décentralisant le travail entre autres pour la production des meubles. Les meubles dont nous avons besoin pourraient très bien être produit localement par des artisans qui se feront un plaisir, soyez-en certain, de vous faire le tout à votre goût et avec une qualité inégalable par les grands fabricants de meubles que nous avons aujourd'hui.

Bon, pour les meubles ça passe mais comment fait-on pour tous les autre boulot qui demande une présence continue comme les chargés de projet ou les professeurs? Plus question de décentralisation ici certaines taches ne le toléreraient tout simplement pas. On fera donc appel à la division du travail. Le travail s'est tellement divisé depuis quelques décennies qu'il est tout à fait possible de concevoir un monde où l'on ne travail qu'à nos petites taches trois jours par semaines. Les projets seront simplement un peu plus subdivisé et les élèves ne verront qu'un peu plus de profs dans leur journées - des chargés de projets et des profs, en l'occurrence, beaucoup plus en forme!

Donc on élimine certains boulots, on en crée de nouveaux et on en subdivise d'autre afin de donner de la place à tous.

Bien, on a tous de petits boulots et de petits espaces à entretenir qu'est-ce qu'on fait des quatre autres jours de la semaine? Déjà, comme on mange mieux et que l'on marche pour allez au boulot, à l'épicerie ou à l'école on risque d'avoir le goût d'être plus en forme. Mais ce n'est pas tout, cette liberté due à la baisse du travail et au ralentissement du rythme de vie nous donne maintenant le temps de nous éduquer en continu et plus important encore de participer à l'État.

Rappelez-vous que nous sommes dans une démocratie participative et donc qu'il est important d'avoir du temps pour se renseigner, pour s'informer et pour discuter afin de pouvoir participer de façon éclairer à la vie politique de notre communauté.

Et l'économie dans tout ça me direz-vous! Bon, je ne suis pas un économiste mais il me semble que toutes proportions garder, si tout le monde travail moins et de façon équivalente et si tout le monde possède moins et de façon équivalente il sera possible de reproduire assez aisément les classes salariales et sociales que nous connaissons aujourd'hui. Des classes qui seront par ailleurs probablement moins distantes vue que notre mode de gouvernance sera participatif...

.jpm

Retour à l'acceuil